Merci encore pour vos gentilles reviews, et bonne lecture!

Sinon petite note en passant: j'ai fais quelques dessins de cette fic, donc s'il vous prend l'envie de zieuter, ils sont sur mon blog (lien sur ma page perso, cliquez sur home page)

27. Le ministère

« Mais qu'est-ce qu'elle fait ? »

Je m'arrête de marcher autour des lits du dortoir, et m'assois en me mordant nerveusement la lèvre.

« Ne stresse pas comme ça ! Me dit Trina, elle a dit qu'elle en avait pour quelques minutes. »

Je bondis à nouveau sur mes jambes.

« Mais ça fait déjà une demi heure ! Je m'exclame. »

Voilà, je le savais ! Je n'aurais jamais dû laisser Mathilde partir faire je ne sais quoi dans le château alors qu'on doit partir dans une heure à peine.

« Peut-être qu'elle a rencontré quelqu'un, suggère Clara. »

Je me tourne vers elle, et hausse un sourcil tandis qu'elle attache les lacets de ses tennis calmement.

« Et qui ? Je demande en criant presque, Merlin en personne ? »

En tout cas, elle a intérêt à avoir une bonne excuse pour me mettre dans cet état, parce que sinon je fais un scandale. Je recommence à tourner en rond, quand enfin la porte du dortoir s'ouvre, et Mathilde entre tranquillement. Je me dirige vers elle mine de rien.

« T'étais où ? Je m'écris en la faisant sursauter. Ça fait une demi heure que t'es partie !

- Je me suis dit qu'on, aurait peut-être besoin de ça ! »

Elle tend la main, et je reconnais le triangle surmonté d'un globe. Le feriass.

« Le feriass ! »

Elle sourit en le ramenant vers elle.

« Oui. Comme ça, il pourra nous dire vers où aller dans le ministère.

- Mais comment tu l'as récupéré ? Je demande.

- Si je te le dis, je vais être obligée de te tuer. »

Je hausse les épaules, et retourne m'asseoir sur mon lit pour enfiler mes tennis. Puis je me relève, et écarquille les yeux en voyant Trina.

« Non mais tu plaisante ! »

Elle se tourne vers moi, et hausse un sourcil.

« Quoi ? »

J'ouvre la bouche en grand, puis lui désigne sa jupe qui lui arrive à peine aux genoux.

« C'est quoi cette tenue ? »

Elle fait la moue en lissant le tissu.

« Tu n'aimes pas ?

- Trina, je dis calmement, on va certainement se battre avec des mangemorts, ce soir. Et on va courir.

- Je sais.

- Alors tu peux me dire ce que tu fais en jupe ?

- Euh… »

Elle rougit, et je lève les yeux au ciel.

« Mets un jean s'il te plait, et plus vite que ça !

- Bon, d'accord ! »

Elle accentue sa moue de gamine, et sort un jean de son armoire, qu'elle enfile en boudant. Je me remets à marcher autour des lits nerveusement, jusqu'à ce que Mathilde m'attrape le bras.

« Arrête, tu me stresse !

- Désolée. »

Je me rend dans la salle de bains, et m'attache les cheveux en vitesse. Puis je retourne dans le dortoir.

« Bon, on y va ? »

Elles acquiescent, et on sort toutes du dortoir. Mathilde traîne derrière en essayant de mettre le feriass avec son appareil photo dans son sac, qu'elle croit que je n'ai pas vu.

On traverse la salle commune presque vide, puis on parcourt les couloirs en se dépêchant. On traverse le hall, puis on emprunte discrètement l'escalier qui mène au bureau de McGonagall, quand je vois Shelly-toute-seule qui nous observe de travers.

Merde. En plus, on a l'air trop louches.

Je cherche quelque chose à dire pour faire diversion, mais elle me fait un petit sourire, et se tourne vers la grande salle sans plus nous regarder. Je soupire de soulagement.

« Finalement, elle est pas si conne. »

Mathilde, un peu plus haut dans l'escalier, se tourne vers moi.

« Qui ? »

Je lève les yeux au ciel et ne répond pas. Un jour, il faudra vraiment que j'achète des lunettes à mes amies. Enfin bon, Shelly-qui-agit-bizarrement ne nous dénoncera pas, et c'est tant mieux. Je devrais peut être frapper plus de personnes si ça me permet d'obtenir leur silence.

Encore que si elle savait ce qu'on s'apprête à faire, elle aurait peut-être été tout raconter à Dumbledore.

On parcourt les derniers couloirs déserts en courrant, et on arrive enfin devant la porte du bureau de McGonagall. Je sors ma baguette, et la brandit sur la serrure.

« Alohomora ! »

Un petit déclic se produit, et la porte s'entrouvre.

Franchement, si vous voulez mon avis, ce sort est le plus utile de ceux qu'ils nous apprennent ici. Mais je pense que s'ils savaient ce qu'on en fait, ils ne nous l'apprendraient que cinq minutes avant de quitter l'école définitivement.

Enfin bon, ce n'est pas un crime de se balader, surtout si on ne casse rien. Et puis ils n'ont qu'à cacher l'emplacement des vestiaires pour garçons de toutes façons.

On entre dans la pièce sombre, et je referme la porte derrière nous. Je brandis ma baguette pour l'allumer, quand quelqu'un surgit devant moi. Mon hurlement est étouffé par la main de Sirius.

« Chut ! »

Il me libère, et je pose une main sur ma poitrine.

« Non mais ça va pas de surgir comme ça ? Je m'écris. J'ai eu la peur de ma vie ! »

Il hausse les épaules avec son sourire qui m'énerve tout le temps, et les maraudeurs allument leurs baguettes. John est déjà là, et il discute avec Potter. Sirius sort une bourse de sa poche. Je suppose que c'est la poudre de cheminette.

« Bon, on y va ? Dit-il. »

Je fronce les sourcils.

« Il nous reste encore dix minutes, je dis, et Eric n'est pas encore là. »

Il fait la moue comme un gamin.

« Et on doit l'attendre ?

- Oui ! »

Un flash m'aveugle, et je fusille Mathilde du regard.

« Je conseille fortement pour te survie de ranger cet appareil immédiatement, et de ne plus le sortir avant qu'on soit revenus, ok ? »

Elle lève les yeux au ciel en soupirant, puis range son appareil photo.

« Ce que tu peux être rabat-joie !

- Et toi t'es barge ! »

Elle sourit.

« Je sais, mais c'est pour ça qu'on se ressemble. »

Irrécupérable. Même si elle a raison.

La porte s'ouvre de nouveau, et Eric entre. Il sourit en nous voyant tous.

« Ah, vous êtes déjà là ?

- Non, on est dans le parc, et tu as des hallucinations ! Je dis. »

Il tire quelques mèches de ma queue de cheval doucement en souriant de plus belle.

« Nerveuse ?

- Non ! Je dis en redressant le menton. »

Pas du tout.

On va s'introduire dans le ministère, se battre avec des mangemorts, délivrer mon père, ou bien s'apercevoir que mes visions étaient des hallucinations et alors on va m'enfermer, mais tout va bien !

Ça baigne !

« Qui passe en premier ? Demande Lupin. »

On se regarde tous dans les yeux un moment. Ok. On a tous autant la trouille.

Inspirant à fond, je prend une poignée de poudre dans la bourse, puis m'avance dans les flammes de la cheminée et la jette à mes pieds.

« Ministère de la magie ! Je m'écris. »

Et je disparais dans un tourbillon de flammes vertes.

Je me sens voguer de tous les côtés, et je suis secouée. Je plaque mes bras contre mon corps, et enfin j'atterris face contre terre sur un sol froid. Je me redresse sur mes bras en gémissant, et regarde autour de moi.

Je suis dans une sorte d'alcôve un peu isolée, à côté d'une dizaine d'autres identiques. Devant moi s'étend le hall du ministère, dans lequel traînent encore quelques sorciers qui rentrent chez eux.

Je me relève en retenant un cri, puis me plaque contre le mur de brique de l'alcôve, sur le côté.

Et merde. Bon, apparemment personne ne m'a vu. Mais je ne peux pas sortir de là sans qu'on me voie.

Et si quelqu'un décide de partir par cette cheminée ?

« Salut, Johnston ! Tu restes ?

- Ouais, je fais partis de l'accueil du ministre.

- Ok, alors à demain ! »

Je penche la tête discrètement, et vois un sorcier rondouillard à qui doit appartenir la voix se diriger vers moi, après un dernier salut à un de ses collègues au front dégarni.

Oh mon dieu, il vient par ici !

Je commence à paniquer en le voyant approcher, quand un grand corps me plaque contre le mur en nous recouvrant d'une cape.

« Chut ! M'intime Sirius en se collant contre moi. »

J'acquiesce en retenant un soupir de soulagement, et il se colle à moi contre le mur en tenant les bords de la cape. Je regarde le tissu de la cape en écarquillant les yeux, la tête contre le torse de sirius.

Le tissu est transparent, et semble fait d'une matière étrange. Je tend une main vers une bande de tissu, et la caresse légèrement.

Le sorcier disparaît alors en transplanant, et je sursaute contre Sirius.

Il s'écarte légèrement, et me sourit.

« Ne pars plus comme ça !

- Bah quoi ? Il fallait bien que quelqu'un se décide !

- Oui, mais si tu l'avais dis, on t'aurait donné la cape. »

Je regarde le tissu fluide qui nous a caché au sorcier.

« Qu'est-ce que c'est, exactement ?

- Une cape d'invisibilité !

- Une vraie ? »

Il acquiesce sans perdre son sourire, et je souris comme une gosse en caressant à nouveau le tissu transparent.

« C'est génial !

- Oui, et ça nous permettra de ne pas nous faire repérer !

- Une cape pour dix ? Oui, très efficace ! »

Parce que si à deux ça reste discret, à dix, ce sera aussi discret qu'un troupeau de bisons sous une nappe.

« Vous êtes là ? »

Le chuchotement me sort de mes pensées, et je vois John se plaquer contre le mur. Sirius l'attrape par le bras et le colle contre nous.

« Il faut se coller au mur, et se pencher un peu ! Comme ça, la cape pourra nous recouvrir assez ! »

Ils se penchent tous les deux, et se serrent contre moi. Au moins, l'obscurité de l'alcôve nous dissimulera.

Mon cœur bat à tout rompre, et je commence à me rendre compte de l'énormité de la situation. On est des ados seuls au ministère. Illégalement. Et on a aucun plan de bataille précis.

Génial.

Un corps tombe maladroitement sur le sol, et John aide Clara à se relever, avant de la plaquer avec nous contre le mur. Arrive ensuite Trina, que l'on plaque de la même manière.

On prend déjà beaucoup de place, et en plus on est trop pour la cape.

On ne pourra jamais cacher cinq personnes de plus.

« On est trop ! En plus on prend trop de place si un sorcier veut partir par là ! Je chuchote.

- Je connais un sort de désillusion, chuchote Clara. Mais je ne l'ai jamais essayé. »

Je me tourne tant bien que mal vers elle.

« Bah c'est le moment ou jamais. »

Elle acquiesce en déglutissant, et sort sa baguette de sa poche en sortant légèrement le bras de sous la cape. Elle la tend vers moi, et je ferme les yeux en priant pour qu'elle ne me transforme pas en grenouille.

« Attends ! »

Je rouvre les yeux, et vois Sirius se pencher vers elle.

« Essaie d'abord sur moi ! »

Elle acquiesce, et tend sa baguette vers lui.

« Desillate ! »

Un rayon lumineux jaillit de sa baguette, et entoure Sirius. Quand la lumière disparaît, il semble flou, et se fond dans le décor. Il se regarde en souriant. Enfin je crois qu'il sourit.

« Génial ! »

Il tend les bords de la cape à John, puis s'échappe en longeant le mur, et se place plus loin. Mathilde arrive à ce moment là, en s'écroulant aussi, et Trina la tire sous la cape, contre le mur.

Je me penche vers clara.

« Vas y ! »

Elle acquiesce, et m'applique le même sort qu'à Sirius. Aussitôt, une sensation de chaleur m'envahit, très vitre remplacé par un froid glacial qui envahit mes membres.

Je frissonne, et lève mes mains devant moi. Je peux voir à travers. Je souris, puis sors de sous la cape au moment où Pettigrow arrive en chancelant et vient dessous.

Je rejoins Sirius contre le mur, plus loin, et il me sert le bras sans cesser de regarder le hall où s'agitent encore les sorciers.

« Il ne faut pas qu'ils nous voient. Le sort ne marche que de loin, de près on nous distingue. »

J'acquiesce, et regarde les autres. Eric arrive, suivit immédiatement de Potter. Clara envoie son sort sur Potter et Pettigrow, et ils nous rejoignent en silence.

Mon cœur bat à tout rompre. Je commence à avoir peur.

Me dégageant de l'étreinte de Sirius, je longe le mur, et m'approche de l'endroit où ils doivent tous se trouver. Il n'y a que quelques morceaux qui dépassent.

« Mathilde !

- Quoi ? Chuchote-t-elle en retour.

- Le feriass ! Donne le moi ! »

Je l'entend fouiller dans son sac, puis elle me tend l'objet. Je retourne contre le mur plus loin, et regarde l'objet.

Je n'ai aucune idée de comment ça peut bien marcher.

« J'ai besoin de savoir où ils vont arriver, je murmure tout bas. »

Je ne quitte pas l'objet des yeux, et il se met à scintiller, avant de vibrer légèrement dans ma main. Et aussitôt, la situation me parait claire. Ils vont forcément arriver ici, pour que l'on croie que mon père est revenu tant bien que mal.

Je me rapproche de Sirius.

« Ils vont arriver ici, je lui chuchote. »

Il se tourne vers moi, mais Potter nous attrape, ainsi que Pettigrow, et nous traîne dans un coin plus discret pendant que les sorciers ne regardent pas.

« Tu es sûre ? Demande enfin Sirius en se redressant dans l'obscurité. »

J'acquiesce.

« Oui. Ils ont besoin de passer par là, pour écarter les soupçons. »

Je me concentre à nouveau sur l'objet, et sur leur venue. Tout comme pour l'endroit d'arrivée, la lumière se fait automatiquement dans mon cerveau. Ma tête tourne légèrement, et je la penche en détournant le regard.

Ce truc me flanque la trouille !

« Ils arriveront en transplanant, je dis tout bas. L'un d'eux ira devant. L'autre avec mon père restera en arrière. Ils utiliseront certainement un sort de camouflage meilleur que le notre. »

Sirius et Potter me dévisagent.

« Comment tu peux savoir ça ? »

Je range le feriass dans la poche de mon jean.

« J'ai un objet utile, je dis simplement. Mais je n'en sais pas plus. »

Et hors de question que je repose une seule question à ce machin. Il a une emprise sur moi, et ça me donne envie de le jeter au loin.

Je crois que notre cachette sera découverte si un sorcier se prend un machin pointu dans la tronche alors qu'il passe par là.

« Vous êtes là ? »

Trois bras, et six paires de jambes s'approchent de nous en longeant le mur, et je retiens un éclat de rire.

« C'est vraiment pas discret ! Je dis.

- Je te signale que ta tête est de la couleur du mur, me répond la voix de Mathilde, alors écrase ! »

Je regarde le mur de brique derrière moi. Il est gris sombre.

« Beurk ! Je m'exclame. Trina, vient te mettre derrière moi, ta chemise à une jolie couleur.

- Quand vous aurez finis de dire des conneries, vous pourrez peut-être regarder ce qu'il se passe dans le hall ! Intervient Eric. »

Bisous, et à bientôt!