coucou tout le monde ! Bon lundi de Pâques à vous ! Et joyeux poisson d'avril aussi, tant qu'à faire !

Donc, heu, nouveau mois, nouveau chapitre !

J'ai remarqué que j'updatais souvent cette ficiton les jours de grandes occasions... Prologue pour la fin du monde de décembre 2012 (sisi, vous connaissez, ils en ont même fait un film dessus [de la fin du monde, hein]). Chapitre 1 à Noel. Chapitre 2 pour le Nouvel An. Chapitre 3... euh, d'accord, le 12 février, rien de spécial... Mais je me rattrape avec le chapitre 4 qui vaut pour deux !

Dégustez bien vos poissons en chocolat !

et Bonne lecture à vous !


Réponses aux Anonymes :

Amy... Merci encore de sortir de l'ombre des inconnus pour me faire partager ton point de vue. Continue comme ça, je suis sûre que bon nombre d'auteurs apprécient ça. Et pour ton détail... Oui, tu es la seule à l'avoir vu... Mais c'est fait pour. Cette partie aussi, j'ai été un peu... hein ? puis enfait... Tu connais les rêves prémonitoires ? Ben voila xD

L arrive. Promis, prochain chapitre. Là, ça va commencer à saigner. Mouha.


Quelques jours avaient passé. Oh, je ne sais plus combien, il ne faut pas me demander. Ambiance de fêtes de fin d'année, le Japon se voyait revêtu d'un fin manteau blanc pour la nouvelle année.

La neige crissait sous ses pas. Pourtant, la fine pellicule de neige qui recouvrait les trottoirs n'était pas très conséquente, justement. Dès le lendemain, tout aura disparu. A croire que la ville s'était faite de coton pour la nouvelle année. 2004, déjà.

Keelan soupira. Son souffle sembla se cristalliser devant elle, devenant un morceau de brume égaré. La jeune fille sourit, en remontant son écharpe multicolore au dessus de son nez. Lorsqu'elle était petite, avec son frère, ils s'amusaient comme des fous dans la neige, jusqu'à se rouleur dedans, ou faire des bonhommes de neige. Ils s'amusaient à projeter leur haleine contre les vitres pour faire disparaître la buée, ou se pourchassaient à travers les quelques arbres du minuscule jardin qu'ils avaient lorsqu'ils habitaient en Europe, s'imaginant qu'ils étaient des dragons crachant de la vapeur d'eau ou de la fumée annonciatrice d'un feu destructeur.

Ça, c'était une bonne époque.

La bretelle de son étui de guitare glissa de son épaule, la ramenant à la réalité. Keelan eut le reflexe de lever le haut du bras pour arrêter la descente de la bande de tissu, avant de la replacer avec soin. Même avec ce vent d'hiver, la jeune fille était radieuse de pouvoir se rendre chez l'un de ses amis, avec qui elle formait un petit groupe de musique amateur. Elle retroussa un instant sa mitaine droite, ignorant le froid qui mordit sa peau claire, pour regarder l'heure.

Oh-ho, elle était en avance. Distraitement, elle sorti sa pomme de son sac en bandoulière, qui semblait faire contrepoids avec la bandoulière de sa guitare. Elle joua avec, la faisant tourner dans ses mains. Ses tartines et ses crêpes du petit-déjeuner l'avaient bien calée, et il n'était pas encore 10 heures. Magnifique, ils auraient tout le temps de répéter leur dernier morceau.

Elle réajusta son casque d'une main, baissant le son d'un morceau particulièrement fort par rapport aux autres. Keelan aimait écouter de la musique partout où elle allait, mais s'arrangeait presque toujours pour mettre la musique en sourdine, assez fort pour l'entendre et la deviner, mais pas trop, si bien qu'elle pouvait entendre tout ce qu'il se passait autour d'elle.

Si les bruits de la rue étaient quelque chose de précieux pour elle, ce qu'elle y voyait aussi avait une importance toute particulière à ses yeux. Elle regarda une voiture passer en trombe à côté d'elle, et remarqua qu'il lui manquait un enjoliver à la roue arrière. Ce détail ne la préoccupa pas plus que cela, et elle poursuivit son chemin, observant un couple de pie qui se chamaillait pour récupérer un malheureux morceau de pain oublié dans la neige. Keelan sourit encore, alors qu'elle voyait un peu plus loin une petite fille qui mangeait un sandwich chaud, encore tout fumant, et dont il manquait le crouton. La relation de cause à effet, on dirait.

La jeune adolescente imaginait sans mal cette jeune fille qui avait fait acheter ce hot dog à sa mère, et qui savourait le chaud du petit plat, avant de croiser ces petits oiseaux qu'elle apercevait là-bas, des mésanges sans doute. Elle avait dû leur céder un morceau de croute de pain pour leur donner à manger. Les pies sont arrivées, et ont sans doute chassé les mésanges pour s'approprier la nourriture.

La rue qu'elle rejoignit par la suit était moins peuplée, mais non moins importante. Les klaxons des voitures troublaient le demi-silence qu'autorisaient les oiseaux et les bavardages ruraux, formant un bruit de son incessant. Avec la neige, et la brume qui avaient envahit la ville, Keelan se serait cru dans l'une de ces vieilles cartes postales en noir et blanc du siècle dernier. Nouveau sourire.

Il faut croire que la jeune fille était quelqu'un de très positif.

Après quelques minutes de marche dans une tranquillité relative, Elle eut une maladresse qui lui fit quitter ses pensées ô combien philosophiques. Sa pomme tomba au sol, et elle se pencha pour la ramasser. A côté d'elle, un homme plutôt pressé en imperméable, et abrité d'un énorme parapluie, passa juste à côté d'elle. En se redressant, la jeune fille le suivit du regard. Le pas saccadé, précipité, il semblait vouloir rattraper un retard éventuel. Non, à cette allure-là, il devait surement être déjà bien en retard. Elle se retourna pour ne pas le perdre de vue, alors qu'il continuait à la même cadence, trottinant presque.

Keelan avait eut le temps de voir son visage, l'espace d'un instant. Un homme qui devait avoir la trentaine, à la (grande) louche, le visage anxieux, tiré par le manque de sommeil et le stress. Elle fronça les sourcils. Peu d'hommes étaient soumis à ce genre de pression le jour du nouvel an, pourtant celui-ci semblait avoir une épée de Damoclès qui planait au dessus de sa tête.

Il tourna au l'angle de la rue. La jeune fille ne put dès lors qu'émettre des hypothèses. Cependant, il ne fallait pas être un génie pour voir que cet homme avait des responsabilités. Et qui d'autre qu'un homme des forces de l'ordre, ou humanitaire, pouvait avoir cette mine-là par cette première journée de janvier ?

Après, il était facile de deviner que c'était un policier, rien qu'en regardant la direction dans laquelle il allait. La caserne des pompiers est plutôt vers le Sud de la ville. La plus proche du moins. L'hôpital était également dans cette direction. Seul le poste de police pouvait correspondre à la fois au trajet qu'il faisait, et à la fonction qu'il semblait occuper. Keelan secoua la tête. A quoi cela servait-il de penser autant sur des choses aussi futiles que de deviner la profession des passants, de ces gens qu'elle ne reverra sans doute jamais de sa vie, et qui risquent de s'offusquer pour l'intérêt qu'elle porte à leur vie, l'espace de quelques minutes ? Elle avait déjà eu des ennuis avec ce genre de situation lorsqu'elle était petite, et peu discrète. Si elle pouvait éviter de réitérer l'expérience, ce serait très bien. Surtout lorsque c'est un policier que l'on fixe ainsi dans la rue.

Elle se reconcentra sur son propre chemin à suivre. Facile, droit devant elle. Au loin, encore masqué par la brume, semblaient apparaître un couple qui discutait. En se rapprochant, Keelan vit qu'il s'agissait de deux adolescents, quoique la fille semblait être la plus âgée des deux. Cette dernière se retourna d'un seul coup, avant de partir sans se retourner. Ough, une dispute. Keelan hésita un moment avant de s'approcher de trop près. Son pied rencontra une nouvelle surface. Plus dure et lisse. De la glace.

Alors qu'elle avait finalement décidé de s'arrêter, son élan décida de jouer avec les lois de Newton, son pied, ce traite de mèche avec de dernier, eut envie de voir une pomme tomber au sol. Sauf qu'elle ne venait pas d'un pommier, celle-là. Keelan glissa donc sur la seule plaque de verglas du trottoir, et je dis bien la seule, c'est vous dire comme sa chance relève du grand Art. Elle tomba durement dans la neige, et sa pomme roula devant elle. La chute en elle-même n'était pas très spectaculaire. Cependant, toute la virtuosité du soleil résidait dans la capacité de la jeune fille à protéger au maximum son instrument de musique pour le préserver de tout choc possible. C'était juste magnifique.

- Heu… Je peux t'aider ?

Keelan répondit tout de suite, sans lever les yeux de sa guitare

- Non, ça va, merci.

Elle se releva, soupirant de soulagement lorsqu'elle vit que son instrument n'avais pas l'air avoir été abimé par la chute. Seulement après cette constatation, elle leva les yeux pour croiser le regard sombre de l'adolescent de tout à l'heure. Sa copine, au loin, disparaissait lentement dans la brume.

Elle étudia les traits de l'inconnu. Grand, peut-être dix centimètre de plus qu'elle, brun et élancé. Son visage reflétait la frustration et l'anxiété. Comme s'il avait été surpris, au moment où il ne voulait pas que cela arrive. Les lèvres pincées et le regard sombre, pensif, il regarda un instant Keelan, avant d'ajouter :

-Tiens, je crois que c'est à toi.

- Ah. Merci.

Il lui rendit sa pomme, avec un grand sourire, toute trace d'anxiété avait disparue de son expression. Keelan gomma la suspicion de son visage, pour l'affubler un petit sourire gêné. Il était clair que cet adolescent-là était un sacré comédien. Avec bonne humeur, il poursuivit, d'une voix légère, si différente de la première que la jeune fille faillit tressaillir.

- Sacré temps, hein ?

En effet… Keelan eut soudain une réminiscence. Elle s'exclama :

- Hé, mais je te reconnais ! Tu étais dans ce bus en direction de Spaceland, qui avait été attaqué a une bonne semaine...

Il la regarde surpris. L'instant d'après, il était de nouveau calme, seul un air étonné savamment dosé restait sur ses traits. Keelan se dit qu'elle allait le détester. Comment un adolescent pouvait-il être aussi fourbe et antisocial au point de cacher toutes ses émotions ? C'en était ridicule.

- Tu y étais aussi ?

Oh, c'est beau de faire des efforts pour que le ton paraisse léger, malgré qu'il soit tendu comme un arc. Keelan plissa un instant les yeux.

- Euh… Ouais.

Formule bien cavalière pour une jeune adolescente qui méprise pourtant le langage familier. Elle n'avait envie que d'une seule chose, partir. Tout, dans l'attitude dissimulatrice de cet étudiant lui criait qu'il n'était pas de ce genre d'adolescents francs. Et s'il y avait bien quelque chose que Keelan adorait par-dessus tout, c'était la franchise. Mauvais point pour toi, mon bonhomme.

Nouveau sourire de sa part. Comme ils étaient si différents des siens, si rêveurs, nostalgiques, ou tout simplement heureux. Ceux de cet inconnu étaient froids, calculateurs, faux.

- Je m'appelle Light Yagami.

Nouveau ton léger. Un vrai lunatique, celui-là. Keelan se demanda si c'était dans la tradition japonaise de décliner son identité aux gens qu'on rencontrait dans la rue après deux minutes de parlotte. Elle n'était pas revenue ici depuis qu'elle était toute petite… Elle devait avoir sept ans lorsqu'elle est partie habiter en Irlande avec ses parents, pays natal de sa mère. Et n'était revenue ici que depuis le début des vacances qui ont précédé sa rentrée scolaire, il ya presque six mois.

- Enchantée, répondit-elle.

Bon, ce n'était clairement pas la réponse qu'il voulait. Il s'empressa de corriger le tir.

- Euh… Et toi ?

- Keelan Glawderyn.

Et à tes souhaits. L'autre la regarda un instant, quelque peu perdu. Il marmonna, plus pour lui-même :

- C'est pas courant, ça, comme prénom…

Keelan eut un petit sourire amusée. Keelan, dérivative de Kerian, signifiant Prêt au combat, et Glawderyn, littéralement, l'oiseau de pluie. En effet, ce n'était pas très courant, comme nom. Elle rétorqua tout de même :

- Light, ce n'est pas très courant non plus.

Il changea tout de suite de sujet.

- Je ne t'ai jamais vu ici… Tu es nouvelle dans le quartier ?

- J'ai toujours eut une habitation à Tokio.

- Ah…

Et c'était en partie vrai. Sa mère possédait une maison en Europe, et son père en possédait une au Japon. Mais Light n'avait pas besoin de connaitre les détails de sa vie. Keelan se perdit un instant dans ses pensées. Elle revisualisa ses rêves, car elle était sûre d'avoir déjà vu l'adolescent autre part que dans se fameux bus.

Une tourterelle passa au dessus d'eux. C'est là qu'elle se souvint. Cette histoire de cygnes, de super-héros, et de chimère démoniaque. Sans réfléchir, elle demanda :

- Tu connais un dénommé Raye Penber ?

Elle se rendit compte que ce n'était pas une très bonne idée de lui demander ça comme ça. Comment avait-il pu la mettre aussi vite en confiance, alors qu'elle savait depuis le début qu'il n'était pas franc du collier ?

Elle se mordit l'intérieur de la joue. Light, en face d'elle, perdit un instant son calme apparent. Son visage blêmit, alors que son regard se perdit dans le vague quelques secondes, avant de se tourner vers elle.

- Non, je ne vois pas qui c'est. Pourquoi tu me demandes ça ?

L'accusation et la colère étaient présentes dans sa voix, mais Keelan ne les entendit pas. Très peu alors. Bonne question, eut envie de répondre la jeune fille, troublée par sa question spontanée.

Son téléphone sonna, la délivrant d'une situation particulièrement délicate. Avec un petit sourire d'excuse qui avait du mal à cacher son soulagement, Keelan s'éloigna de quelques pas, avant de décrocher.

Mia. Son amie d'enfance, également chanteuse du groupe. Elle était déjà arrivée chez Grey, le pianiste. Et celui qui accueillait le groupe dans son garage, facultativement. Mia était toujours en retard, et arrivait toujours en dernière, où son coup de téléphone à Keelan.

-Allo… Oui, j'arrive… Juste quelques problèmes de logistique de pieds… Oui, je t'expliquerai quand je serais là… Oui, promis…. A tout de suite.

Elle raccrocha, pas mécontente de devoir s'en aller. Elle reporta son attention sur Light, qui était plutôt perplexe, et l'excusa.

- Désolée, mais le devoir m'appelle.

Et elle parti. Sans rien ajouter ni rien vouloir entendre de plus. Keelan avait un peu l'impression de s'enfuir, mais c'était sans doute mieux ainsi. Light était un adolescent mystérieux, et pas dans le bon sens du terme. Plus vite elle s'éloignait de lui, mieux cela vaudrait pour elle.

La suite de la journée se passa sans plus d'évènement. La jeune fille avait passé son temps libre à repérer avec son groupe, et avait finalement réussi à caler un nouveau morceau dans e registre. Dans quelques jours, ils allaient pouvoir animer le bar que tenait le père de Mia, pendant une tranche de deux heures. Si Keelan n'était pas très enthousiaste pour jouer en publique, elle avait mit sa timidité de côté pour permettre à ses deux amis de se donner en spectacle, alors qu'elle voulait rester dans l'ombre. Un petit coin à coté du piano, en arrière plan, aurait été la bienvenue.

Ce soir-là, aux informations télévisées, on racontait qu'un terrible accident de rue avec couté la vie d'une personne, deux autres sont hospitalisées, à cause d'un chauffard qui n'a laissé pour trace qu'un vieil enjoliver, avant de prendre la fuite, et qui est toujours activement recherché.Keelan tressaillit. Les réactions en chaine, les causes à effets. Les conséquences de nos actes, de nos pensées, de nos paroles. Ils sont toujours présents autour de nous, pour peu qu'on daigne les regarder et les observer. Si seulement elle avait su….


Yo, rendez-vous le 31 mai !

Non, je blague. Hahaha, je sais, c'est à ce rouler par terre. Mais je vais avoir des concours pour mon orientation post Bac, alors... I'll be busy. Mais je ne vous oublie pas, hein.

Bonne journée à vous, et bonne fin de Week-end... Demain, retour en cours, les gens !