Il est 23h46 et voici le chapitre tant attendu ! Je vais faire vite, Pansy a beaucoup plu dans le dernier chapitre et je pense qu'elle continuera dans celui-ci ^^

Merci beaucoup pour vos reviews, avis et commentaires du dernier chapitre, j'en tiens compte et les apprécie plus que je ne devrais puisque je ne suis que la traductrice :D

Disclaimer donc: JKR a tout, KathSliver le plot et bibi la trad (plus Viviiiiiiin en mode super beta)


2 Septembre – Draco :

Après ce qui semblait être des heures, le sommeil avait finalement décidé de pointer le bout de son nez. Ses paupières se firent de plus en plus lourdes, il sentit la chaleur grimper le long de ses orteils et l'ombre d'un sourire apparut aux coins de ses lèvres. Pendant un tout petit instant, son monde s'arrêta, et il se retrouva dans cette merveilleuse dimension entre conscience et inconscience. Ici, Draco était heureux. Pour une raison quelconque, c'était son endroit préféré. Parce qu'au moins ici, il était toujours en contrôle. Dormir était dangereux, vous n'aviez eu aucune idée de ce qui se passait autour de vous et si vous étiez suffisamment crevé, vous pouviez vous faire tuer dans votre sommeil sans jamais vous en rendre compte. Mais le monde d'entre-deux ? C'était merveilleux.

Et on venait juste de le lui arracher.

Une douche ? Quelle heure était- il ? Après avoir consulté sa montre, le désespoir l'envahit. Il était six heures du matin, bon sang. Avait-il honnêtement passé toute la nuit à penser à Granger ?! C'était quoi son problème ! Draco attrapa son oreiller et le jeta à travers la pièce en poussant un cri de rage, le coussin percuta la photo de sa mère qu'il avait posée sur sa commode et la jeta à terre où le cadre se brisa sans attendre.

- Putain! Bordel de merde !

Comme il commençait à nettoyer ce qu'il avait fait, ses invectives se firent moins distinctes alors qu'il se demandait comment il allait bien pouvoir fermer l'œil et il laissa finalement tomber cette idée. Ce n'était tout simplement pas possible avec la douche qui coulait à côté, et même s'il jetait un Silencio – son autre sort s'était arrêté dès qu'il avait commencé à somnoler – il était maintenant beaucoup trop éveillé pour espérer se rendormir avant qu'il ne soit l'heure du petit-déjeuner. Assis sur son lit, il attendit son tour pour se doucher.

Granger, décida-t-il, prenait vraiment trop de temps.

Cognant contre sa porte de la salle de bains, il cria.

- Merlin, Granger ! Tu penses passer le reste de ta vie là-dedans?

- Va te faire voir !

Draco poussa un grognement grave et guttural qui se répercuta le long de ses os. S'il devait être debout alors il voulait une douche, bon sang ! Il resta assis là et regarda méchamment la porte un bon moment, se mordant la langue du mieux qu'il pouvait puis se jeta sur son lit, la mine renfrognée.

Après ce qui lui sembla être des heures – mais qui n'étaient en réalité que quelques minutes – l'eau s'arrêta. Quelques secondes plus tard, le bourdonnement qui indiquait que la magie l'empêchait d'entrer pendant qu'elle était à l'intérieur s'arrêta. Il bondit jusqu'à la porte et l'ouvrit brusquement pour trouver Granger enveloppée dans un peignoir vert. Il permit à ses yeux de se promener pendant une seconde avant qu'elle ne crie.

- Malfoy ! Tu crois faire quoi là ?!

Sa voix perçante était une vraie torture si tôt.

- Je suis sur le point de prendre une douche, Granger. Un problème ?

Il lui sourit d'un air suffisant et commença à déboutonner sa chemise – pour la voir rougir.

- Et bien, si tu permets, je n'ai pas encore fini donc dégage !

- T'es là-dedans depuis plus d'un siècle ! Je déteste avoir à te dire ça mais peu importe le nombre de fois où tu te récureras, tu ne seras jamais propre, tu seras toujours sale !

Le fait qu'elle lui ait ordonné de quitter la pièce avait fait éclater sa colère, et juste comme ça, les années et les années passées à la tourmenter avaient pris les rênes. Il n'avait plus le contrôle de sa bouche et au moment où il cessa de crier, son esprit se rendit compte de ce qu'il venait de dire.

MERDE !

- Gran…

- Toi, Malfoy, tu es infect, arrogant et méchant ! Tu es juste un homme lâche qui se tient là et regarde les évènements se produire parce qu'il n'a pas le courage de faire quelque chose ! Tu es cruel, vil et je te hais ! Tu es exactement COMME TON PERE !

Le visage de Granger était rouge et tremblant mais au moment ou elle allait répliquer, il prit la parole.

- Je sais. Dit-il d'une petite voix, si petite que pendant un instant il ne réalisa même pas qu'il s'agissait de la sienne.

Ses propos avaient fait mouche et répétaient mot pour mot ceux qui avaient hanté sa conscience depuis le début de la guerre. Il ne les avait jamais entendu à voix haute mais les entendre, lourds et clairs, les rendaient réels semblait-il. Vrais. Et il n'était pas sûr de savoir comment gérer ça avec autre chose que la vérité. Alors, avec sa voix cassée il se répéta.

Une part de lui se mit une claque mentale tandis que l'autre en voulait à Granger. Granger qui s'était raidie quand il avait parlé, le choc visible sur son visage et sa bouche fermement fermée. Bien, il était temps qu'il la prive de la parole. Il voulait d'ailleurs dire quelque chose à ce sujet mais une sorte de force étrangère le poussa à sortir quelque chose de totalement différent.

- Et je suis désolé, dit-il d'une voix rauque, croassant presque.

Draco la regarda droit dans les yeux en disant cela. Est-ce que ce croassement vient de moi ? Par Salazar! Qu'est-ce qui cloche avec ma voix ? La bouche de Granger s'ouvrait et se fermait, lui rappelant un poisson qu'il avait eu quand il était petit. C'est alors qu'il réalisa qu'il parlait toujours – pourquoi ne s'était-il pas rendu compte qu'il parlait encore ? Est-ce qu'on l'avait ensorcelé ?

- Je suis désolé, Granger, pour tout. Pour être comme lui. Je déteste ça.

Draco voulait s'Avadekedavriser* à ce moment-là.

Eh bien, Bouche ? Tu as fini de parler maintenant ? Tu es sûre ? Parce que je pense qu'il y a plus de confessions que tu pourrais faire pour ruiner ma vie. Tu es vraiment sûre d'avoir terminé maintenant ? Ne faisant plus confiance à sa propre bouche, il leva sa main pour couvrir ses lèvres si vite qu'il les claqua.

Ignorant la piqûre de la douleur, il regarda Granger. Elle était frappée de mutisme pourtant avant qu'il ne sache ce qui se passait, elle avait ramassé ses affaires et s'était enfuie. Il pensa l'avoir entendue couiner quelque chose ressemblant à « La salle de bain est à toi » avant que sa crinière mouillée ne disparaisse et que la porte ne se referme derrière elle.

Il se traita d'idiot de différentes façons alors qu'il arrachait presque ses vêtements et entrait dans la douche. Et là, il pensa.

Une seule nuit s'était passée et déjà, la sorcière le rendait fou. D'abord, elle le garde debout tout la nuit en envahissant son esprit de ses cris et ensuite, une fois que Draco a finalement réussi à obtenir un semblant de repos, elle le réveille de nouveau ! Voilà pourquoi il allait et venait, vomissant des idioties telles qu'il pourrait tout aussi bien en faire de même avec son dîner de la veille. Si ça continuait de la sorte plus longtemps, elle le ferait manger dans le creux de sa main sous une semaine ! Non, il ne permettrait pas que cela se produise.

Il la repousserait, l'ignorerait. Tout comme elle l'avait fait quand il s'était ouvert un court moment là-bas. Il bannirait ses cheveux d'un sort tellement vite qu'il… Ses cheveux. Ses cheveux mouillés, ramenés sur son épaule alors qu'il – NON !

Il n'allait PAS avoir ces pensées à propos de cette stupide sorcière ! Draco n'avait jamais autant haït Granger plus qu'à cet instant, tellement qu'il voulait frapper le mur de la douche et crier de frustration. Son éclat passé, il commença à rationaliser.

Il était un homme, quand les hommes voient des femmes à demi-nues, des pensées prennent formes dans leurs esprits. Peu importait de qui il s'agissait – c'était normal. Draco respira un peu plus facilement – bien. Maintenant, pour empêcher que cela ne se reproduise, il fallait qu'il l'évite. Meilleure façon de l'éviter ? La faire vouloir l'éviter lui. Excellent. Très bon plan Draco, sûr d'en sortir vainqueur!

Son plan était pathétique.

Salle Commune de Serpentard – Hermione:

Elle s'était préparée tellement vite qu'elle n'avait même pas eu le temps de prêter attention au fait qu'elle était supposée être déprimée. Au lieu de ça, elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour ignorer la bombe que Malfoy lui avait balancé. D'abord, il insinue qu'elle est une sang-de-bourbe, ensuite il s'excuse et se claque la bouche tellement rapidement qu'elle en a sursauté !

Franchement, qu'était-elle sensée faire de ça ?!

Rien, décida-t-elle. Elle allait prétendre que rien ne s'était passé et allait continuer à garder Malfoy dans cette jolie petite boîte où elle l'avait placé le premier jour où elle l'avait rencontré. Facile.

Quand bien même cette pensée aurait dû la calmer, Hermione courut néanmoins hors du dortoir et dans la salle commune de Serpentard. Ou, plus exactement, dans un Serpentard.

- Aïe! Pourquoi espèce de sale petite – Comment oses-tu me toucher ! Cria une blonde de quatrième année dont Hermione ignorait le nom.

Hermione se redressa et se mit à bégayer. Cette blonde avait le visage rose de rage, tout comme ceux de ses trois petits amis qui l'entouraient. Elle jura qu'ils semblaient presque sauvages, tant et si bien que leur violence pris Hermione par surprise.

Alors que la petite blonde levait la main pour la frapper, Hermione chercha à prendre sa baguette – mais elle savait qu'elle était bien trop lente car son sac l'entravait. Hermione se prépara pour le futur contact mais entendit une autre voix féminine dire avec force :

- Couché, pétasse !

Hermione n'avait jamais été autant reconnaissante d'entendre la voix de Pansy Parkinson de toute sa vie.

Pansy :

Elle était dans la salle commune à attendre la Préfète-en-chef depuis quinze bonnes minutes maintenant. Pansy ne savait pas trop à quelle heure Granger avait l'habitude de se lever et s'était donc assurée d'être debout environ une bonne heure plus tôt qu'habituellement. C'était dur mais elle ne pouvait pas risquer d'avoir Granger se promenant seule dans les cachots pour le moment – et elle ne pouvait pas compter sur Thomas pour le faire. Il était encore nouveau à Serpentard et ne pensait probablement pas qu'ils seraient en difficulté.

Un bruit sur sa gauche lui signala que le portrait du dortoir des Préfets-en-chef s'ouvrait et elle vit Granger en sortir, semblant carrément mécontente, comme si quelque chose d'horrible était arrivé.

Intérieurement, Pansy grogna. Que pouvait donc avoir bien fait Draco pour la faire souffrir ? Et si tôt le matin aussi ! Il n'était normalement pas levé à cette heure; il était lent à réveiller. Quoi qu'il ait fait, elle allait lui sonner les cloches plus tard, elle voulait aider Granger, pas commencer une troisième guerre. Parlant de…

Elle vit l'altercation entre Granger et cette putain insipide, Clarissa, et arriva rapidement à la rescousse.

- Couché, pétasse. Pansy leva sa baguette et l'utilisa pour mettre Clarissa à plat ventre sur ses genoux. Présente tes excuses à la Préfète-en-chef, s'il te plaît.

Granger avait l'air mortifiée mais ne dit pas un mot alors que Clarissa balbutiait des excuses sous la pression de Pansy.

- Bien, maintenant va donc trouver quelqu'un de nouveau avec qui coucher – ça devrait t'occuper suffisamment longtemps pour que tu reprennes conscience et différencies le bien du mal. Même si je ne suis pas sûre que tu trouves quelqu'un de nouveau, étant donné que tout Poudlard t'est passé dessus… La voix de Pansy devint inaudible et elle se para d'un petit sourire qui signifiait les ennuis.

Clarissa s'enfuit.

- Traître à ton sang.

Elle tourna la tête et dévisagea celui qui venait de parler : Nicolai Daival. Il ricana avant que lui et ses petits copains ne quittent les cachots. Pansy leva les yeux au ciel et se tourna vers Granger pour lui parler.

- Blaise est déjà parti avec Thomas au petit-déjeuner, il n'y a donc aucune raison d'attendre. J'aimerais que tu m'accompagnes si tu veux bien.

Pansy tendit sa main comme s'il s'agissait d'un rameau d'olivier, tout en recherchant dans les grands yeux de Granger toute trace de la fille qu'elle avait une fois connue. Et puis, par miracle, Granger lui prit la main. Elle fit du mieux qu'elle pouvait pour cacher la surprise sur son visage.

- Je devrais te coller, tu sais, utiliser la magie sur un autre élève…

Pansy la regarda et lui sourit, elle était là la Granger qu'elle connaissait ! Souriant toujours, elle ouvrit la voie vers le petit-déjeuner.


*le mot de Viviiiiiiiiin ^^


Alors ce chapitre valait-il l'attente ? J'adore Pansy ^^

Donc, oui ! Oui, Draco voit Hermione en peignoir et en ressort tout chose ! Oui, c'est cliché ^^ Mais inversé pour une fois ;D


RAR :

Guest du chapitre 1 : Neville arrive dans le chapitre 5 si je ne dis pas de bétises… Je n'ai pas encore commencé la trad de celui-ci mais ne t'inquiète pas, Neville aura sa part dans l'histoire ^^

Calin : Merci beaucoup ^^ Alors, cette suite ? bises

Tiff : merci beaucoup ! en fait, je suis une fan des multi-POV et c'est ce que je fais dans ma fic « Verum Tempore ». Donc, je ne pouvais qu'adhérer quand je suis tombée sur cette perle ! Donc, non, Draco n'est pas venu la réveiller (heureusement) et comme tu as vu, il a réfléchi mais à sa façon ^^ Quant à Pansy… J'adore ! Elle assure quand même, non ? Bises

En attendant le prochain (et vos superbes reviews),

xoxo


update: changement de "crachant" vers "vomissant" suite à la suggestion de faerycyn. Merci ^^