Merci encore pour vos reviews!

Je viens de finir le chapitre 17, donc vous l'aurez demain, mais vous m'avez vite rattrapée, donc je vous dirais quand je posterais le 18. Peut-être après demain quand même si je suis rapide

Bonne lecture!

16. Le lieu éternel

Je tends le bras discrètement vers le sac de Clara, et Mathilde me regarde, les sourcils froncés. Elle pourrait me soutenir, quand même !

Clara bouge sur sa chaise, et je me fige, la lettre toujours dans les mains.

S'il vous plait, qu'elle ne se retourne pas !

Mais elle se contente de se pencher sur Trina, qui écrit encore sur ces feuilles. Je me demande ce qu'elle fabrique. Et qu'elle n'essaye pas de me faire croire que c'est les cours qu'elle écrit. Je ne suis pas idiote non plus.

Et apparemment, Clara est dans la confidence. Et Slughorn aussi, vu qu'il a regardé ce qu'elle écrivait quand il est passé près de leur table. Mais il ne dit rien parce que Clara est douée pour les potions, et que le père de Trina travaille pour le ministère.

Je dépose enfin la lettre sur le sac de Clara, et me relève sur ma chaise en soupirant.

« Eh bah, je dis, il pourra pas dire que je l'aide pas !

- Tu lui fais tout, oui ! Me dit Mathilde en croisant les bras.

- Mais non. Tu vas voir la belle lettre qu'il lui a écrit ! »

C'est vrai. On dirait presque que c'est lui qui a écrit cette lettre. Et il m'a donné quelques idées finalement. Mais c'est la dernière fois !

Maintenant, il se débrouille !

Ok, j'ai accepté de l'aider, mais je ne vais pas tout faire !

Mon Dieu, où est mon chocolat ? Ah oui, c'est vrai, je n'en ai plus. Faut dire que je commence à avoir vraiment envie de vomir. Je n'ai mangé que du chocolat depuis… Oh là là, vaut mieux pas savoir.

« A ton avis, elle écrit quoi, Trina ? Un journal intime ? »

Mathilde lève les yeux au ciel, et jette quelques insectes dans la potion.

« Je sais pas. Mais de toutes façons, elle nous le dira quand elle voudra.

- Mais elle trouve ça débile ! Je continue sans l'écouter. »

J'y jette quelques insectes en plus. Beurk, c'est vraiment dégoûtant !

« Faut pas leur enlever la tête ? Je demande.

- Je sais pas. Mais hors de question que je les touche plus !

- Pareil. Des toutes façons, y a rien en plus dans la tête. »

J'attrape le bol d'insectes, et le renverse dedans.

« Faut remuer combien de fois ? »

Mathilde hausse les épaules en attrapant la louche.

« Je sais pas. Qu'est-ce qu'il compte faire après Lupin ?

- Je sais pas. Peut-être écrire une autre lettre. Et ensuite, il faut qu'il passe à l'attaque ! »

Elle arrête de tourner la potion violette.

« A l'attaque ? Demande-t-elle avec un sourcil levé.

- Oui. Qu'il l'aborde, quoi ! Il fallait mettre ces trucs là ?

- Il l'aborde tôt ! Je crois. Qu'est-ce que c'est ?

- Je sais pas. Tant pis, je les mets ! Oui, mais il veut aller au bal avec elle ! »

Je jette les racines dans le chaudron pendant que Mathilde acquiesce de la tête. Lupin a raison, faire traîner les choses en longueur ça ne sert à rien. Surtout dans son cas. Je suis sûre qu'il ne laisse pas Clara totalement indifférente.

La garce.

Mais oui, je l'adore ! Et puis grâce à elle, je crois savoir où est le lieu de la seconde énigme.

Mon souvenir éternel, du moins à Poudlard (je suis restée sur l'hypothèse que l'énigme ne s'applique qu'à moi ; après tout, c'était le cas pour la première !), c'est la répartition. En première année.

Je me souviendrais toujours du moment où je me suis assise à la table des noir et or, intimidée, sous les applaudissements. J'étais vraiment fière. Et heureuse.

Et quelques minutes après, Mathilde s'asseyait à côté de moi, avec un grand sourire. Elle était assez intimidée, mais ne voulait pas le montrer. Elle m'a sourit, et je lui ai fait remarquer que personne ne nous prenait en photo, donc les sourires, ils étaient gratuits.

Elle a éclaté de rire, et on est devenues inséparables.

Quelques jours après, Trina cherchait un de ses livres qu'elle avait mal rangé. Elle a accusé Mathilde, qui a eut le malheur de passer par là, de lui avoir pris. Je l'ai défendu en la traitant de débile. Et en ajoutant qu'elle devrait s'acheter une collection de dictionnaires, vu son état mental.

Clara et elle ont rejoint notre petit groupe.

Bref, je pense que le lieu doit être la table des Poufsouffles. La place à laquelle je me suis assise. J'ai passé la nuit à chercher quelle place ça peut être. Et je suis presque sûre de moi. Reste à vérifier.

« Vous avez bien coupés vos racines en deux, avant de les ajouter ? Demande Slughorn à la classe. »

Les élèves acquiescent, et il hoche sa grosse tête, content de nous. Je me penche par-dessus notre chaudron. La potion est maintenant noire, alors que celle des autres est d'une teinte jaune pâle.

On aurait peut-être du mettre moins d'insectes. Ou bien couper les racines comme il le disait.

Mon regard sonde la surface, quand un visage apparaît.

Les bruits de la classe disparaissent, et je n'entends plus que le silence pesant de cette pièce.

La pièce où mon père est enfermé.

Il se débat avec ses chaînes, et s'approche de la porte. Il y colle son oreille, et deux voix se font entendre.

L'une d'elles est la voix de l'homme que j'ai déjà entendu.

« On devait agir avant !

- Mais ce déplacement n'était pas prévu. On doit attendre, et tu le sais !

- J'aurais voulu me débarrasser de lui au plus tôt. Mais tant qu'on a pas agit, on doit le garder.

- Je pense qu'on pourra agir au plus tard après le nouvel an. Il sera de retour, et on frappera par surprise ! »

Les voix se taisent. Mon père retient son souffle, et retourne vers le fond de la pièce. Il fait semblant de dormir.

La porte s'ouvre derrière lui, puis se referme.

Il ferme les yeux, et tend son visage émacié vers moi, comme s'il pouvait me voir.

« Aidez moi… »

Je sursaute, et me cogne dans Mathilde, penchée au dessus de moi.

Je suis essoufflée, et je tremble.

« Eileen ? Ça va ?

- Hein ? Euh… oui. C'est que… »

Slughorn passe près de la table, et je me tais. Je hausse les sourcils en essayant de lui faire comprendre.

« Tu as vu ton père ? Chuchote-t-elle.

- Oui. Et je sais quand ils vont attaquer ! »

Elle ouvre la bouche en grand.

« Quoi ? Les ravisseurs ?

- Oui.

- Mais tu n'es même pas sûre que ce que tu vois soit vrai !

- Eh bien si je délire, ça fait vachement vrai ! Et ils vont faire quelque chose après le nouvel an ! »

Elle soupire en se redressant.

« Ecoute, tu n'es sûre de rien ! Ne fait rien du tout si tu ne sais pas de quoi il s'agit. Ok ? »

Je hoche la tête, résignée.

« Ok. Mais si j'apprend quelque chose en plus, je te préviens, je ferais tout ce que je peux pour sauver on père.

- Et si tu parlais de ça à Dumbledore ?

- Bien sur. Pour qu'il me prenne pour une folle ?

- Effectivement, il pourrait te prendre pour une dingue. »

J'attrape les derniers ingrédients, et les jette dans le chaudron en soupirant.

« De toutes façons, il faut attendre le nouvel an.

- Et Noël !

- Qu'est-ce que Noël vient faire là dedans ? »

Mathilde sourit en touillant plus fort la potion qui bouillonne et fait gicler des gouttes un peu partout.

« Rien. C'est juste qu'on a toujours pas nos robes, et que ce serait bien de s'en préoccuper avant le jour même.

- Il y a une sortie à Pré au lard prévue la veille.

- Tu veux acheter ta robe la veille ?

- Oui, pourquoi ? Tu as une autre solution ?

- On pourrait la commander.

- Laisse tomber. On ira l'acheter, et on l'essaiera. »

Elle fait la moue en lâchant la louche qui semble fondre dans la potion, et disparaît au fond.

« Bon, d'accord. Mais je te préviens, je suis très difficile ! »

Je lève les yeux au ciel, et la sonnerie retentit. J'attrape une fiole en verre, et regarde d'un mauvais œil la potion.

La louche a disparu.

J'attrape ma baguette, et fait venir un peu de potion dans la fiole, que je rebouche aussitôt. Une goutte tombe sur la table, et explose avec un petit claquement.

Je grimace en regardant le léger trou dans la table, et tend le flacon à bout de bras en ramassant mes affaires.

Puis j'attrape mon sac, et je sors en tendant au passage la fiole à Slughorn, qui la pose loin des autres.

On est à peine sortit de la salle que Trina et Clara nous rattrapent en courant.

« Hé, les filles ! »

Pile à l'heure !

« Quoi ?

- Regardez ce que je viens de trouver sur mon sac ! S'exclame Clara. »

Elle brandit la lettre de Lupin sous notre nez, et on prend une fausse mine étonnée.

« Qu'est-ce que c'est ? Je demande innocemment.

- Une lettre. Elle était sur mon sac.

- Qui te l'a envoyé ?

- Je ne sais pas ! »

Elle l'ouvre fébrilement, et commence à lire à voix haute. Je sens le regard froid de Mathilde sur moi au fur et à mesure de la lecture, mais je l'ignore et écoute d'une oreille attentive les phrases dictées la veille.

Franchement, ça sonne bien.

C'est ringard, mais ça sonne bien.

Clara replie la lettre, un grand sourire aux lèvres.

« Vous croyez que c'est qui ?

- Je sais pas, dit Trina. Mais il a l'air dingue de toi.

- Tu crois qu'il va t'inviter au bal ? Je demande.

- Je ne sais pas. Ce serait génial ! Il a vraiment l'air gentil ! »

On continue dans le couloir, et je fais un clin d'œil à Mathilde. Tout marche comme sur des roulettes.

Elle me fusille du regard.

« Si tu crois que j'ai pas reconnu ton style, siffle-t-elle, tu te trompes !

- De quoi tu parles ? Je demande innocemment.

- De la lettre que TU as écrite.

- Mais non ! C'est juste que Lupin a un style proche du mien.

- Et que tu me prends pour une débile. »

Je lève les yeux au ciel, et je vois un élève un peu plus loin, seul. Je m'écarte de Mathilde, et me rapproche de l'élève doucement. S'agirait de pas l'effrayer, le pauvre animal.

J'ai déjà demandé hier pour mon enquête, mais l'élève à qui j'ai demandé m'a regardé de travers, avant de s'en aller.

« Eh, toi ! Je dis. Avec qui je vais au bal ? »

Non, ne dites rien.

Mais j'avais décidé de tirer cette histoire de cavalier au clair, et je suis décidée à le faire !

Hagrid pensait que j'y allais avec quelqu'un d'autre, et je veux savoir qui.

L'élève me regarde avec un regard moqueur.

« Qu'est-ce que j'en sais ? Et t'es qui, d'abord ? »

Puis il tourne les talons, et s'en va avec un ricanement moqueur. Je ne peux pas dire que je ne l'ai pas cherché, c'est vrai.

Mais au moins, je suis fixée. Reste à savoir qui a dit à Hagrid que j'allais au bal avec… avec qui, d'ailleurs ?

Ah, ça m'énerve !

Bon, déjà, l'énigme !

Je rejoins Mathilde, qui hausse un sourcil en me voyant.

« Tu peux m'expliquer pourquoi tu essayes de passer pour une folle devant les élèves ?

- Parce que je préfèrerais qu'on m'appelle Meath-la-barje. »

Elle sourit, mais n'ajoute rien, et on entre dans la grande salle à la suite de Clara et Trina. On s'assoit à un coin de la table, et j'essaye de repérer des yeux la place de l'énigme.

Enfin, la place qui doit être celle de l'énigme.

Deux hiboux se posent alors devant moi. Surprise, je sursaute, tandis que mes amies se penchent vers les animaux. L'un d'eux est le hibou brun. J'ouvre d'abord la lettre de l'autre.

« Qui c'est ? Demande Trina.

- Le pape ! Je dis. »

La lettre est courte, et vient de Lupin.

Alors ?

Elle a l'air réjoui

Remus

Je me tourne vers sa table discrètement. Il me regarde. Je lève un pouce en faisant un clin d'œil. Je suppose qu'il comprendra. En même temps, à moins d'avoir un sérieux problème mental, difficile d'y voir « trop nul, elle te déteste ! ».

Je me retourne vers les filles qui essayent de lire la lettre que j'ai replié.

« Laissez tomber, je leur dit. Vous ne lirez rien ! »

Trina se rassoit en soupirant, et Clara et Mathilde en font de même. Trina sort des feuilles de son sac et commence à gribouiller, la feuille sur son assiette.

Je prends la lettre du hibou brun en me demandant où est Cookie.

Chère Eileen,

Alors c'est décidé, on se verra à Noël !

J'en suis heureux. Et je suis pressé d'y être.

Alors si tu arrives à fausser compagnie à ton cavalier (moi, jaloux ? Oui, tout à fait !), essaye d'être dans le parc vers minuit pile.

Tiens toi près du lac, je t'y rejoindrais.

Mon signe de reconnaissance sera une fleur. A toi de décider laquelle.

Avec toute mon affection,

Ton ami

PS : Ton hibou, Cookie c'est ça ? Il est avec moi. Ne t'inquiète pas, je prend soin de lui, et te le rendrais dès que possible.

Je souris en repliant la lettre. C'est vraiment adorable, non ?

Même si (c'est vrai) c'est un peu ringard. On se croirait dans un conte. Sauf que dans les contes, on ne parle pas de hibou dans le post sciptum.

Et dans les contes, la fille ne doit pas fausser compagnie à son cavalier pour retrouver un autre garçon au bord du lac.

Mon Dieu, et si c'était un fou et qu'il me jetait dans le lac ? Ne soit pas conne, Eileen, personne ne va te jeter dans le lac ! C'est que je deviens parano avec tout ça.

Quoique que ça fait bien longtemps que Dolohov ne m'a pas embêté. Enfin, longtemps, c'est relatif.

Bon, qu'est-ce que je lui réponds ?

Je sors un morceau de parchemin, et une plume, puis commence à écrire, sous l'œil attentif du hibou brun qui boit mon jus de citrouille.

Cher Poudlardien,

Je t'attendrais donc à minuit près du lac. Ne me pose pas de lapin surtout, et ne me jette pas dans le lac !

Je pense que je pourrais sans problème me libérer.

Pour la fleur, viens avec un cactus. Il paraît qu'ils me ressemblent.

Affection,

Eileen

PS : Merci de t'occuper de Cookie, je m'inquiétais vraiment pour lui !

Voilà.

J'ai peut-être été un peu trop… franche, mais au moins, il sait à quoi s'attendre. Même si le coup du lac, j'aurais dû le garder pour moi. Mais pour le cactus, j'insiste. Au moins, c'est peu commun. J'aurais détesté une rose ou une fleur blanche.

Ça fait trop cliché. C'est ringard.

Et notre rendez-vous l'est déjà assez comme ça.

J'attache la lettre au hibou qui s'est redressé, et je lui caresse le bac gentiment.

« Tu sais que je commence à bien t'aimer, toi ? Je lui dis. »

Il ouvre de plus grands yeux que d'habitude, puis s'envole vers dehors. Moi qui refusais de parler à ce hibou !

« Attend moi là ! Je dis à Mathilde. J'en ai pour un instant. »

Elle se redresse, la bouche pleine de purée.

« Tu vas où ?

- De l'autre côté de la table. »

Elle hausse un sourcil interrogateur, mais je disparais déjà. Après tout, c'est la vérité. Je vais juste de l'autre côté.

Je contourne la table, et commence à la longer lentement. Alors…

Logiquement, ce doit être par… ici !

Oui, je crois que c'est cette place !

Je m'approche de la table, et écarte deux deuxième année en train de manger.

« Poussez vous un peu ! »

Ils se plaignent légèrement, mais je les fusille du regard et ils se taisent. Je crois que mon insigne de préfet aide aussi. Même s'il ne me sert qu'à ça.

Je me fais une place entre les deux élèves, et m'assois sur le banc, sans quitter la table des yeux.

Bon. J'y suis. Et maintenant ?

Je fixe la table un moment, puis me redresse. Là, je crois que je me suis gourée. C'est n'importe quoi. Tout ce que ça m'apporte, c'est de passer pour une débile ! Si si, je vous assure. Et les deux autres qui me fixent de travers, assise entre eux, ont l'air d'accord avec moi.

Ou alors, il faut peut-être dire quelque chose ? Sinon, n'importe qui aurait pu voir l'inscription. Et j'ai déjà du me rasseoir ici.

Mais qu'est-ce que je dis ?

« Je suis dans le lieu éternel ! »

J'ai parlé d'une voix claire, et je sens mes joues s'empourprer sous le regard des élèves curieux. Même ceux d'en face me regardent de travers maintenant.

Mais je ne regarde plus que la table. J'ai du me tromper.

Mais au moment où je me fais cette réflexion, des lettres apparaissent gravées dans le bois.

Je colle presque mon nez à la table pour les lire.

Poufsouffle le sait.

Super.

Ok, j'ai résolu l'énigme, mais pour en trouver une autre !

Et ça commence à m'énerver, ce jeu stupide ! Je devais même pas participer en plus.

Ils ne pouvaient pas marquer : le trésor est ici, remplissez vous les poches et salut ?

Enfin bon, tant pis.

Je me redresse, et me relève, tandis que les lettres disparaissent. Me reste plus qu'à trouver une statue de Poufsouffle. Mais ça m'étonnerait que ce soit si simple.

Je contourne de nouveau la table en soupirant, et me dirige vers Mathilde, quand quelque chose attire mon attention.

Entre leurs assiettes, deux élèves lisent la dernière gazette. Sur la couverture, on peut lire :

Attaque de géants dans le sud de la France !

Le ministre de la magie se rend sur place, que nous cache ce déplacement imprévu ?

Je me fige, et continue ma route en restant impassible. Je m'assois à côté de Mathilde, qui continue de manger en me fixant.

« Tu peux m'expliquer ?

- Quoi ? »

Elle pose sa fourchette lentement.

« Eileen, commence-t-elle d'une voix posée réservée aux attardés. Tu es mon amie. Et je ne pense pas que tu sois folle.

- Où tu veux en venir ?

- Tu viens de faire le tour de la table pour t'asseoir entre deux deuxième année. Puis tu t'es collée à la table, tu lui as parlé, et tu t'es relevé. »

Elle semble sincèrement inquiète, la garce.

« Je n'ai jamais cru que tu étais folle, mais dis moi que tu as une explication rationnelle à ça ! »

Je soupire en levant les yeux au ciel. Je suppose que je vais devoir tout lui raconter. Et elle va me tuer. Mais à choisir, je préfère qu'elle me tue plutôt qu'elle m'interne.

« Je t'expliquerais ça tout à l'heure, promis ! Mais d'abord, je viens de voir quelque chose de bizarre… »

Elle me fixe encore plus bizarrement.

« Tu as vu une sixième année en train de parler à une table ? Oui, moi aussi.

- Je te parle du journal !

- Quoi le journal ?

- Je crois savoir qui est la cible des mangemorts qui détiennent mon père… »

Bisous, et à demain!