Hellooooo ! Il est tard, j'ai chaud, j'ai de la famille à domicile (donc, lectrices de Verum, vous vous doutez que le chapitre sera en retard [Daphnis, ne fait surtout pas 1000 bornes pour venir m'enchaîner STP... J'ai peur]). Où en étais-je ? Oui, il fait trop chaud ! ^^
Et il va continuer de le faire (un peu) puisque ce chapitre mérite (un peu) son rating M. A la fin. Un tout petit moment citronné. Et vous verrez pourquoi ! Bon, disons que le coup de la salle de bain pour celles qui s'inquiétaient du cliché sert enfin à quelque chose ! Mouahahahaha !
bref, Disclaimer: JKR. KathSilver. Bibi.
Plus un grand merci à Shiroten la Magnifique pour son aide immense ! =^^=
Dortoir des Préfets-en-chefs – Hermione :
Quarante-cinq livres, six heures de recherche, trois voyages à la Bibliothèque et une dispute avec Mme Pince plus tard : elle l'avait trouvé. Elle l'avait trouvé !
Hermione serra le livre contre sa poitrine tout en se mettant debout sur son lit et commença à y danser, sautillant d'un pied sur un autre, tournoyant dans un genre de cercle de la victoire plutôt maladroit. Tellement maladroit en fait, qu'elle perdit l'équilibre et retomba violemment sur son lit, rebondissant et riant tout le long. La chute lui avait fait mal mais elle s'en fichait. Elle l'avait trouvé !
Et c'était parfait !
Elle était tellement prise dans son enthousiasme qu'il lui fallut une minute ou deux pour remarquer le rire féminin qui venait de sa porte. Hermione cria et sauta sur sa baguette, la pointant vers la porte en se retournant et vit… Personne. Personne ? Pourquoi ne voyait-elle personne ?
Une minute. Harry. Cape. Rire féminin ? Harry féminin ? Polynectar ? Mais…
L'esprit d'Hermione résolut l'équation à l'instant même où Ginny enlevait la Cape pour s'écrouler au sol, riant tellement fort que son visage commençait à prendre la même couleur que ses cheveux. Hermione remarqua la Carte du Maraudeur serrée dans la main de son amie. Alors que Ginny tentait de se calmer, Hermione se mordit la lèvre et jeta un œil à tous les livres éparpillés dans sa chambre. Devait-elle dire à Ginny ce qu'elle prévoyait ? Est-ce que Ginny tenterait de la dissuader ? Pouvait-elle lui faire confiance ?
Non, une minute. Pourquoi Ginny ne pourrait-elle pas être digne de confiance ? Ginny était sa meilleure amie, Ginny avait toujours été là pour elle, même pendant sa rupture avec Ron. Ginny était une Gryffondor, elle pouvait certainement lui faire bien plus confiance qu'à un Serpentard, hein ? Mais elle était là, la raison derrière ses étranges pensées. Ginny était une Gryffondor et elle était une Serpentarde. Foutues rivalités entre Maisons ! Ça n'avait aucun sens! Hermione n'y avait jamais vraiment fait attention avant – mais ça n'était pas tout à fait vrai, n'est-ce pas ? Non, elle y avait pris part, peut-être pas autant que tout le monde mais elle l'avait quand même fait. En fait, c'étaient ses anciennes vues sur les Serpentards qui expliquaient en grande partie pourquoi elle s'était détestée d'en être devenue une. Une partie de la raison pour laquelle elle affirmait être une Gryffondor quand elle en avait l'occasion. Mais penser qu'elle ne pouvait pas faire confiance à Ginny après tout ce qu'elles avaient vécu, pour aucune autre raison que le fait qu'elle était une Gryffondor ? Hors de question. Hermione agita sa baguette et envoya les livres qu'elle avait s'envoler pour former de belles piles bien nettes. Ordonné, mais sans rien cacher. Elle n'avait rien à cacher à Ginny.
Alors qu'Hermione se faisait la leçon, Ginny s'était confortablement installée sur son lit et lui jetait un regard qui disait clairement qu'elle était dans la mouise. Mais elle ne lui avait pas déjà sorti au déjeuner le discours : « tu dois te protéger et non pas te jeter tête la première dans les protections de McGonagall » ? Hermione n'eut pas à se poser de questions trop longtemps. L'une des nombreuses choses qu'elle aimait chez son amie était sa capacité à aller droit au but.
- Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu faisais des cauchemars ? Interrogea Ginny, alors que l'inquiétude et la trahison luttaient sur son visage pour savoir qui mènerait la danse.
Hermione grogna dans son oreiller. Apparemment, il y avait quelque chose qu'elle avait à cacher à Ginny.
- Comment tu t'en es rendue compte ? Est-ce que j'ai vraiment une sale tête ? Demanda Hermione, refusant de lever sa tête de l'oreiller vert émeraude sous lequel elle s'était enfoncée.
Elle sentit Ginny tirer sur les coins du coussin en vain; elle ne sortirait pas de son oreiller jusqu'à ce que cette conversation soit terminée.
- Mince Hermione, sors ta tête de cet oreiller ! Et comment je sais importe peu, dit-elle en tentant une fois de plus de soustraire Hermione à son refuge. Mais j'ai une ou deux choses à te dire à propos du peu que tu ingères, ne vas pas croire que je ne l'ai pas remarqué !
Hermione resta silencieuse. De toute façon, tout ce qu'elle pourrait dire maintenant ne ferait qu'empirer les choses – elle n'avait aucune bonne excuse en ce qui concernait le peu qu'elle ingérait. Le contrôle, peut-être. La perte d'appétit, probablement. Une quelconque stupide raison que Ginny allait effacer, très probablement. Elle sentit quelque chose se tortiller sur le matelas et d'un coup, la tête de Ginny se retrouva sous l'oreiller avec la sienne.
- Tu ne veux pas sortir pour me voir, très bien. Je viens à toi dans ce cas. C'est un peu étouffant ici, vraiment. Dit Ginny sous la soie.
Une femme qui risquerait l'étouffement juste pour s'assurer qu'elle aille mieux. D'un geste, Hermione vira l'oreiller et attrapa son amie pour un câlin. Ginny le retourna, la serrant fort, donnant à Hermione la chaleur dont elle ignorait qu'elle lui manquait jusque-là.
- Pourquoi n'as-tu pas pris la potion de sommeil sans rêves ? Je sais que tu en as avec toi. Demanda Ginny doucement, en caressant la masse de cheveux bruns bouclés en face d'elle.
- J'ai juste… J'ai l'impression de laisser les cauchemars gagner si je fais ça. Comme si cette horrible femme m'avait battue. Alors toutes les nuits, je me dis que les cauchemars ne viendront pas mais ils finissent toujours par le faire. Et c'est toujours la même chose. Les visages de ceux qu'on a perdu, ensuite la bataille, puis les Horcruxes et enfin, elle. Ma gorge est à vif chaque matin quand je me réveille...
- Mais ce n'était pas comme ça cet été, pourquoi sont-ils revenus ? Est-ce parce que tu es à Serpentard et que c'est carrément flippant ici ?
- Non Gin, c'est pas ça. Cet été, je ne dormais jamais seule. J'étais soit avec toi quand nous étions au Terrier, avec Ron et Harry quand nous cherchions mes parents et quand mes parents sont rentrés, ma mère restait avec moi chaque nuit. Les cauchemars viennent uniquement quand je suis seule. Finit Hermione sans conviction.
A quoi ressemblait-elle, franchement ? Elle était là, censée être l'héroïne de guerre dure à cuire, qui avait vaincu Voldemort, et elle ne pouvait même pas dormir seule. Elle n'était même pas autorisée à se promener dans Poudlard sans un garde du corps parce qu'elle pouvait être attaquée comme Dean. Quelle Gryffondor elle faisait ! Qu'est-ce que Ginny devait penser d'elle ?
- Dans ce cas, dit Ginny en posant ses mains sur les épaules d'Hermione et en la regardant dans les yeux, je n'ai qu'à dormir avec toi jusqu'à ce que les souvenirs ne soient plus aussi frais ou qu'on pense à une autre solution. Faudra que je m'arrange pour Daphné, par contre… Je n'ai pas assez confiance dans les jumelles débiles pour penser qu'elles ne tenteront rien. Elle passe la nuit dans le dortoir des garçons ce soir.
- Les jumelles débiles ?
- C'est comme ça que Théo les appelle. Le nom leur va bien, tu trouves pas?
Hermione rit et elle eut l'impression que c'était le rire le plus franc qu'elle ait eu depuis son retour à Poudlard. Ginny se joignit à elle et alors qu'elles étaient là, à rire – bien que si on leur demandait plus tard, ni l'une ni l'autre ne seraient capable de dire ce qui était si drôle – Hermione entendit une porte se fermer. Sursautant, elle se rappela qu'elle avait laissé la porte menant à la salle de bain ouverte. En entendant le hoquet surpris de Ginny, Hermione se retourna et dut se retenir de toutes ses forces de hoqueter comme Ginny.
Parce que, debout devant elle, il y avait Draco Malfoy. Un Draco Malfoy torse nu. Un Draco Malfoy torse nu avec une serviette noire autour de ses hanches et son bras gauche pétrifié alors qu'il était apparemment en train de passer la main dans ses cheveux avant de stopper net. Est-ce que c'était la Marque ? Mais à la seconde où elle le pensa, et re-regarda, il n'y avait rien. Bizarre. Mais ensuite, il était en train d'avancer vers elles et plus rien n'avait d'importance. Hermione avait entrevu son torse avant mais ce n'était rien comparé à ça. Il était musclé mais pas de façon radicale. Ron était tout en muscles volumineux qui entravaient ses mouvements, mais ceux de Malfoy étaient fins et ses mouvements sinueux, elle avait l'impression qu'il était un prédateur et qu'elle était sa proie.
Et ça ne la dérangeait absolument pas.
Sa bouche s'ouvrit un tout petit peu, malgré le fait qu'elle lui ait désespérément ordonné de ne pas le faire. Elle ne pouvait tout simplement pas s'arrêter de le regarder. Une main maintenait la serviette autour de sa taille, veillant à ce qu'elle ne tombe pas, et l'autre agrippait le chambranle de la porte d'Hermione alors qu'il s'y appuyait. Elle se fit violence pour ne pas gémir à côté d'elle, Ginny le fit, elle. C'était si bas qu'Hermione faillit le manquer mais c'était quand même arrivé.
Le gémissement de Ginny rappela à Hermione qu'elle était là et soudainement, elle paniqua. Est-ce qu'il serait en colère de voir que Ginny était là ? Ferait-il une scène ? Est-ce que, s'il vous plaît, il allait laisser tomber cette serviette ? Quoi – non! Pas de chute de serviette!
- Tout va bien, Granger ? Demanda-t-il, la regardant avec le même regard que celui qu'il avait eu quand elle avait sa main sur le bras de Blaise.
Hermione, n'ayant aucune confiance dans sa voix, hocha simplement la tête. Ses yeux se tournèrent vers Ginny et alors, Hermione se prépara au pire.
- Mini Rousse, je vois que tu es entrée sans problème.
Hein ?
A côté d'elle, Ginny hocha la tête, la bouche toujours ouverte. Hermione les regarda tour à tour, confuse. Que se passait-là qu'elle ne savait pas? Et puis elle eut un déclic. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait éventuellement savoir sans aucun doute qu'Hermione avait eu des cauchemars. Malfoy était allé voir Ginny. Malfoy avait entendu ses cris. Malfoy savait qu'elle était faible. Elle pouvait sentir sur son visage passer l'horreur et la compréhension, et quand elle le fit, elle vit Malfoy chanceler légèrement.
- Bonne nuit, mesdemoiselles. Dit-il avant de fermer la porte d'Hermione et de disparaître de la pièce.
Elle ne put interpréter les émotions sur son visage, trop prise par l'horreur des siennes.
- Ok, nouvelle règle, dit Ginny, tu as interdiction de fermer la porte de ta salle de bain quand je suis dans cette pièce, sauf s'il la ferme. J'aime Harry mais putain !
- C'EST LUI QUI TE L'A DIT ?!
Ginny devint blanche. Ce qui, quand on y pense, est quand même quelque chose pour un Weasley.
- DRACO MALFOY EST CELUI QUI T'A MISE AU COURANT ? IL SAIT ?!
- Tu crois que j'ai eu les mots de passe comment, Hermione ? Sérieusement, tout va bien. Il est venu me voir ce matin, m'a dit que Pansy lui avait dit que tes vieux amis te manquaient et qu'elle lui avait dit de faire ça afin de s'excuser d'avoir été un tel abruti au début de l'année. C'est tout ce qu'il sait – j'ai seulement deviné pour les cauchemars quand j'ai vu la potion de Sommeil sans Rêves sur ta table de nuit. La même bouteille que tu avais cet été. J'ai deviné, tu as confirmé. Maintenant, tu te calmes et tu arrêtes de crier !
Hermione put sentir le soulagement courir dans ses veines alors qu'elle s'enfonçait de nouveau dans son lit. Elle pouvait entendre l'eau couler de l'autre côté, et la vibration des protections qui l'empêchaient d'aller dans la salle de bain alors qu'il n'était pas décent était un son étrangement réconfortant.
- Bon, revenons à ce qui est vraiment important. Je suis sérieuse à propos de cette nouvelle règle.
Hermione sentit un grand sourire s'étendre jusqu'à ses joues alors qu'elle pensait combien il avait semblait délicieux contre le chambranle de sa porte. C'était vraiment une honte qu'il soit un imbécile masochiste prônant la suprématie du sang.
- Vendu.
Salle de Bain – Draco :
Mini Rousse était dans la mauvaise Maison. Ça, Draco en était certain. Elle devait avoir conclu un accord pour rester à Gryffondor – avait-elle promis de s'occuper des Serpentards? Mais non... le chapeau n'était pas resté assez longtemps. Peut-être que le chapeau savait que ça ne servait à rien de la changer de Maison parce qu'il n'y avait aucune chance qu'elle l'accepte, et elle l'aurait convaincu de la laisser rester de toute façon. Il avait juste gagné du temps.
Pourtant, Mini Rousse était une Serpentarde, point.
Il n'avait JAMAIS vu quelqu'un couper la colère de Granger comme ça ! Comment avait-elle pu songer si rapidement à un mensonge ? Il était juste – il était scié. Mini Rousse avait son respect le plus total, jusqu'à la fin des temps. Il avait failli tout faire foirer et il ne savait même pas de quoi il s'agissait. Il savait que Granger le détestait toujours, ce qui était très bien parce qu'il la détestait aussi mais il ne servait à rien de nier le fait que lorsque sa mâchoire s'était décrochée, un frisson était allé jusqu'à sa queue.
Une fois de plus, il maudit le fait de l'avoir vue dans ce peignoir, sinon, il ne réagirait pas de cette façon.
Quand bien même la douche coulait, il était toujours appuyé contre la porte; il avait arrêté de les écouter pour voir s'il devait ou non s'attendre à une attaque. Maintenant qu'il savait que c'était bon, il fallait probablement qu'il aille se doucher et qu'il s'occupe de la partie de son anatomie qui lui réclamait de l'attention. Draco laissa tomber sa serviette et le Glamour sur son bras, laissant sa Marque voir le jour à nouveau. Il ne pensait pas que l'une ou l'autre ait vu la Marque puisque leur attention était clairement ailleurs mais il devait encore être prudent. Ça ne le ferait pas de le rappeler à quiconque.
Alors qu'il se glissait sous l'eau chaude, il se rappela les réactions qu'il avait inspirées – même chez Mini Rousse qui avait Potter. Le fait qu'il avait l'avantage sur Potter, même un dont il ne pouvait pas parler, était suffisant pour lui faire plus que plaisir. Alors qu'il mettait sa tête sous le jet d'eau, sa main dériva plus bas, s'emparant de lui-même et commençant à se caresser, cédant enfin aux images tordues qui affligeaient son esprit depuis ce premier matin.
Draco retint un gémissement alors que ses doigts allaient sur son gland et descendaient le long de sa queue, imaginant Granger debout, mouillée devant lui. Un autre tour sur son gland et une nouvelle image dans son esprit. Cette fois, Granger se tortillait sous lui, la tête rejetée en arrière alors qu'elle criait son nom avant de se mordre la lèvre. Merlin, chaque fois qu'il la voyait se mordre la lèvre, il voulait que se soient ses dents qui la serrent, pas les siennes. Par Salazar, combien il voulait la faire crier, voulait la faire se tordre de plaisir il voulait faire en sorte qu'elle le veuille et qu'elle prie pour plus.
Il bougeait plus rapidement maintenant, des images de Granger volaient dans son esprit alors qu'il cherchait sa libération. La pression augmentait et son bras en manque de pratique commençait à avoir des crampes, mais il s'en fichait. Tout ce qui comptait était – ohputainoui !
Il jouit dans sa main et sur la douche, la respiration haletante parce qu'il refusait de crier et de donner l'alerte sur ce qu'il faisait. Haletant, il s'appuya contre les carreaux et tenta de reprendre son souffle. Il n'allait jamais plus s'autoriser à tenir aussi longtemps sans se relâcher de nouveau, jamais. Mais il se souvint exactement à propos de quoi il se masturbait, ou plus précisément qui, et il claqua sa tête contre les carreaux. Et puis recommença. Et encore.
Cela ne devrait pas avoir d'importance qu'il l'ait vue trempée et dans un peignoir qui ne couvrait pas grand-chose – elle était une sang-née-moldue. Il ne pouvait même plus dire ce nom! Qu'est-ce qui n'allait pas avec lui? Qu'est-ce qui avait changé pour qu'elle passe d'un «ça» à un «elle»? Un elle à laquelle il avait pensé en se branlant ?
Draco termina le reste de sa douche dans la misère la plus totale.
Mouahahahahahaha ha ! Cela s'appelle le déni, mon cher Draco ! Ouaip !
Alors, ce chapitre ?
RAR:
Hell: Je te jure, cette maudite conversation ! ^^ Mais merci ! Mine de rien, ma beta adorée m'a encore une fois bien aidé ! et je donne des nouvelles à l'auteur de votre engouement à toutes pour son histoire et je dois dire qu'elle est plus qu'heureuse ^^ Quoi qu'il en soit, merci encore ! Bises
En attendant le prochain,
xoxo
