Nouveau chapitre, désolée de le poster tard, mais à cause de la reprise des cours j'ai des horaires particuliers

Bonne lecture! Et merci encore pour toutes vos reviews, j'espère avoir répondu à toutes!

6. Pré-au-Lard

Cher ami Poudlardien…

Non, c'est une très mauvaise idée.

Je fais une boule avec le parchemin, et le jette dans le feu.

Puis j'en déplie un autre aussitôt.

Cher ami Poudlardien,

J'aurais préféré rester anonyme, mais je suis effectivement Eileen Meath.

Comment as-tu su, et depuis quand le savais-tu ?

Je suppose qu'en revanche, tu ne me diras pas qui tu es ? Parce que je n'en ai aucune idée.

Affectueusement,

Ton amie Poudlardienne, Eileen

Bon. Il n'y a plus qu'à l'envoyer.

Mais je me demande toujours comment il a su qui j'étais. Si ça se trouve, il le savait depuis le début.

Mais alors pourquoi le demander maintenant ?

Je soupire, et rebouche ma bouteille d'encre. Puis je la range dans ma poche, et accroche ma lettre à la patte d'un hibou, sous le regard désapprobateur de Cookie, qui est venu se percher sur mon épaule comme chaque fois que j'entre dans la volière.

Il déteste me voir utiliser un autre hibou.

« Pas la peine de me regarder comme ça ! Je lui dis. Tu n'as qu'à apprendre à porter du courrier ! »

Il se tourne vers la fenêtre de la volière, comme pour m'ignorer.

« Fais pas la tête ! Cet après-midi, je vais à pré au lard. Je te donnerais un peu du chocolat de la vorace ! »

Il se tourne de nouveau vers moi, et je caresse ses plumes rousses tendrement.

Puis il s'envole vers un appui, et je redescends dans le hall.

« T'es obligé d'écrire à ta mère deux fois par semaine ? Me demande Mathilde quand je la rejoins dans la grande salle.

- Oui. Il faut bien que je lui dise comment se porte Siana. »

Elle hausse un sourcil.

« Tu ne parles quasiment jamais à ta sœur, et tu la croises encore moins ! Je vois mal ce que tu peux lui raconter.

- A moins que tu lui expliques de quelle façon elle a cassé la gueule à Dolohov, intervient Trina. »

Je leur lance un regard noir.

« Je lui raconte ce qui me plait, ok ?

- Au faite, dit Trina sur le ton de la conversation, cet aprèm', on visite Pré-au-Lard avec John et…

- Super, la coupe Mathilde en m'empêchant une fois de plus de savoir quel est le nom de l'autre abruti. On va devoir encore supporter le revolver et l'indifférent. »

Curieusement, c'est moi que Trina fusille du regard.

Enfin, pas si curieusement que ça vu que les surnoms sont de moi.

« Vous pourriez me soutenir un peu !

- Trina, je dis sur un ton qu'on emploie en général avec les enfants et les débiles, on te soutient, seulement ce type ne voie même pas qu'une dingue lui colle les basques depuis la rentrée !

- Une dingue ?

- Faut être dingue pour insister avec ce type, explique Mathilde entre deux bouchées de poulet. En plus, il est franchement moche !

- Merci !

- C'est vrai, je dis. D'habitude, tu as bon goût, mais là… »

Elle fait la moue en me fusillant du regard une nouvelle fois.

« Tu peux m'expliquer pourquoi je vous parle encore ?

- Parce que tu as besoin de Clara et moi pour savoir comment te déguiser ce soir ! »

Elle grimace, et attrape une poignée de frites, plat qu'elle a évité avec brio depuis la rentrée (je sais pas pourquoi, mais à chaque fois qu'elle a une nouvelle cible, elle mange plus que des trucs « diététiques », c'est-à-dire de la nourriture de lapin).

Est-il utile de dire que mon assiette en est déjà pleine ?

« Souriez, les filles ! S'exclame Clara. Il fait beau, c'est le week-end, on va à Pré-au-Lard, et ce soir c'est Halloween !

- Si « beau » signifie qu'il y a assez de vent pour arracher le saule cogneur, alors effectivement, il fait un temps superbe ! Je rétorque.

- Très drôle ! dit Mathilde. Il ne pleut pas, et en plus on risque de croiser des garçons ! »

Pourquoi elle dit ça en me regardant ?

Je me fiche totalement des garçons, surtout de ceux qu'on risque de croiser à Pré-au-Lard.

« Raison de plus, je dis en me forçant à ne pas regarder vers un certain garçon aux yeux craquants.

- Bien sur, acquiesce-t-elle en me souriant de plus belle. »

Oulah ! Je n'aime pas du tout son regard !

Est-ce qu'elle aurait surpris mon regard, un jour ? Non, impossible, c'est très rare que je louche, et en plus je le fais discrètement. Heureusement, les deux autres n'ont rien entendu, trop occupées à délibérer sur si oui ou non il est vrai que les moldus voient les sorcières avec des pigeons.

« C'est Regear, de troisième année, qui me l'a dit, insiste Trina. Mais est-ce que c'est obligatoire ?

- N'importe quoi, j'intervient. Les moldus ne nous voient PAS avec des pigeons. Ils ne pensent même pas qu'on ait des hiboux.

- Pas d'animaux, prend note Mathilde, tu es sûre ?

- Oui, la rassure Clara. Sauf si tu prends en compte les chats noirs.

- Les chats noirs ?

- Les moldus pensent que ce sont des sorcières déguisées, explique-t-elle. Ils pensent que ça porte malheur d'en voir. »

Trina ricane.

« Peur d'un chat ? C'est nul ! »

J'évite de lui rappeler qu'elle a peur de TOUTES les espèces possibles et imaginables de poissons (oui, même les poissons rouges), et finis mon assiette de frites. Je ne sais pas non plus comment je vais m'habiller ce soir, mais j'avoue que je m'en fiche un peu.

Je suis encore stressée par la dernière lettre de mon correspondant, qui sait qui je suis.

On finit de manger en vitesse, puis on monte mettre nos capes et nos écharpes dans le dortoir. Enfin, on redescend. On arrive dans les premiers devant les portes du château, attendant qu'on nous laisse sortir.

« Eileen ! »

Je me tourne vers Siana, qui se dirige vers moi, toujours suivie de son amie habituelle, qui semble un peu moins peureuse.

« Qu'est-ce que tu fais là ? Je lui lance. Tu n'as pas le droit d'aller à Pré-au-Lard.

- Oui, merci, je sais ! Je voulais juste que tu m'achètes des chocolats chez Honeydukes. »

Je lève les yeux au ciel, puis les rabaisse vers ma petite sœur droguée au chocolat.

« Tu as déjà finis tous ceux qui étaient dans ta valise ?

- Oui. Et aussi ceux que maman m'a envoyé. Tiens ! »

Elle me tend une poignée de gallions, mais je hausse les épaules.

« Garde ton argent pour Noël, t'en auras besoin. »

Elle hausse les épaules à son tour, et range les gallions dans sa poche.

« A ce soir ! »

Elle disparaît dans la foule, et je me tourne vers mes amies… qui ont disparues !

Je les cherche des yeux en me jurant de les tuer pour m'avoir abandonné, et essaye de traverser la foule. J'avance à petits pas, jusqu'à ce qu'un pied se place sur ma route et que je m'étale de tout mon long.

Je lève la tête aussitôt, et j'ai juste le temps de voir Dolohov s'éloigner en ricanant. Il va me le payer, cet espèce de…

« Tu es tombée ? »

Je me redresse sur mes mains en lançant un regard noir à Black.

« Non, j'avais envie de faire une sieste ! »

Il tend une main pour m'aider, mais de mauvaise humeur, je l'ignore et me relève seule. Je me frotte ensuite mon bras endolori. Black (Sirius !) me fixe toujours, avec une expression indescriptible.

« Ca va ?

- Parfaitement bien, merci !

- Où sont tes amies ? »

Il compte continuer longtemps, Julien Lepers ?

« Je sais pas.

- Viens, on va les chercher. »

Je le regarde, sincèrement estomaquée. Qu'est-ce qu'il lui prend ?

Ok, on est censé être « amis » maintenant, mais de là à m'aider ! Peut-être qu'il a bu ? Je sais que certains élèves aiment « fêter » les sorties à Pré-au-Lard.

Il traverse la foule, et je le suis en me demandant quel sortilège je vais bien pouvoir envoyer à Dolohov dès que je le retrouve, quand j'entends Mathilde.

« Eileen ! »

Elle m'attrape le bras, et je vois qu'elles sont toutes les trois avec John et l'indifférent. Sympa, les filles. Abandonnez moi pour deux mecs, merci !

« Où t'étais passée ? Me demande Mathilde.

- Je vous cherchais. C'est vous qui avez disparues !

- Désolée, mais Trina a vu sa victime, alors elle nous a traîné jusqu'ici. Tu as vu Siana ?

- Oui. »

Mathilde est la seule à connaître la dépendance de ma sœur au chocolat. Privilège rare, vu que Siana refuse absolument que ça se sache. Elle continue donc de prétendre que sa fine taille est due à une alimentation équilibrée à toute notre famille, tandis que je passe pour une boulimique à acheter ses provisions colossales.

« Il lui en faut combien ?

- Deux dizaines.

- De paquets de chocog…

- De tablettes. »

Elle acquiesce, horrifiée, et je me mets à rire.

« De quoi vous parlez ? »

Zut, Bla… Sirius !

Je l'avais oublié, celui-là ! Je pensais qu'il était partit rejoindre ses amis, mais apparemment il est resté à écouter tous ce qu'on disait.

« Euh… de pétards ! Je dis précipitamment. »

Si jamais il sait que Siana est accro au chocolat, elle me tuera !

« Vous comptez aller chez Zonko et Honeydukes ?

- Oui, répond Mathilde avant que j'aie pu dire non. »

Mais quelle idiote !

« Vous voulez qu'on se promène ensembles ?

- Ce serait super ! S'exclame Mathilde.

- Ok, dit Sirius avec un sourire. Je vais prévenir les garçons. »

Il disparaît dans la foule, et je me tourne, furieuse, vers mon ex-meilleure amie.

« Tu es folle ?

- Pourquoi tu dis ça ? Ils sont très gentils !

- Adorables ! J'ironise.

- Je croyais que vous étiez amis, maintenant ?

- Oui, mais c'est pas une raison !

- Allez, fais pas ta mauvaise tête ! Plein de filles tueraient pour avoir à se balader avec quatre mecs sexy. »

Je ne suis pas tout le monde. Et puis quatre mecs sexy ? Et Pettigrow ?

Je voudrais vexer personne, mais si y en a un qui porte bien son nom, c'est celui là !

« Bon, je fais, fuyons avant qu'il revienne ! »

On se dirige vers Trina et Clara (et les deux autres types que je ne citerais même pas), quand les portes s'ouvrent enfin. On sort tous en se bousculant, l'air froid de dehors nous laissant respirer un peu après ce bain de foule.

Dans la cohue, Dolohov passe près de moi, et je brandis légèrement ma baguette, discrètement.

On franchit le portail de l'école quand Trina s'exclame :

« Eh, vous avez vu Dolohov ? »

Clara et Mathilde regardent la tignasse verte du Serpentard, et je fais mine aussi d'être surprise.

« Ah oui, je fais.

- Il faudrait vraiment que quelqu'un lui dise deux mots sur la mode, lance Trina. »

J'aimerais qu'elles se dépêchent, mais Trina suit docilement sa victime en discutant avec John.

« On pourrait se dépêcher, je fais. Parce que je…

- Les filles ! »

Merde !

J'espérais pouvoir me casser avant que les maraudeurs nous retrouvent, mais c'est trop tard. La seule issue qui me reste est le suicide.

« Vous voilà ! S'exclame Bl… Sirius. »

Je me tourne vers Mathilde.

« Trouve moi une corde, vite !

- Vous voilà, dit-elle en m'ignorant. Vous voulez commencer par quoi ? »

Potter et Black disent qu'ils s'en fichent, et je les écoute vaguement en regardant Lupin. Avec son écharpe enroulée autour de son cou, on ne voit pas la fine cicatrice qui lui descend de l'oreille jusqu'au col.

Il surprend mon regard, et je détourne la tête en rougissant.

« Allez chez Zonko, je vous retrouve après être passé chez Honeydukes. »

Je ne veux pas ameuter tout le groupe autour des achats secrets de ma sœur, mais Potter semble d'un autre avis.

« On ne va pas se séparer ! En plus, on doit aussi aller chez Honeydukes ! »

Il sourit à black en disant ça, et j'en conclue que lui aussi est un drogué. Drogué et alcoolique ! C'est du joli, tiens !

« Ok, allons-y alors, dit Trina.

- On ira chez Zonko après, dit John. »

Je suis tellement estomaquée de l'entendre parler pour la deuxième fois que j'en oublie de protester, et notre petit groupe se met en route vers la boutique de bonbons. On entre en passant la porte carillonnante, et je me dirige immédiatement vers les tablettes de chocolat aux différents goûts, laissant les autres faire leurs achats.

Je prend deux tablettes aux pépites de citrouille, trois aux fraises, sept natures mais avec effet chanteur assuré (passez des concours de chants avec ! dit l'emballage), cinq qui font léviter, trois au poivre et trois autres au citron.

Tout cet étalage de chocolat aux goûts écoeurants me donne envie de vomir, et je ne comprends vraiment pas comment Siana fait pour avaler tout ça.

Les vingt-trois tablettes dans les bras, je m'avance doucement vers la caisse sans tout faire tomber, puis dépose le tout sur le comptoir. Sofia, l'une des vendeuses, m'encaisse avec un grand sourire.

« Alors, Eileen, tu te fournis toujours pour tes parents ? »

Je sais ce que vous pensez. Gros bobard nul. Et c'est vrai, le mensonge est nul, mais c'est tout ce que j'ai trouvé à dire pour justifier mon achat de dix-sept tablettes la première fois que Siana m'a écrit en urgence parce que maman avait oublié d'en acheter sur le chemin de traverse.

« Eh oui. Et comme ils en donnent à mes grands-parents, je suis obligée de faire le plein pour tout le monde.

- Ils t'en laissent un peu comme même ?

- Même pas, je dis en prenant une fausse mine de martyre. »

Elle éclate de rire, et je lui paie les cinq gallions et dix mornilles que je lui dois.

« Attends, je vais te trouver un sac assez grand. »

Elle s'éclipse dans l'arrière boutique, et quelqu'un s'appuie sur le comptoir, à côté de moi. Je tourne la tête et voie le visage de Black (Sirius !) penché vers mes achats, un grand sourire aux lèvres.

« Dis moi, tu manges beaucoup de chocolat !

- Je suis obligé, je dis d'un ton sérieux, à cause de… euh… mes carences en sucre.

- Tes quoi ?

- Laisse tomber. »

Je secoue la tête.

« Si on te demande, je dis finalement en chuchotant, tu diras que tu n'as rien vu, ok ? »

Il hoche la tête sans cesser de sourire.

« Ok. Je suppose que ta sœur ne veut pas qu'on sache qu'elle engloutit assez de chocolat pour nourrir un petit pays. »

J'ouvre la bouche, horrifiée.

Alors il avait tout entendu ? Zut ! Comment ce type fait pour toujours savoir des trucs désagréables sur moi ? Il semble qu'il soit toujours là au mauvais moment et au mauvais endroit.

« Chhhuuuuut ! Je chuchote comme une gamine. C'est censé être secret défense !

- Il n'y a pas de mal à manger du chocolat, dit-il en haussant les épaules.

- Elle aime entretenir le mythe que sa taille est due à un abus de légumes, je confie avec un sourire. Si ça se sait qu'elle abuse plutôt du chocolat, elle fera une syncope ! »

Il éclate de rire.

« Décidemment, vous êtes toutes particulières dans ta famille ! »

Je hausse les épaules. Je n'y avais jamais réfléchis.

« Peut-être. Mais tout le monde a une famille spéciale, non ?

- Oui. C'est vrai.

- Tiens Eileen, voilà ton sac ! »

Sofia me donne un grand sac en papier, et j'y mets toutes mes tablettes.

« Merci.

- De rien. Et j'espère que tes parents vont les aimer ! »

Elle me fait un clin d'œil, et on rejoint les autres, déjà dehors. Potter, John et Clara ont chacun un petit sac, et j'en conclue qu'ils ont payé à une autre caisse.

« On va chez Zonko, maintenant ? Demande John.

- Oui, répond Trina, il me faut du maquillage magique.

- Pour quoi faire ? Lui demande Clara.

- Pour ce soir ! Répond Trina en levant les yeux au ciel, comme si ça coulait de source.

- Et où il est indiqué que les moldus voient les sorcières avec une couche de maquillage de chez Zonko ? »

Clara semble sur le point d'éclater de rire en demandant ça. Faut dire que le maquillage de Zonko est assez normal, sauf qu'il est très… coloré !

« Ce n'est pas pour moi, dit Trina, c'est pour John. Je vais l'aider à se maquiller en vampire. »

Clara hoche la tête en fixant John, qui semble avoir rougi.

Apparemment, la VdT n'est plus l'indifférent…

« Laisse moi porter ton sac ! »

Je regarde Lupin, qui s'est approché de moi, et lui souris.

« Non, c'est bon, il n'est pas trop lourd !

- Donne, insiste-t-il, je te le rendrais, promis ! »

Il me sourit, et je lui donne mon sac.

Comment un sourire peut apaiser autant ?

On se dirige tous chez Zonko, où Trina achète du maquillage avec John, tandis que l'indifférent achète des pétards mouillés et que les maraudeurs achètent des produits dont je préfère ne pas connaître l'utilité.

Une fois dehors, on se demande où aller.

« On a qu'à aller boire une bieraubeure, propose Potter. Il ne doit pas y avoir trop de monde aux trois balais. »

Tout le monde à l'air d'accord, et on traverse le village vers le pub. Je m'approche discrètement de Mathilde.

« Mathilde, je chuchote, t'as pas quelques gallions à me prêter, j'en ai pas prévu assez pour une virée aux trois balais. »

Elle me sourit.

« Siana t'as pas donné d'argent ?

- Si, mais je l'ai pas pris. »

Je lui fais mes yeux de chien battus.

« Je te rembourse dès qu'on est rentré ! »

Elle fait mine de lever les yeux au ciel.

« Je le mets sur ton ardoise.

- Merci ! Je t'adore !

- De rien. Et si t'essaies de me rembourser, je placarde l'annonce dans les couloirs du château. »

C'est qu'elle serait capable de le faire, la garce !

« Alors, vous venez ? S'impatiente Trina, à la porte. »

On accourre à l'intérieur, où bien sur Potter peut se vanter d'avoir fait montre d'une intuition redoutable : le pub est plein !

« Super, je fais. Effectivement, il n'y a personne.

- Tu vas voir, me glisse Lupin. »

Je le regarde, curieuse.

« Quoi ?

- Ils ont leur technique. Mais c'est inutile de dire que je la désapprouve totalement !

- Allez, mon vieux Lunard, lance Black. Tu sais bien que tu n'as aucune influence sur nous !

- Lunard ? Je demande.

- Un surnom idiot, marmonne Lupin. »

Black (Sirius !) s'éloigne avec un clin d'œil à Lupin, et sors de sa poche une espèce de petit pétard qui ressemble aux pétards mouillés, mais qui a une petite tête de… dragon ?

Potter l'allume d'un coup de baguette, et Black le jette par terre, entre les nombreux élèves massés autour du bar.

Le pétard s'enflamme aussitôt, mais au lieu d'exploser, il se met à siffler bruyamment, tel une sirène.

Les élèves, affolés, sortent en masse du pub, sous l'œil affligé de la serveuse.

Puis le pétard disparaît dans un dernier sifflement, et Potter et Black s'approchent du bar d'un pas nonchalant, suivis par Pettigrow, éperdu d'admiration.

« Tiens, James Potter et Sirius Black ! S'exclame Rosmerta. Ne me dites pas que c'est vous qui avez fait fuir mes clients !

- Mais non ! Assure Potter.

- Mouais, dit Rosmerta, peu convaincue. Qu'est-ce que je vous sers ? »

Black se tourne vers nous, et commence à nous compter. Puis il se tourne vers Rosmerta.

« On prendra dix bieraubeures ! »

Rosmerta commence à servir les chopes sur des plateaux, et Black se tourne vers nous.

« Faites passer la monnaie, je ne suis pas assez riche ! »

Ils commencent à sortir des pièces qu'ils leur font passer, et Mathilde me sourit discrètement avant de faire passer l'argent pour nous deux.

Les garçons payent, puis prennent les deux plateaux, et on va s'asseoir à une table, en se serrant les uns contre les autres sur les banquettes. Je me retrouve coincée entre Mathilde et (mon Dieu !) Lupin.

Ils commencent tous à parler de ce soir, et je les écoute distraitement en sirotant ma bieraubeure, troublée par la présence, contre moi, de Lupin.

Il sourit en parlant avec Clara et Peter, et je sens la main de Mathilde sur la mienne, sous la table.

Elle se penche vers moi.

« Je ne suis pas aveugle. »

Je rougis, et elle me sourit en regardant Trina et John, qui discutent en riant de l'autre côté de la table.

« T'inquiète, ajoute-t-elle dans un murmure. Je suis une tombe. »

Je la remercie du regard, et elle boit une gorgée de sa bieraubeure en me tapotant la main d'un air complice.

Merci!

Et à demain pour de nouvelles aventures lol (désolée c'est venu tout seul --')