Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (J. ).

Raited : M

Couple : Harry en seme et Sev en uke.

Genre : Hurt/Comfort/Romance.

ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !

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Chapitre 2

- Voilà !

Ravi de son propre succès (et surtout de la punition qu'il venait de donner), Rusard découvrit ses mâchoires édentées en un sourire carnassier³ (moins effrayant que Snape, malgré tout, mais ça, c'est normal...).

Harry réprima un frisson de dégoût et se mordit la lèvre inférieure.

- Maintenant, virez vos culs de là ! gronda le concierge, prouvant son manque totale de discipline linguistique.

Les trois compères obéirent promptement et sortir du bureau du vieux Cracmol avec un léger soupir.

Une fois dans le couloir, Hermione se mit à bougonner, une fois de plus :

- Et voilà ! Voilà à quoi ça mène de sécher les cours ! Trois heures de colle... Ah ! Bravo !

- Voyons, Hermione ! lança Ron avec entrain. C'est pas la mort ! Harry et moi, on est habitué aux colles. Ca ne va pas te tuer, crois-moi. En plus, ta colle à toi elle est facile. Tu te rend compte de ce que Harry a à faire ? Bueurk !

- Merci pour les encouragements, Ron, c'est sympa..., grinça Harry.

- De rien, mon vieux ! Donc, moi je dis qu'on devrait plutôt penser à quelque chose d'autre ! Quelque chose d'agréable et de marrant...

- Comme quand tu as hurler de terreur en te réveillant tout à l'heure face aux beaux yeux et au magnifique sourire charmeur de Rusard ? proposa vicieusement Harry.

- Euh...

Ron était soudain devenu tout rouge et, malgré elle, Hermione ne put s'empêcher d'éclater de rire en repensant au bond que Ron avait fait en étant réveillé par Rusard.

- Oui, en effet, dit-elle finalement. C'était... C'était tout simplement digne de toi, Ron !

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Un miroir.

Voilà ce qu'il était : un miroir de sentiments...

Les sentiments qu'on lui montrait, il les renvoyait au monde. Si quelqu'un lui témoignait de l'amitié, il était aimable avec tout le monde ; si quelqu'un lui témoignait de l'amour, il était doux et souriant avec tous ceux qui l'entouraient...

Mais personne ne lui témoignait ni amour, ni amitié. On ne lui montrait que haine et mépris et, comme le miroir involontaire qu'il était, il ne renvoyait que haine et mépris...

Il était seul. Il l'avait toujours été.

Et pourtant...

Pourtant, il n'arrivait pas à s'y habituer...

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Le reste de la journée fut normal pour Harry : plein des habituels cours inintéressants et des habituelles déconnades avec Ron (d'où également les habituelles réprimandes d'Hermione, qui était en colère à cause des trois heures de colle qu'elle avait à se farcir le soir même).

L'heure du dîner arriva vite, et ils se dirigèrent vers la Grande Salle pour y prendre leur repas, désireux de manger rapidement et d'en finir au plus vite avec leurs punitions.

Après le repas, Hermione se dirigea résolument vers le sixième étage où elle devait ranger toutes les tablettes runiques qu'il y avait dans la salle de classe d'Etude des Runes. Ron fut le second à partir, abandonnant Harry pour aller nettoyer les armures qui montaient la garde dans la bibliothèque du troisième étage. Harry se laissa un instant porter par les bruits régnants dans la Grande Salle puis, soupirant, il se dirigea vers les cachots où il devait débarrasser autant que possible les murs des couloirs de leurs parasites muraux. En particulier les Hictales, des espèces de limaces gluantes et répugnantes qui infestaient les lieux les plus humides.

Harry espéra simplement ne pas tomber sur Snape au détour d'un couloir. Il imaginait trop bien la scène : Snape faisant sa ronde dans ses cachots et tombant sur un Harry Potter dont la robe dégoulinerait de bave d'Hictale verdâtre... Il y en aura au moin un qui se fendra la poire. Mais ça ne sera pas Harry, sur ce coup là...

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Il gémit intérieurement, la douleur était atroce.

Comme toujours...

Enfin. La journée était terminée. Il pouvait retourner dans ses appartements.

Là, il pourrait laisser libre cours à sa douleur, il pourrait s'effondrer sans avoir peur d'être vu par quiconque.

Toute la journée, comme toutes les autres, il avait résisté, montrant son habituel masque stoïque et impénétrable, ne donnant aucune preuve de sa souffrance.

Comme toujours...

Soudain, la douleur se fit plus violente, et, ne pouvant résister sous la violence, il se plia en deux...

Tomba à genoux...

S'étala dans le couloir...

Et ne bougea plus...

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- Beurk ! gémit Harry en se rendant compte qu'une Hictale s'était accroché à son pantalon, dans une grande tâche de bave écœurante.

Il en était à peine à son premier quart d'heure de 'colle', dans tous les sens du terme puisque l'Hictale était 'collée' à lui avec sa bave (le pire, c'est qu'elle a l'air de s'y plaire, à baver comme une forcenée...), et il en avait déjà marre. Une bonne partie de sa robe était engluée et il était découragé.

Une chose percuta soudain son cerveau de stégosaure lorsque les deux seuls neurones qu'il possédaient eurent un brève moment de connexion. Il se rendit en effet compte que personne ne le surveillait !

Pourquoi étaient-il en train de se prendre la tête ?

Avec un grognement victorieux, Harry se débarrassa au plus vite de l'immonde limace qui s'était collée à lui et semblait folle amoureuse tant elle ne voulait pas le lâcher, et partit en direction de la sortie, se faisant vaguement la réflexion que si l'Hictale était une princesse, elle pouvait toujours s'accrocher pour se trouver un prince charmant assez fou pour l'embrasser (de un, parce même zoophile, il faudrait s'accrocher, et de deux... on sait pas vraiment où est la bouche, de toute façon...).

(à suivre (ff))

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Ceux qui me font encore des réflexions sur les potentiels commentaires... je les envoi se faire ******. Non, sérieux, c'est plus facile à lire comme ça, non^^? Bisous de votre dragon.

Emy.