Encore une fois désolée de poster si tard dans la journée, mais je viens juste d'arriver lol
Pour répondre à la question d'Elayna, et de tous les autres revieweurs, qui veulent savoir qui de Remus ou Sirius finira avec Eileen, eh bien je vous laisse voir par vous même, sinon y a plus de suspens!
Et pour répondre à la question sur mes chapitres, j'en suis pour l'instant à... (roulement de tambour lol) 15. Donc j'ai encore une marge lol. Mais avec la reprise des cours, j'avance plus lentement, alors que j'ai écris les autres d'une traite. Mais toutes vos gentilles reviews m'encouragent à continuer dès que je peux, et assez souvent.
Merci encore pour vos reviews, et bonne lecture!
7. Halloween
Je grimace, et gémit de douleur.
« Tu me fais mal ! »
Mathilde soupire, sans lâcher mes cheveux. Ça fait maintenant une demi heure qu'elle essaie d'en faire quelque chose, ou plutôt ça fait une demi heure qu'elle me lifte la tronche en m'arrachant le cuir chevelu.
« Allez, j'y suis presque ! »
Je grogne sans rien ajouter, et la laisse m'arracher encore un peu la tête. Puis elle me libère enfin, et se place en face de moi, me jaugeant du regard. Elle me sourit.
« Parfait ! Tu es superbe !
- Mais est-ce que je ressemble à une sorcière ? »
Elle ne répond pas, et je me lève de mon lit pour aller me voir dans le miroir de la salle de bains. J'observe mon reflet d'un œil critique.
Elle m'a fait deux couettes basses serrées, qu'elle a ensuite crêpé pour donner un effet « sorcière ».
« Pas mal, je dis enfin.
- Pas mal ? Enfin, je suis géniale, oui !
- Qui est géniale ? Demande Clara en entrant dans la salle de bains. »
Ses cheveux sont savamment remontés sur son crâne, et elle s'est également laissée convaincre par Trina de mettre du maquillage.
« Maintenant, du maquillage ! Dit Mathilde en me regardant. »
Je la regarde de travers. En temps normal, je ne mets qu'un peu de mascara et un peu de fard, alors elle n'a pas intérêt à me transformer en clown !
« J'ai encore du mascara, je lui fait remarquer comme si ça pouvait me sauver.
- Je vais juste te mettre un peu de crayon et de fard en plus ! »
Elle a un regard qui veut plus dire « tu es ma créature et je vais faire de toi ce qui me chante », et je soupire avant d'aller me rasseoir sur mon lit. Trina est en train de finir de transformer nos robes de sorcières à la manière moldue. Elle s'est fait une queue de cheval semblable à celle de Mathilde, dont des mèches folles s'échappent dans tous les sens. Et elle a les lèvres peintes en rouge sombre.
Mathilde me peint la tronche avec application, puis me laisse aller me voir dans un miroir. Dans la salle de bains, Clara observe son maquillage avec la même expression que moi : elle est horrifiée !
On a du fard noir sur toute la paupière, et nos lèvres sont rouges sang !
On avait dit sorcière, pas vamp !
« Ca y est ! S'exclame Trina dans la chambre. »
On se précipite dans le dortoir, et elle nous montre nos quatre robes noires qui étaient avant nos robes de cours. Elles sont désormais déchirées de côté en bas, les manches sont coupées en deux dans le sens de la longueur, et elle a agrandi le col pour qu'il soit décolleté.
Mathilde en attrape une avec un grand sourire.
« Génial ! Tu es géniale !
- Je sais, dit Trina avec fierté. Allez, enfilez les ! »
Elle nous distribue les robes, et j'attrape la mienne avec un soupir. Mon Dieu, si vous existez, faites que ces robes soient plus longues qu'elles en ont l'air !
oOoOoOoOo
« Arrête de tirer sur le bas de ta robe ! Me souffle Mathilde. »
Je lui tire la langue, et lâche le bas déchiré de la robe, qui nous arrive au dessus du genou. Je rajuste mon chapeau, et zieute mes amies. On est maquillées de la même façon, et avec nos tenues semblables (jusqu'aux chaussures à talon à grosses boucles et aux chaussettes rayées), on dirait un groupe de sorcières, genre Hocus Pocus.
« Prêtes ? Demande Mathilde. »
On acquiesce toutes, puis on entre dans la grande salle en même temps. Les têtes se tournent vers nous, et je me sens rougir immédiatement. Il me reste l'espoir que personne ne nous reconnaisse…
« Trina ! »
Un grand vampire, cheveux plaqués en arrière, teint de craie et cape noire, se dirige vers nous, et j'ai dû mal à reconnaître John. Surtout qu'il sourit, découvrant deux canines pointues (les merveilles de la magie !).
Trina lui sourit en rougissant, et il lui prend la main. Je remarque alors que l'indifférent n'est pas avec lui.
« Où est… »
Je m'interromps. L'indifférent sans nom est assis sur une chaise, un peu plus loin. Les tables rondes sont disposées autour de la salle, tandis qu'au milieu une piste de danse est installée.
Ils espèrent qu'on va danser ?
On cherche des yeux une table avec des gens qu'on connaît, et Mathilde en repère une où sont assis quelques Poufsouffle.
On s'approche de la table, et je m'affale dans une chaise à côté d'Eric. Mathilde s'assoit gracieusement à côté de moi.
« Salut, me dit Eric. J'ai failli ne pas te reconnaître !
- Moi non plus ! »
Et je le pense. Il a lui aussi les cheveux plaqués en arrière. Sauf qu'au lieu de gel magique, Eric a allongé ses cheveux d'une dizaine de centimètres avec un sort pour pouvoir se les nouer sur la nuque. Il n'a pas de maquillage, mais a aussi allongé ses canines supérieures.
« Tu es superbe ! Remarque-t-il.
- Tu n'es pas mal non plus ! Qui t'as aidé ? »
Il sourit fièrement, ce qui donne un résultat assez effrayant avec ses canines pointues.
« Personne. Ma mère est une moldue.
- Ah bon ? Je ne savais pas.
- Si. Mon père a dû s'opposer à ses parents pour l'épouser, mais finalement ils s'y sont faits. Et toi ? Tes deux parents sont des sorciers ?
- Oui. Mais ma mère est née-moldue, ce qui fait qu'elle préfère qu'on vive parmi les moldus. Elle ne voulait pas abandonner sa culture et ses habitudes. »
Ce qui fait qu'on vit dans une ville totalement moldue, et qu'on a l'électricité.
« Qu'est-ce qu'il y a à manger ? Demande Mathilde.
- Suffit de demander, dit John, et ça apparaît dans l'assiette.
- Cool ! Commente Trina. Je veux des carottes râpées ! »
Son assiette se remplit aussitôt, et je regarde les filaments oranges d'un œil critique.
« Tu es obligé de bouffer des graines ce soir aussi ? Je demande.
- Je ne mange pas des graines mais des carottes !
- Si tu le dis ! Je veux un tournedos ! »
Dans mon assiette apparaît un énorme tournedos, cuit à point, et je commence à manger en narguant Trina. Elle pique rageusement ses carottes en me fusillant du regard.
« On arrive seulement maintenant, on peut s'asseoir là ? »
La bouche pleine, je lève la tête vers les maraudeurs. Je regarde les tables autour de la salle, mais elles sont toutes prises. Zut !
« Euh, si tout le monde est d'accord… »
Mathilde, Trina et Clara hochent la tête, ainsi que John. Je me tourne vers Eric et son meilleur ami, Jake, mais ils hochent aussi la tête. Les maraudeurs prennent donc les dernières places de notre table.
Ce n'est pas possible, ils le font exprès ! Pourquoi je dois toujours me les coltiner ? Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ou de répréhensible dans ma vie, et qui mériterait un tel châtiment ?
Je finis ma bouchée rageusement en regardant leurs déguisements.
Potter à un haut de forme et une queue de pie, ses cheveux ramenés en arrière comme ceux de John. Pettigrow a juste mis une cape et un haut de forme. Lupin, lui, a le teint pale et les cheveux en arrière, mais je ne sais pas si c'est parce qu'il est malade qu'il est si pâle ou bien si c'est du maquillage. Il semble fatigué.
Enfin, je sais qu'il a une santé fragile, il tombe malade presque chaque mois.
« Qu'est-ce que tu manges ? Me demande Black (je renonce à l'appeler par son prénom) en m'observant. »
Il a attaché ses cheveux avec un nœud, comme Eric, sauf qu'il n'a pas du les rallonger vu qu'ils sont déjà longs. Il porte un costume sombre, et une cape rouge sang.
Comme tous ses amis, il a les dents rallongées par la magie.
« Une vache, je répond en avalant. Mais je dois dire que j'ai hésité avec les graines, elles semblent appétissantes ! »
Trina me jette un petit bout de pain dans la figure.
« Je ne mange pas de graines ! Ce sont des légumes ! Ca te dit quelque chose ? »
Je fais mine de réfléchir.
« Vaguement. C'est pas ce que mangent les vaches ? »
Elle m'envoie un coup de pied dans la jambe, et je grimace de douleur, accrochée à ma fourchette. Cette garce va me le payer !
Putain ça fait mal !
« Tu disais ? Demande-t-elle avec un sourire hypocrite.
- Que c'est pas la bonne vache que j'ai dans mon assiette.
- Je te déteste.
- Je sais. »
Je finis mon tournedos, tandis que les autres mangent différents plats. Puis la musique retentit dans la salle, et quelques élèves se lèvent pour aller danser sur le rythme entraînant.
John et Trina se lèvent, et les rejoignent.
« Tu danses ? »
Je tourne vers Eric un regard surpris.
« Pardon ?
- Tu danses ?
- Tu prends le risque ?
- Oui. Et tu me dois ça, je t'ai sauvé hier !
- Ah bon ? Je m'en souviens pas !
- Mais si, intervient sournoisement Mathilde, quand tu t'es pris ce cognard dans la…
- Ok pour une danse ! »
Je me lève, et Eric me tend galamment une de ses mains. Je la prends, et on s'éloigne vers la piste.
Mon Dieu ! Je sais à peine danser, et même pas une dizaine d'élèves dansent.
Je regarde les tables. Beaucoup nous regardent, se demandant s'ils vont se lever aussi. A notre table, Clara et Mathilde discutent avec les maraudeurs, indifférentes. Seul Black nous observe, les sourcils froncés.
Je me tourne de nouveau vers Eric, gênée.
« Je te préviens, je suis nulle ! »
Il rigole.
« Je suis sur que non. Et puis tu n'as qu'à me suivre, je te guiderais. »
Je lui souris, reconnaissante, et il place ses mains sur mes hanches. Je pose mes mains sur ses épaules, et il commence à danser en rythme. Je danse en même temps que lui, et je me laisse emporter par la musique.
Quand on retourne à la table, il s'est écoulé presque une heure, et je m'assois à ma place en soufflant.
« Je suis épuisée ! »
Mathilde me tend une lettre.
« Tiens, un hibou t'as apporté ça. »
Je regarde l'enveloppe. Mon prénom est marqué dessus, de la fine écriture de mon correspondant.
Je remercie silencieusement le ciel qu'il ait appris mon nom. Jusqu'ici, il écrivait « jeune Poudlardienne », et Mathilde aurait compris que je correspondais avec lui si elle avait trouvé ça.
Je décachette l'enveloppe en la tenant résolument vers moi, et lis la lettre.
Chère Eileen,
Je suis ravi de connaître enfin ton identité. J'avais un léger doute depuis quelques temps, mais rien de sur.
Je suis également content que tu sois Eileen, vu que c'est une fille superbe.
Où que tu sois ce soir, je te regarderais sans doute, et tu seras certainement superbe.
Malheureusement, je ne peux effectivement pas te dire qui je suis.
Affectueusement,
Ton ami Poudlardien
Je la replie en soupirant, et en regardant autour de moi.
Il m'observe ?
Dommage que je ne sache pas qui il est.
Je me lève de ma chaise.
« Tu retourne danser ? Me demande Black. »
Je trouve curieux que lui ne soit pas en train de danser. Ses trois amis, ainsi que Pettigrow, sont déjà sur la piste. Potter a convaincu Lily Evans de danser avec lui, Pettigrow danse avec une élève de cinquième année, Mathilde danse avec un garçon que je n'ai jamais vu, et Lupin danse avec Clara.
« Non. Je vais prendre l'air un peu, ça m'a donné chaud. »
Il acquiesce, et j'ai presque l'impression qu'il est déçu.
Peut-être qu'il comptait sortir aussi, et qu'il ne peut plus y aller à cause de moi.
Je sors dans le parc illuminé, et descend les marches en sifflotant.
« Je voulais justement te voir ! »
Sursautant, je me tourne vers Dolohov, qui surgit de la pénombre. Ses cheveux ont retrouvé leur couleur naturelle. Je me demande si j'ai le temps d'attraper ma baguette qui est coincée dans ma robe (non, ne me demandez pas comment et à quel endroit je l'ai mise), mais Dolohov a la sienne brandit dans ma direction.
« Ah bon ! Et pourquoi ? Je demande avec mon sourire innocent numéro trois.
- Ne joue pas à ça avec moi ! J'ai mis deux heures à décolorer mes cheveux !
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Il s'est passé que tu as été un peu trop loin ! »
Je hausse les épaules, et il lève sa baguette.
« Coloria ! »
Son sort m'atteint de plein fouet, mais je ne ressens rien, la tête baissée. Quand je relève les yeux, Dolohov est en train de crier.
« Lâche moi, sale cabot ! »
Un gros chien noir au poil hirsute, qui sort de nulle part, aboie en essayant de le mordre, et Dolohov tourne sur lui-même en brandissant sa baguette vers l'animal.
« Tu l'auras voulu… Stup…
- Furonculus ! »
Dolohov crie de douleur, puis s'enfuie, des furoncles plein le visage. Ma baguette toujours à la main, je descend les dernières marches et m'approche du chien qui gronde encore.
« Eh, le chien ! Il est partit, il ne te fera rien ! »
J'ai l'impression que le chien me comprend, parce qu'il s'assoit et cesse de grogner, la langue pendante.
Je m'accroupie à côté de lui, et lui caresse affectueusement le museau. Le chien me lèche la main, et s'approche de moi, la queue battante.
Je lui caresse le cou tendrement, et il me lèche le visage.
« D'où tu sors, le chien ? »
Il me regarde comme s'il essayait de me dire quelque chose, puis s'en va en courrant vers le fond du parc, disparaissant dans la nuit. Je reste un moment accroupie, fixant l'endroit où il a disparu, puis me redresse finalement.
Je retourne vers le château, et m'assois à la table, où les autres sont revenus.
Quand je m'installe, ils interrompent leurs conversations et me regardent de travers. Je les regarde, gênée.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Je demande à Mathilde.
- Euh… »
Elle semble hésiter, et je me souviens du sort de Dolohov.
« J'ai les cheveux de quelle couleur ?
- Tu es blonde depuis ta naissance, plaisante Trina. Par contre… »
Elle pouffe, et je vois qu'ils se retiennent tous d'en faire autant.
« Quoi ? »
Ma voix est montée dans les aigus, et je suis à deux doigts de la panique. Voire de l'hystérie.
« Quoi, quoi ? Dites moi !
- Tu…
- Tu devrais aller à l'infirmerie… »
Black, qui semblait avoir disparu, surgit à côté de moi en disant ça. Il me regarde bizarrement.
Mathilde se lève, et m'aide à me lever à mon tour.
« Quoi ? »
Ma voix est suppliante.
« S'il te plait, Mathilde, dis moi ce qu'il se passe…
- Ta peau… »
Elle semble vraiment gênée.
« Quoi, ma peau ? Qu'est-ce qu'ell… »
Je m'interromps en voyant mon reflet dans un miroir qui orne les murs ce soir. Mes cheveux n'ont pas changés. Mais ma peau est d'un rouge vif soutenu, me donnant l'air d'une tomate en robe.
Je mets mes mains devant moi, et regarde leur couleur écarlate, la bouche ouverte.
Puis je lève la tête vers Mathilde, et me mets à crier.
Ou plutôt, je commence à crier, parce que Mathilde me plaque sa main sur la bouche.
« Du calme, Eileen. Comment tu t'es fait ça ? »
Elle enlève sa main, et je pousse quelques petits gémissements sans sens.
« Articule !
- Je… j'essayais un sort pour ma robe… »
Ma vois se perd dans un murmure, et je suis contente qu'elle ne puisse pas voir mes joues rougir sous le mensonge.
« Je me suis trompée, on dirait… »
Elle me regarde, l'air de ne pas y croire du tout, mais m'attrape la main.
« Eileen ! »
Je me tourne vers Eric.
« Quoi ?
- Ca te va bien, le rouge. »
Il me sourit gentiment, et je détourne le regard pendant que Mathilde m'entraîne vers la porte de la salle.
La soirée est finie, on dirait…
A demain pour un chapitre plus... drôle ;-)
Bisous
