Bonjour à tous,

Je me présente je m'appelle Laëtitia et je suis la meilleure amie d'Aliana que vous connaissez sous le nom de Lia

Retournée vivre au Canada, elle est en pleine écriture d'un roman et je me charge donc de reprendre cette fiction suite à sa demande

Je la remercie d'ailleurs de sa confiance et j'espère que vous apprécierez tout autant mon style d'écriture et l'histoire qui de base est mon idée

L'autre fiction laissée en suspens étant déjà beaucoup trop avancée et issue de son imagination je ne la reprendrai pas

Voilà, je vous invite à me faire part de vos impressions

Laëtitia


Point de vue de Félicity

À mesure que les étages défilaient, je sentais le stress monter. Lorsque l'ascenseur s'ouvrit sur le dernier étage de la tour de Queen Consolidated, je ne me sentis pas à l'aise, loin de mon département informatique. J'avançai timidement vers le bureau de la secrétaire et je ressentis comme un sentiment de déjà-vu. Pas étonnant car d'après ce que m'avait expliqué John, j'y avais travaillé de nombreux mois. Une jolie rousse s'y trouvait en ce moment même, pianotant lentement sur son clavier, me frustrant de voir que ce super ordinateur doté de quatre processeurs très puissants ne servait au final qu'à noter des rendez-vous. Me raclant la gorge, elle daigna lever les yeux vers moi et hausa un sourcil.

- Je peux vous aider ?

- Oui. Je viens voir…

- Félicity ?

Me retournant lentement, je fis face à mon interlocuteur non sans être distraite par son regard envoutant.

- Que fais-tu ici ? Cela fait à peine deux jours que tu es sortie de l'hôpital.

- J'ai rendez-vous avec votre nouvel associé. Ray Palmer. Nous devons discuter de mon poste.

- Je vois. Il ne perd visiblement pas son temps…

Il se rapprocha et passa sa main dans mon dos pour me guider vers un bureau, anciennement celui de Walter. Il me fit signe de m'asseoir puis il s'appuya contre son bureau, me faisant face à quelques centimètres seulement de distance.

- Tu peux me tutoyer. Cela fait un moment que nous avons dépassé le stade patron-employé.

- Disons que c'est encore nouveau pour moi, j'ai un peu de mal.

Il acquiesça et me sourit doucement.

- J'espère qu'il n'y a aucune gêne entre nous et que tu continueras de travailler pour moi.

- Bien sûr. Il me faut seulement un peu de temps pour m'habituer à la situation…

Devant son regard interrogateur je précisai.

- Vous… tu sais, je me réveille et trouve mon patron à mon chevet pour ensuite découvrir que je suis amie avec lui depuis près d'un an. Il est dur de me faire à l'idée de tutoyer et être moi-même avec un PDG à la tête d'une entreprise valant plus d'une centaine de milliards de dollars.

- Je ne suis plus le seul à la tête, il y a ce nouvel associé, Palmer.

Je le vis lever les yeux et lorsque je tournai la tête dans la direction qu'il regardait, je vis l'Homme en question fouler le couloir et se diriger vers la porte du bureau. Il entra et lorsqu'il posa les yeux sur moi, son visage se fendit d'un grand sourire. Lorsqu'il parvint à notre hauteur, il tendit le bras vers moi.

- Mademoiselle Smoak, c'est un véritable plaisir de vous rencontrer. J'ai beaucoup entendu parler de vos exploits au service informatique mais aussi en tant que secrétaire personnelle. Je me présente…

- Ray Palmer, finis-je. Enchantée, ajoutais-je timidement.

- Monsieur Queen, salua-t-il.

- Palmer.

Jetant un rapide coup d'œil à mon patron, je pus voir sa mâchoire se contracter et il ne semblait pas à l'aise de le voir me parler.

- Que diriez-vous d'un déjeuner avec moi afin que nous discutions de votre place au sein de l'entreprise ? Je suis nouvel investisseur et je tiens à m'intéresser de près aux éléments important de la société. De plus vos connaissances en informatique pourront s'avérer très utiles lorsque je vais développer le secteur des nouvelles technologies.

- Mademoiselle Smoak sera avec moi ce midi, intervint Oliver. À ce que je sache, elle travaille encore pour moi, conclut-il calmement.

- Bien sûr, répondit Ray Palmer tout aussi posément sans se départir de son sourire. Je suppose que nous aurons d'autres occasions d'en discuter. Je dois retourner à mon bureau avant la prochaine réunion. Ce fut un plaisir.

Il serra de nouveau ma main et quitta la pièce.

- Un véritable vautour celui-là.

- Il a l'air assez sympathique pourtant.

- Ne te fie pas aux apparences. Les gens peuvent parfois cacher de drôles de choses.

Sa déclaration me fit un drôle d'effet et je ne pus m'empêcher de penser que cela le concernait. Je dus le fixer avec un drôle d'air car il me demanda

- Félicity ça va ?

- Oui, juste une drôle d'impression.

- Tu te rappelles de quelque chose ? Je veux dire, me concernant.

J'avais beau sonder mon esprit je ne me rappelais pas de quoi il pouvait s'agir. Frustrée, je secouais la tête.

- C'est pas grave ça viendra.

Il me raccompagna dans le couloir et un souvenir me revint à la mémoire. Je me rappelais être venue ici suite à sa demande. Je le revoyais me demander d'analyser le contenu de seringues. Des bribes de ce souvenir se rajoutèrent et je me rappelais quasiment de toute la conversation, incluant son argument quant au fait que cela se trouvait dans des seringues. Heureuse de retrouver de sitôt un peu de ma mémoire, je partageai avec lui ma découverte.

- Tu as été très perspicace ce jour-là.

- Ce n'est pas très difficile vu le genre d'excuses que tu sors. Je me rappelle très bien de ton ordinateur ruiné par des impacts de balles.

- C'est plutôt bon signe si tu commences déjà à te rappeler des choses nous concernant. Viens je t'emmène déjeuner.


Le restaurant dans lequel nous nous trouvions était très sympathique. Le repas se fit dans une ambiance légère et je fus surprise de constater que la conversation se faisait normalement avec lui. Une aisance, une entente innée et une alchimie inexplicable était perceptible entre nous et je ressentis pour la première fois que notre amitié avait réellement existé et était sincère. Nous n'avions pas besoin de parler pour arriver à nous comprendre et je me sentais un peu plus à l'aise avec lui à mesure que le temps passait. J'avais presque l'impression de le connaitre depuis longtemps. Lui semblait me connaître bien plus que je ne l'imaginais. Il savait trouver les mots pour me rassurer sur ce que je ressentais et cela faisait du bien. Cependant la réalité me rattrapa et je me rendis bien compte que moi, je ne connaissais rien de lui. Du moins je ne m'en rappelais pas.

- Mon retour de l'île a été difficile. Revenir, reprendre les rênes de la société, être la personne que l'on attendait que je sois, faire ce qu'on attendait de moi, ça n'a pas été évident. Mais tu m'as été d'une grande aide avec Diggle. Votre soutien m'a renforcé. Tout notre temps passé ensemble le soir, notre travail…

- Le soir ? Demandais-je surprise. Sur quoi travaillions-nous ?

Ses yeux prirent une drôle d'expression. Son visage changea imperceptiblement et prit une expression neutre.

- Des dossiers plutôt importants. Ça nous demandait pas mal d'heures supplémentaires.

Un étrange sentiment, comme un sixième sens, me dictait qu'il ne me disait pas toute la vérité. Puis une drôle de constatation me vint à l'esprit, devais-je lui faire confiance ?

Lorsque nous eûmes fini, nous retournâmes à la tour et je repris mes fonctions là où elles avaient été laissées, en tant que secrétaire d'Oliver. La rousse de ce matin ne manqua pas de me lancer un regard dédaigneux lorsque je pris sa place. Oliver m'expliqua rapidement mes attributions et retourna travailler dans son bureau.


La journée passa lentement et s'avéra fort ennuyeuse. J'avais beau me creuser la tête je ne parvenais pas à me rappeler ce qui avait pu me motiver à quitter le département informatique pour atterrir ici en tant que simple assistante. Mes ordinateurs me manquaient, mon bureau me manquait. Lorsqu'il fut l'heure de partir, Oliver se proposa de me raccompagner chez moi mais je déclinai poliment.

- Je vais descendre faire un tour à mon ancien bureau, en souvenir du bon vieux temps.

Il me regarda d'un drôle d'air mais n'ajouta rien et me laissa nan sans me toucher doucement le bras. Son contact m'électrisa et je sentis mon pouls s'accélérer dans ma poitrine. Comment cela se faisait-il que je réagisse ainsi à son contact ? Y avait-il eu quelque chose entre nous ? Ressentait-il la même chose ? Autant de questions qui restaient malheureusement sans réponses, et je n'aurai pas le courage de lui demander car si je me trompais cela serai humiliant et d'autant plus gênant.

Lorsque j'arrivais à mon ancien bureau, le ronronnement des processeurs me fit de suite me sentir dans mon élément. Isolée au milieu des machines, je me sentais sereine. En m'asseyant dans mon fauteuil, je me revis à cette même place, Oliver venant me voir pour des informations, me promettant une caisse de vin. Je le revoyais me sortir une excuse peu valable quand à ce qu'il me demandait de chercher. Puis un flash me revint où il m'aidait à me relever du sol, sa main sur ma joue. Le flot de souvenirs était tellement incohérent que je me demandais si la plupart n'avaient pas été seulement rêvés.

Je n'eus pas le temps de me poser davantage la question car je fus tirée de ma rêverie par un coup bref à la porte.

- Je peux entrer ?

- Bien sûr monsieur Palmer. Que puis-je pour vous ?

- Appelez-moi Ray. Que faites-vous ici à une heure aussi tardive ?

- Oh. Rien, je souhaitais juste retourner à mon ancien bureau.

- Nostalgique ? Je pensais bien vous trouver ici.

- Un peu, avouais-je.

- Cela tombe bien, j'ai une proposition à vous faire qui serait en total accord avec vos vraies valeurs.

Lorsqu'il vit qu'il avait toute mon attention, il ajouta :

- J'aimerai que vous travailliez pour moi.

-Mais je travaille déjà pour monsieur Queen en tant qu'…

- Assistante. Je sais. Mais ce que je vous propose me semble vous convenir bien plus. J'aimerai que vous soyez ma responsable du service informatique qui sera alloué au département des sciences et nouvelles technologies que je vais développer.

- J'apprécie votre proposition mais…

- Je ne vous demande pas de lâcher votre patron mais seulement de penser à vous. Cest un poste qui semble être bien mieux selon vos compétences et je pense que monsieur Queen sera de mon avis. Cela ne peut être que bénéfique à votre carrière.

Mes résolutions flanchèrent mais un sentiment indescriptible me poussait à rester auprès d'Oliver. Je me sentais redevable de lui.

- Je ne vous demande pas de prendre une décision si vite mais réfléchissez-y… vous savez où me trouver. À bientôt miss Smoak.

Il me gratifia d'un clin d'œil avant de me laisser seule. J'avais beau apprécier mon employeur, il se trouve qu'il avait raison, ce poste était hautement plus qualité pour moi et je me devais d'étudier la question. C'était certain j'allais réfléchir à sa proposition mais un paramètre restait à prendre en compte. Comment annoncer à Oliver que je travaillerai pour Ray Palmer ? Car visiblement il ne l'appréciait pas plus que ça… et que dire du charme qu'il émanait… peu importe mon choix, mes deux patrons s'avéraient fort séduisant et cela serai d'autant plus dur de rester impassible…

Lorsque je rentrai chez moi le soir, le silence de l'appartement me déstabilisa. Me retrouver seule chez moi ne m'avait jusqu'alors jamais perturbée mais il régnait une atmosphère sinistre. La lumière sauta lorsque je voulus l'allumer et je râlais.

- Manquait plus que ça…, grommelais-je.

Lorsque je me dirigeais vers le salon à la recherche d'une lampe torche, une silhouette se détacha de l'ombre, m'arrachant un cri. Je ne pus reprendre mon souffle que lorsque les rayons de la lune l'éclairèrent, me permettant de distinguer une capuche verte.

- Que… que faites-vous ici ?

- Bonsoir mademoiselle Smoak.

- Comment connaissez-vous mon nom ?

- Nous nous connaissons bien vous et moi.

Je fixai l'archer sans comprendre, cherchant à distinguer ses traits malgré l'obscurité. Cela s'avérait impossible du fait de sa capuche.

- Qui êtes-vous ?

- Vous le saurez en temps voulu Félicity…

L'évocation de mon nom dans sa bouche me sembla bien familier. Je me rappelais l'avoir déjà vu auparavant. Puis soudain l'image de lui dans ma voiture me revint à l'esprit. Il y avait du sang, beaucoup de sang. Mais je ne parvenais pas à me rappeler la suite.

- Je vous ai déjà rencontré auparavant…. C'était dans ma voiture.

- Vous rappelez vous de moi ?

Je crus percevoir de l'espoir dans sa voix synthétiquement modifiée.

- Seulement que vous étiez blessé… je ne me rappelle pas de la suite.

- Cela viendra avec le temps. Vous vous souviendrez de beaucoup de choses nous concernant.

Sur ces mots il disparut.


Point de vue d'Oliver

En revêtant son costume afin de lui rendre une petite visite, j'avais espéré éveiller en elle bien plus de souvenirs que lorsqu'elle se trouvait avec Oliver Queen, PDG. J'avais espoir que comme avec Diggle, elle se souviendrait de beaucoup de choses de notre relation passée mais visiblement, il y avait un blocage nous concernant. J'allais devoir m'armer de beaucoup de patience afin qu'elle se remémore tous nos moments passés ensemble, les bons comme les mauvais. Car ils composaient notre histoire, ils forgeaient notre amitié, ce lien qui existait entre nous sans que l'on puisse l'expliquer. Et voir dans son regard que l'étincelle qui y brillait autrefois avait disparu, exacerbait ma culpabilité. Le souvenir de ce fameux soir ne cessait de me hanter.

Depuis, posté sur le bâtiment face à son immeuble, tapi dans l'ombre je veillais à ce qu'elle soit en sécurité, espérant qu'un jour, elle se rappelle de qui je suis, de ce que nous étions : la team Arrow.