Bonsoir ! Alors là, je dois avouer que je suis sur le Q ! Désolée pour le langage mais… Whoua ! 20 reviews, 13 favoris et 24 alertes en un seul chapitre ?! MERCI ! L'auteur sera ravie de l'apprendre et en temps que traductrice, je suis plus que fière de voir l'engouement que cette superbe fic suscite ^^ Merci, merci & merci !

Suite à la suggestion de Passion Fugace, cette fic sera updatée tous les 15 jours (ce qui est beaucoup mieux qu'1 fois par mois). Pour ceux qui ne me suivent pas, je réponds à toutes les reviews mais je le fais avant de poster, tout simplement ^^

Enfin et autant l'avouer, ce chapitre fut une torture à traduire ! Sans Viviiiiiiiiiiiin, je sais qu'il aurait été beaucoup moins fluide et agréable à la lecture. Donc remerciez-la tout autant ! Elle gère !

Disclaimer : Je ne fais que traduire, remercions JKR pour les personnages et son monde magique et KathSilver pour son extraordinaire plot !


Draco :

Draco faisait de son mieux pour ne pas paraître affecté par ce qui se passait autour de lui, il ne pouvait pas se permettre de montrer ses émotions au monde. Personne ne devait savoir qu'il était tout simplement reconnaissant de pouvoir arpenter les couloirs de Poudlard, qu'il avait été à un cheveu d'être envoyé rejoindre son imbécile de père à Azkaban.

C'était sa mère qui les avait tous deux sauvés et le témoignage du balafré avait consolidé leur quasi liberté. La bile remonta dans la gorge de Draco alors que cette pensée s'imprégnait dans son esprit.

Il devait sa vie et sa liberté à Harry Potter.

Si possible, cela ne fit qu'augmenter la haine de Drago ; il détestait devoir quelque chose, surtout à ces Gryffondors qui avaient le cœur sur la main.

Il était tellement absorbé par le fait d'avoir échappé de justesse au sort « funeste » qui l'attendait, qu'il ne remarqua pas que deux de ses camarades avaient été réparti ailleurs. Il ne calcula rien de la Répartition jusqu'à ce qu'une chose légèrement broussailleuse effleure son épaule et qu'une masse de cheveux énorme gravisse les marches de pierre pour placer le Choixpeau sur sa tête.

Draco se moqua et roula des yeux. Oui, oui, la maudite sang-de-bourbe retournerait à Gryffondor et tout irait bien dans le meilleur des mondes et il pourrait continuer à faire de sa vie un Enf-

- SERPENTARD !

Son cœur cessa de battre dans sa poitrine alors qu'il regardait avec dégoût. Toute la salle était silencieuse. Le monde entier était-il devenu fou ? Elle était une sang-de-bourbe. Elle était sale.

Et il ne l'avait jamais vue plus terrifiée qu'à cet instant.

Il fronça les sourcils légèrement alors qu'il la regardait se diriger vers la table des Serpentards comme si elle allait à l'échafaud. Ce qui, dans son esprit, devait probablement être le cas. Pensif, il mâchouilla légèrement l'intérieur de sa joue, en se demandant à quel point cela allait changer les choses. Peut-être devrait-il commencer à prêter un peu plus d'attention à la Répartition, si les choses devaient être aussi intéressantes.

Greengrass ? Gryffondor ? Qu'est-ce que cette foutue guerre avait faite ? Des greffes de la personnalité ? Pour la première fois depuis qu'il avait lu sa lettre, Draco sentit sa résolution flancher.

Que lui arriverait-il s'il était réparti ailleurs ? Une autre maison le tolèrerait-elle, lui ? Avec tous les ennemis qu'il s'était fait, d'une certaine manière, il ne pensait pas que cela serait bénéfique pour son bien-être d'être placé ailleurs qu'à Serpentard.

Avec une pointe d'inquiétude, il pensa qu'il pourrait d'un coup comprendre ce que Granger ressentait à l'heure actuelle. Mais dans ce cas, devait-il vraiment se dire qu'il avait grand-chose à craindre ?

Il n'avait pas changé depuis la Guerre, non ? Il n'y avait rien de différent à son sujet... Bien sûr, il ne voulait pas voir tous les sangs-de-bourbe et les moldus exterminés, mais il ne les aimait toujours pas. Le simple fait de ne pas vouloir l'éradication de tout un peuple n'était sûrement pas un motif suffisant pour être expulsé de Serpentard, n'est-ce-pas ?

Bien sûr que non, parce que si ça avait été le cas, « plus-parfaite-que-moi-tu-meurs » Granger n'aurait pas fini à Serpentard. Non mais putain, pourquoi était-elle à Serpentard ?! Où était la logique ?

- Malfoy Draco.

Merde.

Déjà debout, il alla s'assoir sur ce foutu tabouret pour la deuxième fois de sa vie, bien que cette fois-ci quelque chose était nettement différent. La dernière fois, le chapeau avait à peine effleuré sa tête avant que sa décision n'ait été criée dans la salle.

Cette fois, cependant, le chapeau resta et délibéra pendant un certain temps.

- Eh bien, M.Malfoy. Quelle transformation depuis la dernière fois…

Quoi ? Transformation, quelle transformation ? Il n'y avait eu aucune putain de transformation ! Il était Draco Malfoy, sang-pur, et un Serpentard jusqu'au bout!

- De la bravoure, vous avez montré M. Malfoy... Et une telle compassion que je n'aurais jamais cru cela possible…

Par Salazar, de quoi parlait-il ! Bravoure ? Compassion ? Draco paniqua alors qu'il tentait de revivre l'année écoulée dans son esprit… Il ne voyait rien. Rien qui aurait pu amener le Choixpeau à tirer de telles conclusions. Son pouls s'affola dans son corps alors que la peur lui serra la gorge. Il ne passerait pas la nuit s'il atterrissait à Gryffondor.

Il sentait que le Choixpeau était sur le point de rendre sa décision, il devait faire quelque chose et vite, avant que la pire chose possible ne lui arrive. Il sentit le Choixpeau bouger sur sa tête alors que les coutures sur l'avant s'ouvraient pour qu'il parle…

- GRY-

Si vous me laissez rester à Serpentard, je veillerai sur la fille Granger! S'IL VOUS PLAÎT! Pensa Draco rapidement, en mettant toute sa volonté dans cette seule pensée, s'accrochant à ce qui pourrait être sa dernière chance en désespoir de cause.

- SERPENTARD !

Draco poussa un soupir de soulagement alors qu'il descendait les marches de pierre pour aller vers sa table d'un pas chancelant. Ses robes retournèrent à leur couleur habituelle et il dut prendre un moment pour réfléchir à ce qu'il avait promis, afin de garder sa peau intacte – il fallait qu'il veille sur Granger. En parlant de Granger, comme il approchait de sa table Draco leva les yeux et vit quelque chose qui lui fit presque faire une pause pendant un moment.

Le Sang-de-Bourbe était assise à sa place.

Sur le point de lui ordonner de se déplacer, il leva les yeux vers son visage un instant. Bien qu'elle se soit composée un masque dont tout Serpentard pouvait être fier, ses yeux s'écarquillèrent un tant soit peu de peur un bref moment.

Instantanément, Draco pensa à ce qu'il avait ressenti avant d'avoir été réparti, et alors il se souvint de sa promesse.

Draco Malfoy n'était peut-être rien d'autre, mais il était un homme de parole.

Il leva son sourcil et prit la place opposée d'où il s'asseyait normalement avant de reporter son attention sur le Répartition.

Le reste fut flou. Il était heureux que Pansy le rejoigne une fois de plus mais son monde fut secoué quand un autre Sang-de-Bourbe fut placé à Serpentard. Son regard suivit Thomas alors qu'il s'asseyait à côté de Granger et les deux semblaient s'accrocher l'un à l'autre comme si le fait d'être séparé mettrait leurs vies en jeu. Ce qui, pour être honnête, était fortement probable.

Un petit frisson parcourut ses épaules quand il réalisa que les deux anciens Gryffondors assis en face de lui avaient, à un moment donné, été retenu captif à son domicile.

A en juger par les regards sur leurs visages, ils n'avaient pas oublié non plus.

Blaise rejoignit Draco et Pansy, marquant la fin de la Répartition. Alors que le festin commençait à remplir leurs assiettes, Draco ne put s'empêcher de remarquer que les deux personnes assises en face de lui n'avaient pas encore bougé. Pansy lui donna un petit coup de coude dans les côtes et Draco se tourna pour trouver à la fois Blaise et Pansy le fixant, le même air interrogatif sur leurs visages, comme pour dire, que sommes-nous censés faire? Draco réfléchit un instant, en regardant les nouveaux ajouts.

Granger avait définitivement perdu du poids au cours de la dernière année, le résultat faisait ressortir ses pommettes sur son visage mince. Elle était naturellement bronzée et la couleur de sa peau semblait mettre en relief ses quelques cicatrices visibles et il savait exactement d'où la petite sur son cou venait. Ignorant les souvenirs qui se battaient pour revenir à la surface à la vue de cette cicatrice, il poursuivit son évaluation. Ses cheveux, autrefois si broussailleux, semblaient maintenant moins touffus et tombaient en douces boucles brunes sur ses épaules. Ses grands yeux moka avaient des difficultés à cacher la dévastation intérieure de leur propriétaire. En vérité, elle serait en fait agréable à regarder une fois qu'elle aurait cessé de ressembler à quelqu'un que l'on menait à l'échafaud. Thomas avait la même expression.

Ses deux amis continuèrent de le dévisager, attendant qu'il prenne les devants; d'une certaine manière, Draco savait que les premiers mots prononcés donneraient le ton pour l'ensemble de l'année.

- Vous savez, la nourriture à cette table n'est pas empoisonnée. Il va falloir que vous mangiez quelque chose, vous avez une longue nuit devant vous… Un estomac gargouillant ne vous aidera pas beaucoup.

Draco fit une tentative de sourire aux deux assis en face de lui, il aurait pu jurer avoir vu Pansy et Blaise se détendre très légèrement à sa droite.

Hermione :

Elle fut surprise par les paroles de Malfoy, tant et si bien qu'elle sursauta un peu, avant de reprendre le contrôle d'elle-même une fois de plus. Hermione essaya de ralentir sa respiration avant de tourner les yeux vers lui, libérant simultanément sa poigne d'acier sur les doigts de Dean.

Malfoy avait connu des jours meilleurs, mais ses traits aristocratiques avaient toujours le même aspect. Ses cheveux avaient l'air doux et soyeux il les portait lâches maintenant, de sorte qu'ils tombaient sur ses yeux au lieu d'être rabattus et plaqués sur son crâne. Elle se demanda brièvement s'il l'avait fait pour essayer de cacher les cernes qui étaient nichées sous ses yeux. Yeux qui semblaient si prudents alors qu'il s'adressait à Dean et elle-même.

- Je ne savais pas que tu tenais à notre bien-être. Répondit-elle d'un ton pincé, veillant à ce que sa voix ne vacille pas. En fait, la dernière fois que j'ai vérifié, tu aurais été heureux d'y porter atteinte.

Elle entendit Dean avaler bruyamment sa salive à côté d'elle et en dépit de ses mots, elle finit par se résoudre à manger. Bien qu'elle déteste l'admettre, Malfoy avait raison. Elle allait avoir besoin de toutes ses forces pour s'en sortir vivante. Elle leva les yeux au moment où elle mangeait un bout de poulet et vit quelque chose passer dans les yeux de Malfoy.

De la satisfaction ? Elle renonça à deviner pour attraper le pichet de jus de citrouille mais buta sur Pansy Parkinson, elle parmi eux-tous, lui tendant un gobelet plein.

- Les choses changent, grogna Zabini.

- Vous êtes des nôtres maintenant. Ajouta Pansy en posant le verre devant elle.

Pendant un bref instant, Hermione songea que peut-être tout irait bien. C'était avant qu'elle ne tende la main pour attraper le gobelet, et qu'il n'explose.

- Vous êtes devenus fous ?! Cria un Serpentard de sixième année.

Son visage était tordu dans une nuance de rouge mêlée de brun et il secouait son bras muni de sa baguette en direction d'Hermione et Dean tout en regardant méchamment Pansy.

- C'est une sang-de-bourbe! Elle ne pourra jamais être des nôtres! Nous devrions la tuer là où elle se trouve! Nous devrions…

BANG.

Lorsque la fumée se dissipa, tout ce qu'on pouvait voir était la forme tremblante d'Hermione Granger qui se tenait, baguette tendue, regardant fixement le corps collé à la paroi en face d'eux. Il y eut quelques instants de silence, temps qu'Hermione prit pour se rendre compte de ce qu'elle venait de faire.

Mais elle avait été tellement en colère quand il avait commencé à lui crier dessus. Et puis, quand il l'avait appelée par cet horrible mot avant de menacer de la tuer, elle avait senti la montée presque désespérante de la peur et c'était ce qui l'avait finalement faite exploser. Elle avait passé la dernière année en ayant constamment peur pour sa vie, et maintenant Hermione Jean Granger était à bout.

Elle était donc coincée dans une maison qui voulait – principalement – sa mort, et alors ? C'en était fini d'avoir peur, elle était une Gryffondor, et les Gryffondors n'avaient pas peur. Malgré ce qu'avait dit ce fichu chapeau, elle était encore une Gryffondor.

- Eh bien, Miss Granger, je crois qu'il est temps de laisser M. Daival descendre du mur afin que je puisse faire une déclaration concernant le début de ce semestre, qu'en dites-vous ?

McGonagall se tenait sur le podium et attendait patiemment, ses lèvres pressées presque invisibles en raison de la mince ligne qu'elles formaient.

- Oui, Mme la Directrice, dit Hermione brusquement.

D'un coup de baguette, le garçon tomba sans ménagement de la paroi et retourna à son siège, en lançant des regards assassin à Hermione tout au long du chemin.

- Donc, comme vous le savez peut-être, c'est une situation difficile pour tout le monde. Cependant, cela ne signifie pas que je vais permettre ce genre de comportement dans mon école. Par conséquent, à partir de maintenant, je vais mettre en place plusieurs règles qui, nous l'espérons, rendront la transition plus facile pour vous tous. Chaque soir, tous les étudiants seront obligés de rejoindre leurs camarades dans leur salle commune pendant deux heures, sans aucune exception. Pendant le petit déjeuner et le dîner, tous les étudiants seront tenus de manger avec leurs maisons respectives, sans exception. Pendant les cours, à moins d'indication contraire de votre professeur, vous êtes tenu de vous asseoir avec vos camarades de maison. Si le temps montre que ces dispositions ne sont pas suffisantes, je serais obligée de prendre des mesures bien plus sévères.

À ce moment-là, Hermione ferma les yeux de désespoir, et cessa d'écouter le reste des annonces qui étaient, heureusement, une légère variation des règles et des règlements normaux qu'elle avait écouté depuis ses onze ans.

Et tout à coup, les annonces étaient finies et les élèves se levaient, se dirigeant vers leurs dortoirs. Pour la deuxième fois de la soirée, Hermione sursauta au son d'une voix. Cette fois, cependant, il s'agissait de la voix de la Directrice. Et c'était juste derrière elle.

- Miss Granger, M. Malfoy. J'ai besoin de vous parler de votre future colocation.

Hermione aurait pu jurer que son cœur avait cessé de battre. Pourquoi elle et Malfoy avait été regroupés dans cette déclaration ? Cela ne pouvait sûrement pas dire...

Les yeux paniqués de Malfoy s'arrimèrent aux siens.

- Comme vous êtes tous les deux au sein de la même maison, cela rend les choses un peu plus faciles. Vous aurez tous deux votre propre espace composé de deux chambres reliées par une salle de bain, un salon privatif ainsi qu'une petite cuisine. Vous accédez à vos quartiers par une grande toile dans la salle commune de Serpentard. Le mot de passe est « True Colors *». Bonne nuit.

Et sans rien ajouter de plus, la Directrice et ancienne directrice de Gryffondor quitta la Grande Salle.

Défaite, Hermione cogna un grand coup sa tête contre la table.


*True colors dans ce cas veut dire « véritable aspect » ou encore « percer à jour » et Viviiiiiiiiiiin est d'accord avec moi pour ne pas le traduire puisque c'est impossible de trouver un mot de passe correct… Idem vis à vis de « colocation » un peu plus haut, la traduction de « living arrangements » alourdissait affreusement le texte et c'est Viviiiiiiiin qui a trouvé la solution ^^

RAR :

Pamela : J'espère que la suite ne t'a pas déçue ! merci pour ta review ^^

Tiff : de rien et merci ! j'aime tellement cette fic qu'il fallait que je la partage ^^ c'est donc un plaisir ! Dis-moi ce que tu as pensé du second chapitre :D

MortalFlower : sympa le pseudo ^^ ravie que tu aies aimé et merci ! J'espère que la suite valait l'attente ^^