Merci encore pour vos reviews! Voici enfin le chapitre d'anventures lol

Bonne lecture!

9. Rencontre nocturne

Je frissonne, et enserre mes genoux de mes bras.

Cette combinaison ne tient pas aussi chaud que le cuir pourrait le laisser penser.

« Je me pèle !

- Moi aussi, me dit Mathilde en grelottant. Qu'est-ce qu'on fait, on rentre ?

- Je sais pas, ça fait combien de temps qu'on est là ?

- Cinq minutes, je dirais. »

Merde.

Je savais bien que cette sortie au beau milieu de la nuit était une mauvaise idée, je le savais !

« Toi et tes bonnes idées ! Je m'exclame.

- Je pouvais pas savoir qu'on se retrouverait coincées dehors !

- La prochaine fois que tu as envie de jouer les voleuses, oublie moi, ok ?

- Et si on le fait sans la combinaison ?

- Peut-être. »

Elle éclate de rire, et se rapproche de moi en grelottant. Je me laisse tomber en arrière, et regarde les étoiles.

« Regarde, je dis, on peut voir la grande ourse ! »

Elle lève la tête.

« C'est ce machin, là ? Demande-t-elle en désignant une série d'étoiles. »

Je hausse les épaules.

« Aucune idée, je ne sais pas du tout à quoi ressemble la grande ourse ! »

On rigole toutes les deux comme des tordues, et continue de regarder les étoiles.

Et tout d'un coup, elles disparaissent, pour laisser place à un visage. Je n'entends plus le rire de Mathilde, ni ma respiration.

« Ca ne marchera jamais !

- Oh mais si, ça va marcher ! Grâce à la contribution que vous avez apportée !

- J'espère qu'ils vous tueront !

- S'ils nous tuent, vous ne reverrez jamais la lumière du jour…

- Eileen ! »

Le visage de mon père disparaît, et je me redresse en haletant. Mathilde me secoue le bras, au bord de la panique.

« Ca va ?

- Oui, je…

- Tu faisais une tête bizarre, et tu ne répondais plus !

- Je l'ai revu ! »

Elle comprend immédiatement.

« Ton père ?

- Oui… »

Je tremble toujours, mais ce n'est pas de froid.

« Toujours la même chose, je dis avant que Mathilde me demande quoi que ce soit. Il est obligé de les aider… »

Sans me poser de questions, Mathilde se rapproche et m'enlace. Je pose ma tête sur son épaule.

Un hurlement se fait alors entendre, et on se relève d'un même geste, agrippées l'une à l'autre.

« Tu as entendu ? Je demande. On aurait dit un loup.

- Tu crois qu'il y a des loups garous dans la forêt interdite ?

- Je sais pas. Ca voudrait dire qu'il y a un loup garou à Pré-au-Lard.

- C'est peut-être un loup normal !

- Il n'y a que des créatures magiques dans la forêt ! C'est la prof de soin des créatures magiques qui l'a dit. »

Et curieusement, j'aurais préféré me rappeler de son cours à un autre moment.

« Peut-être que c'est le chien… »

Même moi je ne suis pas convaincue par ma voix tremblante.

« Le mieux c'est d'aller voir.

- T'es folle ? S'écrie Mathilde. Si c'est une bête qui attend qu'on approche pour nous dévorer ?

- T'es parano, je dis en essayant de me convaincre aussi. Personne ne va nous dévorer ! »

Ma voix est aiguë, et je suis au bord de l'hystérie.

On est coincées dehors, il fait nuit noire, il y a une bête qui rôde, et en plus je viens de voir mon père encore une fois.

Autant être franche : notre aventure m'amuse de moins en moins.

Et vu comment Mathilde s'agrippe à mon bras, je pense qu'elle en a marre aussi.

« Si jamais on s'en sort, rappelle moi de te tuer ! »

Mathilde acquiesce.

« Si jamais on s'en sort, tu pourras me faire ce que tu veux ! Mais en attendant, j'espère que tu connais de bons sorts contre les monstres !

- Arrête de dire des bêtises. Ça doit être un centaure, ou bien une licorne

- Bien sur ! C'est connu, les licornes hurlent. »

Un nouveau hurlement nous interrompt, et on crie de peur.

Mon Dieu, c'est moi ou le cri était plus proche que tout à l'heure.

Lentement, je me dirige vers la forêt interdite, Mathilde toujours accrochée à mon bras.

« Reviens, gémit-elle, s'il te plait, j'ai la trouille !

- Mais on ne peut pas rentrer, et autant savoir ce qui nous fait peur.

- En tout cas, c'est pas une licorne ! »

Je fais quelques pas de plus, espérant que mes jambes ne vont pas me trahir.

« Heho !

- Chut ! S'écrie Mathilde. T'es folle ou quoi ? L'appelle pas ! »

On reste sans bouger en tremblent, à l'orée de la forêt, guettant le moindre mouvement sous les arbres.

Dire que je n'ai même pas de papier pour écrire mon testament !

Eileen, ne soit pas conne, tu n'as rien à léguer ! Sinon, je peux toujours graver quelque chose dans un arbre avec ma baguette. Ou bien graver dans le sol.

Ou dans le mur du château. Est-ce que je peux graver les murs d'ici ?

« A quoi tu penses ?

- Euh… aux arbres. Et toi ?

- Pareil.

- Mathilde ?

- Oui.

- Tu es ma meilleure amie…

- Arrête ! »

Elle m'arrache à moitié le bras en s'écartant.

« Déjà que je suis morte de peur, alors me parle pas comme si on allait mourir !

- Désolée. J'ai paniqué.

- Pas grave. Bon, on rent… »

Un frémissement attire notre attention, ainsi qu'un bruit de sabot.

« C'est un centaure, je dis. Un centaure, c'est tout ! Ok ?

- Oui, c'est un centaure. Et on va faire demi tour.

- Oui. Allons-y ! »

On recule en arrière, sans quitter le sous bois des yeux, et trébuchant à chaque racine. Je suis au bord des larmes, et je regrette sincèrement de m'être approchée de cette forêt.

Je haïrais les arbres pour le restant de mes jours !

« Iiiiiih ! »

Mathilde me perce un tympan, et je m'accroche à mon tour à elle.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ai vu quelque chose ! Il y a un loup, je te dis !

- Où ça ?

- Là ! »

Elle me désigne les fourrés devant nous, et je fais un bond en arrière, manquant de me casser la figure.

« On va mourir, je gémis. On va mourir.

- Pour une fois, je suis d'accord avec toi. Mon Dieu, je n'ai même pas de copain !

- Tu aurais aimé sortir avec qui ?

- Je sais pas. Peut-être ce type de septième année, tu sais, ce Serdaigle…

- Non, je ne sais pas.

- Il est tellement mignon ! Et je vais mourir avant d'avoir pu lui rouler une p…

- Je vois que tes dernières pensées sont honorables !

- Excuse moi, mais c'est la première chose qui m'est passé par la tête. »

Dingues ! On est dingues !

Il y a une bête dans les fourrées devant nous, et on parle de garçons !

Comme quoi, toutes ces bêtises sur les dernières images et la vie qui défile, c'est n'importe quoi !

« Recule doucement ! Je chuchote. Il ne faut pas qu'il nous entende. »

Et puis s'il a pas entendu notre conversation ultra discrète sur la géopolitique, il nous entendra jamais !

« Si ça se trouve, je dis, c'est un fantôme !

- Et alors ? »

Ça se voit que Mathilde est une sorcière. Elle n'aurait jamais dit ça si elle avait vu les films d'horreur avec tous ces fantômes…

« Tu n'as jamais entendu parler de ces fantômes, des esprits de personnes assassinées, qui décident de se venger en massacrant violemment les gens qu'ils croisent ?

- Non. Mais t'étais pas obligé de me raconter ça !

- Fallais que je partage ma peur !

- Merci d'avoir pensé à moi ! »

Je vois alors une gigantesque créature surgir des fourrés, puis disparaître dans les arbres. Mon hurlement a du réveiller tout le château, ou bien celui de Mathilde s'en sera chargé.

« Qu'est-ce… que… quoi… c'était ? Je balbutie.

- Sais… pas… »

On s'accroche désespérément l'une à l'autre, et on a arrêté de reculer, terrorisées.

« C'était un cerf, non… ou… un cheval…

- Ou un centaure… »

Ma main tremble sur ma baguette, et je me rappelle alors le bout de bois au bout de ma main.

« Bon… si y a une bête, on la stupéfie, d'accord ?

- Euh… d'accord… c'est quoi déjà la formule ?

- Stupefix, enfin ! Je t'interdis de perdre la boule d'accord ?

- Je me renseignais, c'est tout ! »

On fixe les sous bois de nouveau, et on refait un pas en arrière.

Puis un autre.

Mon cœur bat tellement fort qu'il va défoncer ma poitrine, je n'entend plus rien d'autre que ses battements, et nos souffles désordonnés.

Comment peut-on se monter la tête aussi facilement ?

A part quelques mouvements, on a rien vu de concret ! Si ça se trouve, on est en train de flipper pour un piaf, ou un chat !

Et où est le chien, d'ailleurs ?

Oh, ça doit être lui qui grogne derrière nous !

Terrorisée, je regarde Mathilde, qui me fait un signe de tête, puis on se retourne doucement…

On se retrouve face à une créature énorme, qui grogne en nous observant de ses yeux jaunes.

On dirait un loup, mais je mets quelques secondes à comprendre que c'est un loup garou…

« Eileen…

- COURS ! »

Sans lâcher le bras de Mathilde, je tourne les talons, et on se met à courir comme des dératées vers la forêt.

J'entends le loup courir derrière nous, et on s'enfonce entre les arbres en criant.

Je ne pense plus à rien, sauf à courir.

Mes jambes bougent toutes seules, je ne les contrôle plus.

Et tout d'un coup, je trébuche sur… je sais pas quoi, et fais un vole plané vers le sol.

Je m'écrase sur la terre, visage contre terre, m'éraflant contre des racines et des cailloux.

Mathilde, entraînée par ma chute, m'est tombé dessus, et recouvre mon corps, m'écrabouillant les organes.

Je me redresse, aidant Mathilde à s'écarter, et scrute les arbres.

« Où il est ? »

Mathilde secoue la tête en haussant les épaules.

Elle pleure, et je sens que mes joues à moi aussi sont humides.

« Je suis désolée, gémit Mathilde. J'aurais jamais dû t'embarquer…

- C'est pas ta faute, tu pouvais pas savoir qu'on… »

On hurle toutes les deux, tandis que le loup garou surgit devant nous.

Ses babines sont retroussées, et il grogne toujours.

Il prend son élan pour nous bondir dessus, et je ferme les yeux en attendant l'inévitable.

Mais des aboiements me font rouvrir les yeux, et je vois le gros chien noir sauter sur le loup.

Ils commencent à rouler sur le sol, mordant et griffant, et ils ne sont plus qu'un amas de poils et de sang.

Je me relève en tremblant, et Mathilde me serre la main plus fort en se levant à son tour.

« On… on devrait… s'en aller…

- Oui… »

Mais incapables de bouger, on reste toutes les deux là, à regarder les animaux qui se battent sauvagement.

« Viens… on… »

Je regarde autour de nous, et ne voie que des arbres.

Dans notre fuite, on a couru au hasard dans la forêt. Reste donc à savoir où on est.

« Où est-ce qu'on est ?

- Au… aucune idée…

- Viens, on va par là… je crois… »

Je me tourne vers une direction sans cesser de trembler, essayant de ne plus observer le combat des deux animaux, et essayant de ne pas penser au fait que le gagnant va certainement nous dévorer après.

Je fais quelques pas tremblant vers les arbres, quand une bête surgit devant nous.

Je hurle de terreur, et recule d'un pas, me cognant contre Mathilde.

Un cerf majestueux se tient devant nous, et nous fixe de ses yeux brillants.

« Gentil ? Je balbutie comme s'il pouvait me comprendre. »

Pourtant, il me semble voir sa tête se baisser légèrement, comme s'il acquiesçait.

Ça y est, j'ai perdu la boule.

Et je vais mourir.

Et ils vont tout les trois nous dévorer. Et il restera plus que nos os, que personnes ne retrouveras, et personne ne saura jamais ce qui nous est arrivé, vu qu'on devrait dormir dans nos lits.

Le cerf brame alors, et regarde dans une direction, comme s'il voulait qu'on le suive.

Il fait ensuite quelques pas, et je regarde Mathilde, hésitante.

« Qu'est-ce… qu'on fait ?... on le… suit ?

- Euh… »

Elle jette un coup d'œil au combat sanglant derrière nous, et me pousse vers le cerf.

On suit donc l'animal entre les arbres.

J'espère juste qu'il ne nous entraîne pas plus loin pour nous dévorer.

Mais non, qu'est-ce que je raconte ?

Les cerfs sont végétariens.

« Tu crois qu'il va nous dévorer ? Me demande Mathilde.

- Euh non, il est pas végétarien ?

- Si c'est un cerf garou ?

- N'importe quoi ! »

On a chuchoté, mais le cerf se retourne vers nous et nous regarde comme s'il voulait nous faire comprendre qu'on raconte vraiment n'importe quoi.

Je rêve ou j'ai vraiment l'impression que ce cerf comprend tout ce qu'on raconte ?

La peur me fait délirer.

« Merde, ma baguette ! »

Je me tourne vers Mathilde.

« Quoi ? Tu l'as perdue ?

- Dans la panique… »

Je soupire.

« Tant pis ! Je ne retourne pas là-bas ! Je dis d'un ton catégorique.

- Tu peux pas utiliser un sortilège d'attraction ? »

Ah oui, j'y avais pas pensé.

« Accio baguette ! »

J'attend un peu, et essaie de voir le morceau de bois dans la pénombre en me tordant le cou.

« Aïe !

- Tu l'as ?

- Elle est tombée ! Je me la suis prise dans l'œil ! »

Mathilde se penche et cherche à tâtons sa baguette. Je frotte mon œil, puis me tourne vers le cerf.

Il s'est approché de moi, et attrape mon bonnet avec ses dents, pour qu'on se dépêche.

Enfin, si il est pourvu d'intelligence ! J'ai le cerveau qui déconne ce soir.

Mais un nouveau hurlement retenti, et on se remets en route en vitesse, derrière le cerf qui galope à vive allure.

Le cri de Mathilde me transperce le crâne, et je me tourne à temps pour voir le loup garou lui bondir dessus.

« Stupefix ! »

J'ai levé ma baguette comme un automate, et le loup est projeté en arrière, sans pour autant être assommé.

Je saisis la main de Mathilde, et la tire en avant, pendant que le cerf se dresse entre le loup et nous.

Je me recule derrière le cerf, sans lâcher Mathilde, et voit le chien noir, blessé, qui arrive en courrant.

Il balance sa patte vers le loup en bondissant, et m'atteint la jambe.

Je sens le cuir de la combinaison se déchirer, mais ne sens même pas la douleur de ma peau arrachée.

Sans regarder le chien qui s'attaque au loup garou, on se remet à courir dans la direction que prenait le cerf.

Enfin, on débouche hors des arbres, et je pousse un cri de soulagement en reconnaissant le parc du château.

On ne s'arrête pas pour autant, et on cour sans interruption jusqu'aux portes du château.

On les pousse avec fracas, et on se jette à l'intérieur avant de les refermer derrière nous et de s'y adosser en tremblant.

Je me tourne enfin vers Mathilde. Elle ne pleure plus, mais semble choquée.

« Tu vas bien ? J'arrive à demander.

- Ou… oui. Et toi ?

- Oui… ton bras… »

Le cuir de sa manche est arraché, et elle est écorchée jusqu'au sang sur tout son avant bras.

« C'est le…

- Non. C'est en tombant… Et toi, ta jambe… »

Je me rappelle le chien qui a bondit, toutes griffes dehors, et baisse les yeux vers ma jambe entaillée. Du sang s'écoule de la blessure, mais ça ne semble pas trop profond.

« Ca va. C'est ce chien… »

On se regarde un moment, sans rien dire, puis on se jette dans les bras l'une de l'autre.

« Mon Dieu ! J'ai cru qu'on allait y passer ! Me dit-elle.

- Je ne t'en veux même pas ! Je suis contente qu'on soit en vie !

- En tout cas, plus JAMAIS je ne sortirais de mon lit en pleine nuit !

- Et encore, on aurait pu se faire prendre !

- Mais la nuit n'est pas encore finie ! Nous interrompt une voix. »

On se tourne en même temps vers les escaliers, et je sens mon estomac tomber par terre en voyant le concierge, accompagné de Dumbledore.

oOoOoOoOo

Assise dans mon siège, je baisse la tête, n'osant pas regarder le directeur en face. Il a demandé au concierge d'aller se recoucher, mais c'est pour s'occuper « personnellement » de notre cas.

« Alors, entame-t-il d'une voix inflexible, est-ce que l'une de vous deux va m'expliquer ce que vous êtes venues faire dans mon bureau en pleine nuit, et aussi pourquoi vous êtes allés vous promener dans la forêt ? »

Je croise le regard de Mathilde. Elle semble un peu remise.

Quand il nous a demandé de le suivre, dans le hall d'entrée, elle avait les jambes tellement tremblantes qu'elle a failli tomber à la renverse, et s'est raccroché à moi.

« C'est de ma faute, commence-t-elle d'une voix faible. Je pensais que mon énigme menait ici, alors j'ai demandé à Eileen de m'accompagner.

- Dans mon bureau ?

- Je crois que j'ai compris de travers… »

Je la vois rougir, mais Dumbledore lui sourit gentiment.

Depuis qu'il nous a récupéré dans le hall, c'est la première fois qu'il se détend.

Je ne l'ai jamais vu aussi en colère.

« Ce n'est pas grave. Mais pourquoi n'être pas venues en plein jour, en me demandant d'entrer ?

- Euh… »

Parce qu'on est stupides et qu'on voulait un peu d'aventure !

De ce côté, on a été servies.

« On n'osait pas…

- Vous auriez dû m'en parler !

- Désolées.

- Et maintenant, je peux savoir ce que vous êtes allées faire dans la forêt, et ce qui vous a mises dans cet état ? »

Il désigne nos blessures, et je prends la parole à la place de Mathilde.

« On avait peur d'être punies, alors on s'est enfuies dehors. Mais après, on a entendu des bruits dans la forêt, et on a eu peur…

- Vous avez vu quelque chose ? »

Il a froncé les sourcils, et me regarde bizarrement. Mais mon intuition me souffle que je ne devrais pas lui dire qu'il y a un loup garou dans les environs.

« Non, juste quelques araignées, mais on a eu peur, on s'est enfuies et on est tombées… »

Je rougis comme une tomate, et je me rends bien compte qu'on est pas trop crédible, mais Dumbledore hoche la tête.

Il doit associer mes joues brûlantes à la honte de s'enfuir devant des araignées.

« Bon. Votre escapade se termine bien, et vous avez été punie par votre balade dans la forêt. »

Je soupire de soulagement, mais il reprend.

« Cependant, vous vous êtes conduit de façon immature, et vous avez violé mon bureau. Ainsi que le couvre feu. Je retire donc cinquante points à votre maison. »

Je ne réponds rien. Il a raison, on s'est conduit comme des idiotes.

« Et vous serez en retenue jusqu'à la fin de la semaine. »

Quoi ?

Je croyais qu'il trouvait qu'on avait été bien punie déjà ?

Je devrais peut-être lui parler du loup garou, finalement. Et puis le concierge va nous en faire baver, il n'attend que ça !

« Vous irez donc voir tous les jours Hagrid après vos cours, il vous trouvera du travail. »

Hagrid ?

Le garde chasse géant et barbu qui se balade toujours avec des monstres en laisse, et que les Gryffondors adorent ?

On raconte qu'il est à moitié sauvage !

« Euh, vous ne préférez pas qu'on récure le château avec une brosse à dents ?

- Non. Vous irez voir Hagrid. »

On dirait que ça l'amuse !

« Sur ce, vous pouvez allez vous coucher, je suppose que vous préférez passer à l'infirmerie demain matin ? »

On acquiesce, puis on se lève et on file sans demander notre reste.

En arrivant au dortoir, on se couche sans un mot, sans même se déshabiller, et je m'endors aussitôt…

Bisous, et à demain!