Chapitre 17, déjà! Je n'en reviens pas d'avoir écris autant de chapitres lol
Par contre, je viens de commencer le 18, mais je ne sais pas si il sera pret demain... TT
Enfin, merci pour vos reviews, et je vais essayer (encore) de me dépecher lol
Bonne lecture!
17. Patmol
« Je n'en reviens pas ! »
Mathilde a crié, et sa voix a dû traverser toute la salle commune.
Enfin, de toutes façons il n'y a presque aucun élève. Il y a juste cette garce qui va au bal avec Sirius…
Tiens, depuis quand je l'appelle plus Black ? Ca doit être l'émotion sans doute.
Je devrais peut-être la tabasser ? En plus, elle a collé Si… Black toute la journée.
Et c'était pareil hier.
Depuis qu'elle sait qu'elle va au Black avec lui, il semble qu'elle se prenne pour sa petite amie. Et il ne dit rien pour la tromper.
D'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi ça m'énerve. Et ça ne m'énerve pas.
Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, ça ne m'intéresse pas.
« Tu aurais dû me le dire ! »
Je m'arrache à mes pensées et fixe Mathilde, qui fronce les sourcils, assise en tailleur dans un fauteuil.
J'ai dû lui raconter ma découverte des énigmes. Et je crois qu'elle n'apprécie pas que je ne l'aie pas mise dans la confidence.
Ok, elle, elle l'a fait, mais franchement, on a failli en mourir !
« Y a pas de quoi s'énerver ! C'est arrivé par hasard.
- Par hasard ? Tu viens de me dire que tu as cherché longtemps la première ! »
Et j'aurais mieux fais de me taire.
« Ok. Mais la deuxième, c'est vraiment par hasard !
- Je n'en reviens toujours pas !
- Bon, tu veux m'aider pour la prochaine ou pas ?
- Tu n'as pas envie de le faire toute seule ? Demande-t-elle avec une moue de gamine.
- C'est comme tu veux, je réponds en souriant. Mais j'aurais peut-être besoin d'une combinaison en cuir, qui sait…
- Ok. Je veux bien t'aider. Mais je n'ai aucune idée ! »
Effectivement. Là, même Lupin sècherait je pense.
Poufsouffle le sait, très bien. Mais moi, je ne le sais pas. Ça, c'est clair !
« Bon, et pour les mangemorts, qu'est-ce qu'on fait ? »
Elle prend une mine grave.
Je crois qu'elle pensait quand même que je délirais jusqu'ici. Mais depuis que je lui ai parlé de l'article, ce midi, elle s'intéresse un peu plus à cette histoire d'attaque.
« On pourrait écrire au ministre, dit-elle, mais il ne nous croira jamais. Et en plus, on ne sait rien d'autre que la date d'attaque. On ne sait même pas qui sont ces types. Ni combien ils sont.
- Qu'est-ce qu'on fait alors ?
- On attend. »
Je hausse un sourcil.
« Avec un peu de chance, tu auras d'autres visons ! »
Je frissonne en grimaçant.
« Oui. Mais je préfèrerais que non. C'était vraiment terrifiant. Au dessus du chaudron, j'ai eu l'impression qu'il me voyait.
- Peut-être que c'était le cas. Mais tu pourrais essayer de lui parler ?
- Tu crois que ça marcherait ?
- Aucune idée. Mais faut essayer. Il doit essayer d'en savoir plus.
- Ok. Mais il faudrait être sûr que je vais le revoir. »
Elle se redresse, excitée.
« Mais on a qu'à provoquer ça ! »
Je la fixe de travers.
« Et comment tu vas provoquer une vision ?
- En te mettant en condition ! »
Je hoche la tête.
« Bien sûr. J'allais le dire. Mais je dois te prévenir que l'hypnose, je n'y crois pas ! »
Elle lève les yeux au ciel.
« Idiote. Je parlais des conditions qui te donnent tes visons ! Tu m'as dit qu'à chaque fois, tu fixais quelque chose de sombre ! »
Exact. J'avais même pas fait le rapprochement.
Mathilde a décidément le cerveau plus rapide que le mien. J'ai bien fait d'arrêter le chocolat, mon état mental ne s'arrange pas.
« Alors il faut trouver quelque chose de sombre. Mais quoi ? »
Elle bondit sur ses jambes.
« Je m'en occupe ! »
Puis elle quitte la salle commune.
Quand elle décide quelque chose, elle fonce ! Comme Lupin, bien décidé à avoir Clara.
Peut-être que je suis bizarre. J'aurais dû forcer Lupin à m'aimer. Ou bien le séduire jusqu'à ce qu'il tombe amoureux de moi.
Mais je ne suis pas comme ça.
Tant pis. Je trouve qu'il irait vraiment bien avec Clara. Et…
Merde ! Lupin ! Je devais le rejoindre pour décider de la seconde partie de son offensive !
Zut !
Je me lève d'un bond, et avance vers le passage, quand une voix m'interpelle.
« Franchement, je me demande bien ce que peut te trouver ton cavalier ! »
Je me fige devant le passage, et serre les poings.
Calme, Eileen. Ne lui démoli pas son beau visage avant le bal. Ça ferait désordre. Je me tourne lentement vers la garce.
« Pardon ?
- Je me demande ce que peut bien te trouver Eric ! Dit-elle calmement en tournant une page de son magazine sans lever les yeux.
- Dommage que tu ne te sois pas demander pourquoi Black va au bal avec toi. Ça t'aurait été plus utile. »
Elle lève enfin la tête de babouin mag.
« Il vient avec moi parce qu'on sort ensemble, enfin ! »
Elle a dit ça avec un sourire de débile, et repousse ses cheveux en arrière sans me quitter des yeux. Elle s'attend peut-être à ce que ça me touche.
Ok, elle m'énerve de plus en plus, mais qu'elle sorte avec qui elle veut !
« C'est bien pour toi ! »
Puis je tourne les talons et je sors de la salle commune, avant de lui écraser la face.
Elle m'énerve, elle m'énerve !
Je parcours les couloirs à toute vitesse, et débarque enfin dans le hall d'entrée, où Lupin m'attend. Je fais semblant d'être essoufflée en m'approchant.
« Désolée, je commence en soufflant bruyamment, mais Mathilde a eu besoin de moi ! »
Il hoche la tête.
« Pas grave, je viens juste d'arriver. »
J'arrête de respirer comme si je venais de faire le marathon, et lui sourit.
« Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Une seconde lettre ?
- Non, je crois que je vais l'aborder directement. Comme ça, elle pourra me dire si elle accepte d'aller au bal avec moi. »
Ouah, c'est qu'il retrouve un peu de romantisme le Lupin. On commence à marcher, et on sort dans le parc.
« Quand tu comptes aller la voir ? »
Il rougit légèrement.
« Je ne sais pas. Assez tôt. On est déjà presque fin Novembre.
- Oui, enfin le bal est dans plus d'un mois ! »
Il ouvre la bouche pour me répondre, mais est interrompu par des aboiements.
Je tourne la tête vers le parc, et voit le gros chien noir se diriger vers nous. Il bat l'air avec sa queue, et s'approche gaiement de moi. Je me penche aussitôt vers lui pour caresser ses poils hirsutes.
« Salut, toi ! »
Le chien me lèche le visage, et je rigole en levant la tête vers Lupin.
Il fixe le chien bizarrement, les sourcils froncés.
« Tu connais ce chien ? Demande-t-il.
- Oui. Il vient me voir de temps en temps. »
Je me tourne vers le gros chien, et lui caresse l'arrière des oreilles en me redressant.
« Hein mon tout beau ? »
Il aboie pour toute réponse.
« Je ne savais pas qu'il venait souvent par ici. »
Je finis de me relever, et ouvre de grands yeux.
« Tu le connais ? Tu sais à qui il est ?
- Je ne sais pas à qui il est, mais je l'ai déjà croisé.
- Tu connais son nom ?
- Il s'appelle Patmol. »
Il a dit ça avec un petit sourire. Il doit bien aimer ce nom. Je me tourne vers le chien, et plonge mes yeux dans ses grands yeux de chien bleus.
« Patmol, hein ? Je dis au chien, qui bat frénétiquement de la queue. Ça te va bien. »
Je me tourne vers Lupin, sans cesser de caresser Patmol.
« Bon, donc tu veux l'aborder quand ?
- Euh… »
Il semble hésiter, et ne quitte pas le chien des yeux. J'éclate de rire.
« C'est bon, tu peux parler, il ne dira rien, je dis en rigolant. »
Il rougit, puis m'attrape par le bras.
« Viens, on rentre, il fait un peu froid. »
Je le suis docilement, sans quitter le gros chien des yeux, qui grogne en direction de Lupin. Je ne savais pas qu'il avait peur des chiens.
« Je voudrais d'abord lui faire passer ça ! Dit Lupin quand on revient dans le hall. »
Il sort quelque chose de sa poche, et me le montre. C'est un petit paquet carré.
« Qu'est-ce que c'est ?
- Une fleur. Entretenu magiquement avec un sort. Elle ne se flétrira jamais.
- Waw ! »
Là, il me scie. Il est peut-être incapable d'écrire des lettres romantiques, mais ça c'est fort !
Et ça me donne envie de chialer. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que c'est beau. Ou peut-être parce que moi, la seule chose qu'un type peut m'offrir de bien, c'est éviter de me casser la gueule quand on se croise.
Ça c'est triste à pleurer.
Faut que je calme mes nerfs. Faut que j'aille tabasser Dolohov. ou bien l'autre sale garce.
« Ok, je lui donnerais si tu veux.
- Merci. Et je voudrais que tu lui donnes ce mot ! »
Il me tend un morceau de parchemin. Je le fixe en hésitant.
« Tu peux lire, me dit-il avec un sourire. »
Souriant à mon tour, je déplie le papier.
Rejoins moi à l'angle du couloir menant à la tour d'astronomie demain, à 17h.
« Un rendez-vous ?
- Oui. Je veux l'inviter directement. Et je veux savoir sa réponse.
- Me reste plus qu'à savoir comment je vais lui donner ça discrètement. »
Il hoche la tête. Je fourre son paquet et le parchemin dans ma poche, à côté de la dernière lettre de…
Minute ! Elle est où ?
Je ressors tout de ma poche, et la retourne directement, affolée. Zut zut zut !
J'ai dû la faire tomber ! Quelle idée aussi de tout garder dans mes poches ! Je me donnerais des baffes.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Me demande Lupin en me voyant fouiller mes deux poches frénétiquement.
- J'ai perdu… un papier !
- Peut-être quand on était dehors, tu as mis tes mains dans tes poches. »
Ah bon.
Oui ! Et ensuite, Lupin m'a attrapé le bras pour qu'on rentre. La lettre est sûrement encore dehors.
« Je vais voir ! »
Il acquiesce de la tête, et me sourit pour m'encourager tandis que je fonce dehors. J'espère que personne ne l'a trouvé !
Et si quelqu'un la lit ? La honte !
Je m'arrête de courir, et sors la tête discrètement, pour voir le parc.
Ouf, elle est là ! Un peu plus loin, dans l'herbe, et elle n'attend que moi !
Plus loin, Patmol gambade vers un buisson. Sans voir que je suis encore planquée contre la porte menant au parc, j'observe un instant l'animal. Je me demande vraiment d'où il peut bien sortir.
Il regarde dans le parc, vide, puis disparaît derrière les buissons. Je vois encore sa grosse tête et sa queue dépasser. C'est marrant, on dirait qu'il se planque.
Euh… comme moi, quand on y réfléchit. Je suis encore derrière la porte. Je me mets à rire toute seule de ma bêtise en sortant de ma planque et en me pointant dans le parc, quand je me fige.
Le chien, que je n'ai pas quitté des yeux, se transforme.
J'ouvre la bouche, horrifiée, et regarde l'animal que je croyais innocent grandir, puis prendre une apparence humaine.
Une fois avec sa forme humaine, Black, parce que c'est lui, se tourne vers le château, et me voit. Il se fige.
Oh. Mon. Dieu.
Terrifiée, je pousse un cri, et attrape la lettre en vitesse avant de m'enfuir vers le château.
« Eileen ! Attend ! »
Oh non, il me court après !
J'accélère le pas, et traverse le hall que Lupin s'appétait à quitter. Il me voit courir comme une dératée, et semble se figer en voyant que Black me courir après.
Bien sûr ! Il a dû comprendre. C'est son ami après tout, il devait le savoir.
Et voilà que j'ai encore envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi.
Une main me saisit le bras alors que j'allais gravir les marches de marbre. Black me force à me tourner vers lui.
« Je peux t'expliquer, s'il te plait, mais écoute moi ! »
J'ai les yeux pleins de larmes, et je suis incapable de parler.
« Mais… je… tu d… »
Je ferme la bouche, et plonge mon regard dans ses yeux. Bleus.
J'aurais du faire le rapprochement, mais je crois que je n'ai jamais vraiment regardé les yeux de Sirius. Je veux dire Black.
Lupin nous rejoint, et fronce les sourcils en se tournant vers Black.
« Tu aurais pu faire attention ! Lui dit-il. Tu vas souvent te balader comme ça ?
- Et alors ? Je fais attention !
- Comme aujourd'hui ? »
Je les regarde se disputer comme un vieux couple, mes yeux allant de l'un à l'autre. C'est la première fois que je les voie se disputer. Et ils ne me voient même plus. Je m'en irais bien, mais Black me tient toujours.
Et en plus, autant l'avouer, j'aimerais vraiment avoir son explication. Surtout sur le fait qu'il soit venu plusieurs fois me lécher la figure.
« Euh… »
Interrompus par ma voix, ils se tournent vers moi.
Black se passe une main nerveuse dans les cheveux.
« Bon. Je suppose que tu as compris que je suis un animagus.
- Oui, j'ai au moins compris ça. Mais il faut des années pour y arriver !
- J'ai mis du temps !
- Et la dernière fois, dans la forêt, le cerf était un animagus aussi ? »
Ça expliquerait son regard. Il semblait comprendre ce qu'on disait et…
Mon Dieu ! Ils ont du se foutre de nous, vu les bêtises qu'on a dit.
« Oui. C'est James. Mais on le surnomme Cornedrue à cause de ça. »
J'acquiesce comme si je trouvais ça normal. Ou logique.
Je suis dans la quatrième dimension. Bienvenue. Veuillez ne pas laisser vos bagages sans surveillance.
« Et toi, c'est Patmol, ok. »
Je m'apprête à demander à Lupin s'il en est un aussi, et s'il a un surnom, quand je me rappelle des paroles de Black à Pré-au-Lard.
Le surnom qu'il a donné à Lupin aux trois balais.
« Lunard, je dis lentement. Comme la lune ? »
Je retiens un frémissement d'horreur. Il serait…
« Tu es le…
- Oui, dit-il en baissant la tête. Désolé de vous avoir effrayé et attaqué. Je n'étais plus moi-même.
- C'est pour ça que tu es à l'infirmerie si souvent !
- Oui. »
Il soupire.
« Dumbledore est au courrant, et il m'enferme dans un lieu toutes les pleines lunes. Mais depuis l'année dernière, je sors quand même dans la forêt et le parc.
- Et c'est pour ça que vous êtes des animagus ? Je demande à Black.
- Oui. On a réussit enfin l'année dernière. On y travaillait depuis la fin de notre première année. Comme ça, on peut rester avec lui toute la nuit, et on le surveille en le laissant sortir. Bien sûr, il ne faut pas que Dumbledore le sache.
- Vous êtes des animagus non déclaré, je dis calmement. Et vous laissez sortir un loup garou toutes les pleines lunes.
- Euh… commence Black. Effectivement. »
Je hoche la tête.
« Mais Pettigrow ? Je demande soudain en me rappelant de son existence. Je n'ai pas vu d'autre animal, dans la forêt ! »
Black et Lupin sourient.
« Il était là, explique Black. Mais il se transforme en rat. Tu n'as pas du le voir. »
Je me sens conne. Ça me parait tellement évident, maintenant.
Lupin qui était à l'infirmerie à ce moment là. Et Black qui a blêmit quand il a su que c'était un chien qui m'avait griffé. C'est parce que c'était lui.
Mais il ne s'en est pas rendu compte dans le feu de l'action.
J'ai vraiment l'ai conne. Sérieusement.
« Je me sens franchement conne !
- Pourquoi ?
- Avec toutes les bêtises qu'on a raconté ! »
Je rougis, et Lupin éclate de rire.
« Oui, on m'a raconté ça ! »
Merci de me remonter le moral. Non, vraiment, c'est trop !
Black le fusille du regard.
« Et tu m'as léché la figure ! »
Black semble gêné.
« Désolé, quand je suis en chien, j'agis comme un chien ! J'ai tous les instincts de l'animal.
- C'est quand même gênant. »
Et n'empêche qu'il espionne ! C'est pour ça que Lupin ne voulait pas parler de Clara dehors. Il ne voulait pas que son ami entende.
« Ecoute, reprend Black, je suis désolé pour tout. Mais si tu pouvais ne pas en parler… »
J'acquiesce de la tête. Pour qui il me prend ?
« Je ne dirais rien. Après tout, toi aussi tu n'as rien dit. »
Il me sourit gaiement, tandis que Lupin nous dévisage pour essayer de deviner de quoi on parle.
Maintenant, moi aussi je sais un truc gênant sur Black.
Et cette pensée me donne envie de sourire comme une gourde.
A demain peut-être alors
Bisous
