Chapitre 11, j'espère qu'iol vousplaira.
Comme d'habitude, merci pour toutes vos reviews, je n'en reviens pas que ma fic ait un tel succès!
Bonne lecture!
11. Hagrid
Je me réveille en sursaut, et me redresse dans mon lit. En sueur, je regarde autour de moi en reprenant mon souffle, sans savoir où je suis. Puis je reconnais l'infirmerie en voyant Mathilde, endormie dans le lit d'à côté.
L'infirmière est dans son bureau, d'après les bruits. L'infirmerie est déserte, excepté le lit de Lupin, entouré de rideaux.
Il doit être particulièrement contagieux. Le pauvre !
Sur ma table de nuit, il y a les petits pains apportés par Eric. J'en attrape un, et commence à le manger en me levant.
Aïe ! Ma jambe me fait encore mal !
Je boitille en espérant que l'infirmière n'entendra rien, et m'approche du lit de Lupin, bien décidée à lui rendre visite. Il est souvent malade, et je suis sure qu'il aime recevoir des visites.
J'ouvre les rideaux, et me glisse à côté du lit. Ce que je vois me fait lâcher mon petit pain, qui tombe sur le sol.
Lupin, si c'est bien lui, est endormi. Son visage est pale, blessé, et il tremble.
Comme hypnotisée, j'approche une main de son visage meurtri, quand une de ses mains saisit mon bras.
Je sursaute avec un petit cri, et essaye de dégager mon bras, mais il me tient fortement.
Puis il entrouvre ses yeux, et je peux voir qu'ils sont presque jaunes.
Il dit un mot que je ne comprends pas et qui ressemble à « rat », puis se rendort.
Une main se pose alors sur mon épaule, et je crie en me tournant.
« Black ! Tu m'as fait peur ! »
Il regarde Lupin, et sa main qui tient mon bras fermement.
« Ca fait longtemps que tu es réveillée ?
- Non, je viens juste de me lever. Je voulais voir comment il allait.
- C'est gentil de ta part.
- Qu'est-ce qu'il a ? »
Il semble réfléchir un instant avant de répondre.
« Une grippe carabinée.
- Ses yeux…
- Quoi ?
- Non, rien. »
Il a l'air d'être agacé par ma présence, alors je ne veux pas lui poser des questions sur la couleur des yeux de Lupin dont tout le monde se fiche. En plus, c'est peut être normal d'avoir les yeux jaunes quand on est malade.
« Euh… Tu veux bien m'aider ? »
Je lève mon bras vers lui. Il acquiesce, et desserre la poigne de Lupin. Je me libère et me masse le poignet.
« Merci.
- Tu ne devrais pas rester au lit ? »
Je grimace.
« Non. Je vais aller m'habiller et sortir. »
Et vite, avant que l'infirmière trouve un prétexte pour me garder.
Désolée Mathilde, mais je t'abandonne.
Je retourne en clopinant vers mon lit sous le regard insistant de Black que je sens dans mon dos, et m'aperçois avec soulagement que Trina et Clara nous ont apporté nos uniformes.
Ouf !
Je n'aurais pas pu faire un pas de plus dans l'école avec cette combinaison. Je vais me changer derrière le rideau, puis me change en vitesse. Quand j'écarte les rideaux, Black regarde toujours dans ma direction.
Il me sourit.
« Elle t'allait bien, la tenue ! »
Il me fait un clin d'œil, et j'ai envie de disparaître sous terre. Voilà qu'il se fout de moi.
Bon, fuir avant que l'infirmière me trouve.
J'attrape un autre petit pain, et file hors de l'infirmerie après un coup d'œil à la pendule.
Il est presque midi, et j'ai une faim de loup.
Je sors de l'infirmerie, et tombe sur Siana, devant la porte.
« Tu sors déjà ?
- Oui, je suis totalement remise. J'étais juste un peu fatiguée.
- Tu t'enfuis avant que l'infirmière te voie ?
- Si on te demande, tu diras que tu n'en sais rien. »
Je tourne les talons et m'enfuie avant qu'elle puisse répondre, et me dirige vers la salle commune. Je monte dans le dortoir, et y prend quelques gâteaux, avant de redescendre m'installer dans un pouf en attendant l'heure du repas. Une fille de cinquième année, qui lisait dans un coin, s'approche de moi en rougissant.
« Euh… excuse moi…
- Oui ? »
Je ne sais pas ce qu'elle me veut, mais à mon avis ça ne va pas me plaire, vu comment elle a l'air gêné.
« C'était pour savoir… tu es amie avec Sirius Black, non ?
- Oui (on va dire ça). Pourquoi ?
- Je me demandais si tu savais… s'il est avec quelqu'un, en ce moment… »
Super.
Je suis son intermédiaire, maintenant. Et qu'est-ce que je dois répondre à ses groupies, moi ?
« Non, je crois qu'il est seul, mais je ne suis pas sure, tu devrais lui demander ! »
Qu'est-ce qu'elle croit, celle là ? Que je suis à sa disposition ?
En plus, j'en sais rien, moi ! Je ne surveille pas la vie amoureuse de Black. Et si la vie sexuelle des singes m'intéressait, je regarderais des reportages !
« Donc, il est seul ? »
Et si je la frappais, là ?
D'ailleurs, c'est bizarre que Black soit seul, vu que d'habitude il collectionne les gourdes. Mais cette année, alors qu'il a toujours des tas de groupies à ses basques, nada ! C'est louche, il doit tourner homo.
« Je suppose ! »
J'ai parlé d'un ton sec, et je fais mine de m'intéresser à un livre de sortilèges qui traîne pour qu'elle s'en aille.
Mais elle insiste.
« Tu pourrais… lui parler, pour moi ? »
Je lève les yeux sur elle. En plus, elle est jolie.
« Ecoutes… »
J'inspire profondément pour ne pas être méchante.
« Tu es jolie, tu n'as pas l'air trop conne, alors trouve toi un meilleur parti ! »
Elle ouvre la bouche, choquée.
« Franchement, Black va faire comme d'habitude, il va te jeter dès qu'il en aura marre, et tu vas chialer pendant deux semaines pour ce minable. Oublie le tout de suite, ça vaudra mieux ! Et puis si tu le veux vraiment, va le voir toi-même, je suis pas ton hibou, ni un intermédiaire. Et tu te doutes que j'ai autre chose à faire dans ma vie non ? »
Elle referme la bouche, puis fronce les sourcils.
« Pour qui tu te prend ? Tu me juges, mais tu me connais pas ! Je suis sure que si tu dis ça, c'est parce que tu voudrais bien sortir avec lui. Seulement il ne voudra jamais d'une garce comme toi ! Meath-la-vache ! »
Quoi ?
Comment elle vient de m'appeler ?
Mais c'est qu'elle me cherche, cette petite…
« Pardon ? C'est moi que tu traites de vache ? »
Elle ricane.
« Mais tout le monde t'appelle comme ça, enfin. Tu croyais quoi ? Et franchement, je comprends pourquoi. »
Je me lève aussitôt, et lui fais face, les sourcils froncés.
« Ecoute moi bien, espèce de petite garce ! Je ne suis pas ton chien, et je ne serais jamais intéressée par Black ! Mais il te conviendra très bien, vu que les babouins sont faits pour s'accoupler ! Alors lâche moi, ou je t'arrange le portrait ! »
Elle me jauge encore un moment, puis tourne les talons et disparaît vers la porte avec un dernier « pétasse ».
oOoOoOoOo
Je m'assois avec mauvaise humeur à table, et attend les filles. Elles ne devraient pus tarder, et Mathilde doit être réveillée. Mais hors de question que je retourne dans l'infirmerie pour vérifier, où l'infirmière va me tomber dessus.
« Tu as l'air de mauvais poil ! »
Trina s'assoit en face de moi, tandis que Clara et Mathilde s'assoient à côté de moi. Je me tourne vers elles.
« Vous saviez qu'on m'appelle Meath-la-vache ? »
Elles perdent leur sourire.
« Euh, commence Trina. Non. »
Elle ment très mal. Je me tourne vers ma meilleure amie.
« Mathilde ?
- Eh bien…
- La vérité !
- Euh… oui. »
Elle s'empourpre, et je me redresse.
« La vache ? La vache ? Je m'écrie. On m'appelle la vache ? Et vous ne m'avez rien dit ?
- On savait que tu n'aimerais pas, répond Trina. Alors on ne t'en a pas parlé. Qui a vendu la mèche ?
- Une guenon ! »
Elle soupire, et nous sommes interrompues par un hibou beige qui vient se poser devant moi. La lettre qu'il tient est pour « LadySexy ». Super ! Manquait plus que ça, vraiment.
J'ouvre la lettre en lançant un regard noir au hibou, comme s'il était responsable.
« Lis là à voix haute !
- Chère LadySexy, je commence, je suis très intéressé par toi, et n'ai qu'une envie, te… »
Je m'arrête en grimaçant. Clara se penche sur la lettre.
« T'as vu, y a même un dessin ! »
Elle penche la tête de côté.
« Eurk ! Tu as vu son bras ?
- Je ne crois pas que ce soit son bras, intervient Mathilde.
- La pauvre fille, dans quel sen…
- On va s'arrêter là, je crois, je les coupe. »
Trina, qui se tord le cou depuis cinq minutes, m'arrache la lettre des mains. Elle la parcourt des yeux.
« Beurk ! C'est… eh ! Je ne connaissais pas ce terme !
- Lequel ? Demande Mathilde.
- Si on parlait d'autre chose ? »
Je reprend la lettre, et la froisse entre mes doigts, avant de la mettre dans ma poche. Je jetterais cette horreur dès que possible.
Décidemment, cette journée s'annonce de plus en plus mal. Sans parler de notre retenue avec l'homme sauvage de ce soir !
« Salut ! »
Eric vient s'asseoir en face de moi, Jake prenant place à côté de lui.
« Merci pour les petits pains.
- De rien. Mais tu dormais quand je suis venu.
- L'infirmière m'a fait boire une de ses potions.
- Tu te sens mieux ?
- Oui, merci.
- On doit bien être d'attaque pour notre retenue de ce soir, dit Mathilde en soupirant. »
Eric grimace.
« Vous allez devoir faire quoi ?
- Je sais pas. C'est Hagrid qui s'occupe de notre retenue. »
Il semble réfléchir.
« Je ne le connais pas bien, mais certains disent qu'il est gentil. »
C'est une feinte ! Il fait croire qu'il est gentil pour attirer les enfants, et ensuite il les dévore !
Je croise le regard de Mathilde, et comprend qu'elle pense comme moi. Mon Dieu ! Qu'est-ce qu'il va nous faire ?
oOoOoOoOo
« Ne stresse pas comme ça ! »
Mathilde tourne vers moi ses yeux paniqués.
« Tu peux parler, tu n'arrête pas de te tordre les mains.
- Oui bon, vas-y, frappe ! »
Elle lève sa main vers la porte de la cabane de Hagrid.
« Pourquoi c'est moi qui doit frapper ?
- Parce qu'apparemment, tu es douée pour ça ! »
Elle me fusille du regard, et frappe trois coups brefs. Des pas lourds résonnent jusqu'à nous, et la porte s'ouvre. Dans l'encadrement, le géant barbu nous regarde, et je sens mes genoux m'abandonner.
Au secours !
« Vous êtes les deux effrontées ? Dit-il d'une voix forte qui se veut (mes oreilles me jouent des tours ?) amusée.
- Oui, je réponds d'une voix tremblante. »
En plus, me retrouver si près de la forêt interdite n'est pas des plus rassurants, surtout après notre escapade d'hier. Et c'est encore la pleine lune !
Si le loup garou revient ?
« Entrez ! »
Non merci. Quitte à choisir, finalement, je préférais peut-être la forêt.
Il s'écarte pour nous laisser passer, et on entre presque à reculons, effrayées. On pénètre dans une pièce petite (enfin, petite pour lui, parce qu'elle fait la taille d'un cirque), avec une table de bois au centre. Il nous fait signe de nous asseoir, et je prends place sur une chaise de taille à peu près normale. Mathilde se hisse sur la chaise à côté de moi.
« Alors, vous avez fait quoi ? Demande Hagrid en faisant chauffer de l'eau. Vous n'avez pas l'air d'être souvent collées. »
Il sort des tasses de la taille d'un bol, et les dispose sur la table.
« On est entrées dans le bureau de Dumbledore en pleine nuit, dit Mathilde en rougissant.
- Et on a finit dans la forêt interdite. »
Et à mon grand étonnement, Hagrid se met à rire. Son rire fort nous perce les tympans, et il me donne une tape sur l'épaule, me la déboîtant au passage.
« Finalement, vous êtes peut-être plus coriaces que vous en avez l'air ! Entrer dans le bureau de Dumbledore ! Voilà une bêtise digne de ces malfrats de maraudeurs. »
Il sourit en disant ça, et j'en conclue qu'il les aime bien.
« Ils son souvent collés avec vous ?
- Oh, ils sont souvent collés avec tout le monde ! Mais ils viennent aussi me rendre visite de temps en temps. Ça ma fait plaisir, peu d'élèves viennent. Il paraît que je leur fais peur. »
Il dit ça comme si c'était improbable, et on s'empresse de hocher la tête. Vraiment, il y a des gens qui s'imaginent n'importe quoi !
Il se lève, et sert l'eau bouillante dans nos tasses. J'y mets mon sachet de thé et remue avec la cuillère.
Finalement cette colle n'est pas si terrible que ça. Surtout si elle consiste à boire du thé avec Hagrid, qui semble très gentil.
« On va devoir aller dans la forêt ? »
Ma trouille d'y retourner à du se sentir dans ma voix, parce qu'il me sourit gentiment à travers sa barbe.
« Non. Il est rare que j'emmène les élèves dans la forêt pendant les retenues.
- Qu'est-ce qu'on va devoir faire ?
- Oh, on va répandre du produit contre les limaces dans mon potager, elles ont mangés presque toutes mes salades. En attendant, rien ne presse ! »
Je lui souris en retour, et bois une gorgée du thé brûlant.
« Alors, c'est quoi le prénom de ces deux visages d'ange ?
- Mathilde.
- Eileen. »
Il me dévisage, sa tasse encore dans la main.
« Eileen Meath ? C'est toi ?
- Euh oui, pourquoi ? »
Il éclate de rire.
« Tu es la fameuse Eileen ! J'ai entendu parler de toi.
- Ah bon ? Qui a parlé de moi ?
- Potter et Lupin. Il semble que tu donnes du fil à retordre à Black !
- Comment ça ? »
Il me fait un clin d'œil.
« Je ne peux pas en dire plus, ce serait de l'espionnage.
- Ils devaient faire allusion au fait qu'on est tout le temps en train de s'insulter ! »
Ça doit les faire bien rigoler ! Meath la vache qui insulte l'un des leur. Ils devaient parler de moi sous ce nom. C'est pour ça que Hagrid n'a pas fait le rapprochement. Je finis mon thé, les sourcils froncés.
« Bon, lance Hagrid, si on se mettait au boulot ? »
Bisous, et à demain!
