Voici la suite bien que très en retard, désolée, j'étais en partiel. Encore merci à ceux qui prennent le temps de lire, n'hésitez pas à reviewer, ça fait toujours plaisir.
Tailler la chair et broyer les os : Une équipe hors de contrôle - Part 1
En continuant notre exploration, nous tombâmes sur un homme poisson en train de maltraiter un humain, un homme précisément. Aussitôt, je voulus m'engager dans un combat pour tuer la créature, tout comme la sergent Kyulin qui fit un pas, mais Murasa, la petite brune, nous fit signe d'attendre.
– Pathétique humain ! Payer pour ta vie ne t'offre qu'un sursis ! Ôte-toi de la tête que tu es digne de vivre
Sur ce, il donna un autre coup à l'homme gémissant, c'en fut trop et la sergent ordonna à l'indigène d'intervenir.
– Économiser les force de Shizukanaru semble l'option la plus raisonnable. A toi de jouer, Kyulin.
L'indigène courut et se précipita sur l'homme poisson, engageant le combat.
Alors que la petite sergent semblait captivée par le combat qui se déroulait sous nos yeux, je m'en désintéressais complètement. Elle avait tort de ne pas croire l'affiche. Même si effectivement, je n'avais pas pris de plaisir à torturer cet homme poisson, n'avoir rien ressenti dans la besogne était peut-être pire pour certains.
Le combat fut court et l'homme poisson tomba à terre dans un bruit lourd. La brune semblait ravie mais intriguée par ce qui s'était passé, l'indigène, quant à elle, venait aider l'humain à terre précédée par notre supérieur qui s'intéressa à sa santé. De mon côté, j'allais vers l'homme poisson inconscient, face contre terre. Je le retournais le mettant sur le dos ce qui intrigua la sergent.
– Tu veux le fouiller ? Questionna-t-elle en fronçant les sourcils.
D'un geste négligeant de la tête, je lui indiquais que non et sans sommation, les doigts raidis et légèrement incurvés vers le ciel, je les enfonçais profondément et violemment dans les orbites de la victime inconsciente. La douleur le réveilla brièvement, ce qui lui arracha un maigre cri, étouffé par la mort quand je remontais mes doigts plus profondément jusqu'à lui transpercer le cerveau.
Péniblement, j'enlevais mes doigts poisseux de sang et autres matières non identifiées sous les regards horrifiés des deux sergents.
– Q-que …
L'indigène ne poursuivit pas, visiblement choquée et secouée par mon acte. En revanche, la sergent à l'ancre vit rouge et me le fit savoir.
– Mais pourquoi t'as fait ça ?! On en avait besoin pour savoir ce qui se passait ici.
Elle était plutôt résignée et non pas choquée par mon acte. Je la regardais droit dans les yeux tandis que je sentais le sang goutter le long de ma main. J'avais eu pour ordre de m'en débarrasser lors de ma première mission, aucun contre ordre n'était intervenu entre temps, je n'avais donc fait qu'obéir, faire ce qu'on attendait de moi. Délicatement, je m'abaissais et essuyais ma main dans l'herbe. L'homme attaqué me regardait aussi et s'exclama :
– C'est lui ! Le démon qu'il recherchait ! C'est lui ! C'est lui qui a été vu sur Goa et à Kokoyashi !
L'homme semblait ne pas en revenir.
– On en reparlera plus tard, asséna la sergent à mon intention puis elle retourna auprès de l'homme. Cependant, je pointais du doigt le cadavre puis l'homme pour lui faire comprendre que lui pourrait nous donner les informations qu'on voudrait. Bon ok, je te l'accorde, c'est pas bien grave que tu l'aies tué. Monsieur, pouvez-vous nous renseigner un peu sur le comportement des hommes poissons ?
L'homme avait visiblement peur ou tout du moins était-il impressionné.
– Ils sont énervés. Jamais ils n'avaient connu de pertes aussi importantes. Ils sont une trentaine sur l'île, faisant des rondes en solo ou en groupe et rentre le soir à la tour. Leur chef Tansui et son second Nuru sont sur les dents. Ils nous persécutent encore plus.
L'homme sanglota et le sergent Murasa l'aida.
– Vous pouvez marcher ? Très bien, alors retournez chez vous, et d'ici une journée et demi, donc demain en fin de journée, faites courir le bruit qu'il est revenu, vous feriez ça pour nous, s'il vous plait ? dit-elle en me désignant du doigt puis en souriant aimablement au civil.
Celui-ci hocha la tête et partit. L'indigène semblait toujours prostrée dans ses pensées, elle me fixait sans être présente, l'air ailleurs mais en même temps plongée sur ma mise à mort que je savais être la plus rapide.
Le sergent Murasa nous fit signe, elle allait nous expliquer son plan.
