Voilà un petit chapitre pour le nouvel an

Pour répondre à certaines questions, Eileen se bat comme une moldue effectivement, mais là c'est parce qu'elle n'avait pas de baguette lol. Mais je pense surtout que c'est une question de reflexe.

Soit c'est la baguette qui part, soit c'est la main lol

Bonne lecture!

23. Noël

Euh.

J'ai dû mal entendre.

En plus, bon, je suis pas spécialiste des déclarations (quoique si, en ce moment), mais il manque l'essentiel, non ?

« Pourquoi tu veux sortir avec moi ? Je demande à Eric. »

J'aurais peut-être dû demander ça autrement…

Il éclate de rire.

« Tu es directe ! »

Il hausse les épaules.

« Je n'ai pas de petite amie, et je t'aime bien. Je me dis que si tu as besoin d'un copain, je suis là, moi. »

Je me mets à rire.

« Mais tu ne m'aime pas ! »

Il hausse les épaules de nouveau comme si c'était un détail.

Mais moi, ça me rassure.

Ces derniers temps, mon cœur à eu tendance a voguer un peu partout. Mais à aucun moment il n'est allé faire un tour du côté de chez lui.

« Non, mais je peux essayer. »

Je ris de plus belle.

« Je ne veux pas que tu essaye. Je ne t'aime pas, et je ne compte pas le faire. »

Il rit sans se vexer.

« Tu as peut-être raison.

- Oui. Tu es mon ami, et je crois que je préfère ça en ce moment. »

Il désigne mon épaule en sang et mes cheveux en bataille.

« Oui, je peux comprendre ça.

- Et puis bon, en ce moment ma vie est assez compliquée, je ne veux pas y rajouter un petit ami. »

Il hausse ses épaules sans perdre son sourire.

« Dommage, tu es la seule fille que j'aurais pu aimer. »

Je fronce les sourcils.

« Je ne crois pas, non. Je suis bien trop sauvage.

- Oui, t'as raison ! »

Je fais mine de me vexer, et lui donne un coup de poing dans l'épaule.

« T'es pas si désespéré que ça ! Je suis sûre que tu vas te trouver une copine ! »

Il est mignon, gentil, et en plus de me supporter, il était prêt à sortir avec moi !

C'est l'homme parfait, non ?

Quel dommage que je n'en sois pas amoureuse.

Ça aurait bien arrangé mes affaires.

« Bon, je dis, retourne draguer, moi je monte me coucher avant que quelqu'un d'autre vienne me déclarer sa flamme ! »

Il éclate de rire, et m'embrasse sur la joue, avant de me laisser remonter l'escalier vers ma terre promise : mon lit.

oOoOoOoOo

J'ouvre les yeux lentement, et me redresse en baillant.

Mathilde se penche aussitôt sur moi.

« Joyeux noël ! »

Son cri joyeux me perce les tympans, et j'en mets de rechange avant d'écarter mes couvertures.

« Joyeux noël ! Je dis en retour. »

Je me met debout douloureusement, et souhaite un joyeux noël à Clara et à Trina, qui gémit, encore sous ses couvertures.

« Ouais, ouais, joyeux noël ! Grommelle-t-elle de sous son oreiller, mais moins fort, s'il vous plait ! »

Clara se jette alors sur elle, et lui tire ses couvertures de force.

Je compatis pour les membres de Trina.

Moi-même j'ai tellement mal partout que j'ai l'impression de m'être battue avec une tribu de rhinocéros. Mais ce n'était qu'un hippopotame.

En plus, ma main droite et mon épaule sont en sang, et je porte encore la trace de ses dents.

Trina se lève en grognant, et me fixe de travers.

« Bah qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

- Je me suis battue avec les escaliers en allant me coucher ! Je plaisante. »

Mais sa gueule de bois l'empêche de savoir si c'est la vérité.

« Et qui a gagné ?

- Le lac. »

Elle acquiesce, et se met sur ses pieds.

« Bon, les cadeaux ! S'exclame Clara. »

On sort toutes nos cadeaux, et on les échange, avant de les déballer comme des gosses.

Je déballe en premier un nécessaire pour mon balai. Puis un ensemble de bonbons moldus, un livre de divination « comment interpréter les visons ? », un jeu d'échec version sorciers, et enfin, un gros livre.

J'examine la couverture en fronçant les sourcils.

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Dix façons de devenir plus gentil

Je lève la tête, et rencontre le regard de Trina.

« Mon livre te plait ? »

Je la fusille du regard.

Dire que je l'ai empêché de se mettre à poil !

« Sympa pour moi ! »

Mathilde vient regarder le titre, et se met à rire.

« C'est pour que tu apprenne des compliments ! »

Je la fusille du regard elle aussi.

« Du genre : merci beaucoup de m'avoir empêché de me mettre toute nue ? »

Trina prend une mine horrifiée.

« Encore ?

- Oui, et t'as de la chance que je t'ai sauvé !

- Mais c'était avant que Eileen casse la gueule de la copine de Black. »

Je pique un fard pendant que Trina éclate de rire.

Apparemment, ma demande express de discrétion n'a atteint que Mathilde, pas Clara.

« Oh, j'aurais vraiment voulu voir ça ! S'exclame Trina.

- Elles se sont battues sur le sol ! Commente Mathilde. C'était super ! »

Allez-y hein, faites comme si je n'étais pas là !

En plus, je ne vois pas ce que ça a de si formidable de rouler sur le sol en se donnant des gifles.

Si j'avais eu ma baguette, je l'aurais…

Oui, non, je dois avoir de mauvais réflexes, parce que c'est déjà la deuxième fois que je me bats en moldue cette année.

Et ce n'était certainement pas la première fois. Même si ce coup si, c'est Shelly-je-lui-ai-écrasé-sa-face qui s'est jetée sur moi.

« Il y a même des garçons qui ont essayés de faire apparaître de la boue ! Renchérit Mathilde.

- Bon, et si on parlait d'autre chose ? Je propose. »

C'est pas que je n'aime pas qu'on raconte mes exploits, mais vu que ceux-ci se résument à frapper les gens sur le sol, oui, ça me gêne.

Mathilde semble se rappeler qu'elle ne devait rien dire, et se range de mon côté.

« Oui, on devrait aller prendre notre petit déjeuner. »

On se lève, et Clara me fixe.

« Tu veux peut-être d'abord passer à l'infirmerie ? »

Je croise les bras.

« Pas question ! Je ne veux pas aller me faire soigner à cause de cette garce, elle serait trop contente !

- Ta fierté est mal placée ! Me fait remarquer Mathilde. »

Peut-être, mais au moins j'en ai.

Même si elle m'impose de me balader avec la trace de ses dents sur l'épaule et la main. Traces qui sont violacées maintenant.

On s'habille en vitesse, et j'essaie de coiffer les cheveux qu'elle ne m'a pas arraché, avant de nettoyer le sang sur ma peau.

J'espère qu'elle n'a pas la rage !

Il parait que beaucoup de maladies sont transmises par des singes qui nous mordent. Je devrais me renseigner sur les babouins.

On descend ensuite dans la grande salle, et je repère Shelly-l-œil-au-beurre-noir plus loin.

Apparemment, elle non plus ne veut pas aller à l'infirmerie. Au moins, ça lui fait un monocle de pirate.

Je souris en m'asseyant à côté de Mathilde, et me sers gaiement une tasse de thé.

Finalement, cette journée ne commence pas si mal…

« Salut la catcheuse ! »

Je lance un regard noir à Eric, qui prend place à côté de moi.

« Merci !

- De rien, tu sais que tout le monde parle de ça ? »

Je ne répond pas, et me lève en voyant Siana entrer dans la grande salle.

Je vais à sa rencontre.

« Toi ! On s'exclame en même temps. »

Elle se met à rire.

« Alors, tu as frappé qui cette fois ? »

Je lève les yeux au ciel.

« Peu importe. De quoi tu as écopé pour t'être fait prendre ? »

Elle hausse les épaules.

« Dix points en moins pour chaque élève présent. Et ils ont envoyé une lettre à maman, en lui parlant aussi de tes exploits. »

On grimace en même temps.

Ma mère serait capable de rappliquer ici tout de suite en apprenant ça. Ce que je ne souhaite pas.

Ma mère nous passe la plupart de nos bêtises, mais quand elle se met en colère, ce n'est pas beau à voire.

Et je crois que ses deux filles qui se font remarquer, ce n'était pas le cadeau qu'elle souhaitait.

« Bon, vu que mon cas ne peut pas être pire, on lui diras que c'était mon idée, ok ? Je dis.

- De toutes façons, elle va certainement nous envoyer une beuglante. »

Oh non, pas ça !

« Bon, bah bon courage ! »

Elle me sourit.

« T'inquiète, au moins je me suis bien amusée ! »

Et elle repart vers la table des Gryffondors.

La pauvre. Mourir si jeune.

Je retourne à ma table, et me rassoie.

« Alors, demande Mathilde, qu'est-ce qu'elle a eu ?

- Dix points en moins, et une lettre à ma mère. »

Mathilde grimace.

« A ta mère ? Qu'est-ce qu'elle va dire ?

- Vu qu'ils ont parlé de moi dans la lettre, à mon avis elle va renvoyer une bombabouse ou du pus dans son prochain courrier. »

Elle s'étouffe de rire avec son thé, la garce.

« Tu n'as qu'à lui envoyer une photo de tes blessures de guerre, propose Eric en m'attrapant la main violette avec la trace de dents.

- Oui, ou je n'ai qu'à envoyer une photo de moi en tain de tabasser une fille, vu que Mathilde ne peut pas s'empêcher de mitrailler avec son appareil. »

Elle rougit.

« Bah quoi ? De toutes façons, je ne pouvais pas vous séparer, alors autant garder un souvenir.

- La prochaine fois, retiens toi ! »

Un hibou se pose alors devant moi, et je rougis en reconnaissant le hibou brun.

« Pourquoi tu rougis devant ce hibou ? Demande Mathilde.

- Parce qu'il me dit des trucs salaces ! »

Elle lève les yeux au ciel, et j'ouvre la lettre en retrouvant mon sourire idiot.

Chère Eileen,

Je t'envois un hibou, comme promis.

J'ai adoré notre rendez vous d'hier soir, et tu me manques déjà !

J'espère pouvoir te revoir bientôt.

Tu as enchanté ma soirée, et j'espère avoir enchanté la tienne. Même si elle s'est finie de façon si amère pour toi.

Joyeux noël !

Je t'embrasse tendrement,

Ton ami Poudlardien

Je continue de sourire comme une idiote, et replie la lettre.

« C'est qui lui ? »

Je retiens un hurlement, et ouvre la bouche d'horreur en me tournant vers Eric qui a lu par-dessus mon épaule.

« Qui ? Demande Mathilde qui mangeait tranquillement ses œufs. »

Eric s'apprête à répondre, mais je lui donne un coup de pied sous la table, lui arrachant un cri de douleur.

« Le type qui vient d'entrer ! Je dis de façon innocente. »

Mathilde regarde vers la porte, puis nous regarde comme si on était idiots.

« Ce type, c'est Dumbledore !

- Ah oui, c'est vrai ! S'exclame Eric. »

Mathilde nous fixe encore un moment, puis se replonge dans son assiette.

« Tais-toi ! Je chuchote à Eric.

- Mais c'est qui ce type qui t'écrit ? Chuchote-t-il en retour. »

Je soupire. Bon, il va falloir lui expliquer.

« C'est un type qui a répondu à mon annonce.

- Quelle annonce ? »

Ah oui, c'est vrai, il était pas au courrant.

Je lui explique en vitesse que mes amies ont cru bon de passer une annonce pendant six mois pour me dégoter un copain, et que finalement j'ai commencé à correspondre avec un garçon de Poudlard.

« Et c'est lui que tu es allé retrouver hier soir, quand tu es sortie ? »

Je rougis.

« Oui. Il voulait me rencontrer. Mais il savait qui j'étais.

- Et lui, tu sais qui c…

- Non. Il ne veut pas me le dire, il m'a bandé les yeux. »

Il me sourit.

« Je comprend ce que tu entendais par compliqué hier : tu as un amoureux secret ! »

Je ris en rougissant de plus belle.

« Je ne sais pas si on peut dire ça. Mais bon, pas un mot aux filles !

- Pas de problème ! »

Je bois une gorgée de thé, et il me fait un clin d'œil.

« Maintenant, je sais ce que je devrais faire la prochaine fois que je veux séduire une fille.

- Quoi ? Je demande même si je me doute de la réponse.

- J'éplucherais les petites annonces. »

Je repose ma tasse.

« Mais c'est une idée ! Pourquoi tu ne mets pas d'annonce pour toi ? »

Il hausse un sourcil.

« Non merci. Je te laisse les pages des journaux. Et puis je peux toujours me rabattre sur toi si je ne trouve personne ! »

J'éclate de rire, et il m'ébouriffe les cheveux.

« Peut-être que t'aurais dû répondre à l'annonce, je lui dis sérieusement.

- Peut-être, oui, mais c'est trop tard. »

Je lui souris.

Pourquoi je ne suis pas amoureuse de lui ?

C'est injuste, je suis condamnée à aimer des types impossibles à la place !

Je l'embrasse sur la joue.

« Merci. »

Il me fait un clin d'œil en retour, et j'éclate de rire.

Finalement, mon sourire idiot est revenu, on dirait…

A bientôt!

Bonne année, et bisous!