Désolée pour le retard, mais je n'étais pas chez moi, et en plus j'avais des examens! Sinon, merci encore pour toutes les reviews, et aussi pour les reviews anonymes (en particulier celle de Eva qui m'a bien fait rire). Et pour répondre à choco-pops, je pense que la fic aura environ 30 ou 31 chapitres environ.
Bonne lecture!
26. Réveillon mouvementé
« Vous auriez pu me le dire ! S'exclame Trina. »
Je soupire et lève les yeux au ciel.
Moi, je ne voulais rien dire, c'est Mathilde qui n'a pas pu s'empêcher de raconter ça à Clara et elle.
« Y a pas de quoi se vanter ! Je dis.
- Au contraire, c'est génial ! »
Je hausse un sourcil, et serre le badge dans ma poche.
Elle plaisante, n'est-ce pas ?
« Génial ? Je répète. Tout ce que ça m'a apporté, c'est un badge pourri ! Je devrais envoyer une beuglante à Dumbledore ! »
Trina me sourit ironiquement.
« Comme celle que t'a envoyé ta mère ? »
La garce. Je la fusille du regard.
La beuglante de ma mère était très sérieuse. Et sa phrase très claire : « Au moins, je n'ai rien reçu le premier trimestre. ».
Ce qui veut dire « je m'y attendais », mais aussi que j'ai intérêt à me tenir à carreau maintenant, et que je vais l'entendre en rentrant aux prochaines vacances.
« C'était très sérieux.
- Ta mère est blasée à force, faut croire, commente Clara. »
Je prends une mine boudeuse, et on entre dans la grande salle.
« On ne sait toujours pas comment aller au ministère, reprend Clara. »
Je grimace. Non, effectivement, et ça ne me réjouis pas vraiment.
« On peut toujours utiliser des balais, propose Mathilde. »
Je hausse un sourcil en la fixant.
« Et une fois devant le ministère, on fait sauter la porte ?
- On peut demander aux maraudeurs, propose Clara. »
Elle est mignonne !
Ok, l'un d'eux est son petit ami, mais je n'ai aucune envie d'aller demander à ces babouins comment nous faire entrer dans le ministère. En même temps, on a pas trop le choix…
« Bon, je suppose que je vais devoir y aller ? »
Clara me sourit en réponse. Voilà, j'en étais sûre ! Poussant un soupir, je les laisse aller s'asseoir, et je file vers la table des Gryffondors. Je m'assois entre Pettigrow et Sirius, qui ne semblant pas vraiment surpris de l'intrusion.
Bon, en même temps, c'est vrai que ça devient une habitude. Une mauvaise habitude. Faut que j'arrête de fréquenter ces types, ou je vais devenir débile.
Je jette un coup d'œil à Sirius.
Ou bien je vais devenir dingue. C'est une possibilité, aussi.
« Bon, je dis, on ne sait toujours pas comment aller au ministère, ni comment entrer, je dis juste assez fort pour eux quatre.
- Même pas une petite idée ? Demande John en s'asseyant à côté de Pettigrow. »
Ah zut ! Je l'avais oublié aussi, celui-là.
« Non, pour une fois. Tu n'as pas d'idées ?
- Non, aucune.
- Ok, donc tu sers à rien. »
Il sourit.
« Merci beaucoup, ton compliment me touche ! »
Je soupire.
« Quand je pense que je voulais ensorceler ta chaise au début de l'année. J'aurais pas dû me gêner ! »
Il se met à rire, imité par les maraudeurs.
« Quand ça ? Quand Trina m'a piqué ma chaise pour draguer…
- Ouais, bon, tu avais pas l'air super sympa.
- Merci.
- De rien, je le pense. »
Je me tourne de nouveau vers les maraudeurs.
« Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait, on emprunte des dragons au garage du coin ?
- Pas la peine, on a de la poudre de cheminette, James et moi. »
Je me tourne vers Sirius.
« C'est vrai ? Vous en avez beaucoup ?
- Assez pour dix.
- Vous l'avez là ?
- Non, me dit Potter, elle est chez nous. »
Je hausse un sourcil avec un sourire sarcastique.
« Chez vous ? Vous vivez déjà en couple ? »
Pettigrow s'étouffe de rire dans son jus de citrouille, et Lupin se contente de pouffer.
« Mais non, dit Sirius en rougissant. Je vis avec ses parents et lui depuis l'été dernier. J'ai quitté mes parents.
- Ah bon ? »
Là, il me surprend. Ok, je savais que sa famille était… spéciale, mais je ne savais pas qu'il s'était tiré. Par contre, je ne sais pas si son frère est comme lui, vu que je ne les ai jamais vu se parler, et qu'en plus il est à Serpentard.
« Les cheminées du château ne sont pas surveillées ? Demande Lupin.
- Bah non, je répond, sinon il entrerait par où le père noël ? »
Il lève les yeux au ciel. Bah quoi ? Si on ne peut plus rire, maintenant !
« Quelle cheminée on utilise ?
- Celle de McGonagall. »
J'en tombe presque de ma chaise.
« Hein ? Mais si elle nous chope ?
- On partira à l'heure du dîner, reprend Lupin. Faites en sorte de tous y être donc à sept heures et demie. »
Je hoche la tête. C'est risqué, tout ça. Et puis on ne sait pas exactement à quelle heure on doit aller au ministère.
« T'es sûr que l'heure ira ? Je demande. Sinon, je peux essayer d'avoir une v…
- Non ! S'exclament-ils tous en même temps.
- Bon, bon, je dis d'un ton boudeur. Mais j'espère qu'on y sera à temps. »
Sirius pose une main sur mon bras en signe de réconfort.
« T'inquiète, me dit-il tout bas à l'oreille, avec trois animagus et un loup-garou, tu es sûre d'arriver à libérer ton père. »
Je hausse un sourcil.
« Ce ne sera même pas la pleine lune ! »
Quelle remarque intelligente, Eileen ! Tu te surpasses.
Il pourrait enlever sa main ? Non, elle ne me perturbe pas. C'est juste que euh… s'il a des puces, je préfère qu'il les garde.
« Le problème de fourrure de Lunard a d'autres avantages, répond-il. Il a des sens très utiles. »
Des sens utiles ?
Essaierait-il de me faire croire qu'un type qui n'a pas entendu une conversation dans une armoire avant que je me mette à hurler a une ouïe ultra développée ?
« Mouais, on verra bien. »
Je hausse les épaules, et me relève, écartant mon bras de sa portée. Puis je file vers la table des Poufsouffles, et je m'assois à côté de mes amies et Eric.
« Pourquoi tu fais cette tête ? Demande Eric en me regardant boire mon jus de citrouille comme une acharnée.
- On partira pendant le repas, à sept heures et demie. »
Il acquiesce, sans me quitter des yeux.
« Bon allez, dis moi pourquoi tu semble énervée ! »
Je fronce les sourcils.
« Je ne suis pas énervée !
- C'est parce que tu parlais aux maraudeurs ?
- Non ! »
Et puis quoi encore ?
Je m'en fiche d'eux.
« Alors, dit-il tout bas, toujours pas de nouvelle de ton correspondant ? »
Je secoue la tête en soupirant.
De toutes façons, je ne sais pas vraiment ce que je ressens pour lui.
« Tu crois que c'est possible d'aimer deux personnes en même temps ? »
Il rit, le salaud.
« Qui est le second ? »
Je me sens rougir, mais reste impassible.
« Je ne parlais pas de moi. C'était une question comme ça.
- Bien sûr, dit-il en hochant la tête. »
On est interrompus par l'arrivée de Dumbledore, qui traverse la grande salle avec un petit coffre dans les mains.
Est-ce qu'il compte ouvrir une bouteille de sa cave personnelle pour le nouvel an ?
Il pose le coffre sur la table des professeurs, devant lui, et reste debout en s'éclaircissant la gorge.
« Mes chers élèves, en cette soirée du réveillon, j'ai l'honneur et la fierté de vous annoncer que les quatre maisons ont trouvé le trésor ! »
Des élèves applaudissent, d'autres ouvrent la bouche en regardant autour d'eux.
Mathilde, Clara et Trina m'observent fixement.
« Ce qu'il oublie de dire, c'est que son trésor c'est un badge pourri.
- C'est un joli badge, dit Clara.
- Ouais, mais c'est pourri quand même. »
Même une coupe merdique aurait été plus intéressante.
« Les quatre élèves qui sont arrivés à résoudre leurs énigmes, reprend Dumbledore, doivent donc être maintenant en possession d'un badge aux couleurs de leur maison. »
Oui, et il a de la chance que je l'ai pas balancé dans le feu !
« Je vais donc leur demander de venir chacun leur tour pour échanger leurs badges. »
Quoi ? Echanger ? Contre quoi ?
Pitié, pas encore un objet naze !
J'attrape mon verre, et bois une gorgée de jus de citrouille pour éviter de lui sauter dessus et de le secouer pour qu'il abrège.
Il ouvre d'un coup de baguette le coffre, et en sort quatre petites bourses.
« En échange du badge, ils auront une bourse, contenant cent gallions. »
Je recrache ma gorgée, et commence à tousser en reposant mon verre. Mathilde me tape dans le dos en riant.
« Mais pour ça, ils devront encore résoudre une dernière énigme. »
Et merde !
Mathilde me regarde de travers. Zut, j'ai encore pensé à voix haute !
Non mais c'est vrai ça ! On a déjà dû résoudre des trucs dingues, et en plus il en remet une couche ?
Enfin, c'est vrai que cent gallions, je crache pas dessus.
« Donc, chacun des élèves en possession d'un badge devra répondre à une nouvelle énigme, avant d'obtenir une bourse. »
Euh… et si on répond pas ?
Non pas que je ne sois pas douée, mais là j'ai faim, et je n'ai pas vraiment envie de replonger dans le lac.
Dumbledore fait apparaître quatre petits box de tissu. Un rouge, un or, un bleu, et un vert.
« Les quatre gagnants des maisons vont donc venir dans un box, où ils devront résoudre l'énigme. »
Et merde, en plus il nous enferme. Comment je vais faire ?
Mon Dieu, je vais me taper la honte si je répond pas !
« Je vais appeler les quatre élèves. »
Quoi ? Devant tout le monde ?
Et puis comment il le sait, d'abord ? Zut zut zut !
Si je m'enfuis, il le verra ?
« Eileen, qu'est-ce que tu fais ? »
Je me tourne avec un grand sourire vers Mathilde. Elle me fixe de travers, alors que j'essayais de me lever discrètement.
« Euh… rien, je détend mes jambes. »
Elle hausse un sourcil, et je me rassois en retenant un cri de rage. Voilà, maintenant non seulement je suis coincée, mais en plus je vais me taper la honte !
« Pour la maison Serdaigle, Marc Heston. »
Le cavalier de Mathilde se lève, et je vois son cadeau de noël louche dans sa main. Tricheur ! Il rejoint Dumbledore sous les applaudissements, puis attend. Je regarde Mathilde de coté, mais elle a l'air de s'en ficher. En même temps, c'est vrai que je ne les ai pas vu ensemble depuis le bal.
Et c'est vrai aussi que ce type à l'air d'être un crétin fini.
« Pour la maison Gryffondor, Remus Lupin. »
Lupin se lève sous les applaudissements de ses amis et de la table, et va se poser calmement près de Marc.
Ça ne m'étonne pas que ce soit lui. Après tout, il m'a bien aidé pour la seconde énigme. Même s'il ne le sait pas.
« Pour la maison Serpentard, Severus Rogue. »
Rogue se lève, et les applaudissements des verts et argent résonnent dans la salle.
Oh non, ça va être mon tour. Et si je refilais mon badge a quelqu'un ?
Vite, Mathilde !
« Ma…
- Et enfin, me coupe Dumbledore, pour la maison Poufsouffle, Eileen Meath ! »
La table explose en applaudissements, et je me lève, toute rouge. Eric me fait un clin d'œil.
« Après tout, ça ne m'étonne pas ! »
Je ne sais pas vraiment comment je dois le prendre.
Essayant de reprendre contenance, je m'avance vers Dumbledore, et m'arrête à côté des autres comme si je m'en fichais d'être là. Ou plutôt comme si je n'allais pas m'humilier.
« Félicitations ! Me dit Lupin. »
Je lui souris.
« Merci. Toi aussi. »
Il me sourit aussi, et Dumbledore s'éclaircit la voix.
« Maintenant, je vais vous demander à tous les quatre d'aller dans votre box, et de faire parler votre maison. »
Hein ? Pardon ?
J'ouvre la bouche comme une débile, puis la referme.
Je suppose que si je balance des bombabouses sur la table des Poufsouffles pour les faire crier, je serais à côté de la plaque ?
Les autres vont tranquillement vers leur box, et je file vers le box doré en me mordant la lèvre.
Merde merde merde !
Je referme le tissu derrière moi, et sors mon badge que je fixe intensément.
« Parle ! »
Et là…
Rien du tout. Remarquez, j'aurais dû me douter que le badge n'allait pas commencer à me parler du temps qu'il fait. Bon, et maintenant, je fais quoi ?
Je regarde toujours le badge en jouant avec, tout en réfléchissant à toute vitesse à la maison Poufsouffle.
Ce qui n'est pas facile, surtout quand on sait que je me suis toujours demandé ce que j'y faisais.
Bon : Poufsouffle. Helga Poufsouffle.
Si je pouvais changer ce badge en une copie de cette bonne femme, ce serait bien, malheureusement on en est qu'aux métamorphoses animales en cours…
Oh ! Attendez !
Animaux ? Un animal ?
Le blaireau ! Je dois changer ce badge en blaireau et le faire… crier ?
Ouais, bon, je n'ai aucune idée de ce que peut bien pousser comme cri un blaireau, mais en même temps, à part sur les bannières de la salle commune, je n'en ai jamais croisé. Je ne fréquente pas les bars pour blaireaux. Enfin, sauf si Dolohov compte, haha.
Bon, une formule de métamorphose ! Alors, ça ressemblait à…
Je sors ma baguette, et la brandis sur le badge.
« Mimesia ! »
Je pense très fort à un blaireau, et un jet de lumière orangée jailli de ma baguette pour aller frapper le badge. Aussitôt, il change de forme, et j'ai bientôt entre les mains un blaireau vivant, remuant, et… orange.
Bon, ça ira, non ?
En plus, ce truc pèse une tonne !
Et j'en fais quoi, maintenant ?
Intimidée, je sors doucement de mon box, et tombe à côté des autres. Rogue tient un serpent entre ses bras (beurk !), et Lupin et Marc tiennent à bout de bras leur badge. Celui de Lupin rugit, et celui de Marc crie comme un rapace.
Ils observent avec un sourire mon blaireau orange, qui est très occupé à renifler bruyamment mon uniforme. Je leur fais un grand sourire en retour. Je le trouve mignon, moi.
« Voyons ça ! »
Dumbledore s'approche de nous. Il observe le serpent sifflant de Rogue. Puis écoute les bruits des badges de Lupin et Marc, avant de venir écouter mon blaireau qui gémit toujours en reniflant.
Puis il se recule, et ouvre les bras.
« Félicitations ! Vous avez bien répondu ! »
Les élèves des quatre tables se mettent à crier et applaudir, et mon blaireau hurle près de mon oreille, me perçant un tympan. Dumbledore sourit, et d'un coup de sa baguette, les badges réapparaissent entre nos mains.
Je mets le mien dans ma poche, et on se dirige vers la table des professeurs.
Dumbledore nous donne chacun une bourse, et nous gratifie d'un grand sourire.
« Encore félicitations, et amusez-vous bien ce soir ! »
On hoche la tête, et on retourne s'asseoir. Je me pose à côté de Mathilde avec un soupir.
« Tu as été géniale ! S'exclame-t-elle. Et ton blaireau orange était trop mignon ! »
Je lui souris.
« Merci, mais j'étais morte de peur.
- C'était trop fort ! Intervient Trina. J'ai adoré ton blaireau ! »
Je souris comme une idiote.
C'est vrai que je m'en suis bien tirée. Mais qu'on ne me fasse plus jamais ce coup là.
Et d'ailleurs, à bien y penser, qu'on ne me parle plus jamais d'énigmes !
Je regarde Lupin, qui sourit, ravi, à côté de ses amis, et croise le regard de Sirius et john. John me sourit, et Sirius lève un pouce dans ma direction. Je souris en retour.
« Tu vas faire quoi de ton argent ? Me demande Mathilde.
- Je ne sais pas. Déjà, si vous êtes sages, je vous en ferais profiter. Ensuite, je verrais bien. Peut-être que je paierais notre caution, une fois qu'ils nous auront arrêté pour effraction au ministère.
- Ou bien tu achèteras un livre sur les babouins, propose Clara. »
Très drôle !
J'ouvre la bouche pour répondre, mais le hibou brun qui se pose devant moi m'interrompt.
Je lui prend sa lettre aussitôt, et l'ouvre aussitôt discrètement, même si je sais que Eric essaie de la lire par-dessus mon épaule.
Chère Eileen,
J'espère que tu t'amuseras ce soir, pour le réveillon !
Sinon, je voulais te dire que je me trouverais le quatre décembre, à midi, dans le hall.
Je dis ça à tout hasard, mais si tu es curieuse, n'hésite pas à venir.
A bientôt j'espère,
Ton ami Poudlardien.
Je replie la lettre, le cœur battant. Un rendez-vous ?
Qu'est-ce que je fais, j'y vais ?
« Tu devrais y aller, me dit Eric. »
Je sursaute, et le fusille du regard.
« Arrête de lire mon courrier ! Je lui dis. C'est personnel.
- Ce que j'en dis, c'est juste comme ça ! dit-il en haussant les épaules. »
La nourriture apparaît alors enfin, et je remplis mon assiette.
Si j'y vais, je saurais enfin qui est mon correspondant. Et donc qui j'ai embrassé près du lac.
Je commence à manger distraitement.
Qui que soit le Poudlardien, je crois que je suis amoureuse de lui.
« J'irais ! Je dis à Eric. »
A bientôt!
