Mieux vaut tard que JAMAIS les enfants ! Oui, je sais, vous me maudissez mais pour celles et ceux qui lisent Verum Tempore, vous savez que j'ai eu une mauvaise passe pour cause de job de merde ! Breffons, le chapitre 14 est là, tel le messie, et sera suivi du 15 dès que cette chère Shiroten me le renverra ^^

Disclaimer: As usual, JKR owns it all, KathSilver owns the plot and bibi the translation !

Merci à Shiroten pour la correction ^^


Grande Salle – Diner – Hermione :

D'où elle était assise, Hermione pouvait clairement voir la table des Gryffondors. Ou du moins, là où ses amis étaient assis. Elle pouvait voir Ginny s'appuyer contre Harry, Nott faire danser un fruit dans son assiette sans raison apparente et elle pouvait aussi voir Neville assis avec son bras autour des épaules de Daphné. Ginny avait bien sûr informé Hermione de ce développement au déjeuner mais c'était autre chose de le voir de ses yeux. Cela la fit penser à la conversation qu'elle avait eue plus tôt ce matin avec Dean au sujet de Pansy.

Non pas qu'Hermione pensait que quelque chose se passait entre eux pour l'instant, bien sûr. Mais vu la fréquence à laquelle Pansy allait rendre visite à Dean et avec les choses que Dean avait entendu Pansy dire la première nuit de leur retour au château, c'était tout à fait possible. Elle ne savait pas comment elle se sentait à ce sujet. Pansy était sensationnelle avec eux et s'avérait être une amie plutôt exceptionnelle mais Hermione ne pouvait toujours pas se défaire de ce souvenir de Pansy, debout dans la Grande Salle, exhortant les élèves à livrer Harry à Voldemort.

A sa connaissance, Pansy n'avait même pas essayé de s'excuser à ce sujet. Et même si elle savait que la jeune fille avait changé, Hermione ne pouvait pas s'empêcher de se demander pourquoi.

Hermione ne put rester dans ses pensées car à ce moment, la Directrice s'installa sur le podium et demanda l'attention de tous. Quand le chahut finit par s'éteindre, elle parla:

- Je suis heureuse de vous informer que nous avons, ce soir, commencé à réparer la dernière section endommagée de Poudlard. Dans une semaine, nous aurons fini. Nous aurons donc un festin le dix octobre pour fêter cela, ainsi qu'un toast en l'honneur de tout le travail acharné donné pour les restaurations. Vous aurez à vous habiller de façon formelle pour l'occasion. Merci de votre attention.

Et sans fioritures, McGonagall retourna à sa place, parlant poliment avec le professeur Chourave.

Un peu d'excitation parcourut la foule à la nouvelle de la future totale réparation du château. C'était leur maison après tout, et ça faisait mal de le voir détruit en de si nombreux endroits. Mais ce n'est pas ce qui causa la chair de poule à Hermione. Non, c'était le fait que McGonagall lui avait donné sans le savoir l'endroit et le moment idéal pour mettre en place le châtiment pour l'attaque de Dean. C'était brillant !

Elle était tellement perdue dans ses pensées alors qu'elle vérifiait les instructions de la potion – qui était effectivement compliquée mais ne prenait pas longtemps à faire – qu'elle failli ne pas remarquer la chouette solitaire qui vola dans la Grande Salle et délivra une lettre à Malfoy.

Failli.

Grande Salle – Draco :

Il ne reconnut ni la chouette ni l'écriture sur l'enveloppe. Ce n'était sûrement pas encore une lettre de menace ? Il avait cessé d'en recevoir quelques semaines après son procès – il soupçonnait que Potter était à blâmer à ce sujet. Il surprit Pansy le fixant et haussa les épaules. Il n'avait pas la moindre idée de qui pouvait bien lui écrire, autre que sa mère. Et il avait eu une lettre d'elle ce matin donc ça ne pouvait pas être elle.

Mais quand il brisa le sceau et vit le gribouillage violent sur le parchemin devant lui, il se rappela qu'il y avait une autre personne qui pourrait éventuellement lui écrire.

Quand son père avait été condamné à Azkaban, Draco se souvint de sa mère lui disant que cela ne pourrait pas être pire pour lui que la fois précédente. Elle avait réclamé à Potter – parce qu'il lui devait la vie sauve (1) – de faire en sorte que Lucius soit autorisé à envoyer et recevoir des lettres. Il avait aussi droit à des visites et était placé dans un endroit qui était peu fréquenté par les Détraqueurs. C'était tout ce que Potter avait été capable de faire mais la mère de Draco était très heureuse du résultat.

Draco, alors qu'il sortait de la lettre de son père avec un sentiment d'appréhension, était moins content. Et alors qu'il lisait la lettre, il se mit à trembler.

Draco,

J'ai ouï dire de nouvelles que je trouve très troublantes. Des Sangs-de-bourbes ont été placé à Serpentard. La plus noble des Maisons a maintenant été souillée par la plus dégradante des choses imaginables. Non seulement ça, mais Lord Greengrass me dit qu'il doit maintenant faire face à la décision de renier sa fille – je dois dire que sa réticence à le faire fait que je me demande où sa loyauté repose réellement. La plus jeune des Greengrass, j'entends dire, n'a pas perdu de temps à faire ce qui devait être fait.

La Guerre est peut-être terminée, mais le combat pour la suprématie est loin de l'être. Il y a ceux qui puniraient ces soi-disant « héros » de la guerre. Il y a ceux qui puniraient les infidèles. J'ignore où se trouve ta mère dans cette catégorie, mais je dois t'avertir Draco, que si les choses devaient mal tourner, tu dois être préparé à rompre tout lien avec elle et prendre la place qui te revient à mes côtés. Bien que je ne puisse pas lui en vouloir de ce qu'elle a fait, parce que cela a assuré une place à notre famille dans cet affreux nouvel ordre, on ne peut nier que sa trahison de Notre Seigneur est ce qui a conduit à sa chute.

La folie des femmes et leur sentimentalisme ne connaît aucune limite, Draco, souviens-t' en.

Les nouvelles qui sont le plus troublantes en ce qui me concerne, sont que tu sembles agir en tant que protecteur envers la saleté qui à présent tâche la Maison de nos ancêtres. Je me trouve incapable de décider si oui ou non cela est de la pure folie ou une tentative pitoyable de tirer les ficelles. Bien que je ne puisse pas dire que je ne suis pas heureux que tu penses enfin à notre nom de famille, et que tu utilises les gens et les situations à notre avantage je ne puis fermer les yeux sur le fait que tu les protèges.

Reste à l'écart, bien évidemment, et laisses le soin aux autres fous de se salir les mains, mais permets aux Sangs-de-bourbe de se faire assassiner de la plus ignoble des façons. Assure-toi simplement que les autres sachent que tu étais à un autre endroit quand cela se produira.

J'ai des informateurs partout, Draco. Sois prévenu que si tu ne fais pas ce que je te demande, alors tu partageras certainement le même sort que la fille Greengrass.

Assure-toi de brûler ceci.

LM

Ses mains tremblaient. Son sang se glaça. Même ici, alors que son père était à Azkaban et lui à Poudlard, son père pouvait toujours l'atteindre. Draco sentit son visage se fermer. Son monde se rétrécit. Il se mit à suffoquer, s'asphyxier dans sa propre stupidité. Comment avait-il pu penser qu'il était libre ? Il n'avait jamais été libre. De la glace l'inonda et engourdit ses sens. Il ne remarqua même pas qu'il avait quitté la table et marchait dans une direction au hasard jusqu'à ce que la porte de la Grande Salle ne claque en se fermant.

Draco était perdu.

Grande Salle – Pansy:

Dès que Draco commença à lire la lettre qui lui avait été délivrée, elle sut exactement de qui elle venait. Draco n'avait cette expression, comme si la Mort s'agrippait à son dos, que lorsque son père lui écrivait, en expliquant ses attentes. Elle regarda Blaise pour le voir la fixer intensément, ses yeux reflétant qu'il savait exactement ce qui se passait lui aussi.

Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, Draco s'était levé et avait quitté la Salle, marchant lentement, perdu pour le monde qui l'entourait.

Pansy savait ce qui allait se produire maintenant. Il allait rester froid, insensible, mort, jusqu'à ce que quelqu'un ne lui fasse sentir quelque chose de nouveau. La mise à mort de ses émotions était quelque chose que Draco faisait depuis des années, c'était son seul moyen de défense. La seule chose qui lui permettait de faire ce qui était attendu de lui la seule façon de faire face à toute cette partie de sa vie était de ne pas ressentir quoi que ce soit. La seule émotion à même de le sortir de sa torpeur était la colère. Mais quand bien même, cela pouvait prendre des semaines, des mois même, pour obtenir de Draco qu'il leur revienne. Il fut un temps où Pansy forçait des altercations entre Draco et Potter, dans l'espoir que Potter l'énerve assez pour que cela fonctionne.

Mais ça, c'était avant d'avoir Hermione de leur côté. Pas tellement de celui de Draco, mais Pansy pouvait honnêtement appeler la jeune fille une amie. Et elle pensait qu'Hermione était toujours suffisamment Gryffondor pour qu'elle ait envie d'aider.

Pansy regarda en direction de la table des Gryffondors pour voir que Daphné et Théo avaient les yeux rivés sur elle et arboraient des expressions identiques à celle que Blaise avait plus tôt. Elle vit un peu plus loin derrière que Goyle la fixait aussi. Tous savaient que quelque chose devait être fait et ils attendaient que Pansy le décide. Elle regarda à côté d'elle et vit qu'Hermione était perdue – son expression à la fois confuse et inquiète. Bien. L'inquiétude était une bonne chose.

Sans un mot, elle attrapa la main de Granger et l'entraîna vers la table des Gryffondors, Blaise non loin derrière elles. Une fois là, elle fit signe à Goyle de les rejoindre, ignorant par la même occasion le regard perçant de McGonagall alors qu'elle brisait sa nouvelle règle ce faisant.

Grande Salle – Goyle :

Il n'avait aucune idée de ce que Pansy avait prévu, mais apparemment, elle était décidée à sortir Draco de là avant la fin de la nuit. C'était quelque chose qu'ils n'avaient jamais réussi à faire avant – le record étant de deux semaines, en cinquième année. Néanmoins, c'était une mauvaise idée d'aller à l'encontre de ce que disait Pansy quand elle était dans cet état d'esprit, alors il s'assit à la table des Gryffondor à côté de Daphné et attendit qu'on lui dise quoi faire. Il devait toujours être là quand ils sortaient Draco de sa prison, parce qu'il était enclin à faire des choses stupides comme frapper des gens ou se faire mal. Greg était assez fort pour le retenir.

Greg regarda autour de la table pour voir comment les Gryffondors prenaient cette nouvelle invasion, mais aucun d'entre eux ne semblait trop en colère à ce propos. En fait, ils attendaient surtout une explication. Imaginez sa surprise quand ce fut Potter qui la leur offrit.

- Il a reçu une lettre de Lucius, n'est-ce pas ? Demanda Potter, son expression sombre.

Tous le regardèrent, sauf Granger, se demandant comment il pouvait bien savoir ce qui se passait. Potter leva simplement les yeux au ciel.

- Je me sens insulté, vous savez ? Après toutes ces années passées à se battre, s'observer…

- De façon obsessive(2), interrompit Granger.

- Oh tais-toi, ça n'est arrivé qu'une année. Continua Potter, bien que son visage soit un peu rouge. Je sais que chacun d'entre vous savait ce qui se passait. Vous vous attendiez vraiment à ce que je ne vois pas ce qui se passe ?

Greg cligna des yeux, ne sachant pas comment répondre à cette question. A cet instant, il était reconnaissant de ne pas avoir la réputation d'être bavard et n'était donc pas obligé de le faire. Pansy, cependant, prit la balle au bond.

- Ok, déclara-t-elle. Maintenant que tout le monde est au courant et que tu sais donc combien il est important que nous le sortions de l'état dans lequel les lettres de son père le mettent, je devine que tu sais comment ça doit être fait, Potter ?

- La colère. Dit Potter, impassible.

- Correct. Je déteste laisser Draco comme ça et c'est extrêmement difficile de l'affecter quand il se ferme. Le plus vite que nous ayons pu le sortir de cet état est trois semaines…

- Deux, coupa Greg. En cinquième année. C'est la première fois où on a pensé à utiliser Potter pour l'emmerder.

Il était surpris de sa propre interruption. Les autres aussi, mais Greg était intéressé de voir comment Potter réagirait au fait d'être utilisé pour aider Draco. A son grand soulagement, Potter ne sembla pas s'en formaliser.

- Donc j'en déduis que vous voulez que je lui coure après et que je le rende dingue, c'est ça ? Demanda Potter, bien qu'il soit impossible de dire ce qu'il en pensait.

Son ton était soigneusement neutre et son visage ne trahissait aucune émotion. Le moins que Greg puisse dire était qu'il était impressionné.

Pansy se mordit la lèvre.

- Eh bien, nous voulons que quelqu'un le suive pour l'énerver mais à vrai dire quelqu'un qui est bien meilleur que toi pour ça, Potter. De plus, j'adorerai que ça ne finisse pas en affrontement physique et vous deux n'avez pas le meilleur des historiques à ce sujet.

Si quelqu'un lui avait demandé, Greg aurait pu dire que Potter regarda Pansy avec l'air de lui dire que personne n'était aussi doué que lui pour emmerder Draco. Personne ne le demanderait, bien entendu, mais ça demeurait intéressant.

- Qui alors ? Demanda Potter.

- C'est moi, c'est ça ? Dit Granger.

Même si cela aurait dû techniquement être une question, Greg savait que ça n'en était pas une. Il y avait une certaine volonté évidente sur son visage, et Greg était reconnaissant de ça. Draco était un idiot, oui, mais il voulait que son ami sorte de cet état d'engourdissement. Et en ce qui le concernait, il semblait que Granger pensait être capable de le faire.

- S'il te plaît ? Fit Pansy.

Aucune explication, juste le s'il te plaît.

Il fut soulagé de voir Granger hocher la tête.

- Il est du côté du lac. Dit Mini Rousse, parlant pour la première fois depuis qu'ils avaient envahi la table des Gryffondors.

Elle avait la tête enfouie dans un très grand parchemin.

Il avait envie de poser des questions mais à ce moment-là, ils avaient beaucoup plus important à faire.


(1)La phrase exacte est: "She had called in the life debt owed to her by Potter in order for him to make it so that Lucius was able to both send and receive letters." Cependant, "life debt" est quelque chose qui n'a pas de traduction littérale en français. D'où ma traduction.

(2)Bon, là-aussi, traduction, traduction ! Bon, Harry dit « watching each other » et Hermione « stalking each other ». Le truc c'est que bien que tout le monde comprenne "stalking" et sache ce qu'est un stalker, bah, nous, pauvres Français, utilisons le mot anglais plutôt que de lui trouver une traduction adéquate. D'où ce que j'ai trouvé ^^


Mouahahahahaha ! Avouez que vous avez hâte de lire la suite, hein ? Mais Shiroten ne devrait pas (trop) tarder à me la renvoyer donc, on est bon ! Et ce futur chapitre 15 est mon préféré ! Et je SAIS que vous l'aimerez ! ^^

En attendant ce fameux chapitre,

xoxo