Bonjour tout le monde !
Nouveau chapitre... Merci aux plus de 180 visiteurs ! (Pour une seule review... Bouhou xD)
Bref. Ya un pas mal d'action, j'espère que ca vous plaira !
Bonne journée a vous !
Il s'était suffisamment rapproché d'elle. Une nouvelle semaine avait passé, et il connaissait désormais ses habitudes. Il savait à quelle heure elle commençait ses cours, à quelle heure elle les finissait. Qui étaient ses amis, et dans quelles classes ils étaient. Il savait qu'elle avait un frère adepte de Kira, une mère vétérinaire, et un père qui bossait avec le sien, directement avec L. Que tous le mardis soirs, elle allait aligner des longueurs pendant une bonne heure dans la piscine municipale en face du lycée. Que tous les samedis midi, son père portait un gâteau, souvent une tarte, à son meilleur ami, qui tenait un magasin de bricolage quelques rues plus loin. Que son frère, passait régulièrement son temps libre au cinema, avec ses amis, quand il ne faisait pas de l'escrime les mardis soirs et jeudis soirs.
Et, ce jour la, il savait ce qui allait se passer. Keelan allait mourir avant la fin du Week-end. Le jeune homme avait déjà tenté plusieurs approches pour en finir, toutes soldées par des échecs. La mort évasive n'avait pas marché, la première fois. Il avait par la suite tenté la mort par défaut, en inscrivant que son nom. Nouvel échec. Mais il avait prévu bon nombre de plans, et allait mettre en application sa carte la plus redoutable. Il savait que Keelan allait accompagner son père le lendemain, pour aider le fils de leur ami bricoleur à réviser ses mathé lui avait proposé de l'accompagner; cette matière ne lui posait absolument aucun problème. Ce n'était pas très loin de chez lui, mais surtout, c'était dans un très beau quartier. Il serait aux premières loges.
- cuicui -
Elle revenait tout juste de son cours de Tir a l'arc lorsque sa mère la chopa au vol. A peine était-elle rentrée qu'elle se fit sauvagement accueillie par Piccolo. Elle monta dans sa chambre et posa son sac de sport sur sa chaise de bureau, avant d'enlever son manteau et de redescendre dans la cuisine se servir un large verre de jus d'orange. Sa mère était en train de sortir ses affaires, prête à aller au centre pour travailler.
" Keelan ! Ton père a appelé, il arrive dans 10 mins... Le fondant est au four pour rester chaud, mais il est prêt ! "
Et la jeune fille fut seule dans la maison. Sa mère n'avait pas besoin de la voiture familiale pour se rendre sur son lieu de travail ; L'arrêt de bus, à moins d'une centaine de mètres de chez eux, pouvait l'y déposer en quatre arrêts et 20 minutes de trajet. Keelan prit son temps pour remplir ce temps libre. Elle vérifia ses mails, alla au petit coin, et joua avec Piccolo. Lorsque le bruit familier des pneus de la voiture se fit entendre, Keelan remonta dans sa chambre chercher son blouson, et l'enfila sur le trajet inverse. Alors que la porte s'ouvrait, elle finissait de mettre ses bottes noires. Son père sourit, ses étranges yeux rouges pétillants d'impatience. Il aimait beaucoup l'ami à qui ils allaient rendre visite. Pendant qu'il allait chercher le gâteau dans la cuisine, Keelan alla chercher son écharpe, en vrac sur le canapé.
" Prête ?" lui demanda son paternel
" Oui Papa !"
Elle lui sourit et ils sortirent, avant de descendre la rue en silence. La jeune fille repensa à la proposition douteuse de Light, qui lui avait proposé de l'accompagner. Elle ne le cernait pas beaucoup, mais elle savait qu'il n'était pas du genre à agir sans avoir une idée derrière la tête. S'offusquant faussement, elle avait fait mine de se vexer lorsqu'il lui avait fait sa proposition. Vexée qu'il sous estime son niveau de maths. Et c'était passé. Elle avait alors refusé bien gentiment, prétextant qu'elle pouvait de débrouiller seule - à juste titre.
Ils venaient de rentrer dans la boutique. Le magasin de bricolage n'était pas très grand, mais s'étalait sur plusieurs étages. Le rez de chaussé, lumineux par les longues baies vitrées qui bordaient la ruelle, était consacré aux instruments de chantier, type marteau, tournevis et clous vers l'entrée; visseuses et disqueuses étaient plus au fond des rayons. Les deux Glawderyn furent chaudement accueillis par le seul vendeur en rayon. Un homme fin, et plutôt grand. Les cheveux rares et courts, les yeux noirs pétillants d'une bonne humeur permanente, c'était un type qui souriait toujours, et dont la joie de vivre arrivait à dérider n'importe quel client.
" Isuke ! Keelan ! Entrez donc ! Comment va la famille ?"
Il les invita a l'arrière du magasin, dans son bureau. Ils n'étaient que deux à tenir ce magasin: L'homme avait en effet embauché un caissier pour l'aider au quotidien. Le père de Keelan offrit son sac au grand homme, qui sourit. Il les invita à enlever leurs manteaux, tout en leur servant un thé fumant.
"J'ai encore un inventaire à finir avant de partir manger... Ce matin nous avons reçu une grosse commande, voyez vous, et ça nous a pris beaucoup de temps pour tout trier et ranger, ces ânes ont oublié la moitié des fournitures ! Mais venez, je vais vous montrer mes nouveaux petits bijoux !"
Tout heureux de montrer ses dernières trouvailles, ils les emmena de nouveau dans les rayons du magasin, près du comptoir principal. Il ne semblait pas pouvoir tenir en place, étant sans cesse en recherche de mouvements et de choses à faire. Alors qu'il expliquait en détail le fonctionnement d'une nouvelle scie sauteuse à son père, Keelan se balada un peu plus loin dans le rayon, regardant les vis avec attention; A ses heures perdues, elle faisait un peu de bricolage avec Feather, créant de véritables cosplays steampunk. Si son amie adorait coudre, marier les tissus et faire danser les boutons, Keelan préférait largement la confection des accessoires. Son carnet de dessins était plein d'armes plus fantastiques les unes que les autres, et nécessitaient du matériel divers qu'elle trouvait, à un très bon prix, dans ce magasin.
Elle n'entendit pas la cloche d'entrée sonner. Son père non plus, d'ailleurs. Ils auraient dû. Vraiment. Parce que la chose suivante qu'ils entendirent fut un coup de feu. Elle se retourna. Un coup à blanc, ou en direction du plafond, apparemment ; personne n'était blessé.
"Ceci est un hold-up, personne ne bouge ! Considérez vous comme mes otages jusqu'a ce que je file avec la caisse !"
Keelan obéit alors que le bandit arrivait à la hauteur du caissier, tout pale.
"Remplis-moi ce sac !"
Elle vit son père mettre sa main derrière lui, et sortir son pistolet. La jeune fille se tendit d'avantage, contrôlant sa respiration comme elle le pouvait pour ne pas céder à la panique. Cette situation lui rappelait que trop bien celle qu'elle avait vécu il y a peu dans ce bus lorsqu'elle allait au tir à l'arc... Sauf qu'elle était plus près, et nettement moins protégée que cette fois là.
"Police ! Posez cette arme et rendez vous !"
Son père, superbe, se tenait droit, déterminé. Elle admira son courage. Le malfrat fit volte face à une vitesse hallucinante, et tira, surprenant tout le monde tant il était rapide. Avec horreur, Keelan vit son père s'effondrer à quelques mètres d'elle. Vicieux, il s'approcha de l'homme gisant au sol et lui tira deux balles supplémentaires dans l'abdomen, avant d'éclater d'un rire fou. Il se tourna verres les autres. Keelan, figée par l'horreur, n'osait plus rien faire.
"Bien... Y a-t-il d'autres héros dans la salle, ou je peux continuer ?"
Il attendit un peu, s'attardant sur Keelan. Il ajouta d'une voix acide :
"Le premier qui bouge s'en prend une. Même si c'est pour sauver ce type."
Elle baissa le regard, alors que le brigand retournait à ses occupations, prenant son temps. Il se délectait littéralement du climat de peur qu'il venait d'instaurer. Trop choquée pour parler, la jeune fille regardait d'un oeil vide son père se vider de son sang. Il était peu être déjà mort. Il avait tenté de la protéger. Elle ne le méritait clairement pas. Elle n'était pas de cette tempe, elle n'avait pas ce courage. Et elle se haïssait pour cela. Son père émit soudain un faible râle, bien vivant. Ce fut une douche froide pour la jeune fille.
Il avait besoin de soins, très vite. Il n'avait pas le temps d'attendre que ce malfrat fasse son marché. Elle regarda les rayons. Chopa des disques tranchants, servant à couper le métal. Elle sous pesa rapidement l'objet, avant de le lancer comme un shuriken ou un freesbee à travers le magasin, droit en direction d'une pyramide de pot de peinture. Fit mouche. Tous les pots s'écroulèrent. Le bandit se retourna, avant d'avancer vers le rayon où étaient tombé les pots.
"Qui va là ?"
Elle vit l'ami de son père profiter de la diversion pour plonger derrière d'autres rayons, dans la direction opposée, et sortir un téléphone. Elle, était parfaitement calme. Douchée. Elle savait exactement quoi faire, comme si un instinct de survie surpuissant lui dictait ce qu'il fallait qu'elle fasse. Elle se jeta sur le coté. Fit une roulade souple et rapide. Attrapa l'arme de son pere dans l'opération. Son dos roula sur le sol. A la fin de son mouvement, elle se retrouva debout, un genou à terre. L'arme dans la main. Elle se releva, alors que le bandit était toujours de dos.
Elle ne s'était jamais servie d'une arme a feu, mais à présent, elle la tenait fermement de la main gauche, le dos de la main tourné vers le ciel. Elle allongea le bras et visa le bandit avant de crier :
"Arrêtes tes conneries ou c'est toi qui t'en prend une ! "
Il fit volte face. Keelan fit de nouveau une roulade sur le coté, et se releva dans le même mouvement encore plus rapide qu'avant. Elle avait anticipé le coup, et la balle était partie à l'autre bout du magasin. Son arme fut tres vite de nouveau sur l'inconnu. Celui ci, surpris, eut un large rire.
"Je vois que ça ne prends pas deux fois... Tu es plutôt agile, dis donc."
Elle se contenta d'armer son pistolet. Sa voix, tranchante et froide, fut sans appel :
"Tu poses cette arme ou te te promets que je tire.
- Et qui de nous deux sera le plus rapide, tu crois ?"
Son ton provocateur ne fit ni chaud ni froid à la jeune fille. Elle eut un étrange sourire, comme en transe. Folle, peut être. Il fronça les sourcils. Elle ne le quitta pas des yeux, son regard vrillé dans celui du bandit. Pourtant, sa vision était concentrée sur son calibre, qu'il venait d'armer. Toute son attention se centra sur son index. Le temps sembla s'arrêter. Le père de Keelan gémît, et la jeune fille ne broncha pas, toujours concentrée sur l'autre. Elle était incroyablement calme et sérieuse, et ses prunelles violettes reflétaient une maturité nouvelle. Le bandit avait dû lutter pour ne pas la quitter des yeux.
Il se passa alors quelque chose d'inattendu. Le brigand sauta sur la jeune étudiante. Ils roulèrent au sol, se vautrant dans le sang et la peinture reversée. Il se retrouva sur elle, et l'immobilisa au sol, un sourire carnassier au visage. Il pointa son arme contre le torse de la jeune fille, qui avait perdu son arme dans l'action.
Il fit le fier, savourant sa victoire.
"Quel dommage... Tant de héros aujourd'hui... Tu m'auras donné du fil à retordre, toi..."
Elle se contenta de lui jeter un regard mauvais. Pas un instant la peur ne revenait. L'adernaline, trop forte, l'empêchait d'être vulnérable. Il sourit d'autant plus.
"Pourquoi fallait-il que tu risques ta vie comme ca, toi ?
- Pour laisser le temps au caissier derrière toi d'armer son fusil...
- Hein ?"
Il se retourna, regardant de ses yeux de nouveau fous les rayons. Remarqua la disparition du 4eme otage. Il voulu vérifier ce que venait de dire Keelan. Il voulait abattre cet homme. La jeune fille en profita pour le pousser et étirer sa main, récupérant l'arme de son père et la pointant de nouveau sur son agresseur. Il se retourna derechef. Il était toujours sur elle. Elle, était coincée contre le sol. Mais il avait relâché son attention d'elle. Elle tira. Lui aussi. Plus personne ne bougea.
Au loin, les sirènes de police se firent entendre.
Keelan saisit l'arme du bandit. Le poussa négligemment sur le sol, et se releva. Une arme dans chaque main, le visage et les vêtements couvert de sang, elle regarda l'homme qu'elle venait d'abattre. Ses yeux, vides de toute vie, fous, regardaient le plafond sans le voir. Elle le regarda un instant, s'autorisant à souffler. Puis, lentement, très lentement, elle releva la tête, et regarda droit dans la direction de la sortie. En face de la rue, dans le café voisin, se tenait une tête connue qui, adossée a la vitrine du bar, n'avait rien perdu au spectacle. Light.
- Cuicui -
"Veuillez poser ces armes, Mademoiselle."
Un policier l'avait en joue, et la menaçait. Avec un calme extraordinaire, elle fit un pas sur le coté pour s'éloigner du mort, et posa avec une extreme lenteur les deux calibres au sol. Aussitôt, il rangea son arme et la plaqua contre une étagère, commençant à sortir ses menottes. L'ami de son père pop-a soudainement a coté d'eux et prit la défense de Keelan.
"Arretez, ce n'est pas elle la coupable !
- Ah ouais ? Vous aviez dit un adolescent armé et un homme à terre.
- J'ai des enregistrements qui le prouvent, mon magasin est filmé sans arrêt ! Elle vient, et d'une manière très courageuse, d'arrêter ce malfrat... Mais elle n'a agit que par légitime défense, ce type était un fou fini !"
Keelan regarda le grand commerçant, alors que le policier la relâchait en marmonnant que des mesures seront prises. Elle se précipita alors vers son père.
"Papa !"
Une équipe d'urgentistes l'avaient déjà mis sur un brancard et se préparaient à l'emmener. Une femme en blouse, qui semblait mener l'opération, se tourna vers ses collègues, leur intimant d'emmener au plus vite le blessé dans l'ambulance et de lui prodiguer les premiers soins. Elle alla ensuite à la rencontre de l'adolescente.
"Tout va bien Mademoiselle. Il a perdu beaucoup de sang, mais avec sa corpulence, il devrait s'en sortir. Mais venez avec nous."
Elle conduisit Keelan à l'arrière de l'ambulance, et la fit asseoir sur le coté. Puis, avec une méthode imparable, elle prit un ciseau et coupa le tee-shirt imbibé de sang de la jeune fille. Elle ne broncha pas, attentive aux gestes que prodiguaient les infirmières juste à cote d'elle pour sauver son père. La jeune fille n'avait même pas vu les portes se refermer derrière elles, ni l'ambulance démarrer.
Une douleur fit soudain revenir son attention sur l'infirmière qui s'occupait d'elle. La femme, une petite blonde a l'air déterminé, fronçait les sourcils. Elle regarda Keelan, avant de lui dire, l'air grave :
"C'est bien ce que je pensais, vous avez été blessée."
La seule réaction de Keelan fut de répondre :
"Comment avez vous su ?
- Vous avez beaucoup trop de sang sur vos vêtements... Et vous êtes trop pale pour aller bien.
- Où est-elle ?
- Vous saviez ?"
La jeune fille haussa un sourcil avant de poursuivre avec un détachement incroyable alors qu'elle commençait à sombrer:
" Non, mais si j'ai quelque chose, je me doute bien que c'est sa foutue balle qui m'a touché..."
Elle grimaça sentant la douleur affluer le long de son bras. L'infirmière prit un air maternel:
"L'adrénaline cesse de faire effet, vous allez commencer à sentir la douleur, je le crains...
- Tant pis" murmura Keelan avant de sombrer dans un noir absolu.
Elle se réveilla quelques heures plus tard, dans un lit blanc impeccable. Les plafonds et les murs étaient clairs, propres. Pas ceux de sa chambre, indéniablement. La jeune fille s'assit, regardant avec tristesse et soulagement le lit à coté d'elle, où dormait son père. Un bip régulier acheva de la tirer de son sommeil. La machine continuait, inlassablement, de battre les pulsations cardiaques de l'homme. Entre leurs deux lits, sur une petite table de chevet, était posé le sac à main de sa mère. Keelan soupira, soulagée, avant de se laisser tomber sur son lit. Elle gémit de douleur et se redressa de nouveau, regardant son bras, bandé sur une quinzaine de centimètres. Elle haussa les sourcils.
"Vous avez eu de la chance, Mademoiselle Glawerdyn."
Elle se retourna, alors que l'ombre qui était assise sur la chaise en face du lit de son pere se leva.
"Qui etes vous ?"
Sa voix, un peu fatiguée, trahissait une réelle curiosité. L'individu n'avait pas la dégaine d'un soigneur, et s'il avait été autorisé à rester sans surveillance dans leur chambre, c'était qu'il connaissait son père. Un collègue, sans doute.
" Vous pouvez m'appeler Watari.
-... Mais ce n'est pas votre vrai nom, n'est pas ?"
Il s'avança vers son lit, ignorant superbement sa question, qui en était vraiment une. Un vieil homme aux cheveux grisonnants, et aux yeux bleus transperçants. Il n'était définitivement pas japonais. Elle conserva un long silence, se contentant de l'observer sans un mot. L'homme resta un instant debout, mais finit par tirer une chaise et s'assit a côté d'elle. Il devait avoir environ 70 ans, mais semblait robuste et bien conservé.
"Vous êtes un de ses collèges."
Ce n'était pas une question. Parce qu'elle en était désormais sure.
"Comment pouvez vous l'affirmer ?"
Elle ignora sa question comme lui l'avait fait quelques instants, en haussa simplement des épaules, au prix d'une légère grimace qui lui fit froncer les sourcils.
"Et vu votre accent, vous n'êtes pas japonais. Vous travaillez avec L, vous aussi ?"
Il eut un petit sourire avant de répondre un simple "En effet." avant de regarder par la fenêtre le soleil qui se couchait. Keelan en profita pour regarder de plus près sa blessure, curieuse. Du bout de son doigt, elle appuya à différents endroits, cherchant a délimiter l'étendue de sa blessure. Etonnament, elle s'étendait en longueur.
"Vous vous êtes bien débrouillée, ce midi. Un tel sang froid chez les jeunes, c'est plutôt rare, vous savez."
Elle releva la tête, croisant le regard électrique du vieil homme. Il lu l'interrogation dans les prunelles améthystes de la jeune fille, puisqu'il poursuivit avec un fort accent anglais :
"J'ai lu les rapports... Vous vous en tirez bien. La balle n'est pas allée très loin, et est passée au bord de votre épaule... Quelques centimètres plus haut, et il vous aurait manqué.
- Quelques gros centimètres plus à droite et il aurait touché ma pompe cardiaque." railla-t-elle.
Faisant preuve d'un calme royal, Watari eut un petit rire. L'ironie provocatrice dont elle venait d'user n'avait apparemment pas eut d'effet sur lui. Il devait s'y connaitre, en enfants. Peut être était il grand père ?
" Son bras a beaucoup freiné la balle.
- Je vous demande pardon ?
- Les analyses balistiques, ainsi que les blessures sur le corps du tireur montrent qu'il était sur le coté, en équilibre sur un bras lorsqu'il a tiré. Un coup par réflexe, car la balle est passé a travers son avant bras avant d'aller d'enfoncer de deux centimètres dans votre épaule. Elle n'rien touché, c'est tout juste si elle abimait votre muscle."
Elle media un instant les informations que le vieil homme venait de lui donner. Elle avait poussé le bandit avant de tirer. Il avait dû tirer par réflexe, sans viser. Et se blessant par l'occasion.
" Vous en revanche, vous l'avez touché en plein coeur. On voit la pratique du tir."
Quoi ? Savait-il qu'elle faisait du tir à l'arc ? Mais qu'avait donc dit son père au sujet de sa famille ? Il n'en parlait jamais au travail !
"Comment va mon père ?" fut la seule phrase vraiment importante a ses yeux.
Watari eut un nouveau petit sourire :
"Il va bien, ses jours ne sont pas en danger. Il s'est réveillé il y a une trentaine de minutes.
- Mais... Toutes ces balles...
- La plus dangereuse a touché une artère. Aucun organe n'a été touché. Le tireur était vraiment mauvais, fort heureusement. le caissier s'est prit une balle perdue dans la jambe, mais rien de grave."
Keelan sourit. Elle remonta son oreiller, le tapa un peu pour lui donner un peu de volume, et s'adossa contre. Elle jeta un regard bienveillant à son paternel, et le vieil homme sourit derechef.
"Isuke Glawderyn ne pourra pas travailler avec notre cellule d'enquête avant deux bonnes semaines. Il ne sera pas envoyé sur le terrain avant un gros mois et demi. Cependant, L a eu les détails de l'affaire de ce matin, et il voudrait vous rencontrer."
La jeune fille tomba des nues. Le grand détective voulait la voir, elle ? Mais en quel honneur ? Parce qu'elle avait tué un homme ? Qu'elle avait arrêté un braquage ? Ou sauvé son père plus ou moins directement ? En quoi pouvait-elle etre quelqu'un d'intéressant pour un homme d'envergure comme L ? Watari eu la gentillesse d'éclairer sa lanterne :
"Voyez vous, votre père est son garde du corps. Vu vos aptitudes et vos antécédents sportifs, vous feriez plus qu'une honorable remplaçante le temps qu'il se rétablisse."
Elle avala sa salive de travers et toussa. Pardon ?
"Vous voulez... Qu'une adolescente blessée vienne protéger le plus grand détective du monde ? C'est une blague ?
- Absolument pas. Nous avons de quoi vous faire cicatriser plus vite... Vous aurez le droit de sortir d'ici dans un ou deux jours. Votre contrat commence dans quatre."
Oh, on allait de surprise en surprise, apparemment !
"Mais... J'ai des études, moi !
- Tout sera pris en charge, ne vous inquiétez pas."
Keelan fronça les sourcils. Ils la forçait, sous cette courtoisie ? Elle observa un long silence, s'interrogeant sur les possibles de son futur. D'abord L lui prenait son père, il fallait maintenant qu'il la prenne, elle ? (euh). Jusqu'où sa famille sera déchirée par la folle guerre lancée entre Kira et le détective ? Ils n'avaient rien demandé à personne ! La jeune fille planta ses yeux violets dans les prunelles claires du vieil homme, avant de demander prudemment :
" Et si je refuse ?"
Watari se mit a rire :
"Voyons, nous ne somme pas dans un livre ou une série policière ! Vous passerez juste à coté d'une coquette rémunération, et d'une expérience indéniable dans l'affaire la plus importante du moment."
La jeune fille comprit qu'elle ne pourrait avoir le dernier mot face à cet homme qui avait déjà rudement bien rodé son discours. En un Week-End, elle avait tué un homme, prit une balle dans l'épaule, s'était faite engagée par le meilleur détective de la planète en temps que garde du corps, et allait se faire déscolariser. Mais dans quoi s'était-elle encore fourrée ?
Tadam !
Alors ? Des idées pour la suite ? Des suggestions ? Des guests que vous voulez voir dans le prochain chapitre (votre OC, un perso d'un autre animé, un easter egg... ?) ?
J'espère avoir réparé le cliffhanger de la semaine dernière !
Bonne journée !
On se voit tres vite !
