Le Hippie appartient à son créateur Mathieu Sommet !

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On a tous un plaisir coupable, un plaisir un peu honteux mais qui nous apporte une satisfaction intense. Un plaisir rien qu'à nous, qu'on cultive furtivement et qu'on n'avouerait à personne même contre tout l'or du monde.

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C'est l'un de ces plaisirs que le Hippie a. Assis en tailleur dans son Van déglingué aux couleurs psychédéliques, Capsule de Bière allongé près de la porte coulissante entrouverte.

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Personne n'entrait dans son Van, ni même y jetait un petit coup d'œil. Pour savoir s'il était dedans, suffisait de frapper à la portière, écouté si de la musique filtrait ou si de la fumé de ses joints s'envolait des embrasures.

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Le Hippie écrasa son joint, et ouvrir un des placards du Van, à côté de sa beuh, il y avait sur un petit présentoir, plusieurs katana s'y trouvaient. Pour un pacifiste comme lui, au crédo « faites l'amour pas la guerre », à mettre des fleurs dans les canons… C'était un comble. Partout dans son Van, dans chaque placard et sous la banquette (qui remplace le siège passager et conducteur), il y avait des armes partout, tout autour de lui. Mais des armes blanches. Aux lames finement travailler et poli. Il sortit un sabre, semblable au katana japonais mais légèrement différent. Il sortit l'arme de son fourreau. Il fit quelques mouvements habiles qui ressemblaient presque à une dance millénaire. Il sourit doucement avant de se rassoir sur un coussin au sol, de nouveau en tailleur. Il sortit d'un tiroir près de lui, de quoi aiguiser et prendre soin de l'épée qui reposait sur ses genoux. C'était apaisant, si ça se savait, il perdrait de la crédibilité sur ses actions militantisme. Et puis, c'était son havre de paix, son jardin secret. Et il le cultivait comme il prenait soin de ses armes, avec amour et passion.

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Plaisir Coupable du Hippie : Collectionner les armes blanches.