Bonsoir à tout le monde
Me revoilà avec un chapitre qui m'a inspiré pour la suite des évènements
J'espère qu'il vous plaira, j'attends de vos avis pour voir la tournure à donner !
Merci à ceux qui laissent des commentaires cela me fait très plaisir
Bonne lecture 😘
Laeti*
Point de vue de Félicity
Voilà une semaine que j'avais commencé à travailler pour Ray. Le côtoyer d'aussi près s'était révélé très agréable et nous avancions à une vitesse importante dans la mise en place du département des sciences appliquées et des nouvelles technologies. Chaque jour était un défi personnel et j'en apprenais un peu plus quant aux multiples capacités de mon nouveau patron. Il s'avérait être un homme extrêmement intelligent, doté d'une grande performance dans tout ce qui se trouve être du travail manuel et de la recherche. Ma carrière professionnelle n'avait jamais été aussi épanouissante et mes journées ne pouvaient être plus agréable depuis que mon temps était partagé entre un boulot extraordinaire, les visites d'Oliver et John et le temps passé avec the Arrow afin d'en apprendre davantage sur le secret d'Oliver.
Ce soir-là après le travail, je fus surprise de trouver Oliver à m'attendre devant l'immeuble. Impeccable dans son costume deux pièces taillé sur mesure, il arborait toujours son air mystérieux qui ne me donnait que davantage envie de découvrir ce qu'il me cachait. Il sourit en me voyant, j'en fis de même, le cœur gonflé par un étrange sentiment. Depuis mon accident, nous nous étions considérablement rapprochés passant de la relation patron-employée à une relation moins conventionnelle. Il était impossible de mettre un mot pour décrire ce que nous étions car l'étrange atmosphère que l'on pouvait ressentir entre nous était inexplicable. De plus son charme évident ne me laissait pas de marbre. Cependant, chaque moment passé ensemble était assombri par l'évidence qu'il me cachait quelque chose. Et cela avait un rapport avec mon passé, la partie que j'avais oubliée. Quelque chose qui nous avait intimement liés mais dont il ne voulait pas me parler.
Il me tira de mes pensées et me prit par surprise lorsqu'il m'étreignit. Je dus surement rougir car notre soudaine proximité me fit palpiter le cœur bien vite.
- Que fais-tu ici ?
- Je pensais simplement passer te dire bonjour et te proposer de te raccompagner.
J'acceptais sa proposition sans la moindre hésitation et je montai dans la berline noire garée juste derrière lui. Lorsque nous arrivâmes, je lui proposai de monter et rester diner et son sourire donna une réponse à ma question.
Assis en tailleur autour de ma table basse, de la nourriture chinoise éparpillée par ci par là, nous mangions en riant, discutant de souvenirs, de choses sans importance, échangeant nos plats.
- Comment s'est passé ta journée ? Parle-moi un peu de ton nouveau boulot et de... Ray.
Je lui expliquai avec fascination les nombreuses choses que nous faisions en si peu de temps, je vis bien qu'il ne comprenait pas tous les termes techniques auxquels je faisais allusion mais cela l'intéressait bien plus que je ne l'aurai cru. Puis vint le sujet Ray Palmer. Je pris bien soin de sélectionner attentivement mes mots le concernant, le qualifiant de gentil, compétant et sérieux. Je savais qu'Oliver ne l'aimait pas et je ne voulais pas déclencher un froid en le mentionnant. Tout se déroulait si bien, inutile de gâcher notre soirée. Je ne voulais surtout pas perdre l'étincelle dans son regard, celle qui me réchauffait le cœur chaque fois que je la voyais, celle qui me montrait qu'il était humain et non pas cet homme brisé revenu d'entre les morts, celle qui me laissait penser qu'il se laisserait percer à jour et qu'il accorderait enfin sa confiance.
John m'avait raconté qu'au début de notre collaboration, Oliver était davantage renfermé, replié sur lui-même, ne s'autorisant aucune familiarité avec les gens de peur qu'on n'apprenne trop à le connaître et que l'on voit à quel point il était sombre. Il m'avait expliqué l'évolution de son comportement envers les gens depuis que nous étions entrés dans sa vie et cela m'avait réconforté de voir que j'avais eu un impact positif sur lui. Assise à côté de lui, je l'observais en songeant que s'il continuait à me laisser le côtoyer, je parviendrais peut être à le faire s'ouvrir, parler ouvertement de ce qu'il ressent. Mais il lui fallait du temps et je devais déjà me concentrer sur le retour de ma mémoire. Et découvrir ce qu'il mettait tant d'énergie à me cacher.
Malgré tous ses défauts, cet homme parvenait à me toucher bien plus que je ne l'aurai voulu. Était-ce déjà ainsi avant mon accident ? Je commençais à ressentir de drôles de sentiments à l'égard d'Oliver et cela m'effrayait. Étais-je en train de tomber amoureuse de cet homme ? À moins que cela n'ai toujours été le cas sans que je ne veuille bien l'admettre…
Point de vue d'Oliver
L'éclat qui brillait dans ses yeux lorsqu'elle me parlait de son nouveau travail me fit sourire. Elle était radieuse et semblait vraiment épanouie. Cela ne fit qu'exacerber l'idée que je ne devais plus la mêler aux affaires de l'archer, que je devais la tenir éloignée de tout ça, de moi… j'allais être son ami et rien de plus, ne plus espérer un jour pouvoir être auprès d'elle comme je l'entendais. Même si cette pensée me faisait mal, la voir aussi heureuse et écartée de tout danger réussi à me faire oublier la douleur lancinante, l'étau qui enserrait ma poitrine chaque fois que mes yeux se posaient sur elle. J'avais depuis un certain moment accepté d'arrêter de me leurrer quant à mes sentiments. C'était indéniable que je tenais à elle plus qu'à ma propre vie, c'était évident que sans elle je ne serai rien, c'était irréfutable que je l'aimais. Mais c'est cet amour qui me poussait à préférer son bonheur au mien.
Lorsqu'il se fut tard et que je la vis bailler, je me décidais à partir malgré ses protestations.
- Ne te sens pas obligé de partir maintenant Oliver ! Je ne suis pas si fatiguée. Et si c'est parce que tu dois te lever tôt tu peux toujours rester dormir, j'ai une chambre d'ami.
- Merci Félicity mais je dois aller au Verdant régler quelques détails, j'ai pas mal de choses à faire avant demain.
Elle me sourit tristement et me raccompagna à la porte. M'autorisant une familiarité, je l'a pris par la taille et l'approchai afin de déposer un baiser sur son front. Mes lèvres s'attardèrent un peu trop longtemps contre sa peau. Je fermai les yeux et humai le parfum de ses cheveux. J'aurai voulu les détacher et y enfouir mon visage. Je me ressaisis et m'écartai doucement d'elle. Elle me regarda avec surprise et me sourit. Puis timidement, elle avança son visage près de moi, me clouant sur place, la respiration en suspens. Sa bouche se rapprochait de moi, pulpeuse, les lèvres entrouvertes. Mon cœur loupa un battement lorsque son regard croisa le mien. Elle déposa un baiser sur ma joue avant de murmurer doucement :
- Bonne nuit Oliver.
- Bonne nuit, m'entendis-je répondre malgré ma gorge nouée.
Je quittais l'immeuble, la morsure du froid me sortant de ma léthargie lorsque mon téléphone sonna. Jetant un coup d'œil je fus surpris de le voir éteint. Cela ne signifiait qu'une chose. Ce n'était pas celui-ci qui sonnait. On n'appelait pas Oliver Queen. On appelait l'Archer. Dégainant mon deuxième mobile, je fus un instant décontenancé en découvrant la personne qui m'appelait. Je n'hésitai pas une seconde et décrochai.
- Mademoiselle Smoak. Que puis-je pour vous à une heure aussi tardive ?
- J'ai besoin de vous concernant mon enquête sur Oliver. Je dois m'introduire chez lui ce soir, il sera absent. C'est l'occasion parfaite pour chercher des infos.
- Et vous comptez sur moi pour vous faire rentrer illégalement chez votre ancien patron et vous aider à outrepasser sa vie privée ?
- Bien sûr ! À qui d'autre aurais-je pu m'adresser ?
Soufflant de résignation, je m'entendis répondre :
- Parfait, j'arrive tout de suite.
Rejoignant ma voiture je la garai un peu plus loin afin de simuler mon départ et je me changeai. Les affaires étant dissimulées dans mon coffre, je n'avais pas perdu de temps à repasser au QG. Il me fallut ensuite cinq minutes de plus pour atteindre son étage par la façade de l'immeuble et m'introduire chez elle, la prenant par surprise au milieu de son salon.
Point de vue de Félicity
Une frayeur de plus au compteur lorsque je vis la silhouette de l'Archer se détacher de l'obscurité. Imposant et admirable dans son costume, je me sentis toute admirative face à lui, perdant mes mots.
- Vous ne comptez pas renoncer, n'est-ce pas ? Déclara t-il.
- Hors de question ! Allons-y.
Nous sortîmes par le balcon, toujours fidèle à ses déplacement peu communs et nous marchâmes dans la pénombre de la ville jusqu'à nous retrouver devant un box. Il l'ouvrit et tira une bâche, dévoilant une moto, différente de celle que je lui connaissais. Je ne pris même pas la peine de protester quant au véhicule. Je m'habituais de plus en plus à ce type de locomotion et je lui faisais pleinement confiance. D'une allure plus racée et sportive, elle était composée en majorité de carbone noir. Il l'alluma et la fit chauffer, faisant rugir le moteur. Il me tendit un casque puis me hissa derrière lui. J'avais beau ignorer l'identité de cet homme, je lui confierai ma vie les yeux fermés. Il se dégageait de sa personne une force et un charisme incroyable. Il était clair que cet homme ne laissait personne indifférent et je croyais en lui. Comment s'avouer qu'on est étrangement attiré par une personne alors qu'on ignore jusqu'à son nom. Pourtant je ne pouvais douter du fait qu'il avait un drôle d'effet sur moi.
Nous roulâmes jusqu'à la propriété Queen où il n'eut aucun mal à nous faire rentrer. Le manoir était impressionnant ainsi plongé dans l'obscurité. Lorsque nous atterrîmes dans le hall, j'eus comme un flash. Les lieux m'étaient familiers, je reconnaissait l'environnement. Je me rappelais être venu ici un soir. Il n'y avait qu'Oliver et moi. Une partie du souvenir m'était floue mais je me souviens qu'il m'y avait laissé seule.
L'archer dut sentir mon hésitation car il prit la parole.
- Tout va bien ?
- Oui oui. C'est juste que… je me rappelle être venue ici. J'étais seule avec Oliver. Mais je ne me rappelle pas pourquoi…
- Cela vous reviendra. Y a-t-il d'autres détails qui vous reviennent à l'esprit ?
- Non.
À la façon dont ses épaules se voutèrent, il sembla déçu par ma réponse.
- Bien, que cherchez-vous ?
- J'aimerai consulter son ordinateur, ses dossiers… mais c'est immense ici et je ne sais pas où chercher.
- Suivez-moi.
Nous allions de pièce en pièce et nous atterîmes dans ce qu'il semblait être le bureau d'Oliver. L'archer semblait plutôt à l'aise avec les lieux. Comme s'il était déjà venu ici et qu'il connaissait l'endroit. Impossible pourtant, qu'aurait-il bien pu faire ici…
Je m'approchai de l'ordinateur portable et l'allumai tandis qu'il arpentait la pièce sans trop savoir quoi faire ou chercher. Parer le système de sécurité de son ordinateur ne me prit que quelques secondes mais je tombais des nues lorsque j'examinais son contenu. Vide. Il n'y avait rien. Pas la moindre petite photo, pas le moindre dossier ni aucun historique. À croire qu'il n'avait jamais utilisé cet ordinateur. Ou alors il savait couvrir ses traces. Il n'y avait rien d'exploitable, pas la moindre trace d'un indice pouvant me guider. Je me mis à lire les différents papiers trainant sur le bureau mais ce n'était que des relevés concernant l'entreprise. J'ouvris le premier tiroir, puis le deuxième mais aucun intérêt. Cependant le troisième attira mon attention. Résistant à l'ouverture, j'y découvris une serrure.
- Je vais avoir besoin de vos talents.
Le justicier s'approcha et examina l'objet de ma requête.
- Je suppose que vous me demander de le forcer.
Je lui décochai mon sourire le plus radieux et il souffla de lassitude.
- Je suis sûr que tout ceci n'est qu'une perte de temps et que vous pourriez résoudre cette énigme en accordant un peu de temps à votre patron.
- Ex-patron, ajoutais-je.
Lorsque la fermeture céda sous la manipulation habile de Arrow, je découvris divers papiers et rouleaux. Les étalant sur le plan de travail, j'examinais attentivement. Il y avait des plans du Verdant. Beaucoup de plans, allant jusqu'aux tunnels et souterrains. Il y avait des factures de diverses fournitures notamment informatiques et cela ne correspondait pas à ce qui était utilisé à Queen consolidated où dans la boîte de nuit. C'était du matériel informatique poussé et je ne compris pas en quoi Oliver pouvait bien y trouver de l'utilité. À quoi cela pouvait-il lui servir ? Et surtout où avait-il caché tout ça ? Je formulais toutes mes questions à ma voix haute, espérant des réponses.
- Des encodeurs, des logiciels de traçage, des brouilleurs… il y a quelque chose qui cloche dans tout ça. Je savais qu'il me cachait quelque chose !
- Ne nous emballons pas. Peut-être monsieur Queen a-t-il acheté tout ceci pour la surveillance et le service de sécurité de son club.
- Une technologie de classe militaire ? Des outils de hackage ? Il faudrait être pagano pour acheter ça en guise de matériel de surveillance.
- Il est seulement très préoccupé en ce qui concerne la protection de ses biens.
- Oh pitié... pourriez-vous arrêter de lui trouver des excuses ! De quel côté êtes-vous ? À moins que… vous travaillez pour lui ?
- Je ne travaille que pour moi-même et la ville Félicity. Pourrions-nous reprendre les recherches avant de trop nous égarer ?
- Vous avez raison, excusez-moi… mais il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Oliver ne sait pas se servir de tout ça, il m'a plusieurs fois appelé à l'aide pour des recherches. Donc soit il ment sur ses capacités et compétences, soit il a quelqu'un pour l'aider, quelqu'un de calé en informatique.
Une idée émergea dans mon esprit et me saisit d'effroi.
- Oh mon Dieu ! Et si c'était moi ? Ça voudrait dire que j'étais sa complice ! Si ça se trouve, j'ai fait des mauvaises choses et je…
- Ne perdez pas votre sang-froid. Nous ne savons rien, si ça se trouve tout cela est innocent et je peux vous assurer que vous ne touchiez à rien de mauvais. Je vous connais mademoiselle Smoak.
Soulagée, je me hasardai à lui poser une question.
- Et moi ? Vous connaissais-je ?
Au silence qui s'installa soudainement dans la pièce, la réponse fut évidente. Avant mon accident, je connaissais l'identité de l'Archer. Et ce n'était qu'une question de temps avant que je ne le découvre de nouveau.
