Voilà le nouveau chapitre, j'ai reussis à l'écrire pour Noël!
J'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture, et joyeux Noël si je n'ai pas finis le chapitre suivant pour demain
19. Courses de Noël
« Dépêche toi ! »
Oui, oui, c'est bon, j'arrive !
J'enroule mon écharpe autour de mon cou, et suis Mathilde dans les couloirs. Trina et Clara sont déjà dans le hall d'entrée, elles ont rejoints John et Lupin.
Oui, car Clara et Lupin vont ensemble au bal. Et on peut presque dire qu'ils sont ensemble. Je dis presque, parce qu'après qu'il nous ai trouvé Black et moi dans l'armoire en train de l'espionner, il me cache certaines choses.
Bien sûr, on continue de comploter, et je l'aide à écrire de petites lettres. Mais il ne me dit pas où ils en sont.
Ce qui m'agace un peu ; mais je ne dis rien. Déjà, on a passé un mauvais quart d'heure une fois sortis de l'armoire. C'est la première fois que je vois Lupin crier.
Et il nous a engueulé pendant au moins un quart d'heure.
Je suis pas prêt de recommencer à l'espionner, ça c'est sur.
« Ah, elles sont là ! »
On arrive dans le hall, et Mathilde me montre nos amies, accompagnées par Lupin et john.
Bien sûr, Mathilde sait tout. Enfin, elle sait que Lupin nous a trouvé en train de l'espionner. Et compatissante comme elle est, elle m'a dit que c'était bien fait qu'il nous ai engueulé. La garce.
Heureusement je ne lui ai pas TOUT dit. Je veux dire, ce qu'on s'est dit dans l'armoire, on s'en fiche !
Non ?
Et puis, je préfère ne pas savoir ce qui serait arrivé si la mygale (ok, j'exagère, elle était pas si grosse !) ne m'avait pas attaqué.
Aucune importance. Je m'en fiche en plus. J'avais bu.
Bon, ok, je n'avais pas bu. Mais ce n'est qu'un détail. Je devais avoir un problème d'hormones. Sinon, j'aurais pas rougis. Et…
Bref.
On s'avance entre les élèves, quand une voix m'arrête net.
« Tiens, on va voire des pâturages ? Puisque des vaches viennent ! »
Je me fige, et laisse Mathilde continuer, tandis que je me tourne vers Shelly.
« Tiens, on fait un rabais sur les cerveaux ? Ou bien c'est la saint Barbie aujourd'hui ? »
Elle ouvre sa bouche de conne en un joli petit rond. Puis elle fronce les sourcils.
« De toi et moi, c'est toi qui a les cheveux blonds ! Me dit-elle méchamment.
- Et c'est aussi moi qui aie le cerveau ! »
Elle met ses poings sur ses hanches, folle de rage, mais je me casse.
Elle m'énerve, elle m'énerve, elle m'énerve !
« Eileen !
- Quoi ? Je m'écrie méchamment. »
Mathilde prend une mine boudeuse, tandis que les autres me dévisagent comme si j'étais une folle furieuse. Ce qui est certainement le cas.
« T'es pas obligé de m'agresser ! Dit ma meilleure amie en croisant les bras. »
Je soupire, et essaie de me calmer.
« Désolée, j'étais un peu énervée.
- Oui, je vois ça. C'est traverser la foule qui te fait cet effet ? »
Des fois, je me dis que je dois vivre dans un monde différent du sien. Vraiment. Ou bien c'est elle qui est totalement aveugle.
Les portes du château s'ouvrent, et on sort enfin dehors. Je frissonne de froid, et suit notre petit groupe vers le village. Bon, déjà, j'ai tous mes cadeaux. Me reste donc plus que ma robe à acheter.
Heureusement, Mathilde est avec moi. Parce que niveau robe de bal, je ne sais pas du tout ce qui m'irait.
« Eh, attendez nous ! »
Merde. Pas eux !
Black, Potter et Pettigrow nous rejoignent en courrant, et je pique un fard monstre. Le bon côté, c'est que Shelly-je-suis-une-pétasse-et-j-en-suis-fière n'est pas avec eux.
Mais bon, ça va faire un mois que j'arrive à éviter Black. Et je n'ai vraiment aucune envie de me retrouver en sa présence.
Sans un mot, j'accélère le pas sans me retourner, et file vers Pré-au-Lard.
Mais une main me saisit le bras, et me retient. Je fusille Mathilde du regard.
« Tu n'iras nulle part sans moi ! Me souffle-t-elle. Hors de question que tu m'abandonne avec eux. En plus, tu dois m'aider à choisir ma robe. »
Dommage qu'il y ait pas de falaise, je m'en serais jetée.
J'évite soigneusement de regarder Black, et fixe la neige sous mes pas. J'enfonce mes pieds dedans, et souris en entendant le crissement.
« T'as l'air d'une enfant ! »
Je lève la tête vers Black, sans perdre mon sourire.
« J'adore la neige ! »
Je viens de parler comme une débile mentale troisième catégorie, mais je m'en fiche.
D'ailleurs, il me sourit lui aussi comme un gosse. J'en conclue que quand il neige, on a le droit d'être stupide. Ça expliquerait beaucoup de choses sur les miss météo, haha.
Je me penche, ramasse un petit tas de neige, et en fait une boule entre mes doigts glacés.
Black fronce les sourcils en s'écartant.
« Ah non, tu… »
Il se prend ma boule dans la tronche, et j'éclate de rire tandis qu'il avale la moitié de la neige sur son visage.
« Tu vas me payer ça ! »
Il ramasse un gros tas de neige, et je pars avec un cri. Sa boule m'atteint à l'arrière de la tête, et je sens l'eau glacée couler sur mes cheveux. Je ramasse de la neige, et lui renvoie une boule, qui le rate d'un bon mètre.
Il me tire la langue en rigolant, et je lui envoie une boule sur l'épaule.
Je n'arrête plus de rire, et cours en avant en évitant ses boules de neige.
Devant nous, les autres avancent tranquillement, jetant de temps en temps un coup d'œil sur les deux gamins de cinq ans qui les suivent en s'envoyant de la neige.
J'envoie une grosse boule vers lui, et il saute sur le côté pour l'éviter. Il dérape, et atterrit sur ses fesses.
J'éclate de rire, et m'arrête quand je voie qu'il ne bouge plus.
« Hé, Black, tu dors ? »
Il ne bouge toujours pas.
Merde, j'espère qu'il n'a rien. Mais non je suis pas inquiète. C'est juste que s'il est blessé, je vais avoir des ennuis. Et je ne veux pas faire ça à ma mère la veille du réveillon.
Je m'approche doucement, et regarde son visage. Il a les yeux fermés, et ses cheveux retombent sur son front mouillé.
« Black ? »
Toujours rien. Merde, merde, merde !
Je m'accroupie, et lui secoue l'épaule.
« Hé, Black, t'es mort ? »
Une main me saisit alors le bras, et me fait tomber dans un tas de neige.
Je m'enfonce dans la poudre blanche en criant, et tombe lourdement sur mon dos. Je me redresse aussitôt e fusillant Black du regard.
« C'est malin ! Je suis trempée ! »
Il se contente de rire à gorge déployée en se relevant.
« Merci de ta compassion, mais fallait pas t'inquiéter ! »
Je hausse un sourcil. Il s'attendait à quoi, à ce que je pleure sur son corps ?
Je me relève, et le repousse dans la neige pendant qu'il se remet sur ses jambes. J'éclate de rire, et file vers les autres. Je l'entends rire derrière moi.
« J'ai remarqué que tu perdais au moins cinq ans d'âge mental chaque fois que tu vois de la neige, me fait remarquer Mathilde quand j'arrive à sa hauteur. »
Je lui souris innocemment en retour.
« Tu es adorable, toi ! »
Elle lève les yeux au ciel, et nous stoppe devant une vitrine.
« Oh ! Regarde ça ! »
Elle me désigne l'écharpe la plus hideuse que j'ai jamais vue, dans une vitrine.
« Oui, c'est très moche, je dis en acquiesçant. »
Mauvaise réponse. Elle me fusille du regard.
« Je voulais l'offrir à Marc. »
J'ouvre grand la bouche.
« Quoi ? Tu vas lui offrir un cadeau ?
- Oui. On s'est mis d'accord pour s'offrir un petit quelque chose. »
Eh bah j'espère qu'Eric ne s'attend pas à un cadeau, parce qu'il n'aura rien. Mon budget ne comprend pas les cavaliers d'un soir. Encore moins ceux qui m'entraînent au quidditch toutes les semaines.
« En tout cas, ne lui offre pas ça. »
Elle tourne des yeux désespérés vers moi.
« Mais je n'ai rien du tout ! J'ai regardé dans tous les magazines de vente par correspondance, mais je n'ai rien trouvé de bien !
- C'est pas une raison pour acheter une écharpe pour SDF.
- Une écharpe pour quoi ?
- Laisse tomber. Viens, on va voir en face ! »
Je lui attrape le bras, et on entre dans la boutique d'en face, spécialisée dans le matériel de quidditch et les fringues pour hommes. Je me dirige vers une vendeuse à l'air revêche.
« Excusez moi…
- Danny ! Où sont mes aiguilles ? »
Je ferme les yeux sous le hurlement de la vendeuse, qui semble ne pas m'avoir vu.
Pourtant, je suis à dix centimètres d'elle.
« Bonjour ! Excusez moi, mais je cherche un cadeau et…
- On manque de personnel ! »
Ok. Ne t'énerve pas, Eileen.
Cette bonne femme flâne en regardant un pull, mais ce n'est pas une raison pour croire qu'elle n'a rien à faire.
« Oui, mais on a besoin de conseils ! »
Elle pose son regard mauvais sur moi. Je ne cille pas.
Elle soupire, et lâche la manche du pull qu'elle tenait.
« Vous voulez quoi ?
- Un sourire, j'ironise. »
Elle hausse un sourcil. Elle a pas compris. Tant mieux !
« On cherche un cadeaux pour un garçon.
- Quel âge ?
- 17 ans.
- En faite, commence Mathilde, il est né en Septembre, donc il a…
- Vous avez quoi ? J'interromps. »
La vendeuse réfléchit un moment.
« Il joue au quidditch ? »
Je me tourne vers Mathilde.
« Non, dit-elle, mais tous les garçons aiment ça, non ? »
Pas sur. Enfin bon, je ne parierais pas là-dessus.
« Et vous avez quoi d'autre ? »
Elle pose un œil torve sur les merdes de sa boutique.
« Je crois qu'il pourrait aimer un objet magique. »
Elle va vers le fond de la boutique, et on la suit sagement. Elle se poste devant une étagère pleine d'objets à l'aspect louche. Je jette un coup d'œil à Mathilde pour attirer son attention, mais elle regarde d'un air béat l'étagère.
Zut ! Il faut que je nous sorte de là !
Elle ne peut pas acheter un cadeau digne de l'allée des embrumes à son cavalier !
« Regardez ça ! »
La vendeuse prend un objet triangulaire, orné d'un globe.
« C'est un feriass.
- Un quoi ?
- Un feriass. Il permet à son possesseur de résoudre les situations compliquées. »
Ok. Ça sent la magie noire à plein nez.
Faut vraiment qu'on s'en aille. Je lance une série de regards insistants vers Mathilde, mais elle ne quitte plus l'objet des yeux, un sourire d'idiote sur le visage.
Ou de pigeon. Et la vendeuse l'a vu.
Je la fusille du regard.
« Bon, c'est très intéressant, mais on est un peu pressées et…
- Regardez la finesse des gravures sur… »
Mathilde attrape l'objet, mais je la tire par le bras.
« Mathilde, viens ! On va…
- C'est génial, non ? »
Je lui lance un regard septique. Elle ne pige pas que cet objet est naze ? Et qu'en plus, la vendeuse serait prête à tout pour le vendre ?
Je lui prends l'objet des mains.
« Trouve autre chose !
- Non. C'est ça que je veux pour lui ! »
Elle pose sur moi son regard. Celui que je déteste. Qu'elle réserve pour les grandes occasions. Et les cas d'urgence. Qui se veut suppliant.
Et qui m'a déjà convaincu de faire du sport, ou bien, plus récemment, de jouer avec des bêtes sauvages au clair de lune.
« Ok ! Je dis. Mais je m'occupe de tout, va m'attendre dehors ! »
Elle me sourit, ravie, et file dehors. Je garde l'objet en main.
Je me tourne vers la vendeuse, qui affiche un petit air supérieur.
« On le prend. »
J'ai parlé d'un ton glacial, mais elle ne relève pas, et se dirige vers la caisse. Je la suis, et pose le machin-flass sur le comptoir.
Elle m'annonce un prix exorbitant, et je la regarde dans les yeux.
« Dix gallions. Pas plus. »
Elle fronce les sourcils.
« Le prix n'est pas négociable, mademoiselle. »
Je fronce les sourcils aussi, et m'approche du comptoir en bois.
« Ecoutez moi bien ! Vous avez réussis à refiler votre objet de magie noire à mon amie, mais je ne suis pas dupe. De plus, vous l'introduisez dans une école. Je suis sûre que le directeur serait ravi de le savoir ! »
Elle blêmit.
« Mon objet n'est pas maléfique.
- Je ne sais pas, je dis négligemment, je devrais lui demander pour vérifier. »
Bien sûr, je n'ai pas l'intention d'aller raconter ma vie à Dumbledore. Mais ça, elle n'en sait rien.
« Ok pour dix gallions. »
Je la paie avec un sourire d'hypocrite, puis rejoint Mathilde, qui attrape le sac en sautant sur place.
« Merci ! Tu es géniale ! »
Je grommelle qu'elle me doit dix gallions, et cherche les autres du regard. Ils doivent être aux trois balais, je ne les vois nulle part. j'irais bien boire une bièraubeurre chaude aussi, mais il nous manque encore quelque chose.
« Les robes ! S'exclame Mathilde en me prenant le bras. »
Au secours.
Pitié.
Un gros chien noir nous rejoint en aboyant gaiement, et Mathilde le caresse en riant.
« Coucou toi ! Ca faisait un bail ! »
Je le caresse aussi, je ne peux pas m'en empêcher, mais je me demande ce que Black fait là. Surtout en chien.
« Salut Patmol, je dis au chien qui me lèche les mains. Qu'est-ce que tu fais là ? »
Il plante son regard bleu dans mes yeux, l'air de dire « je me ballade ». Je soupire, et lui ébouriffe un peu plus ses poils noirs.
« Bon, je suppose que tu veux te balader avec nous ? »
Il aboie en signe d'assentiment.
« C'est dingue hein ! Me dit Mathilde avec un sourire, sans quitter Black des yeux. On dirait vraiment qu'il comprend !
- Oui, je dis, ça me scie ! »
On continue vers la boutique, Black gambadant gaiement autour de nous. Mathilde ouvre la porte, et on entre au chaud, suivies par le chien. Je me tourne vers lui, et me penche sur son museau.
« Tu nous attend dehors, toi ! Hors de question que tu nous observe pendant qu'on essaye des habits ! »
Il s'assoie, et rabat ses oreilles en gémissant.
« Oh ! Il est trop mignon ! S'exclame Mathilde. »
Je les fusille tous les deux du regard.
C'est vrai qu'en chien, il est adorable. Si ça pouvait être le cas en humain, ce serait génial !
« Non, c'est non ! »
Il se couche par terre, et couine plus fort. Le vendeur nous observe de plus en plus bizarrement.
« Bon, ok ! Je concède au chien en le menaçant d'un doigt. Mais je te préviens, si jamais tu ne tiens pas à carreau, c'est dehors ! »
Il se lève, et me lèche le visage en battant la queue.
Dire qu'il m'avait dit qu'il ne le ferait plus !
« Eileen, s'impatiente ma meilleure amie, arrête de lui parler comme ça, ce n'est qu'un animal ! Viens plutôt essayer une robe ! »
Elle m'attrape le bras, et me tire vers des portants. Patmol nous suit, et je lève les yeux au ciel.
Dès qu'il reprend sa forme humaine, je le tue !
