Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (J. ).

Raited : M

Couple : Harry en seme et Sev en uke.

Genre : Hurt/Comfort/Romance.

ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !

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Chapitre 3

Plus que quelques couloirs et Harry sortirait enfin de ces cachots maudits (et sans avoir croisé Snape ! Trop la chance ! ).

Il passa devant une alcôve et se prépara à tourner au couloir suivant quand il s'arrêta net, le souffle court.

Il revint deux pas en arrière et observa le couloir qui s'ouvrait devant lui. Ou plutôt, ce qu'il y avait dans ledit couloir.

Il crut rêver. Jamais il n'aurait panser voir cela un jour...

Snape...

En position de faiblesse... Ecroulé au milieu du couloir.

Harry aurait pensé que, si un jour il voyait Snape au sol, il en serait très heureux. Or, il ne l'était pas du tout. Au contraire, il était inquiet. Très inquiet. Parce que pour mettre Severus Snape à terre, il fallait être sacrément balaise. Harry n'aurait tout simplement jamais crut que quelqu'un ou quelque chose puisse blesser l'homme. Lui qui était toujours si droit, si impénétrable...

Il s'approcha doucement, soucieux de la réaction du Maître des Potions si jamais celui-ci se redressait.

- Potter ?

oOo

Que pouvait-il lui arriver de pire ?

Se faire découvrir au sol par Harry Potter. Le Harry Potter...

- Allez-vous en ! réussit-il à articuler faiblement. Partez...

Mais sa voix, qu'il voulait agressive et autoritaire, semblait plus suppliante qu'autre chose.

Severus se maudit pour tant de faiblesse, mais la douleur le terrassait et l'empêchait de bouger autre chose que les lèvres (et encore, difficilement).

Il gémit contre son gré en sentant un nouvel élan de douleur le submerger.

oOo

- Partez..., gémit Snape, sans grande conviction dans la voix.

Et Harry Potter, pire ennemi de Severus Snape, s'entendit dire un truc à la fois débile et osé du genre :

- Non, je vais vous aider.

Il fut stupéfait par sa propre audace. Il fallait avoir de graves tendances suicidaires pour aller contre la volonté de Severus Snape. Il était d'autant plus surpris que le ton qu'il avait mit dans sa phrase était catégorique.

Lui ? Aider Snape ? Contre son gré ? Que lui arrivait-il ? Harry ne se reconnaissait plus. Quels aliens avaient enlevés le Harry Potter qui haïssait Snape plus que n'importe quoi au monde ? pour le remplacer par un petit crétin suicidaire ?

Il s'avança à pas vifs et s'agenouilla auprès de Snape.

- Non, fit faiblement celui-ci. Partez...

- Pas question, répondit distraitement Harry en examinant le corps du professeur pour détecter la blessure potentielle qui l'affaiblissait ainsi.

Il ne tarda pas à découvrir quelques traces de sang au niveau de la gorge de l'homme.

- Vous êtes blessé !

- Non ! gémit Snape en voyant Harry approcher ses mains de sa gorge.

- Ne soyez pas ridicule ! se permit de dire Harry. Il faut vous aider. Vous préférez que j'aille chercher Pomfresh ?

- Non... je vous en prie, Potter... non...

- Pourquoi ?

- Personne... personne... ne doit... voir... ça...

- Pourquoi ? Parce que vous êtes trop fier pour vous faire aider ?

Snape ne répondit pas tout de suite, il paraissait de plus en plus faible, sa respiration était difficile et Harry se prit à avoir pitié de lui.

- Je ne... veux pas... qu'on voie... ça..., gémit-il encore.

- Ca quoi ? De quoi vous parlez ? De votre blessure ? De quoi s'agit-il ?

- Allez-vous en, Potter ! grogna Snape avec le plus de conviction possible, décidé à ne pas répondre à la question de son élève.

Harry fronça les sourcils, il ne comprenait pas pourquoi, mais il se sentait responsable de Snape. Il ne voulait pas l'abandonner.

- Vous pouvez bouger ? demanda le Gryffondor alors que la réponse semblait évidente.

- Partez !

- Vous ne répondez pas à ma question ! Est-ce que vous pouvez bouger ?

- Non...

- Et vous ne voulez pas que j'aille chercher Pomfresh ?

- Surtout pas...

Harry réfléchit un instant.

- Je vais vous porter jusqu'à la salle sur demande, d'accord ?

- Non... les préfets...

- Mais où ? Je ne peux quand même pas vous soigner ici !

- Vous pourriez tout simplement... vous en aller...

- Non ! répliqua Harry avec force.

Snape soupira.

- Allez-vous en, Potter. Je... ne veux pas... que quelqu'un voit... Personne ne doit savoir...

- Mais de quoi vous parlez ?

L'enseignant ne répondit pas. Les yeux clos, il était encore plus pâle qu'à l'ordinaire et son front était brûlant et couvert de sueur froide.

- Quoi que vous ayez, je vous promet de ne parler à personne de ce que je verrais ou apprendrais. Ayez confiance ! Vous êtes trop mal pour rester comme ça plus longtemps.

Snape garda le silence, une fois de plus, un très long moment. Au bout d'une dizaine de secondes, Harry crut qu'il était mort, Mais il fut à peu près rassuré par ses épaules qui frémissaient sous ses respirations irrégulières.

Puis, la voix de l'homme s'éleva, si faible qu'Harry l'entendit à peine :

- Mes... appartements...

Harry acquiesça vivement, c'était toujours plus près que la salle sur demande ou l'infirmerie.

- Oui, bien sûr, Professeur...

Avec la pensée qu'il n'aurait jamais crut une telle chose possible, Harry releva le professeur le plus doucement possible.

Pour le relever, Harry voulut entourer les épaules de Snape de ses bras... et sentit une bosse informe sous ses doigts. Il eut un frisson de dégoût et retira sa main. Il était vrai que quelques personnes traitaient Snape de bossu. Mais cela se voyait peu car il se tenait toujours très droit et que la tonne de vêtements qu'il portait par dessus dissimulait cette déformation. Harry savait que Snape n'avait pas choisit, mais il ne pouvait s'empêcher d'être dégoûté par la bosse qu'il avait sentit et qui semblait s'étendre des épaules au bas du dos du Maître des Potions.

Il estima rapidement que la blessure se situait justement au niveau de la bosse difforme car Snape souffrait à chaque mouvement, quelque'il soit, de plus, lorsqu'il avait posé sa main dessus, Snape avait frémis et poussé un gémissement de souffrance. Harry essaya d'aider l'homme du mieux qu'il pouvait, en touchant la partie sensible le moins possible, autant par répugnance que par soucis de blesser le Serpentard davantage.

Plusieurs fois, Harry crut qu'un mouvement trop violent allait entraîner Snape au sol, qu'il allait s'évanouir sous la douleur. Mais à chaque fois, le Serpentard résistait.

A travers ses yeux mi-clos, Snape lui indiquait vaguement la direction à prendre à chaque intersection, aidé au mieux par son élève qui évitait au maximum de toucher le dos du Maître des Potions.

Finalement, ils arrivèrent dans un couloir faiblement éclairé où un tableau occupait le mur du fond. Harry soutint Snape jusqu'au tableau représentant l'illustre Nicolas Flamel, grand alchimiste et Maître des Potions.

Il laissa à Snape le temps de récupérer du voyage et reprendre son souffle.

- Branchiflore, souffla l'homme au bout d'un moment.

Dans un hochement de tête, et sans préoccupation apparente pour le blessé, Nicolas Flamel fit pivoter son tableau, libérant une large ouverture dans laquelle Harry et Snape entrèrent avec précaution.

Harry fut surpris par la sobriété du lieu (bien qu'il ne soit tout simplement jamais demandé à quoi pouvait ressembler l'intérieur de son professeur).

- La porte..., fit Snape.

- Oui, oui, j'y vais ! Mais asseyez-vous, avant.

Il accompagna Snape jusqu'à un large canapé où celui-ci se laissa tomber dans une grimace de douleur tandis qu'Harry allait fermer la porte.

La porte à peine fermée, Harry se retourna brusquement : pour une raison qui lui était inconnue, Snape avait voulu se lever. Trop faible, il était tombé. Il était à présent à genoux, le dos arrondi et la tête basse, si bien que la bosse qui déformait son dos était parfaitement visible.

Déglutissant avec difficulté, Harry s'avança vers le professeur et s'agenouilla près de lui.

- Maintenant, laissez-moi voir votre blessure, exigea-t-il d'une voix ferme, même s'il avait très peu envie de voir sa déformation de plus près.

Snape leva les yeux vers lui et le fixa intensément, comme s'il se demandait s'il pouvait vraiment avoir confiance en son élève.

- Potter..., souffla-t-il. Jurez-moi que... vous ne direz... à personne... ce que je... suis...

Harry fronça les sourcils, beaucoup de gens savaient déjà pour sa bosse mais peut-être ne voulait-il pas que les gens sachent que c'était vrai... Souhaitant faire comme si de rien n'était, Harry répondit :

- Je vais vous aider, Professeur. Je vous promet que je ne dirais rien de ce que je verrais ce soir. Je vous le promet, parole de Gryffondor !

Snape laissa un soupir s'échapper de ses lèvres et ferma les yeux.

- Je vous en prie, Potter... Ne dites... à personne... jamais... je vous en prie...

- Jamais, Professeur ! Je vous le jure ! Maintenant, s'il vous plait, laissez-moi voir cette blessure !

Le Maître des Potions gémit faiblement et Harry, sans attendre la réponse, avança ses mains tremblantes et commença à déboutonner la veste noire. Une fois tous les boutons de la veste déboutonnés, Harry vint se placer derrière son professeur, faisant face à son dos... et ce qu'il ne voulait absolument pas voir... et se mit à tirer doucement sur le tissu.

Il aurait peut-être dut découper les vêtements de l'homme, mais ses mains tremblaient beaucoup, beaucoup trop, et il avait peur de blesser Snape davantage en faisant un mauvais mouvement.

Snape fut obligé de tirer ses bras vers l'arrière pour aider Harry à lui retirer sa veste, activant les muscles meurtris et, bientôt, dans une plainte douloureuse, la veste resta dans les mains d'Harry. Ce dernier posa la veste à côté de lui sans détacher de la chemise, jadis blanche, complètement couverte de sang plus ou moins séché.

Il revint se placer devant Snape et déboutonna la chemise imbibée, dévoilant le torse pâle qui aurait put être fort agréable à regarder s'il n'était pas traversé de rivières de sang... et de ceintures de cuir tellement serrées qu'elles pénétraient dans la peau fine, laissant des coupures sanglantes.

« Qu'est-ce que ça viens faire là, ça ? » se demanda Harry en se sentant prit de vertiges.

Il eut du mal à retirer la chemise avec autant de facilité que pour la veste : le sang, en séchant, avait collé le tissu à la peau. Il fallut un long moment pour la retirer. Harry, retardant au maximum le moment où il devrait voir la bosse difforme de Snape, regardait le plafond tout en tirant sur la chemise. Enfin, il la sentit tomber dans ses mains. C'était fait.

Les yeux toujours tournés vers le plafond, il jeta la chemise vers l'endroit où il avait posé la veste, un peu plus tôt. Enfin, ne pouvant plus retarder l'échéance davantage, il prit une profonde inspiration pour se donner du courage. Et baissa les yeux...

Il faillit s'étouffer et ses yeux s'agrandirent soudain de stupéfaction.

- Oh, putain...

(à suivre (ff))

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Voilà, n'hésitez SURTOUT PAS à laisser des reviews !... Histoire de changer. Parce que, en fait, c'est une lectrice qui m'a laissé 7 reviews à elle seule ! Merci, merci, Flo ! Je t'aime ! Et les autres, prenez-en de la graine ! Je ne vous demande pas une review pour chaque chapitre, mais quand même ! Un petit mot est toujours le bienvenu ! Ça me donne pas envie de publier d'autres fic quand je n'ai aucune réponse...

Soyez généreuses, les filles... Histoire d'encourager l'un des rares garçons à écrire sur FF...