Tout d'abord, je suis contente d'être de retour !
Ensuite, je vous dois les plus sincères excuses pour avoir littéralement disparue du site mais j'ai eu pas mal de problèmes
Pratiquant du hockey sur glace en haut niveau je me suis blessée au genou et j'ai donc eu recours à la chirurgie pour un problème de ligaments croisés
Les problèmes allant par paire l'opération s'est mal passée et je suis donc retournée à l'hôpital.
Les traitements ont été assez lourds enfin je vous passe les détails c'est pas super important...
Mais tout ça pour vous dire que j'ai été dans la totale incapacité d'écrire mais que désormais me revoilà !
J'ai les chapitres en tête, je vais donc les écrire très bientôt et des histoires pour les futures fictions !
En attendant j'espère que cette suite vous plaira...
Je pus enfin cligner mes paupières, ouvrant légèrement les yeux. La lumière crue et blanche m'aveugla si bien que je dus mettre une bonne dizaine de minutes à m'acclimater et les ouvrir totalement. Un bip régulier berçait la pièce de son bruit agaçant, augmentant mon mal de crâne. Le cerveau embrumé, je balayai la pièce du regard avant que celui-ci ne se pose sur un homme endormi sur le fauteuil à côté de mon lit. Je n'avais aucune idée d'où je me trouvais et ce que je faisais là. La dernière chose dont je me souvenais était de mon départ du bureau. Désorientée et sans aucune explication me venant à l'esprit, la panique commença à me gagner et je me mis à tirer volontairement sur le tuyau enfoncé dans le nez. Ma tentative de me redresser dans mon lit provoqua une vive douleur dans mon crâne et m'arracha une grimace. Un moniteur se mit à sonner plus vivement et retentit dans la pièce, me vrillant les tympans. L'homme à mes côtés se réveilla en sursaut et balayai la pièce du regard avant de porter son attention sur moi.
- Félicity ! Tu es réveillée !
L'évocation de mon nom dans sa bouche me surprit car visiblement, il me connaissait. L'inverse n'était pas réciproque, je n'avais aucune fichu idée de ce qu'il faisait ici, tout comme moi. Une infirmière d'une cinquantaine d'années environs entra dans la chambre et m'adressa un regard amical et rassurant devant mon air désorienté.
- Calmez-vous, vous êtes à l'hôpital, vous avez eu un accident.
Elle s'approcha doucement avant de saisir mon bras avec tendresse tandis que le mot accident résonnait dans ma tête. Je ne me rappelais pas avoir eu un problème en quittant le bureau. Ma voiture avait dû être probablement percutée sur le chemin de la maison car je ne me rappelais pas être rentrée. Alors qu'elle vérifiait mes constantes et réajustait les tubes en plastique dans mes veines, je pus lire le nom sur son badge. Paola Ramirez.
- Laissez-moi vous refaire cette perf'. Vous devez avoir pleins de questions…
Elle se tourna vers l'homme à nos côtés.
- John pouvez-vous sortir un instant ? Il faut qu'elle retrouve ses repères.
Il hocha la tête, un air ahuri et soulagé sur le visage. Son air juvénile et soulagé m'attendrit. Il semblait être quelqu'un de très protecteur.
- Qui est-ce ? Demandais-je, la bouche pâteuse.
Un ami à vous, il est venu de nombreuses fois vous tenir compagnie lorsque votre mari se décidait enfin à rentrer se reposer.
- Mon mari ?
- Oui, un très bel homme ! Je dois dire que vous êtes bien entourée mademoiselle.
Je devais avoir mal compris. Je n'étais pas mariée et n'avais aucun souvenir de l'identité du premier homme. De qui pouvait-elle bien parler ?
- Que m'est-il arrivé exactement ?
- Une chose à la fois. Nous répondrons à toutes vos questions et vos amis aussi mais avant, un peu de repos, vous êtes restée longtemps dans le coma.
Le coma. Ce mot me fit l'effet d'un électrochoc. Combien de temps avais-je ainsi dormi ?
- Combien… combien de temps suis-je restée inconsciente ?
- Dix-sept jours. Dix-sept jours durant lesquels votre compagnon ne vous a pas faussé compagnie une seule fois. Il va me maudire de l'avoir renvoyé chez lui et ainsi loupé votre réveil. Je vais aller voir John dans le couloir. Voulez-vous rester seule un moment ?
Je hochai de la tête, désorientée et étrangement extenuée. La fatigue s'abattit sur moi et je ne tardai pas à me rendormir de nouveau.
Des éclats de voix me parvinrent du couloir, m'extirpant de ma somnolence et lorsque je pus clairement distinguer le bruit de la porte qui s'ouvre, je sentis une présence à mes côtés. Je dus concentrer toute mon énergie afin d'ouvrir les yeux et l'image qui se matérialisa devant moi me sembla tout droit sortie d'un rêve. Baigné de la douce lumière de ma lampe de chevet, son visage était incroyablement beau et serein. Un sourire timide étirant ses lèvres et animait ses yeux fixés sur moi. Si l'on m'avait dit qu'un jour Oliver Queen me regarderai ainsi, je n'aurai pas voulu y croire. Il attrapa doucement ma main et son sourire s'élargit lorsque je posais mon regard sur ses yeux bleus si intenses.
- Te revoilà parmi nous…
Il expira de soulagement alors que je tiquai de surprise du fait de son tutoiement.
- Je veille sur toi tous les jours et tu attends que je sois parti pour te réveiller… tout à fait toi ça.
Ainsi il venait souvent me voir… Pourquoi est-ce que mon patron prendrait-il la peine de venir me voir tous les jours ? D'autant plus qu'il était à la tête d'une entreprise regroupant plus de mille employés. Retirant ma main précipitamment d'entre ses doigts, je tentais hésitante :
- Monsieur Queen, que faites-vous ici ?
Son visage tiqua à l'évocation de son nom et ses traits exprimèrent sa surprise.
- Félicity, c'est moi. Je suis venu voir comment tu allais… pourquoi m'appelles-tu comme ça ?
La situation m'échappait, je ne comprenais rien de ce qui se déroulait devant moi.
- Attends… de quoi te rappelles-tu exactement ?
La panique semblait le gagner doucement et je ne me laissais pas perturber par son visage décontenancé.
- Vous êtes passés à mon bureau aujourd'hui… enfin il y a dix-sept jours apparemment. Vous vouliez que j'examine votre ordinateur. Criblé de balles au passage.
- Vous ? Tu veux dire que tu ne te rappelles de rien d'autre depuis ?
- Je vous connais à peine, de quoi suis-je censée me rappeler ?
Il secoua la tête de stupeur. Puis les mots de l'infirmière Ramirez me revinrent à l'esprit.
- Oh mon Dieu. Est-ce que nous sommes… Mariés ?
À présent que j'examinais attentivement ses traits, je pus voir de la douleur et de la tristesse.
- Non rassures-toi, j'ai dit ça au médecin pour pouvoir être auprès de toi quand ils t'ont prise en charge. Je n'ai jamais démenti depuis.
- Oh…
Je ne saurai dire si j'étais déçue de ne pas être sa femme ou de ne rien me rappeler.
- Pourquoi avoir fait ça ? Je veux dire, nous nous sommes à peine rencontrés…
- Je t'étais redevable.
Il se leva, contrarié et s'enfuit dans le couloir aussi rapidement qu'il lui était possible. Quelques minutes plus tard, l'homme que j'avais vu précédemment, entra et s'assit à mes côtés. Je pouvais entendre Oliver parler aux médecins dans le couloir.
« comment se fait-il qu'elle ne se souvienne de rien concernant ces douze derniers mois ? »
« et quand va-t-elle se rappeler ? » « cela va prendre du temps mais elle finira par retrouver ses souvenir »
« bien sûr, je l'aiderai à se remémorer tout ça… »
Mon compagnon se leva pour fermer la porte et revint à mes côtés.
- Félicity, je m'appelle John Diggle. Je suis le garde du corps de monsieur Queen. Toi et moi sommes amis depuis près d'un an maintenant.
- Je ne me rappelle de rien de tout ça…
- C'est ce qu'il parait, me sourit-il gentiment. Oliver et toi êtes aussi bons amis maintenant.
- Depuis combien de temps nous connaissons-nous ?
- Environ un an.
Cette révélation me déstabilisa. Ainsi, la dernière chose dont je me souvenais n'était en fait pas la dernière chose qui m'était arrivée. Ma mémoire avait occulté toute une partie de ma vie.
Nous parlâmes beaucoup durant les heures qui suivirent, jusqu'à ce qu'on exige que je me repose. John m'apprit que j'avais passé beaucoup de temps à travailler avec Oliver et lui. Apparemment je comptais beaucoup pour eux et c'était réciproque. Il m'évoqua ce qui s'était passé à Starling, nos rencontres, les problèmes rencontrés avec l'entreprise etc… mais je sentais que quelque chose m'échappait, qu'il ne me disait pas tout. Comment aurais-je été amenée à travailler d'aussi prêt avec Oliver ? Et sur quoi ? Malheureusement, ses réponses restèrent vagues et je ne revis pas Oliver de la soirée.
Le lendemain, John et Oliver vinrent me rendre visite ensemble et apprirent en même temps que moi que les médecins donnaient leur aval pour que je sorte le lendemain. Malgré cette bonne nouvelle, je voyais bien que mon patron se tenait à distance de moi, l'air toujours torturé dès que ses yeux se posaient sur moi. Le voir culpabiliser me fendait le cœur. Après tout, ce n'était pas de sa faute si j'avais fait une mauvaise chute dans les locaux de Queen Consolidated.
Lorsqu'ils me laissèrent pour retourner travailler, je passais ma journée à regarder la télé, me concentrant sur les infos. En un an, il semblait que l'archer vert désormais appelé the Vigilant avait bien changé. Autrefois meurtrier, il avait sauvé Starling du chaos et apparaissait aux yeux de tous comme un héros. J'avais toujours considéré ce personnage comme un justicier mais ses actes n'étaient pourtant pas à la mesure des bonnes actions qu'il faisait. Désormais ancré dans la tolérance et sans tuer, il revêtait à mes yeux, un intérêt d'autant plus fort. John avait réussi à me faire passer en douce un ordinateur portable ce qui me permit de me renseigner sur ce qui s'était passé depuis mes derniers souvenirs. Malcolm Merlyn, The Huntress, le comte et son vertigo, la mafia chinoise, clock king, Slade Wilson, la perte de l'entreprise, la mort de Moira Queen, la destruction de Stirling, le nouveau PDG de Queen Consolidated Ray Palmer, son intérêt pour le département des sciences. J'appris énormément et restais étonnée de ne pas me rappeler de ces évènements importants.
Tout en feuilletant les médias en ligne, je ne pus m'empêcher de m'intéresser au supposé nouveau héro qui semblait être arrivé en ville. Arrêtant des criminels, il semblait particulièrement attaché aux affaires touchant le domaine de la technologie et le trafic de nouvelles énergies. Cherchant à assouvir davantage ma curiosité, je fus surprise de tomber sur des photos d'évènements auxquels je semblais avoir assistés, notamment au manoir Queen. On pouvait y voir un cliché d'Oliver et moi, ma main sur sa joue. Nous avions l'air très proche. Il fallait dire que cet homme ne me laissait clairement pas indifférente. Comment le pourrait-il ? Aucune femme ne lui résistait. Et pourtant, nous qui avions l'air si complices, nous voilà désormais comme des étrangers. Je ne me rappelais de pratiquement rien de nous et lui semblait s'éloigner de moi.
La journée passa bien plus vite que je ne l'aurai cru et en l'espace de quelques heures, j'avais rattrapé mon retard sur les récents évènements. J'étais désormais incollable sur l'actualité de l'archer vert et son successeur dans la lutte contre le crime. Sans oublier sur QC, son nouveau CIO et Oliver. Surprise avait été de constater que j'étais devenue son assistante, m'éloignant ainsi de l'informatique. Un coup de fil au bureau me permit d'apprendre que je pourrai retourner au travail dès que je le souhaiterai et que le nouveau PDG monsieur Palmer attendait de me rencontrer. Autres avantages d'internet, j'appris qu'une collaboration entre Oliver et lui était en pourparlers suite à l'achat de la société par ce brillant chef d'entreprise des sociétés Palmer enterprise. Me renseignant davantage sur cet homme, je découvris qu'en plus d'être doté d'une intelligence et d'un savoir-faire hors norme, il était hautement séduisant. Ses cheveux d'u noir de jais et ses yeux sombres lui conféraient un charme indéniable. Ma rencontre avec lui n'allait pas être de tout repos.
Le jour de ma sortie était enfin arrivé. Les médecins donnaient leurs dernières prérogatives tandis que John et Oliver écoutaient attentivement. J'étais contente de m'être rapprochée d'eux durant cette fameuse année car étant sans famille, j'aurai dû affronter cette situation seule. Les rares amis que j'avais, je les avais délaissés au profit de ma carrière. Nous quittâmes l'hôpital tous les trois, à la fois à l'aise avec la situation mais aussi gênés. Ce n'était visiblement pas la première fois que nous nous retrouvions tous les trois, mais c'était vraisemblablement différent étant donné que j'avais l'impression de les côtoyer pour la première fois. Oliver était silencieux, me jetant des œillades, observant mon comportement. Quant à moi, j'étais gênée, ne sachant pas où me mettre, encore inconfortable avec l'idée de le tutoyer, le nommer par son prénom. Digg, c'était une autre affaire, une réelle affection avait de suite refait surface et il savait me mettre à l'aise. La journée que je passai en leur compagnie m'aida et lui et moi agissions comme des amis de longue date. Cependant, l'attirance qui existait entre Oliver et moi me rendait davantage nerveuse en sa présence, et sa proximité me mettait mal à l'aise. Si avec John j'arrivais à être sereine et insouciante, avec Oliver j'étais déstabilisée et diablement attirée par lui, me mettant dans l'embarras chaque fois qu'il posait ses yeux sur moi.
Lorsqu'ils me ramenèrent enfin chez moi, après un long repas au Big Belly Burger, John reçut un appel qui l'obligea à rester dehors. Oliver rentra avec moi et s'assura que je ne manquais de rien.
- Tu es sûre que tu veux rester toute seule cette nuit ? Tu sais très bien que tu peux venir chez moi quelques temps.
- Il vaut mieux que je me réhabitue, sinon je vais avoir plus de mal après.
- Comme tu veux. Mais si tu as besoin n'hésites pas. N'importe quand, à n'importe quelle heure de la nuit. Je viendrais.
- Merci…
Il se trouvait avec moi dans ma petite cuisine, sa proximité me déstabilisant. Avais-je été ainsi affectée par lui tout du long que je l'avais côtoyé ? Car notre relation allait s'en trouver perturbée. Il dégageait une aura irrésistible qui mettait tous mes sens en émoi.
Il s'approcha de moi et attrapa doucement mes bras avec ses mains.
- Je suis conscient que tu ne dois pas comprendre tout ce qui se passe mais tu peux être sûre d'une chose… je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider à te rappeler… te rappeler de tout ce que nous avons vécu ensemble, les moments que nous avons partagés, ce par quoi nous sommes passés et l'importance que tu as à mes yeux. Félicity, si tu savais.
Puis après m'avoir bouleversée avec ses mots, il planta un baiser sur mon front avant de partir.
