Chapitre 2: Un réveil difficile
Lorsque je repris connaissance, je préférais garder mes yeux fermés, de peur de ce que je risquais de voir. À la place, j'essayais d'écouter alentours. Pas un bruit ne me parvenait. Pas un bruit de pas, pas une respiration, rien. Où pouvais-je bien être? Sous mes mains, je sentais quelque chose de froid, mais doux comme... de la soie? Sous la surprise, mes yeux s'ouvrirent et j'aperçus que j'étais en réalité dans une chambre luxueuse, comme on n'en trouvait qu'au Capitole, dans de grands hôtels de luxe. Le lit qui m'accueillait était d'une blancheur immaculée, excepté une bande de velours noir sous mes pieds. Les murs, quant à eux, étaient beiges, et un arbre couleur or rendait l'ensemble... Simplement merveilleux. Je me relevais précautionneusement et allait observer la vue. J'étais effectivement à la capitale, à en juger par les innombrables grattes-ciels visibles. Je connaissais ce bâtiment, pour l'avoir déjà vu pendant les rediffusions des HungerGames sur les places principales des districts. J'étais dans la résidence des tributs avant le début des jeux... Et merde!
Soudain, j'entendis frapper à ma porte. Je m'avançais vers l'entrée, traversant au passage différentes salles toutes plus belles les unes que les autres, et regardais par le judas. Des pacificateurs! La suite se joua à quelques dixièmes de secondes près. Je venais à peine d'entrer dans un dressing emplis de longues robes luxueuses qu'ils forçaient ma porte. Ils semblèrent surpris de ne voir personne et se mirent à fouiller le loft de fond en comble, ouvrant toutes les portes, et tout les placards. Ils oublièrent juste un petit détail: les vêtements. En effet, la penderie était tellement fournie que je n'avais eu aucun mal à me cacher derrière les tenues qu'elle recelait.
Quelques minutes plus tard, après avoir retourné tout l'appartement, ils sortirent enfin. Dès leur sortie, je guettais leurs bruits de pas. Dès qu'ils se furent estompés, je sortis en trombe de ma chambre, et me retrouvai dans un couloir tout aussi luxueux. Au bout du couloir se trouvait un ascenseur. Mauvaise idée, me dis-je, les pacificateurs doivent surveiller les portes. Je traversais le couloir de long en large, jusqu'à apercevoir une petit porte, cachée dans un renfoncement du mur. Au dessus, on apercevait un signe indiquant qu'il s'agissait d'escaliers. Cela ne devaient certainement pas être surveillés; aucune personne censée au Capitole ne se donnerait la peine d'utiliser les escaliers tant qu'il y aurait des ascenseurs en fonctionnement.
Mais, dans mon raisonnement, j'avais oublié un minuscule détail: les alarmes. Dès que j'ouvris la porte menant aux escaliers, une sonnerie stridente retentit dans le couloir, et probablement dans tout le bâtiment. Autant pour la discrétion. Je descendais les escaliers quatre à quatre, sans me soucier des étages que je traversais. J'entendais leurs pas, ils me poursuivaient. À un moment donné, j'ouvris une porte, menant à un autre couloir, qui comportait quatre issues: L'escalier, l'ascenseur et certainement deux chambres de tributs. Je n'avais pas vraiment le choix, les pas derrière moi se rapprochaient dangereusement. J'entrais dans une chambre au hasard. Vide. Je couru jusqu'à la chambre et me faufilait sous les couvertures, espérant que personne ne m'y trouverait.
Ma situation me rappelait un conte que ma mère me racontait quand j'étais enfant: Boucles d'or. La seule différence était que si les ours me trouvaient, ils ne m'indiqueraient pas le chemin pour rentrer chez moi, mais ils me tueraient. Sans aucun scrupule. Je me devait de rester en alerte, jusqu'à ce que j'ai trouvé un moyen de m'en aller d'ici.
Cependant, mon corps n'était pas d'accord. Tout le stress s'était accumulé, de même que la fatigue, et mon cerveau préféra m'assommer. Consciencieusement.
