Bonjour, bonjour ! Comment ça, j'aurais dû poster dimanche ?
*se gratte l'arrière du crâne*
Oops comme dirait Draco ?
Bref, le chapitre est là et il y en aura un autre très bientôt ! ça va, je suis pardonnée ?
Disclaimer: vous connaissez la musique : JKR a tout, KathSilver le plot et bibi la trad ^^
Merci à Viviiiiin pour son aide précieuse !
Grande Salle – Déjeuner – Draco :
Il pensait qu'il s'en sortait vraiment bien.
Il n'avait pas regardé ou encore parlé à Granger depuis le malheureux incident dans la salle de bain plus tôt et maintenant qu'elle s'était installée à l'autre bout de la Salle, tout allait pour le mieux. Enfin, jusqu'à ce qu'il s'asseye à sa place et trouve tout le monde le fixant.
- C'est quoi votre problème à tous ? Demanda-t-il, son regard s'attardant légèrement sur Pansy alors que les mots qu'elle lui avait sifflé au début du cours de Potions traversaient son esprit.
« Tu crois faire quoi ? On essaie de l'aider, pas de lui rendre les choses plus difficiles ! Qu'est-ce que tu lui as dit ce matin au juste ? Tu ne pouvais pas faire cette UNIQUE CHOSE comme il fallait et agir comme le gentleman qui, je le sais avec certitude, est caché quelque part là-dedans ?! Il se bat de toute ses forces pour survivre, tu sais, ça t'aiderait certainement d'arrêter de tenter de le tuer avec ton éducation ! »
Draco avala sa salive. Vu l'expression de son visage, elle était prête à lui en remettre une couche à table. Cependant, ce fut Blaise qui parla, à son grand soulagement.
- Qu'est-ce qui se passe, Drake ? Demanda-t-il. C'est toi qui a commencé tout ça, pourquoi tu fais marche arrière ?
Merde. Bon, je ne peux pas vraiment leur dire que, non seulement, j'ai montré à la Sang-de… Non. Stop. Je ne peux pas vraiment leur dire que j'ai fait preuve de faiblesse devant Granger pour ensuite me mettre à penser à la baiser après l'avoir vue à moitié nue. Bon alors, au plus simple.
Mentir.
- Euh… Draco cligna des yeux en voyant le visage confus de Blaise.
Mens comme un de ces putains d'arracheurs de dents moldus, Draco ! Tu étais bon à ça ! C'est simple, ouvre ta bouche…
- Putain Blaise, tu racontes quoi ? Toi et Pansy, tous les deux ! Je n'ai jamais dis que je voulais être copain avec la fille et m'assurer que sa vie était pleine de chocogrenouilles et de chiots– j'étais poli avec elle, aussi simple que ça. Si tu veux être son nouveau gardien alors fais-toi plaisir mais ne m'embarque pas là-dedans.
Ah, le voilà ! Draco Malfoy, abruti fini ! Sympa de te voir de retour. Maintenant, tu cesses de te comporter comme un dingue si tu ne veux pas que tes amis s'enfuient.
Une large ombre tomba sur leur coin de table et Draco leva la tête pour voir Greg, Millie, Theo et Daph se tenant là. Non seulement ça mais vu comment Daphné claqua son sac sur la table, Draco pouvait dire qu'elle était énervée.
Merveilleux ! Une distraction !
- Daph ? Fit Pansy en entourant prudemment son amie d'un bras. Daphné, tu vas bien ?
- Elle m'a traitée de Traître à mon Sang et quand je l'ai ensuite vue dans les couloirs, elle m'a dit dans des termes sans équivoque que je ne suis plus sa sœur.
Malgré le fait que son visage était presque du même rouge que la doublure de son manteau, la voix de Daphné était froide et morne.
Tout le monde à table tressaillit en entendant ces mots. Renier quelqu'un quand vous étiez un Sang-Pur était une affaire sérieuse et Draco repensa à l'époque où il souhaitait que sa famille le renie simplement et qu'il en ait fini, afin de pouvoir essayer de sauver ce qui restait de sa vie.
Il se demanda comme allait sa mère. Il devrait peut-être lui écrire ce soir… Ou est-ce que ce serait trop tôt ? C'était seulement le premier jour de cours… Il ne voulait pas avoir l'air quémandeur… Mais quelque chose fit tilt dans le fond de son esprit. Son père, qui n'en avait que le nom, était à Azkaban pour le reste de sa vie et il pouvait écrire à sa mère quand bon lui semblait.
Ce soir, sa mère allait avoir droit à une belle, longue lettre.
- Oh, ne l'écoute pas Daphné. Si elle a envie d'agir comme une écervelée, grand bien lui fasse. Nicolai m'a appelée comme ça aussi ce matin.
Pansy faisait de son mieux pour réconforter sa meilleure amie mais Draco connaissait cette expression dans ses yeux.
Pansy était en colère et elle n'en avait rien à faire si d'autres le savaient.
- Pourquoi t'appellerait-il comme ça, tu es toujours à Serpentard. Contra Daphné, l'amertume évidente dans sa voix.
Il eut un moment de panique quand il réalisa que s'il n'avait pas soudoyé ce stupide chapeau, il serait à la même place que Daphné maintenant. Que Merlin l'aide, il se sentait coupable.
Pansy soupira.
- Blaise et moi nous occupons de Granger, Thomas et Smith…
- Pas Smith, intervint Blaise, Smith est assez effrayant pour se débrouiller seul.
Pansy leva les yeux au ciel et continua.
- Soit, on s'occupe seulement de Granger et Thomas alors. Ce matin, Clarissa essayait d'attaquer Granger à propos d'un truc stupide et je suis intervenue. Il n'avait pas l'air très heureux de ça. Dit-elle de cette nonchalance forcée qui était devenue une seconde nature pour eux tous à présent.
L'atmosphère sembla se tendre sous l'anticipation de la façon dont tout le monde réagirait suite à la nouvelle de leur adoption d'ancien Gryffondors, quand Theo éclata de rire.
- Vous inquiétez pas, on a aussi été adoptés. Fit-il avec un grand sourire.
Daphné leur offrit un petit sourire en réponse.
- Mini Rousse a empêché les jumelles débiles de faire de la chair à saucisse de moi la nuit dernière et non seulement Potter, mais en plus Londubat, ont décidé de devenir les nouveaux gardes du corps de Theo, ajouta Daphné.
- Tant mieux. Approuva Pansy comme si elle était bien plus sûre d'elle à présent qu'auparavant. Je n'aimais pas le fait de vous savoir tous les deux seuls en territoire ennemi.
- Pas plus que nous. Dit Theo et pour Draco, il n'avait jamais été aussi sombre depuis qu'on les avait forcé à prendre la Marque.
Draco se rassit, regarda son groupe d'ami et remarqua les airs défaits de leurs regards. A quoi pensaient-ils ? Avait-il lui-aussi le même regard que le leur ?
Non. C'était impossible. Il avait été en mesure de prendre son sort en main, contrairement à eux. Il avait eu le droit de choisir. Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? Il n'avait certainement pas été le seul à marchander pour pouvoir rester dans sa Maison, alors pourquoi le Choixpeau avait fait une exception pour lui ? Un profond sentiment de malaise s'éleva en lui. Il avait l'impression que quelque chose se préparait et que c'était pour ça que lui, Draco, était devenu une exception.
Draco se sentit soudainement plus que seul et il fut reconnaissant que l'agitation qui éclata dans la Salle le tire de ses pensées.
Il leva les yeux juste à temps pour voir Mini Rousse qui brandissait sa baguette en direction de son frère et lui lancer son fameux sortilège de Chauve-Furie. Quand le sort commença à prendre effet et que l'école entière se mit à rire, elle hocha la tête de satisfaction et alla droit vers la Directrice. Merlin, était-elle en train de demander ce que serait sa punition ? Qu'avait fait Weasley ?
Du coin de ses yeux, il vit rapidement des robes Serpentardes sortir de la Grande Salle. Draco tourna la tête pour voir que Nicolai se préparer à partir et l'adrénaline se mit à courir dans son sang.
- Pansy, commença-t-il.
- Je suis déjà partie, Répondit-elle.
Elle souleva son sac sur son épaule et courut après Granger.
Bien. Si Pansy le faisait, cela voulait dire qu'il pouvait toujours rester aussi loin que possible de Granger et que sa promesse au Choixpeau était toujours tenue.
En quelque sorte.
Hermione:
C'était vraiment bon d'être de nouveau assise à la table des Gryffondors, elle se sentait presque comme avant. Seamus et Dean parlaient ensemble têtes baissées, Luna était passée dire bonjour et Hermione écoutait Ginny lui raconter ce qui s'était passé entre Greengrass et les jumelles Patil. La seule chose qui manquait était Ron mais de ce qu'elle savait, personne ne l'avait vu depuis la Métamorphose, qu'il partageait avec Seamus qui était un Serdaigle.
Se disant qu'il avait certainement oublié quelque chose dans sa chambre, elle laissa tomber et commença de nouveau à profiter de ses amis. Cependant, même si elle essayait de son mieux de l'ignorer, les choses étaient différentes en eux tous. Avant, ils auraient parlé de tout et de rien pour simplement passer le temps. Maintenant, ils étaient obligés de tout rattraper, de faire de leur mieux pour écouter les histoires de tout le monde avant la fin du temps imparti.
Elle se demanda combien cette nouvelle donne allait les séparer. Hermione pouvait déjà sentir les regards insistants d'autres Gryffondors. La plupart étaient des élèves plus jeunes qui ne savaient pas quoi faire du fait d'avoir un Serpentard à table mais les autres regards étaient hostiles. Elle les ignora.
Le cœur d'Hermione se désespérait que les choses soient comme avant.
A voix basse, Ginny avait lentement tiré chaque détail de l'Incident de la salle de bain d'Hermione, petit à petit. Ce qui aurait pu être moins pénible si Ginny s'était arrêtée de soupirer à propos de sa « magnifique vue matinale ». Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle ne s'attendit pas à voir Ginny devenir sérieuse.
- Tu as eu des cauchemars ? Interrogea-t-elle, cherchant si Hermione mentirait.
La question l'étonna mais elle en avait marre que les gens s'inquiètent pour elle.
- Non, pas la nuit dernière. Dit Hermione, même si elle voyait bien que Ginny ne la croyait pas. Franchement, je pense que j'étais trop choquée et épuisée de tout ce qui s'était passé pour en avoir un.
Cela sembla calmer un peu Ginny mais avant qu'elles n'aient la chance d'aller plus loin, Ron décida finalement de faire une apparition.
Pendant une brève seconde, Hermione osa espérer que tout irait bien. Puis, elle le vit d'abord se tourner vers Dean pour le regarder furieusement pour passer à un regard pratiquement hostile quand celui-ci se posa sur Hermione.
Elle aurait pu jurer entendre les éclats restants de son cœur se briser dans ses oreilles.
- Ron ! Assied-toi, mec. Comment ça se passe chez les Pouffsouffles ? Demanda Harry en se forçant presque à paraître positif.
Son sourire tomba quelque peu quand Ron ne fit rien d'autre que lancer des regards noirs.
Il parla finalement mais sa voix était rauque.
- Depuis quand laissons-nous des Serpentards manger avec nous ?
Les yeux de Ron ne quittèrent pas ceux d'Hermione. Elle sentit ses lèvres trembler.
- Depuis qu'Hermione et Dean le sont devenus.
Harry était calme, sa voix apaisante. Il semblait supplier Ron en utilisant que le ton de sa voix mais cela ne marchait pas.
- Désolé, mec, je ne mange pas avec des traîtres.
Sa lèvre se recourba quand il grogna mais ce grognement n'était rien comparé à celui de Ginny.
Hermione en eut assez, elle agrippa son sac et quitta son siège. Elle venait juste d'atteindre les portes quand elle entendit Ginny hurler un sort, suivit par un cri douloureux de Ron. Qu'elle ignora. Si c'était comme ça qu'il voulait se comporter, très bien ! Elle n'avait pas besoin de lui! Qui se souciait du fait qu'ils avaient été amis pendant des années avant d'avoir été plus ? Elle n'avait PAS besoin de Ronald Bilius Weasley.
N'est-ce pas ?
Hermione refusa de laisser les larmes couler sur son visage alors qu'elle allait en Arithmancie d'un pas furieux. Elle serait en avance mais elle n'en avait rien à faire. Elle devait juste être le plus loin possible de Ron. Peut-être que si elle allait assez vite, elle pourrait prétendre que son cœur allait bien. Hermione entendit des pas courir après elle et elle tourna la tête au moment où Parkinson la rattrapait. Elle ne dit rien mais prit le même rythme qu'Hermione et mit une main sur son bras.
Hermione savait qu'elle assurait sa protection.
Salle Commune de Serpentard – Draco :
Granger n'avait rien fait d'autre que de répondre aux questions des professeurs ainsi que son travail le reste des cours. Puis, au dîner, elle avait eu une conversation polie et simple avec Thomas, Pansy et Blaise à propos de ce qu'ils pensaient du nouveau professeur de DCFM avant de redevenir silencieuse. Elle était maintenant assise devant lui en face de la cheminée dans leur Salle Commune alors que leur Maison se réunissait pour leurs deux heures obligatoires où ils devaient passer du temps ensemble.
Elle avait des liasses de parchemins devant elle, ainsi que bon nombres de dossiers, et Draco avait une assez bonne idée de ce qu'elle s'apprêtait à faire.
- Malfoy, je pense que nous devrions nous occuper de nos devoirs de Préfets-en-Chef puisque nous sommes coincés ici de toute façon. Comme ça, nous n'aurons pas besoin de nous voir durant notre temps libre.
Sa voix était froide. Pourquoi sa voix était froide ? Et puis, il se souvint.
Oh ouais, sa voix est froide car je veux qu'elle le soit. Parce que sinon, Sainte Granger connaitra toutes mes plus sombres et profondes pensées en une heure parce que je ne peux pas garder la bouche fermée. Voilà pourquoi sa voix était froide.
- Très bien alors, Granger. As-tu vu les listes des nouveaux Préfets pour chaque Maison ? Demanda-t-il.
Un « Bien sûr que j'ai vu la nouvelle liste, tu me prends pour qui Malfoy ? » passa dans ses yeux et il la regarda chasser cette pensée soigneusement. Elle semblait vraiment essayer de garder les choses civiles entre eux. Allons, allons, ça ne peut pas continuer comme ça, n'est-ce pas ? Elle était sensée redouter de travailler avec lui, pas être capable de le tolérer.
- Oui. J'ai commencé à regarder leurs emplois du temps pour essayer de mettre en place les patrouilles mais comme certains sont Capitaines, toi inclus, je ne peux pas vraiment les mettre en place avant qu'on ait ceux des équipes de Quidditch…
Mais Draco n'écoutait pas. Il la regardait écrire avec ses minuscules mains. Comment une personne de plus de huit ans pouvait avoir d'aussi petites mains ? C'était tout simplement pas normal. Peut-être qu'elle était juste un monstre mutant après tout. Cette pensée le réconforta.
- … J'en ai donc temporairement déjà fait un, si tu veux bien y jeter un œil. Tu m'écoutes? Demanda-t-elle, ses yeux s'enflammant un peu.
Oups.
- Ouais, ouais, j'écoutais. Je n'ai pas besoin de regarder ton maudis truc, mais t'avais l'intention de me laisser faire quoi que ce soit? Non pas que la liberté me dérange mais j'ai mérité ma place, tu sais ? Taquina-t-il.
Il apprécia le choc qui s'installait sur son visage alors qu'elle se rendait compte qu'elle avait déjà pratiquement tout fait. La lutte sur son visage était grandiose à regarder alors qu'elle essayait de trouver quelque chose à dire.
Etant prévenant comme personne, il décida de l'aider.
- Pas de problème, Granger, je sais que tu ne peux pas t'empêcher d'être une je-sais-tout.
Il reprit sa respiration et commença à sourire en coin en songeant à ce qui allait suivre :
- A moins que tu ne tentais de t'empêcher de penser à cette petite dispute entre toi et ton petit-ami, Branlette la Belette ?
Il regarda le rose monter à ses joues avec délectation. Maintenant, son plan fonctionnait. Il sentit son sourire passer de son statut habituel à un béat et se pencha en arrière sur sa chaise, l'image même d'un homme à l'aise.
- Ronald n'est pas mon petit-ami. Maintenant, si cela ne te dérange pas, j'aimerai qu'on en revienne à nos affaires !
Draco décida qu'il s'était suffisamment amusé pour la soirée. Il avait besoin qu'elle reste loin de lui mais il n'avait pas envie que les choses soient hostiles, il se dit qu'il était temps d'être sympa… pour le moment. Il y avait toujours demain.
- Au temps pour moi, alors. Dit Draco, souriant toujours. Maintenant, à propos du Bal Masqué d'Halloween, les grognasses Patil et ce mec, Goldstein, sont ceux qui finissent généralement excités au sujet de ce genre de choses. Donc, si nous…
Et à partir de là, ils ne firent que ça. Pendant deux bonnes heures, ils parlèrent du Bal Masqué, des patrouilles, des sessions de tutorat… jusqu'à ce que Draco pense qu'il allait devenir fou. Franchement, est-ce que cette fille prenait un seul moment dans sa vie pour arrêter et se reposer ? Ils avaient plutôt bien avancé et tous sentirent les protections les coinçant dans la salle commune se lever, et Draco en était plus qu'heureux. Si Granger lui demandait de re-regarder une liste une fois de plus ce soir, il allait lui lancer un maléfice bien senti.
Se portant volontaire pour les patrouilles de cette nui-là, il partit aussi rapidement que possible juste pour être loin d'elle et se mit au travail. Pendant une heure, il marcha dans le château jusqu'à ce la fatigue de sa nuit blanche de la veille ne le rattrape. Il retourna à sa chambre et ne resta éveillé que pour écrire à sa mère aussi longuement que possible, avant d'appeler un elfe pour qu'il l'amène à la voilière pour lui. Et quand il tomba dans son lit, il s'endormit instantanément.
Et une fois de plus, ses cris le réveillèrent.
Voilàààààà ^^
ah, ce Draco ! Il ne se rend pas compte à quel point il est aussi bouché que Harry ou Ron dans certains cas... En parlant de Ron, quelles sont vos réactions ? J'ai cru entendre des "je le savais !" et des "Quel connard !" résonner dans mes oreilles ^^
je suis sur le chapitre suivant (qui est un de mes préférés) et je vais le poster rapidement, donc !
Pour mes lectrices de Verum Tempore, pas de chapitre cette semaine, désolée. Mais il sera là la semaine prochaine sans faute !
En attendant la suite,
xoxo
