Ouf! Voilà (enfin) le chapitre 18! Je sais, j'ai mis du temps, mais bon, vu que j'ai quesiment tout écrit d'une traite, j'avais besoin de prendre mon temps et j'ai même écris deux autres fics entre temps lol
Donc désolée pour l'attente, j'essaierais d'aller plus vite pour le suivant.
Sinon, j'ai remarqué que vous aviez du mal avec le prénom d'Eileen. Je sais, c'est un prénom à part, mais je l'ai cherché spécialement sur un site de prénoms celtes (sisi) et je le trouvais joli. Et c'est après une dizaine de chapitres que je me suis rendu compte que c'était le nom de la mère de Rogue (moi esprit rapide, haha)
Bref, vous vous en fichez, et allez vous jetter sur le chapitre, alors bonne lecture!
18. Curiosité
« J'ai trouvé ! »
Merci Mathilde. Non, vraiment, j'adore ta discrétion.
Une demi douzaine de têtes se tournent vers nous, et Trina se rapproche, arrêtant sa conversation avec John.
« Qu'est-ce que tu as trouvé ? »
Mathilde semble surexcitée.
« Quelque chose de sombre ! »
Clara hausse un sourcil intrigué, tandis que Trina et John se penchent vers elle.
« Pour quoi faire ? Demande Trina.
- Pour raconter ma vie ! Je dis à la place de Mathilde. »
Elle me fusille du regard, et plante sa fourchette dans son steak en me regardant. Puis elle se tourne vers les trois autres commères (oui, John aussi, depuis qu'il sort avec Trina –et je ne dis pas ça parce qu'elle lui montre ce qu'elle écrit).
« On va essayer de lui provoquer une vision, dit elle en me montrant de son index qu'elle me plante dans l'œil.
- Aïe ! Je m'écrie, fais gaffe !
- Désolée. Bon, je disais donc qu'on va lui donner une vision… »
Elle leur explique l'affaire, et je me concentre sur mes carottes râpées en tenant mon œil. Si elle me donnait une vue tout court, ce serait bien !
« Bon, j'interviens, la bouche pleine, et c'est quoi ce truc sombre ? »
Elle se tourne vers moi, triomphante. Enfin, on dirait, vu que je suis aveugle.
« C'est la nuit, forcément ! »
Ok. Elle serait pas devenue débile, ces derniers temps ?
« Mathilde, je dis calmement en avalant, tu as mis toute la journée pour trouver ça ?
- Je ne veux pas dire juste la nuit. Je veux dire une surface en pleine nuit. »
Ah oui, là du coup je comprend pourquoi il lui a fallu tant de temps. Non, vraiment.
« Laisse moi finir ! S'écrit-elle devant ma mine consternée. Il faut, en pleine nuit, aller voir le lac. »
Je m'étrangle avec ma bouchée de carottes, et me mets à tousser. Elle me tape dans le dos.
« Tu es sûre de vouloir aller dehors ? En cette période ? »
Elle me regarde un moment, puis semble comprendre. Bientôt, c'est la pleine lune. Et je ne veux pas me faire bouffer par Lupin. D'ailleurs, je m'en veux un peu de ne pas lui dire que c'est lui qui a failli nous dévorer. Après tout, elle a le droit de savoir, elle a failli y passer aussi. Mais bon. Ça ne me regarde pas.
Et puis s'il sort avec Clara et qu'il lui dit, elle nous le répètera forcément. Reste à savoir comment je vais lui expliquer que je suis déjà au courrant.
Je jette un coup d'œil à la table des Gryffondors. Lupin attend que Clara voie la lettre et le paquet que j'ai posé sur son sac. Et après, on va essayer de me faire croire que les loups garous sont des bêtes sanguinaires !
« Bon, consent Mathilde, on va éviter le lac.
- De toutes façons, je veux être tranquille jusqu'au bal au moins.
- Ok, dit-elle en soupirant. Mais juste après Noël, on le fait.
- Ok. De toutes façons, je veux savoir ce que préparent ces types. »
Les autres se retournent vers leurs assiettes, et Mathilde se tourne vers moi.
« Bon, et pour Poufsouffle, comment on fait ? »
Je hausse un sourcil.
« Tu veux dire qu'est-ce que JE fais ? Eh bien je vais attendre que la solution me paraisse claire. Ensuite, je résolverais l'énigme.
- Tu ne veux pas que je t'aide ?
- Pas besoin. Essaye plutôt de trouver ton trône.
- Non. J'en ai marre. Et puis de toutes façons, Dumbledore a dit que la réponse des énigmes serait donnée lors de la fin du jeu. »
Oui. Logique. Ça permettra d'éclairer la lanterne de tous les élèves incapables de trouver un trône. Haha.
« Mathilde ? »
On se retourne toutes les deux vers… Marc (ouf, j'ai failli oublier son nom), qui est tout rouge.
« Euh, oui ? Répond ma meilleure amie déguisée en tomate mûre.
- Je voulais te demander, pour le bal. Où est-ce qu'on se rejoint ?
- Euh. Bah, dans le hall ?
- Ok. A quel heure ?
- Sept heures et demie. »
Ils se sourient encore un instant, puis Eric, s'en va, laissant Mathilde se retourner vers son assiette en soupirant. Je lève les yeux au ciel.
« Pitié, je dis, si un jour je me conduis comme ça, fous moi en une ! »
Elle me fusille du regard.
« Tu préfère observer dans ton coin, et te faire piquer le mec que tu aime par une autre ? »
Je rougis. Elle a touché juste.
« Et alors ? De toutes façons, je suis très bien toute seule. Et je ne suis pas amoureuse ! »
Elle n'ose pas me contredire, et je finis mon assiette d'un air hautain.
En plus, franchement, je préfère laisser le membre des hors la loi à Clara. Non, sans blague. Franchement, je pensais ne pas mériter mon insigne d préfet, mais que dire de ce préfet là, qui sort en tant que loup garou toutes les nuits de pleine lune dans le parc d'une école ? Et qui couvre ses trois amis animagus non déclarés !
« Oh ! »
On se tourne vers Clara, qui ramasse son sac. Zut, j'avais failli oublier la lettre. Elle attrape le petit mot, ainsi que le petit paquet. Elle les pose sur la table, et Trina colle presque son nez dessus.
« C'est encore ton admirateur ?
- Je ne sais pas. »
Elle lit le message, et sourit comme une enfant. Mais une jolie enfant hein.
« Oh, il me demande de le rejoindre ce soir ! »
Trina fronce les sourcils.
« Et tu vas y aller ? »
Clara se tourne vers elle sans perdre son sourire béat.
« Oui. Pourquoi ? »
Trina fait un grand geste, écartant ses feuilles qu'elle vient d'écrire, et John s'écarte pour ne pas se prendre sa main dans la tronche.
« Mais enfin, c'est peut-être un dingue ! »
Ok, c'est très sympa de sa part. je veux dire, de s'inquiéter pour clara. Non, vraiment. Mais tout de même, elle exagère. Un taré n'aurait pas pris la peine de lui écrire une lettre. Ni de lui envoyer une fleur.
« Tu vois le mal partout ! Je fais remarquer à Trina.
Elle me jette un regard noir.
« Je suis pas parano ! Ca pourrait être n'importe qui !
- Je suis sûre que c'est un gentil garçon. Mais tu es jalouse.
- Je ne suis pas jalouse !
- Bon, les filles, intervient Clara en soupirant, quand vous aurez décidé si ce type est fou, vous me le direz ? »
On se tait, et elle ouvre le petit paquet.
Elle ouvre la bouche sans rien dire, et j'en fais de même.
On fixe tous la fleur. Même John.
Sur un écrin de velours, une rose à la tige coupée est délicatement posée. Elle est parfaite, d'un rouge sang, et brille légèrement, sans doute à cause du sort.
« Woah ! Je dis. »
Clara acquiesce, et touche les pétales du bout des doigts.
« Elle est magnifique !
- Finalement, c'est peut-être un type bien ! Consent Trina, sans fermer la bouche ou quitter lafleur des yeux. »
Tu m'étonnes ! Même moi, je dois dire que Lupin m'a sciée. Je me tourne vers lui. il nous regarde toujours, et attend un signe de ma part. je lui fais signe que c'est super. Ou génial.
Qu'il comprenne comme il veut, l'idée est là.
Sa fleur est superbe.
« Oh, regardez ! Il y a un petit mot avec ! »
On regarde Clara déplier le petit mot, qu'elle lit à voix haute.
« Pour ma belle, une fleur increvable… »
Trina éclate de rire, tandis que Clara grimace. Quant à moi, je suis partagée entre le rire et l'horreur.
Mon dieu ! Il n'a pas écrit ça, quand même ! Increvable ?
Je plante ma tête dans mes mains. Il est finalement irrécupérable.
Mathilde se tourne discrètement vers moi (c'est-à-dire qu'elle tourne si vit la tête qu'elle a du se faire un torticolis).
« Tu vois que c'est toi qui écrit ses lettres ! Me siffle-t-elle. Maintenant, tu ne peux plus essayer de me raconter le contraire ! »
oOoOoOoOo
Lupin est à peine sorti de sa salle de cours que je lui saute dessus. Il me sourit, puis perd son sourire quand il voit mes sourcils froncés.
« Quoi ? Elle a aimé, non ? »
Je lève les bras en signe d'impuissance.
« Increvable ? Tu n'as rien trouvé de mieux que increvable ? »
Il a la décence de rougir. Je rêve. J'étais presque à avouer qu'il était romantique. Et voilà qu'il arrive à mettre increvable dans une lettre d'à peine six mots.
« J'ai rien trouvé d'autre…
- Immortelle, ça te dit quelque chose ?
- Ah oui ! J'y avais pas pensé. »
Qu'est-ce qu'on va faire de lui ?
« Bon, à partir de maintenant, si tu lui écris une lettre, demande moi d'abord !
- Je croyais que tu voulais que je les écrive moi même ?
- Increvable. Tant que ça fera partie de ton vocabulaire de séducteur, je travaille pour toi.
- Elle en a pensé quoi ?
- Disons qu'au moins, tu l'as fait rire ! »
Il sourit.
« Ah ! Tu vois ? Finalement, c'était pas plus mal ! »
Ouais. Enfin, au moins, elle sait à quoi s'attendre quant au romantisme de son admirateur. C'est-à-dire fleurs et vocabulaire digne d'une poissonnière.
Même Mathilde, qui n'était pas trop d'accord, m'a prié de lui écrire ses lettres s'il continuait d'en envoyer à Clara.
« Bon, c'est à quelle heure déjà que tu dois la voir ?
- Heu… dans une heure environ.
- Profite en pour te faire beau ! Je lui fais en plaisantant.
- Oui, c'est ce que je comptais faire. »
Ah. Lui ne déconne pas.
Je le laisse filer, et m'apprête à en faire de même, mais une voix m'arrête.
« Eileen ! »
Tiens, Siana. Ça faisait longtemps que mon adorable petite sœur n'était pas venue se mêler de mes affaires. Elle court dans ma direction, sa tignasse blonde volant derrière elle.
« Oui ? Je dis quand elle s'arrête à ma hauteur.
- Tu vas au bal ?
- Euh… oui. Mais pourquoi tu me demandes ça ?
- Tu y vas vraiment ? Avec qui ?
- Pourquoi je devrais avoir un cavalier ? »
Elle pose son regard septique sur moi.
« Bon, j'y vais avec Eric !
- tu sors avec lui ?
- Siana ! Dis moi ce que tu me voulais, et arrête de tourner autour du pot ! »
Elle soupire.
« Bon, ok. Il parait qu'il va y avoir des gâteaux au chocolat, et… »
Non, ne me dites pas qu'elle est venue me voir juste pour sa ration quotidienne ?
« Et tu veux que je t'en donne ?
- Oui. »
Elle me sourit. Elle a vraiment l'air d'une gamine comme ça, avec ses petits yeux noisettes plissés.
« Avec quelques amis, on va se poster dans un coin, près de la grande salle, vu qu'on ne peut pas y aller. On aura de la musique et tout, mais pour la nourriture…
- Non ! Je dis d'un ton ferme. »
Elle prend un air suppliant.
« Allez ! S'il te plait !
- Non !
- Tu vas me laisser mourir de faim ?
- Et pourquoi pas ? »
Elle prend une mine boudeuse.
« Tu pourrais compatir !
- Tu me vois, avec ma robe, essayant de cacher de la nourriture dans mon décolleté ?
- T'as qu'à demander à Mathilde de t'aider.
- Non ! »
Elle soupire.
« Tu seras pas obligé de faire toutes les corvées si tu m'en apporte ! »
Ah. Là, ça m'intéresse. Parce que bon, après notre pari (que j'ai perdu après notre excursion dans les bois), je devrais normalement hériter de toutes les corvées aux prochaines vacances.
« Vraiment ?
- Oui. Alors, cette bouffe ?
- Je suis ton homme ! »
Ou plutôt, je suis sa femme.
Elle lève la main, et je tape dedans, avant de cracher par terre en même temps qu'elle.
« Va pour la bouffe, je trouverais un sort discret !
- Merci ! »
Puis elle fie avant que je change d'avis. Même si notre rituel est réservé aux cas extrême. Ça sert à être sûre que l'autre va se tenir à ce qu'on a dit. Et inutile de dire que ma mère nous menace avec sa baguette chaque fois qu'on le fait.
On crache donc dans le jardin maintenant.
Tout en réfléchissant, j'avance dans les couloirs, quand j'aperçois Lupin.
Merde ! Me dites pas que je suis dans le couloir où…
Bon, si, certainement. Zut ! Zut ! Merde !
Vite, la fuite !
Je tourne les talons, quand je vois une armoire.
Pour ma défense, je dirais que je n'ai pas le choix. Et que bon, si je dois m'occuper d'eux, autant savoir où ils en sont, non ?
J'entre donc en vitesse dans l'armoire au moment où Lupin se rapproche de moi, et claque la porte derrière moi. Je remercie Poudlard et ses armoires envahissantes !
Dans le noir, j'approche mon œil de la rainure, en me demandant qui je peux voir le couloir, quand une main m'agrippe le bras.
Je pousse un hurlement, étouffé par la main qui s'est déplacée pour me bâillonner.
« Chut ! Dit une voix familière dans l'obscurité. Tu vas nous faire remarquer ! »
Il écarte sa main, et je reprends mes esprits, les yeux pleins de larmes. Je suis au bord de la crise cardiaque.
« Black ? J'arrive à articuler. Tu m'as fait peur ! »
Je tremble de tous mes membres, et me laisse tomber sur le sol de l'armoire, à côté de lui.
« Désolé. Je m'attendais pas à avoir de la visite.
- Moi non plus figure toi ! Et qu'est-ce que tu fiches dans cette armoire ? »
Je l'entends rire à côté de moi.
« Il me semble que c'est évident !
- Pas pour moi, alors abrège, s'il te plait !
- J'aime ta délicatesse et ta patience.
- Oh mais ça tombe bien, mon seul but est de te plaire !
- Bon, je suis là parce que je voulais savoir ce que trafique Remus ! »
C'est à mon tour de ricaner.
« Ça lui ferait plaisir, tiens ! »
Il émet un petit bruit, et je devine qu'il lève les yeux au ciel.
« Parce que toi, t'es là pour le ménage, peut-être ? »
Je soupire.
« Non, je suis là parce que je ne voulais pas qu'il me repère. Mais contrairement à toi, je sais pourquoi il est là. »
Malgré l'obscurité, je sens son regard perçant sur moi.
« Je suppose que ça a un rapport avec ce que vous trafiquiez dans le parc ensemble ?
- C'est pas beau d'espionner ses amis.
- Et ce n'est pas ce que tu fais ?
- Non ! Et maintenant, tais toi ! Je veux entendre si elle arrive…
- Qui ?
- Chut ! »
Je colle mon œil à la rainure du bois, et vois Lupin, face à Clara. Ils parlent, mais j'entends rien.
« Ils pourraient parler plus fort !
- Qui ? »
Black me pousse sur le côté, et colle son visage à la rainure.
« Eh, mais c'est Clara !
- Chut ! Parle moins fort !
- Il drague ta copine ? »
Il se décolle de la rainure et se tourne vers moi. Je remarque qu'il est à genoux, alors que je suis assise en tailleur. Je dois donc lever la tête pour fixer l'endroit où doivent se situer ses yeux.
« Et alors ?
- Franchement, elle est insipide !
- Tu parles d'une de mes copines, là !
- Ouais, bah n'empêche que je ne comprends pas…
- Oui, mais tout le monde n'aime pas les garces ! »
Il tombe sur ses fesses, et s'assoit face à moi, nos genoux les uns contre les autres. Finalement, cette armoire est un peu petite !
« Tu parles de qui ? Ma cavalière ?
- De qui d'autre ? C'est une vraie gourde !
- Sympa pour elle.
- Juste un truc…
- Quoi ? »
Je souris dans le noir.
« C'est quoi son nom ? »
Il se met à rire.
« Pourquoi son nom t'intéresse ? »
Bien sur, il ne peut pas comprendre que j'ai BESOIN de connaître son nom. C'est toujours la dernière chose que j'apprends des personnes. Et ça m'énerve.
« Alors ?
- Elle s'appelle Shelly. »
Un nom de pétasse, si vous voulez mon avis.
« C'est pourri.
- Sympa pour elle.
- Mais de rien, c'était gratuit ! »
Je me redresse sur mes genoux une nouvelle fois, et colle mon oreille à la rainure. Je n'entends que des bribes de mots.
« … vraiment…
- Je… bon…
- … alors… »
Je décolle mon oreille en soupirant.
« Ils sont chiants, on n'entend rien !
- Ils pourraient parler plus fort.
- En même temps, je fais remarquer, ils sont pas censés savoir qu'on est là.
- Oui, et j'aimerais que ça reste entre nous.
- Comme d'habitude, oui. T'inquiète, je préfère garder ça aussi pour moi. Sinon, Lupin va me tuer. »
Je rejette un coup d'œil à la rainure. Lupin se tord les mains, et Clara est hors de mon champ de vision.
« Ce qu'ils sont coincés ! »
Black regarde aussi.
« Oui. A se demander de quelle planète ils sortent ! »
J'éclate de rire discrètement, et Black se met aussi à rire. Je le sens se pencher sur moi.
« Fais gaffe, ils vont nous entendre. »
Sans comprendre pourquoi, je sens mes joues s'empourprer. Qu'est-ce qu'il me prend ? Je deviens conne, ou quoi ?
Black se penche sur la porte.
« Ah, je crois qu'elle est partie. On pourra sortir dès que Lupin sera partit.
- Qu'il se grouille ! Mathilde va se demander où je suis.
- Elle va au bal avec un Serdaigle, non ?
- Oui. Je suppose que ton ami le caribou a demandé à Lily Evans ? »
Il rit doucement, et je sens son souffle sur mon visage.
« C'est un cerf ! Et oui, il lui a demandé.
- il y va avec qui alors ?
- Qui te dit qu'elle lui a dit non ? »
Je hausse un sourcil, alors que je sais qu'il ne peut pas me voir.
« Pas besoin d'être devin pour savoir qu'il se fait toujours jeter.
- C'est vrai. Il y va avec une autre Gryffondor. En cinquième année.
- Et Pettigrow ?
- Il y va seul. »
Je hoche la tête. Un bruit se fait entendre dans le couloir, et on se tourne en même temps vers la porte, cognant nos têtes l'une à l'autre.
« Aïe !
- Désolé ! »
Je frotte mon crâne, et on essaie de regarder en même temps dans le couloir. Lupin est encore là.
« Mais qu'est-ce qu'il attend ?
- Je sais pas.
- Il devrait pas rejoindre tes copains ?
- Je sais pas. Je les ai laissé pour le suivre.
- Zut ! »
Je soupire, et il se tourne vers moi. Son nez frôle ma joue, me chatouillant la peau. Je rit en me tournant vers lui.
« Fais gaffe, tu me chatouille !
- Désolé. »
Mais il ne s'écarte pas. Ses yeux brillent un peu, et je ne bouge pas d'un pouce, sans cesser de les observer. Il s'approche légèrement, et son souffle me chatouille les lèvres.
J'ai l'impression que mon cœur essaie de sortir de ma poitrine tellement il bat fort.
Je suis tétanisée. Mais je n'ai pas peur. Je retiens mon souffle, et entrouvre les lè…
« AAH ! AH ! »
J'hurle comme une possédée, et me jette contre le battant de bois du côté de l'armoire en battant des bras.
« Enlève là, enlève là ! »
Les larmes aux yeux, je gesticule dans tous les sens, sans cesser de hurler. La porte de l'armoire s'ouvre brusquement, et Lupin, les sourcils froncés, nous observe.
Moi, en train d'hurler contre l'armoire en bougeant dans tous les sens, et Black, penché sur moi, essayant de me débarrasser de l'araignée qui galope sur mon uniforme.
« Au secours ! »
Black se saisit de la bête, et la jette dans le couloir. Je suis sur le point de pleurer, et je frissonne. Black pose une main sur mon bras.
« Ça va ? »
Je hoche faiblement la tête. Je tremble comme une feuille morte ? Je hais ces bestioles là !
Et je viens aussi de me taper la honte de ma vie. Vraiment. Ce qui, quand on sait tout ce qui m'arrive, n'est pas peu dire !
Black sort de l'armoire, et je le suis, me tenant sur mes jambes tremblantes.
Lupin nous regarde, apparemment fou de rage.
« Très bien ! S'exclame-t-il Et maintenant, je vous donne cinq minutes pour me dire ce que vous faisiez là ! »
A bientôt!
