Bonjour,

Me revoici après une longuuuuue absence (désolée pour ça). Voici le nouveau chapitre de cette fiction.

On se retrouve en bas :)


Pov Sherlock :

Me revoici donc devant un John déterminé à connaître la raison de mon mal-être, et je me retrouve dans une impasse. Je viens tout juste de réaliser mes sentiments pour lui et je ne sais pas si je dois lui livrer le secret que je garde pour moi depuis ce jour maudit. Quelles en seraient les conséquences pour moi ? Vais-je de nouveau me retrouver seul ? Encore une fois ?

- Hum hum

Je me replonge soudainement dans les yeux inquiets de mon colocataire. Je me rends compte que je me suis « absenté » plus que de raison. Plus de temps pour les tergiversations : il me faut agir au plus vite. Qu'est ce que je vais pouvoir lui dire ?

- Sherlock, que se passe-t-il ? Je ne comprends plus ce qui se passe là dedans…

Et, comme si le fait qu'il soit en petite tenue ne suffisait pas à égayer la partie basse de mon anatomie, il me passe affectueusement la main dans mes cheveux.

- Ne t'en fais pas, il faudrait juste que les criminels de cette ville se remettent en activités, tu sais comment je fonctionne, non ?

Je pensais m'en être sorti habilement avec mon manque d'activité de cette dernière semaine, mais c'était mal connaître celui avec qui je vis depuis 18 mois maintenant.

- Oui, je sais parfaitement comment tu fonctionnement Sherlock, et je sais que quelque chose ne va pas ces derniers temps. Tu n'es plus que l'ombre de toi-même !

En même temps qu'il avait prononcé ces paroles, il s'était rapproché de moi de façon si subtilement que je n'avais rien vu venir. Lorsqu'il reprit la parole, j'étais à seulement quelques centimètres de l'objet de mon désir qui n'arrêtaient plus de parler.

- Je veux retrouver mon ami, celui qui m'envoie bouler lorsque son thé n'est pas parfait, celui qui réplique quand je le réprimande, celui qui me fait rire…

Je ne pouvais m'empêcher d'observer ces lèvres charnues et appétissantes. Je ne me reconnaissais plus à cet instant précis, mais c'était pour une autre raison que celle invoquée par John. Comment et pourquoi est-ce arrivé, je n'en ai aucune idée. Je ne tiens plus et fondit sur ses lèvres encore en mouvement. Il m'avait cherché en même temps vous ne trouvez pas ? Quelle idée de me balancer tous ces compliments alors qu'il est à moitié nu ?!

Au contact avec ses lèvres, je pousse un gémissement de délivrance. Je me laisse emporter dans ce qui sera, sans aucun doute possible, le meilleur baiser de ma vie. Comment ai-je pu vivre sans ses lèvres sur les miennes ? Contre toute attente, John répond avec enthousiasme au baiser et va même plus loin en quémandant l'entrée de ma bouche avec sa langue. Je lui accorde volontiers et j'oublie tout le reste en une fraction de seconde. Un seul mot clignote en gros caractère dans mon esprit, d'habitude tourmenté : JOHN !, et sa variante, OH JOHN…

Dans ma précipitation et ma fougue, je plaque John contre l'évier et sa tête heurte l'armoire à pharmacie située légèrement plus haut. Il lâche alors un gémissement de douleur et je me recule immédiatement. Je me penche pour prendre sa tête entre mes mains et regarder de plus près sa bosse qui a enflé pendant notre intermède buccal. Je me recule afin de prendre dans la trousse de premier secours une pommade, avant de lui en appliquer une dose généreuse. Mais c'était sans compter sur mon « patient » qui avait décidé de ne pas se laisser faire, sans avoir une explication à ce baiser.

- Sherlock… Sherlock ! Laisse, ce n'est rien.

Mais je m'efforçais à lui appliquer la pommade, tel un refuge pour pouvoir réfléchir à mon geste.

- Sherlock ! je vais survivre, ce n'est qu'une bosse. Qu'est ce qu'il vient de se passer là ? Il faut qu'on en parle. Sherlock, tu m'as embrassé ! Arrête-toi, tout de suite !

En réalité, j'avais fini de lui appliquer la crème depuis un moment déjà, mais je ne trouais pas le courage de lui faire face. Quelle serait sa réaction face à mon impulsivité ?

Alors je me décidais à lui faire face, lui en qui je lisais comme dans un livre ouvert depuis cette année de cohabitation et ce que je lus sur son visage me frappa. Aucune rancune, ni agressivité suite à mon geste. Mais je n'avais pas les idées claires avec à ce baiser sensationnel qu'il m'avait offert. Je le savais hétérosexuel depuis le début de notre partenariat et je ne pouvais pas espérer quoi que ce soit de sa part. Je pris donc le parti de considérer cet « échange » comme une erreur.

- Je suis désolé John, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je te l'ai dit, le manque d'enquête me fait dérailler. Ça ne se reproduira pas, je te le promets, dis-je en essayant de maîtriser ma voix rauque.

Alors que je m'attendais à le voir remonter dans sa chambre, je vis briller un éclat de malice dans ses yeux. Je ne le compris que trop tard quand il fondit, littéralement, sur mes lèvres.

Et moi qui croyais que notre premier baiser était exceptionnel, je me trompais lourdement.

Une fois la surprise passée, je m'acharne à répondre au baiser avec le même enthousiasme que toi précédemment. J'analyse chacun de ses gestes pour les reproduire l'instant qui suivait. Je te sens gémir de plaisir tout contre moi et ce son brise, s'il y en avait besoin, mes dernières barrières.

I don't know just how it happened,
I let down my guard.
Swore I'd never fall in love again but I fell hard.

Je te prends dans mes bras et continue de t'embrasser à en perdre haleine. Je glisse ma langue entre tes lèvres offertes et là commence un combat, qui n'en est pas un. Je ne sais plus où je suis et je ne comprends plus qu'une chose : je t'aime.

Tellement fort que ça en devient douloureux.

Le jour où je t'ai rencontré, j'ai changé sans même m'en rendre compte. Ton soutien sans faille et ta confiance sans bornes m'ont fait me sentir vivant, pour la première fois depuis longtemps.

You came into my crazy world,
Like a cool and cleansing wave.
Before I, I knew what hit me baby,
You were flowing through my veins.

La réalité nous rattrape top vite à mon goût, et le manque d'air nous oblige à nous séparer. Je me laisse aller contre la porte de la salle de bain et mes yeux n'arrivent pas à se décoller des tiens. Tu me regardes et me sourit tendrement avant de me demander :

- Et là, Sherlock, c'était également une erreur ?

Ton sourire se fait plus espiègle, mais je vois très nettement derrière celui-ci ton inquiétude, quant à la possibilité que tu te sois trompé. Je veux te rassurer et te donner raison. Non, ce n'était pas une erreur. Mais je ne peux m'empêcher de penser à l'après. Que vais-je bien pouvoir te dire concernant mon « virus » ? Est-ce que tu pourrais encore vouloir de moi après que je t'ai révélé mon secret ?

Mon esprit tourne dans tous les sens, mais tandis que je tergiverse sur la bonne conduite à tenir, je te vois te décomposer. Tu crois que tu t'es fourvoyé et que je n'ai pas de sentiments pour toi. Non, je ne peux pas te laisser penser ça.

- Non John, ce n'était pas une erreur.


Merci d'avoir lu !

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