Bonsoir, bonsoir ! Et un chapitre tout chaud ^^ Et quel chapitre ! Je me suis littéralement arrachée les cheveux pour traduire une certaine partie de ce chapitre. Vous verrez de quoi je parle en lisant une certaine conversation ^^
Un grand merci pour toutes ces merveilleuses reviews, l'auteur vous envoie tout son amour, elle était vraiment ravie :D
A un moment, j'ai mis les mots d'une liste en gras et italique, dites-vous que c'est rayé, please ? J'ai tout tenté mais ce manager à la con n'a rien voulu savoir ! Il ne doit pas m'aimer pusique d'autres y arrive...
Disclaimer : JKR. KathSilver. Bibi.
Déjeuner – Grande Salle – Ginny :
Puisque Slughorn appliquait toujours sa stricte règle anti-parlotte en Potions, personne n'avait eu l'occasion de parler de quoi que ce soit à Hermione pour l'instant. Maintenant qu'Hermione était assise à côté d'elle à table, mangeant tranquillement comme si tous les regards n'étaient pas tournés vers elle, elle ne savait pas par où commencer. Harry et elle avaient déjà décidé de ne pas lui dire que Malfoy l'avait informée de ses cauchemars, ni de lui dire qu'elle ferait ce qu'il avait suggéré. Mais que pouvait-elle donc bien faire ?
Ginny se mordit la lèvre et se demanda ce qui avait bien pu arriver pour qu'à un moment elle soit en terrain méconnu avec Hermione. Elles étaient meilleures amies… Pourquoi le fait qu'elle soit à Serpentard aurait un effet quelconque là dessus ? Ce devait être le fait qu'elles ne passaient pas autant de temps qu'avant ensemble même si quelque part en elle, elle savait que ce n'était pas vrai. Les rivalités entre Maisons étaient plus profondes qu'elle ne le pensait.
Elle sursauta en pensant ça, soudain honteuse d'elle-même, comme elle devrait l'être. Il s'agissait d'Hermione et rien n'allait briser leur amitié si Ginevra Weasley avait son mot à dire sur le sujet. Ginny fut tirée de son débat sur la façon dont elle devait s'y prendre quand Daphné s'assit à table, en face d'Hermione.
- Granger, dit Daphné.
Elle vit Hermione se figer, un masque indifférent plaqué sur son visage, un spectacle qui lui fit mal au cœur. Ginny savait pourquoi Hermione avait maintenant un contrôle strict de ses expressions faciales et vocales et elle savait que c'était nécessaire. Pour Hermione en tout cas. Son amie s'était confiée à elle une nuit et lui avait dit que si elle avait menti de façon plus convaincante de tout son être, alors Bellatrix ne l'aurait peut-être pas torturée aussi longtemps.
Et donc, Hermione avait appris un contrôle parfait et calculé. Ginny n'avait tout simplement pas eu le cœur de lui dire que peu importe ce qu'elle aurait pu faire, Bellatrix l'aurait de toute façon traitée de la même manière. Pas quand cela réconfortait un tant soit peu son amie.
- Oui ? Demanda Hermione, tout à fait neutre.
Ginny n'avait aucune idée de ce qui se passait dans sa tête. Elle échangea un regard avec Harry, qui semblait avoir les mêmes difficultés qu'elle. Neville avait l'air nerveux.
- Personne ne veut me dire si Astoria a quelque chose à voir là-dedans. Blaise, Draco, Pansy – tous me disent la même chose. Que c'est ta partie, que tu gères ça seule et qu'ils ne doivent faire que des trucs mineurs. Si je veux des infos, c'est à toi que je dois demander.
Daphné semblait faire tout ce qu'elle pouvait pour tenter d'agir de façon indifférente mais Ginny pouvait clairement voir qu'elle perdait le contrôle.
- S'il te plaît.
Le visage d'Hermione était indifférent, à l'exception de l'infime mouvement de ses lèvres – il semblait que peu importe ce qu'elle faisait, son amie devait toujours mordiller quelque chose quand elle pensait. C'est vraiment bon de voir que certaines choses ne changeaient pas. Avec un soupir, Hermione laissa tomber son masque.
- Oui, Astoria en était. Informa Hermione mais pas méchamment.
Instinctivement, Ginny étendit son bras vers Daphné et prit sa main pour la réconforter alors qu'elle voyait le cœur de la jeune fille se briser dans son regard.
- Ils étaient un certain nombre mais tu connaitras leurs noms très bientôt…
Daphné releva la tête brusquement, l'inquiétude se lisait facilement sur son visage, ainsi que l'affolement qui s'y mêlait. Ginny se gonfla d'orgueil en voyant que Daphné ressentait toujours le besoin de protéger sa sœur en dépit du fait d'avoir été reniée et de savoir que sa sœur était un genre de monstruosité. Sans savoir pourquoi, au départ, le regard de Ginny chercha Malfoy, qui était assis et dont elle ne voyait que le dos.
Comme Harry le leur avait rappelé de nombreuse fois, Malfoy avait seulement cherché à protéger sa famille. Tout comme Daphné.
C'était maintenant Ginny qui se mordillait la lèvre, elle fut cependant ramenée sur terre quand la voix d'Hermione atteignit Daphné pour l'apaiser.
- Je ne vais pas leur faire de mal, à ceux qui ont fait ça. Pas physiquement, du moins, bien que j'espère qu'ils n'oublieront jamais cette leçon.
Ginny vit tous les regards de leur coin de table dériver entre Hermione et Daphné, et nota que Daphné sembla se détendre un chouïa.
Je ne peux faire aucune promesse en ce qui concerne les autres, la seule chose que je leur ai dite était de ne rien faire qui pourrait les envoyer à l'Infirmerie, ajoutant Hermione en s'excusant.
- Merci. Dit doucement Daphné avant de se lever, le défaitisme pesant sur ses épaules.
Elle ne laissa qu'un intense silence dans son sillage en partant et Ginny haïssait les silences.
- Alors Mione, tu as explosé des murs dernièrement ? Demanda Ginny avec un ton qui indiquait clairement qu'elle allait lui faire la leçon.
Harry croisa ses bras, prenant la remarque comme une autorisation de lancer un regard furieux à son amie.
- A ce propos, dit-il, combien de fois devrais-je te dire de ne pas te mettre dans des situations potentiellement mortelles si je ne suis pas là pour foutre un bordel monstrueux ?
Hermione gémit, soi-disant à la perspective d'une autre réprimande sur la façon dont elle avait stupidement agi, mais Ginny remarqua le petit sourire sur ses lèvres qui la vendit. Ginny sourit en retour, soucieuse de confronter Hermione plus tard cette nuit-là, mais cela pourrait attendre.
Le sérieux était moins important, pour le moment, que les taquineries qui couvriraient l'inquiétude à propos de Dean.
Sortilèges – Goyle :
Vous aurez une retenue tous les deux ! Quinze points en moins pour Poufsouffle et Serdaigle ! Couina Professeur Flitwick alors qu'un Weasley tout rouge et un Finnigan pâle et tremblant retournaient à leurs sièges.
Greg n'arrivait pas à croire ce qui venait de se passer… Weasley, Thomas et Finnigan n'étaient-ils pas tous amis ? Il savait que Thomas était sorti avec la petite rousse mais ce n'était sûrement pas à cause de ça que Weasley avait semblé si indifférent à propos de ce qui s'était passé.
Plus tôt ce matin, quand la Directrice avait annoncé la nouvelle dans la salle commune, Greg était totalement préparé à faire face à un Weasley sous le choc. Cependant, à la surprise générale, il avait simplement haussé les épaules et s'en était allé comme si on lui avait dit que le temps était nuageux. Au début, il avait pensé que Weasley faisait simplement le brave au lieu de s'inquiéter devant tout le monde – il pouvait comprendre ça.
Mais ensuite ils avaient rejoints les Serdaigles en Sortilèges comme d'habitude et une pagaille monstre avait éclaté. Finnigan était arrivé tout pâle et tremblant, désespéré de pouvoir parler à Weasley afin de se calmer. Thomas était censé être leur ami après tout mais Weasley avait ensuite fait quelque chose qui ne lui ressemblait pas.
Il avait haussé les épaules et dit à Finnigan : "Qu'est-ce que ça peut faire? C'est juste un Serpentard, donc…"
Mais le poing de Finnigan ne lui avait pas laissé le temps de finir sa phrase avant qu'il ne s'écrase sur son visage et envoie le rouquin valser cul par-dessus tête sur le bureau qui était derrière lui. Le coup était plutôt impressionnant en fait et Greg avait eu envie de donner une tape dans le dos à Finnigan. Dommage qu'il soit trop occupé à le séparer de Weasley et à l'envoyer à sa chaise.
Franchement, il se passait quoi pour que ce soit lui, parmi tous, qui mette fin à une bagarre ?
Non, attendez, où allait le monde pour que Weasley tourne le dos à l'un de ses amis juste parce qu'il avait été réparti à Serpentard ? Certes, Greg savait que beaucoup des stéréotypes de son ancienne Maison étaient vrais, merde, il était l'incarnation de bon nombre d'entre eux quelques années plus tôt mais cette affaire était parfaitement ridicule. Weasley et Thomas avait été amis… Et Granger et Weasley avait pratiquement été inséparables la majeure partie des sept dernières années. Et maintenant, il se comportait comme un imbécile sans cœur sans autre foutue raison que le fait qu'ils étaient à Serpentard ?
Il y avait quelque chose qui n'allait pas, Weasley n'était pas lui-même. Greg en était certain. Et quand il s'installa de nouveau dans son siège à côté de Millie, qui secouait doucement la tête, il remarqua que les yeux de Loufoca étaient posés sur Weasley depuis l'opposé de la salle. C'était bon de savoir qu'il n'était pas le seul à faire attention, il pouvait dire que Loufoca savait aussi que quelque chose n'allait pas, que Weasley n'était pas lui-même.
Greg haussa les épaules, décidant de ne pas s'en inquiéter. De toute façon, qui l'écouterait ?
Salle commune de Serpentard, le soir – Draco :
Au moins, elle avait mangé une quantité décente de nourriture au dîner, pensa-t-il alors que ses yeux erraient de nouveau vers la cheminée, à l'endroit où Granger était assise avec, étalé devant elle, ce qui semblait être la moitié de la section sur les Potions de la Bibliothèque. Elle cherchait quelque chose, il pouvait le dire au vu la façon dont elle fixait chaque page, les tournant rapidement jusqu'à ce qu'elle abandonne le tome rapidement pour le rejeter sur une pile qui grandissait à chaque seconde. Il n'avait jamais vu quelqu'un parcourir tant de livres si vite de sa vie.
Draco ! Tu vas arrêter un peu de mater la machine à recherche humaine et te remettre au boulot ? Je ne suis pas obligé de t'aider avec ça, je te signale. Dit Blaise alors qu'il lançait une boule de papier sur le nez de Draco.
Depuis que Granger avait déclaré qu'elle avait besoin qu'il se charge de leurs devoirs de Préfets le soir, il avait appelé Blaise à la rescousse. Il n'y avait pas moyen qu'il passe en revue toutes les listes et préparations qui devaient être faites pour le Bal Masqué d'Halloween tout seul.
Draco était plus que soulagé que la Directrice gère la fête qui aurait lieu dans deux semaines, il n'avait absolument pas besoin de stress supplémentaire en ce moment.
- Désolé mec, je me demandais simplement ce qu'elle avait prévu. Mentit Draco, intérieurement heureux de voir qu'il s'était finalement souvenu de comment le faire sans sonner comme un total abruti.
Guirlandes lumineuses
Banderoles de soie noires
Bièraubeurre
Merde, pensa-t-il alors qu'il laissait sa plume courir sur le parchemin, rayant ce qui avait déjà été approuvé par McGonagall. Il avait failli rayer les Bièraubeurres mais il lui fallait encore commencer à batailler avec la directrice à ce propos. Draco sentait qu'elle finirait par y consentir, vu qu'elle avait elle-même un penchant pour cette boisson. Il refusait simplement qu'il n'y ait que du jus de citrouille à une fête qu'il avait aidé à mettre en place.
- T'en penses quoi de Lovegood ? Entendit-il Blaise demander.
Draco espéra sincèrement que c'était une amorce pour un genre de blague.
- Quoi ? Demanda-t-il bêtement.
- Je t'ai demandé ce que tu pensais de Lovegood. Dans le genre si elle est vraiment folle ou non… J'ai toujours pensé que c'était le cas mais aujourd'hui elle est sortie de nulle part et, bon, a commencé à dire des trucs qui ne veulent rien dire, vraiment… Finit Blaise faiblement, un pli se formant alors qu'il semblait ruminer quelque chose dans son esprit.
Draco lui lança un regard qui disait « évidemment que c'était n'importe quoi, on n'était pas en train de dire qu'elle est cinglée ? » avant que Blaise ne rétorque avec ferveur :
- Mais c'était des trucs sans aucun sens qui étaient sensés !
Deux secondes, quoi ?
- Euh, Blaise ? Si l'absurde était sensé alors ce ne serait plus considéré comme tel, n'est-ce pas?
- Juste parce que quelque chose n'a pas de sens, cela ne veut automatiquement pas dire qu'il n'en a pas, Draco.
- Putain Blaise, tu commences à sonner comme Lovegood !
- Alors, tu le penses ?
- Je pense quoi ? Cette discussion n'a aucun sens!
- Ah ! tu vois ? Mais nous ne racontons pas n'importe quoi, n'est-ce pas ?
- Ça ne marche pas comme ça !
- Comment tu l'expliques ?
- Simplement parce que quelque chose est absurde, cela ne veut pas dire que ça l'est mais si quelque chose l'est alors ça veut dire que ça n'a aucun sens ! C'est pourquoi c'est appelé non-sens, Blaise.
- Conneries.
- Pardon ?
- Ah, bien, tu t'excuses d'avoir tort. J'ai toujours su que tu pouvais le faire, mec !
- Blaise.
- Je dis juste que tu ne peux pas avoir les deux. Soit un non-sens peut faire sens, ou tout ce qui n'a pas de sens doit être un non-sens.
- Ce n'est pas comme ça que… Ecoute, ça ne marche pas dans l'autre sens, okay ?
- Qui a dit ça ?
- Blaise.
- Certainement pas moi si c'était le cas nous n'aurions pas cette discussion, hein ?
- Blaise.
- Okay.
Il y eut une courte pause durant laquelle Draco essaya de s'orienter – de quoi parlaient-ils déjà ? Mais avant qu'il ne puisse reprendre ses esprits, Blaise recommença.
- Alors… Tu le penses ? Demanda-il doucement.
Draco autorisa sa tête à tomber entre ses mains alors qu'il laissait échapper un grognement – il aurait pu jurer avoir entendu des ricanements venir de la cheminée, mais quand il regarda, Granger était retournée à ses bouquins. Elle ne pouvait cependant pas cacher l'amusement sur son visage. Il eut presque envie de rire, lui aussi, malgré le mal de tête lancinant qu'il sentait venir.
- Est-ce que je pense quoi, Blaise ?
- Est-ce que tu penses que Lovegood est tarée ? Déclara-t-il comme si sa question était évidente.
Draco soupira. Merlin, comment s'était-il foutu là-dedans déjà ?
- Je ne sais pas, mec. Je ne lui ai jamais vraiment parlé, pour être honnête. Dit-il calmement, même si une petite partie de son esprit se demandait ce qui avait pu se passer pour qu'il soit si facile pour lui de mentir à son meilleur ami.
Il avait envoyé un hibou à Lovegood plus tôt dans l'été, s'excusant de tout ce qui s'était passé et lui souhaitant bonne chance. Il n'avait envoyé de hibou qu'à elle, en revanche. Pas parce qu'elle avait vécu quelque chose de pire que les autres mais simplement parce qu'il savait qu'elle n'était pas du genre à aller voir tout le monde pour leur dire qu'il s'était excusé d'être un lâche.
Mais il avait eu besoin de présenter ses excuses à quelqu'un, n'importe qui, avant que ça ne le rende fou. Sa culpabilité pesait trop lourd et il avait senti que s'il réussissait à obtenir le pardon d'une seule des personnes à qui il avait fait du tort alors il y aurait peut-être de l'espoir pour lui. Peut-être qu'il aurait sa chance dans ce nouveau monde. Un nouveau monde que lui-même souhaiterait avoir aidé à construire. Non pas qu'il le dirait à qui que ce soit, bien sûr. Enfin, personne d'autre que Lovegood.
Et à sa grande surprise, le petit bout de femme les avait acceptées. Elle lui avait envoyé une lettre plutôt longue, plutôt bizarre en retour qui le faisait rire dès qu'il y pensait un tant soit peu trop. Pas un rire cruel non plus, juste un rire franc, un rire né de Joncheruines et de Prunes Dirigeables et d'autres choses du genre. Est-ce qu'il pensait que Lovegood avait perdu la tête ? Probablement mais si c'était le cas alors Draco espérait qu'elle ne la retrouverait jamais. Le monde avait besoin de gens comme elle.
C'était à cause de ça qu'il se sentait coupable d'avoir menti. Ça et le fait qu'il était plus ou moins lassé de mentir en ce moment. Quand bien même c'était nécessaire.
Salazar… C'était quoi ça d'abord ? Un Serpentard lassé du mensonge? C'était presque du jamais vu ! Mais alors, une petite voix dans un coin de sa tête lui rappela qu'il n'était plus vraiment un Serpentard à présent, n'est-ce pas ? Oh et puis merde ! Il n'avait pas envie de penser à ça. Il était déjà perdu à propos de bien trop de choses.
- Ouais, t'as p't'être raison. Murmura Blaise, reportant son attention sur les liasses de parchemins devant lui, perdu dans ses propres pensées.
- Blaise ? Demanda Draco, fouillant du regard la salle commune pour la première fois ce soir là.
Vraiment, on aurait pu croire qu'après ce qui s'était passé la veille… Qu'ils feraient plus attention aux leurs... Mais Draco n'avait jamais pensé qu'elle serait ciblée...
- Mm ?
- Où est Pansy ?
- Oh ! Blaise semblait légèrement penaud. Euh, désolé, je suppose que lorsque je l'ai dit à Hermione, je pensais te l'avoir dit aussi. Pans' a obtenu une permission spéciale de McGonagall pour passer la période de deux heures à l'Infirmerie, par contre, je ne me souviens plus de l'excuse qu'elle a utilisé. Bref, elle sera de retour plus tard, avec une escorte à travers les donjons, juste au cas où.
Draco hocha la tête, rassuré, avant que quelque chose ne retienne son attention. Depuis quand Blaise appelait Granger par son prénom ? La question lui ramena la scène du petit-déjeuner à l'esprit, quand Blaise était arrivé avec Granger à son bras. Pour une quelconque raison, il avait été incapable de lâcher du regard la petite main qui reposait sur le pull de son ami. Ce qui n'avait aucun sens puisque Draco se contrefichait de ce que faisait la san – née – Granger, tant qu'il tenait la promesse faite à ce foutu chapeau.
Il devrait peut-être arrêter de tout le temps la regarder. Noter toutes les petites choses à son sujet n'allait pas l'aider à garder ses distances – tout ce que ça faisait, c'était lui donner environ un million de questions différentes qu'il voulait lui poser. Ugh, s'il ne l'avait pas vu dans ce foutu peignoir ce matin-là, alors cela n'arriverait pas. C'était juste une réaction stupide d'avoir vu de la chair féminine qui faisait qu'il l'avait en tête.
Parce qu'il n'en avait rien à faire de ce qu'elle faisait.
Mais pourquoi avait-elle réagi quand elle avait remarqué qu'il fixait sa main ? Etait-elle embarrassée qu'il l'ait vue ? Etait-ce une marque d'affection qu'elle n'avait pas voulu qu'il voit, qui n'était que pour Blaise et elle ?
Blaise ne le savait pas mais Draco commençait à légèrement le regarder méchamment. Heureusement, il était trop perdu dans ses pensées pour s'en rendre compte.
Ou alors, elle avait réagi ainsi parce qu'elle ne voulait pas qu'il pense qu'il y avait quelque chose entre Blaise et elle, parce que Blaise avait fait le gentleman comme à son habitude ? Non pas que cela l'affecte ou quoi que ce soit, c'était juste parce qu'il avait promis de la protéger qui faisait qu'il regardait tout le monde comme s'ils étaient une menace. Une menace envers elle, bien sûr, pas lui. Pourquoi se sentirait-il menacé ? Il n'y avait aucune raison parce qu'il n'en avait rien à foutre.
Draco sentit les protections tomber avec soulagement et il sprinta presque jusqu'au couloir pour commencer sa ronde, ayant confiance en Blaise pour surveiller Granger. Ce qui était bizarre puisqu'une minute plus tôt, il avait considéré Blaise comme une menace. Pour Granger, pas lui.
Alors qu'il arpentait les couloirs, il se demanda si Mini Rousse allait venir ce soir. Il espérait vraiment que ce soit le cas, qu'elle pourrait en quelque sorte faire cesser les cauchemars de Granger. Et il voulait seulement que cela arrive pour qu'il puisse enfin dormir une nuit entière, cela n'avait rien à voir avec le bien-être mental de Granger. Si la situation était différente, ce serait lui qui enverrait des cauchemars à Granger !
Il repéra quelques Gryffondors se glissant par une porte un peu plus bas dans le couloir et Draco sourit, heureux de la distraction. Il voulait seulement que ces cauchemars s'arrêtent pour qu'il puisse mieux dormir. Voilà ! Pour lui-même.
Par les caleçons de Merlin, il n'en avait rien à faire de Granger !
Rien à foutre.
- Quinze points de moins pour Gryffondor, sourit-il. Chacun.
Les trois troisièmes années en face de lui grognèrent.
*Shiroten - beta de choc (merci pour la correction ma grande =^^=) avait suggéré "moteur de recherche humain" ce qui je l'avoue allait très bien. Cependant, Blaise en temps que sang-pur ne connait rien à internet et dans mes souvenirs (de vieille) en 98, le net c'était la misère...
Vous comprenez l'arrachage de cheveux ? Sérieusement, la conversation est juste... drôle mais horrible à traduire. Alors, ce chapitre ? Qu'avez-vous pensé de Daphné ? Et Greg et Ron ? J'avoue aimer Greg dans cette fic ^^ Et Blaise à propos de Luna ? :D Et enfin ce POV de Draco ! Je sens que "choupinou" va revenir en force dans les prochaines reviews...
En attendant le prochain,
xoxo
