Bonjour ! J'espère que vous avez passé un bon week end

Alors d'abord, merci chers lecteurs et chères lectrices notamment ceux qui m'ont laissé des reviews

Je suis contente que cela vous plaise toujours autant malgré le changement d'auteur

Maintenant j'espère que l'histoire continuera de vous captiver

J'ai reçu des suggestions et sachez que j'en prends note et que d'ailleurs certaines reflètent ce que je vais faire

Cela me fait très plaisir de vous voir impliqués dans l'écriture de cette fiction

Bon chapitre

Bisous,

Laeti*

Point de vue de Félicity

Les deux jours qui suivirent ne m'aidèrent toujours pas à prendre de décisions claires. Chaque fois que je m'apprêtais à parler à Oliver, quelque chose m'y en empêchait. Une interruption, ses paroles, ma peur ou bien ce quelque chose dans son regard chaque fois qu'il me regardait. C'était à croire qu'il m'intimidait et que je n'osais me résoudre à le contrarier. Ces dernières quarante-huit heures me permirent d'apprendre à voir au-delà de l'image du patron et de l'homme médiatique qu'était Oliver Queen. Je me surpris moi-même à le découvrir sous un jour nouveau. Pourtant, la proposition de Ray était toujours en suspens. Il s'agissait de mon avenir, ma carrière, il fallait bien que j'agisse en conséquence.

Ce soir encore, Oliver s'apprêtait à partir et je n'avais toujours pas évoqué la proposition de Ray. Ce ne fut que lorsqu'il me salua et que je le vis appuyer sur le bouton de l'ascenseur que je pris mon courage à deux mains et me levai de mon bureau. Le bruit de mes talons résonnant sur le marbre lui fit lever les yeux vers moi et il me gratifia d'un sourire. Ce sourire qui même si cela me tuait de l'avouer, me faisait un drôle d'effet. Je connaissais à peine cet homme que me voilà pourtant en proie à d'étranges sensations en sa présence. Mais il s'agissait de mon employeur et apparemment, d'un ami. Il fallait que je me remette les idées en place.

- Oliver, avant que vous... que tu partes…je voulais te parler d'une chose.

- Prends tes affaires, je te ramène tu me raconteras en chemin, dit-il en désignant mon sac resté sur la chaise.

Il retint les portes et tout en disposant de mes effets personnels, je le rejoignis. Dans la cabine, un silence s'installa et je me raclais la gorge.

- Je… enfin tu… Ray m'a proposé de…

- Alors c'est vrai tu vas travailler pour lui ?

Il baissa les yeux vers moi et je crus presque y percevoir un fond de tristesse. Mon cœur se serra sans que je ne m'y attende.

- Quoi ? C'est lui qui t'a dit ça ?

- Il m'a assuré que ta réflexion n'était qu'une formalité et qu'il était sûr que tu accepterais le poste. Visiblement il avait raison.

- Et c'est une mauvaise chose ? Demandais-je, tout en refreinant ma frustration de voir que Palmer était aussi sur de lui.

- Au contraire, c'est une excellente proposition et je me dois d'être honnête avec toi, c'est une bonne opportunité de carrière. Mais j'espérais que tu continuerais de travailler avec et pour moi.

- Je suis juste un peu perdue. Je ne vois pas bien ce que j'ai à faire là…

- Avant ton accident tu le savais très bien. Et même si quelque fois tu ressentais de la lassitude, tu te rappelais de ce pour quoi tu t'étais engagée et tes profondes convictions. Et je suis certain qu'avec le temps, tu te souviendras de ce pour quoi tu étais là.

Les portes s'ouvrirent et il s'engouffra dans le hall. Je dus presque courir pour me maintenir à ses côtés. Voulant le faire ralentir, je posai ma main sur son bras.

- Attends…

Il se tourna vers moi, fuyant mon regard.

- Pourquoi tu refuses de m'en dire plus ? Tu restes si vague sur ce sujet, à croire que tu essaies d'éluder mes questions.

- C'est compliqué Félicity.

- Qu'est-ce qui est compliqué ? Tu peux me parler tu sais. Tu as dit que nous étions amis, nous ne le sommes pas devenus comme ça… je veux dire, il devait bien y avoir un minimum de confiance entre nous. Tu sais que tu peux me faire confiance, et ce même si les choses sont floues de mon point de vue.

- Il n'est pas question que de confiance. Il est aussi question de la situation dans laquelle je te mets. Et maintenant que j'ai de nouveau le choix, la possibilité d'agir différemment, je préfère réfléchir aux responsabilités qui pèseront sur toi.

- À t'écouter on pourrait croire qu'il s'agit d'un sombre secret, le truc irrévélable alors que je suis sûre que ce n'est qu'une broutille. Je ne vois pas bien ce que tu pourrais me cacher qui est aussi terrible que ça. Tu es le PDG d'une grande entreprise, dans quoi peux-tu bien baigner qui est si compliqué ? Si tu as pu m'en parler avant pourquoi pas maintenant ? Surtout qu'apparemment j'étais très impliquée… cela a-t-il à voir avec nos heures sup sur les fameux « dossiers » ?

- Vous êtes bien trop curieuse mademoiselle Smoak.

Je vis à sa tête qu'il ne comptait pas éclairer mes zones d'ombres. Il me cachait quelque chose et pour la première fois, une pensée me traversa l'esprit. Pouvais-je faire confiance à cet homme ? Il était si présent pour moi, dévoué et sincèrement impliquée dans ma convalescence et mon retour cependant rien ne m'indiquait que je pouvais le fier à lui. Je n'avais aucun souvenir sur notre relation passée et aucuns indices.

Pourtant il me suffisait de poser les yeux sur lui, de croiser le bleus de ses yeux pour que le moindre de mes doutes s'envole. Je m'en voulais d'être si facilement perturbable.


Arrivés en bas de mon immeuble, il se gara et me raccompagna jusque ma porte, en parfait gentleman. Il ne cessait d'être parfait et cela m'énervait que davantage. Comment pouvais-je lui en vouloir d'être si secret si de l'autre côté il se montrait aussi adroit et délicat. Il ne cessait de montrer une nouvelle facette de lui, loin de l'image que les médias présentaient. Devant moi il n'y avait pas l'homme aux milles conquêtes, seulement un rescapé au cœur fragile. Chaque heures que nous avions passé ensemble ces deux derniers jours me laissaient déjà entrevoir quelle bonne personne il était. Cela en devenait difficile de lui en vouloir pour tout ce qu'il ne me disait pas.

- Si tu as besoin de quoique ce soit, appelles nous. À n'importe quelle heure.

- Merci…

Il s'éloigna et s'apprêtait à partir lorsque je l'interpelai. Se tournant lentement vers moi, il attendit que je parle.

- J'espère que nous retrouverons ce que nous avions avant. Je veux dire… être à la hauteur de ce que tu voudrais que je sois, être la même qu'avant.

- Tu seras toujours à la hauteur. Peu importe si tu es la même ou non. Tu restes toi Félicity. Et c'est ce que j'ai toujours apprécié chez toi.


Point de vue d'Oliver

Le nouveau héro en ville faisait sa part de boulot et j'étais impressionné. J'avais beau désapprouver qu'un homme qui m'était inconnu débarque en sauveur, je ne pouvais douter du fait que je lui étais reconnaissant. Cela me laissait davantage de temps pour mes entrainements, le travail et Félicity.

Envoyant valser Digg sur le tapis, je fus interrompu par l'annonce du journal signalant une énième arrestation par celui que l'on surnommait désormais The Atom. Il fallait que je tâche de découvrir si ses intentions étaient vraiment honorables et s'il était digne de confiance. La ville avait bien trop souffert et beaucoup de temps et d'énergie avaient été nécessaires à sa reconstruction. Je ne laisserai plus qui que ce soit la réduire de nouveau en cendres.

D'autant plus que j'avais un autre problème de taille à régler. Félicity. Comment faire pour supporter de lui mentir constamment. Chaque jour, il me brulait les lèvres de lui parler de mon identité, de ce que nous faisions ensemble, ce que nous accomplissions. Elle me manquait. L'équipe n'était plus pareille. Ce n'était plus une équipe. Voir son fauteuil vide me laissait toujours nostalgique des moments passés ensemble à la cave. Même lorsqu'elle m'observait silencieusement m'entraîner, sa présence était revigorante. À cette époque nous n'avions pas de secrets l'un pour l'autre.

Un écran se mit à clignoter et je vis que le traceur, placé dans le sac de Félicity, se déplaçait. John s'approcha et releva le chemin. À cette heure de la soirée, il me semblait étrange qu'elle sorte, qui plus est, seule. Ni une ni deux, J'enfilai ma tenue, pris mon arc au cas où et partis dans l'idée de la surveiller afin que rien ne lui arrive.

Lorsque j'eus rattrapé la distance qui nous séparait, guidé par Diggle, je me mis à trouver la situation étrange. Le chemin emprunté m'avait paru familier jusqu'à ce que je comprenne qu'elle se rendait à l'entrepôt où avait eu lieu son accident. Que pouvait-elle bien faire dans un endroit pareil, que cherchait-elle ? De plus, le coin n'était pas très sûr pour une femme comme elle. La suivant de près, posté sur un perchoir, je la vis se rendre là où tout a bien failli se terminer. Elle examina les lieux, à la recherche de réponses probablement. Elle s'arrêta lorsqu'elle aperçut la trainée rouge maculant le béton. Elle n'eut pas le loisir d'explorer davantage les lieux que du bruit se rapprocha, l'obligeant à se cacher.

Inquiet qu'on puisse la trouver et lui faire du mal, je descendis de mon point de vue pour me rapprocher suffisamment jusqu'à me trouver à quelques centimètres d'elle.


Point de vue de Félicity

Des hommes ne tardèrent pas à entrer dans l'entrepôt. J'allais sortir discrètement mais lorsque je me retournai, je faillis laisser échapper un cri. The Arrow debout devant moi, leva un doigt devant sa bouche et m'attrapa le bras, m'obligeant à le suivre. À peine remise de ma frayeur, je tenais le rythme à ses côtés sans souffler mots. Lorsque l'on atteignit l'extérieur, il continua de nous éloigner puis se tourna vers moi.

- C'est un coin dangereux mademoiselle Smoak. Ce n'est pas votre plus brillante idée que de venir ici seule.

Curieuse de savoir ce qu'il faisait ici, je ne pus m'empêcher de me demander comment il m'avait trouvé.

- Comment est-ce que… ?

- Que faisiez-vous ici ? M'interrompit-il.

Son ton malgré la synthèse de sa voix laissant transparaitre son côté moralisateur mais aussi inquiet.

- Je cherchai des éléments, quelque chose qui pourrait m'aider à me rappeler, qui pourrait me dire sur quoi je travaillais avant mon accident.

- Pourquoi ne pas simplement demander ?

- Mon patron, monsieur Queen… eh bien il n'est pas très loquace à ce sujet, j'ai l'impression qu'il me cache des choses.

- Je ne vois pas ce que monsieur Queen pourrait vous cacher, me répondit-il tout en prenant sa défense. C'est quelqu'un d'honnête et de droit.

- Quoiqu'il en soit il ne me dit pas tout. Et je compte bien découvrir ce qu'il me cache. Avec ou sans aide.

- Dans ce cas, ce sera avec mon aide. Les rues sont dangereuses mademoiselle Smoak. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose.

Je fus flattée de voir que visiblement, il était prêt à me venir en aide. Peu importe l'homme qui se cachait sous cette capuche, il était prêt à m'aider et ce malgré les nombreuses autres responsabilités qui pesaient sur lui. Il s'approcha de moi, empoigne fermement ma taille et m'ordonna de m'accrocher à lui. Il dégaina par la suite son arc et tira une flèche qui permit de nous tracter sur un toit. Serrée contre lui je ne pus réprimer le frisson qui m'envahit. L'assurance de cet homme et son contact me bouleversaient bien plus que je ne l'aurai voulu. Lorsqu'il me relâcha, je me mordillais les lèvres afin de retenir le soupir de frustration.

- Pourquoi nous avoir fait monter ?

Il me désigna un groupe d'hommes en train de discuter.

- Le jour où vous avez eu votre accident, une arrestation a été faite ici même. Il s'est avéré que des fonds étaient détournés.

- Par la police ou vous, l'arrestation ?

Il ne répondit pas à ma question.

- Vous croyez que j'avais un lien avec ça ? Que je cherchais des infos ou que sais-je encore… demandais-je finalement.

- Vous deviez surement être au mauvais endroit au mauvais moment.

- À moins qu'Oliver n'ai quelque chose à voir là-dedans… Son entreprise est peut être celle qui a embauché ces types. Oh mais ça voudrait dire que ce que nous faisions était illégale ! Ça expliquerait pourquoi il fait tant de secrets !

Je m'adressais plus à moi-même qu'à l'archer mais celui-ci m'arrêta dans mon raisonnement.

- Vous vous trompez sur toute la ligne Félicity. Je connais Oliver bien plus que vous ne le pensez et je peux vous garantir qu'il n'intervient pas dans quoique ce soit d'illégal. Du moins pas du mauvais côté en tout cas…

- Que voulez-vous dire ?

- Il est temps de rentrer.

Je voulus insister mais il me hissa sur son épaule et sauta sur le toit d'en face, me prenant de court. Il me reposa ensuite au sol et ouvrit une porte de service. Les escaliers qui s'y trouvèrent nous permirent de rejoindre le rez-de-chaussée d'un local et je pus y voir une superbe moto, la sienne, attendre patiemment son propriétaire. Il me tendit un casque et je restai là à le regarder sans comprendre.

- Il n'y a pas moyen que je monte là-dessus, conclus-je après quelques secondes.

- Je ne vous laisse pas vraiment le choix.

- Je préfère mille fois rentrer à pieds que de monter avec vous sur cet engin de malheur !

- Mademoiselle Smoak nous avons la nuit pour nous disputer si vous le désirez vraiment mais je connais l'issu de cette situation. Vous monterez avec moi.

Il enfourcha sa moto et me tendit la main.

- Faites-moi confiance.

Plus facile à dire qu'à faire, je ne savais plus à qui me fier dernièrement. Moi qui pensais mener une vie tout ce qu'il y a de plus normal, je découvrais petit à petit des choses bizarres et ma vie prenait un drôle de tournant. Résolue à ne plus me laisser dépasser par les évènements, J'enfilai le casque et attrapai sa main.