Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (J. ).
Raited : M
Couple : James en seme et Sev en uke.
Genre : General/Romance.
Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, je suis Emmerald, aniennement Artemis Snape 9. A cause d'un gros bug avec mon adresse mail, j'ai vidé le compte 'Artemis Snape 9' pour recréer celui-ci. Je republie donc mes trois fics précédentes ici, histoires de les avoir toutes sur mon profil. N'hésitez pas à me laisser des reviews vu que je la publie d'un coup.
ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !
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Chapitre 1
- Et voici donc notre premier lot ! annonça la voix dans le micro.
James soupira, résigné. Ce travail ne lui plaisait absolument pas. Et pour cause ! Il était chargé d'infiltrer un réseau de vente humaine !
Il était donc là, à se faire passer pour un potentiel acheteur et devait faire semblant d'être fortement intéressé par la ''marchandise''.
Tous les acheteurs étaient réunis dans une salle de cinéma et, à l'écran géant, les lots humains étaient exposés les uns après les autres. Les hommes de mains qui filmaient la scène en directe avaient permission de toucher la marchandise jusqu'à un certain point.
Car on venait ici pour acheter des jouets. Des jouets sexuels, bien sûr.
A l'écran, on voyait une femme d'environ trente ans, pratiquement nue. Les hommes la faisaient tourner sur elle-même pour faire apprécier ses formes au public.
- Donc ! reprit la voix du directeur des ventes. Lot numéro un : femme de vingt-huit ans, un mètre soixante-neuf, cinquante-sept kilos. Jolie et soumise ! Très douée en dessin et peinture, pour ceux que ça intéresse... Début de la mise à prix à... disons, cinquante Gallions !
- Soixante-dix !
- Cent !
James frissonna, tout cela le dégoûtait. Et dire qu'il n'avait pas le droit d'intervenir ! Il devait seulement infiltrer le réseau. Mais rester impassible et faire semblant d'apprécier le révulsait intérieurement.
Finalement, au bout de deux minutes, la jeune femme fut achetée pour deux cent Gallions par un homme au physique tout ce qu'il y avait de plus repoussant au monde. Le coeur de James se serra douloureusement en imaginant le sort de la pauvre femme. Et il ne pouvait rien faire... Il ne pouvait pas acheter tout le monde...
- Lot numéro deux ! Je vous rappel que nous avons douze lots, ce soir ! Alors ! Qu'avons-nous là ?
La femme fut poussée hors de la salle où se déroulait l'enregistrement pour être emmenée dans la pièce où elle attendrait la fin de la vente pour être emmenée par son nouveau propriétaire. A la place, on fit venir deux petites filles d'une dizaine d'année.
- Ah ! Deux jumelles de onze ans, un mètre vingt-quatre pour les deux et trente-neuf et trente-huit kilos chacune. Très mignonnes et apparemment faciles à gérer. Début de la mise à prix à... soixante Gallions pour les deux ensembles !
James ferma les yeux. Il aurait voulut ne pas être là. Il aurait voulut ne jamais voir ce que l'Homme était capable de faire... Mais il était Auror... C'était son métier de piéger de tels monstres... et c'était son métier de ne pas intervenir... Il avait honte de ne pouvoir rien faire ! Son chef lui avait ordonné d'acheter un lot simple, pour éviter de se faire repérer par des achats suspects. Mais il aurait voulu sauver ces deux petites filles...
Le sang bourdonnait dans ses oreilles. Il se força à rouvrir les yeux, juste à temps pour voir les deux petites remplacées par le lot suivant... elles avaient été achetées...
Le temps s'écoula lentement. Les ''marchandises'' défilaient sur l'écran, dénudées et caressées par les hommes de main du directeur des ventes. Le but étant d'exciter les acheteurs pour les inciter à monter les prix.
On se rapprochait inévitablement du lot douze et James n'avait pas encore enchéri pour un lot. Les autres devaient trouver cela bizarre. Mais James ne voulait pas arriver au moment de 'choisir'. Ca lui donnait l'impression que certains valaient mieux que d'autres... Alors que pour lui, toutes les vies étaient précieuses...
- Adjugé, vendu pour trois cent soixante-quatorze Gallions !
L'homme qui venait d'acquérir le petit garçon à l'écran eut un sourire carnassier.
- Lot numéro huit !
Perdu dans ses réflexions, James ne regarda pas tout de suite le lot en question. Il fixait l'écran sans le voir.
- Donc, lot numéro huit ! Beau jeune homme de vingt-et-un ans, un mètre soixante-douze, cinquante-neuf kilos. Très efféminé, hanches très étroites et longs cheveux, comme vous pouvez le voir ! Absolument superbe !
James fixa le lot numéro huit... et faillit pousser une exclamation effarée. Sur l'écran, retenu par les hommes de mains... Severus Snape !
La respiration saccadée, James observa Snape avec des yeux ronds. Il avait tellement changé...
Pour la vente, on l'avait vêtu d'un simple peignoir bleu marine, si bien que sa gorge et ses longues jambes étaient nues devant la caméra. Les yeux hagards, un petit filet de sang coulant le long de sa lèvre fendue. Ses cheveux lui tombaient jusqu'à la taille, retenus par un noeud de velours noir à moitié défait. Son visage s'était effroyablement efféminé et James se fit la réflexion qu'il était devenu un véritable canon.
- Un corps superbe ! continua le directeur avec enthousiasme. Montrez-nous un peu !
Les hommes obéirent et baissèrent le col du peignoir, dévoilant les épaules et le haut du torse du Serpentard.
Les clients observèrent la scène avec une envie non dissimulée, certains se léchant les lèvres avec avidité, attendant la mise à prix de ce superbe spécimen.
- Imberbe et légèrement musclé, ni trop, ni trop peu ! Magnifique, n'est-ce pas ? Et... Oh ! Fougueux, à ce que je vois ! lança-t-il alors que Snape tentait vainement de se débattre. Messieurs, celui-ci promet d'être un vrai volcan au lit ! Alors nous allons commencer à cent Gallions...
- Deux cent !
- Trois cent !
- Quatre cent !
- Cinq cent !
James se mordit la lèvre inférieure avec violence. Tous les acheteurs le voulaient ! Ils montaient les prix avec frénésie, chacun voulant acquérir le Serpentard. Les hommes de mains du directeur touchaient outrageusement l'homme, lui caressant les hanches, le torse, riant alors que Snape essayait de s'échapper. James serra les poings. Il ne pouvait pas laisser faire ça...
Et puis, il devait acheter quelqu'un, alors...
- Neuf cent ! cria un autre client dans la salle.
Soudain, James prit une grande décision. Il releva la tête et...
- Mille ! s'exclama-t-il.
Des têtes se tournèrent vers lui, hargneuses, puis reprirent leurs hurlements.
- Mille deux cent !
James fronça les sourcils, il voulait régler cela le plus vite possible, au cas où il finirait par regretter... Autant les semer tout de suite...
- Trois mille !
Le silence qui suivi sa mise à prix le glaça. Il se força à garder un visage impassible alors que des regards mauvais le fixaient. De toute évidence, personne ne pouvait monter plus.
- Bien ! Trois mille Gallions une fois ! Trois mille Gallions deux fois ! Trois mille Gallions... trois fois ! Adjugé, vendu à Monsieur pour trois mille Gallions !
L'Auror soupira de soulagement mêlé de peur. Les minutes qui suivirent furent longues et oppressantes. Finalement, le dernier lot fut acheté et les nouveaux propriétaires se dirigèrent vers la salle où ils pourraient enfin approcher leurs achats de près...
La pièce en question était assez petite, ceux qui avaient été achetés avaient été habillés plus décemment. James se dirigea vers l'homme de main qui tenait fermement Snape, une pancarte portant le chiffre huit autour du cou. L'Auror ne prêta pas attention aux regards pervers et envieux que les hommes portaient à Snape, gardant un air neutre. Il s'arrêta et observa son 'achat'. Snape avait la tête basse et ses épaules frémissaient légèrement sous les quelques sanglots qu'il ne pouvait réprimer.
- Trois mille Gallions, on avait dit, fit le garde.
James acquiesça et tendit une bourse contenant la somme demandée.
- Merveilleux ! s'exclama une voix derrière James.
Le directeur des ventes. James lui fit un signe de tête tandis que l'homme se rapprochait.
- Magnifique spécimen, n'est-ce pas ? continua-t-il avec un grand sourire. C'est le lot vendu le plus cher, ce mois-ci ! Vous devez être très satisfait, j'imagine ?
James se força à sourire.
- Il y a de quoi ! fit encore l'autre homme. Je l'aurait bien acheté moi-même mais... ce n'est pas très commerçant d'acheter ses propres marchandises... c'est bien dommage...
James réprima l'envie qu'il avait de lui envoyer son poing dans la figure. Il n'était pas là pour ça. Mais il réussissait miraculeusement à s'attirer l'attention du directeur, et donc à l'approcher, ce qui était très important. Son chef allait être content !
- Oui, mais ça fait d'autres heureux, se contenta-t-il de murmurer en se léchant la lèvre supérieure.
- En effet, vous allez sûrement bien vous amuser avec un tel canon ! rigola-t-il encore. Vous comptez revenir ?
- S'il y a d'autres lots aussi intéressants, je ne voudrais pas les rater. Je viendrais de temps en temps, je pense...
- Parfait !
Et sur un nouveau sourire joyeux, le directeur partit engager la discussion avec les autres acheteurs.
James retourna son attention sur l'homme qui tenait toujours Snape. Il venait de finir de vérifier la somme et, avec un signe de tête, il lui tendit la laisse à laquelle le Serpentard était attaché. Il déglutit et s'en saisit.
- Bon, on y va ! fit-il avec une voix qu'il voulut agressive.
Snape redressa soudain la tête lorsqu'il sentit que son propriétaire tirait sur sa laisse. Les yeux rougit et sa lèvre blessée essuyée à la va-vite, il écarquilla les yeux lorsqu'il reconnu James.
Non ! Il allait tout faire rater !
- Allez ! Bouge-toi ! grogna James en lançant à Snape un regard dans lequel il tenta d'expliquer la situation.
Snape fronça les sourcils et, soudain, baissa la tête en signe de soumission. Et quand James tira à nouveau sur la laisse, il le suivi sans rien dire.
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Snape n'ouvrit pas la bouche de tout le trajet, se contentant seulement de quelques regards en direction de James.
- Voilà. On est arrivé, fit James en garant la voiture dans le hagard.
Il fit descendre le Serpentard toujours silencieux et, le tenant par le poignet, l'emmena vers la porte d'entrée. Il lâcha Snape et prit ses clés. Puis il ouvrit la porte et pénétra à l'intérieur de la maison, faisant signe à Snape de le suivre. Celui-ci s'exécuta et promena un regard inquiet sur tout ce qu'il voyait.
- Bienvenue à la maison, lança James en essayant de rassurer Snape par sa voix qu'il voulait chaleureuse.
Snape tourna ses yeux d'encre vers lui et le fixa sans un mot. Constatant le manque flagrant de réaction de l'homme, James continua :
- Viens avec moi.
Il monta au premier étage, suivi par Snape, qui gardait tout de même ses distances, et se dirigea vers le bout du couloir. Là, il s'arrêta et se tourna vers son invité.
- Alors... Là, c'est la salle de bain, déclara-t-il en ouvrant la porte à sa droite. Et là, ce serra ta chambre, finit-il en ouvrant la porte à sa gauche. D'accord ?
Malgré un léger froncement de sourcils, Snape acquiesça lentement.
- Euh... Tu... Tu ferais mieux d'aller prendre un bon bain. Je vais t'apporter des vêtements à ta taille et... après, tu iras te coucher. Tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil.
- Seul ?
Il parlait enfin ! James avait eu peur, un instant, que Snape ne soit devenu muet. Une fois la joie passée, il put s'occuper de ce qu'il avait dit.
- Comment ça, 'seul' ? répéta-t-il avec surprise.
- Dormir. Seul ?
- Ben, oui ! Pourquoi, tu croyais quoi ?
- Tu m'as acheté, souffla doucement Snape en baissant la tête.
James se mordit la lèvre.
- Je ne t'ai pas acheté pour... enfin... tu vois ! Ce n'est pas pour ça que je t'ai acheté !
Snape releva la tête et fixa James avec un regard mauvais.
- Pourquoi tu m'as acheté si ce n'est pas pour me sauter ? cracha-t-il.
- Je... Je ne suis pas sûr de pouvoir te le dire, grogna l'Auror, choqué par la vulgarité que l'autre venait d'employer.
- Des excuses...
- Bon ! Si tu veux tout savoir, je suis Auror, maintenant ! Ma mission était d'infiltrer le réseau et... quand je t'ai reconnu... ben, je t'ai acheté, c'est tout !
Snape le fixa longuement, apparemment pas très convaincu, puis soupira.
- Alors, maintenant, tu va prendre une douche et après, au lit ! Compris ?
- D'accord, grimaça Snape après un long silence.
Il entra dans la salle de bain et ferma la porte derrière lui. James soupira et se dirigea vers sa propre chambre. Il fouilla quelques instants dans son armoire, le temps de dégoter des vêtements qu'il avait gardé de quand il avait quinze ans. Bien ! Ils devaient être à la taille du Serpentard.
Il retourna à la salle de bain, frappa doucement à la porte et entra.
Snape, dans son bain, le fixa avec suspicion quand il s'approcha, et James nota qu'il s'enfonçait plus dans l'eau à son approche.
- Tiens, ça devrait être à ta taille, dit-il en posant les vêtements qu'il avait ramené sur une étagère.
Il aurait dû partir tout de suite, il le savait. Au lieu de cela, il resta immobile quelques secondes, à fixer le Serpentard. Puis, se giflant mentalement, il tourna les talons et sortit de la salle de bain.
Snape resta immobile quelques minutes, craignant un retour surprise de son hôte, mais celui-ci ne revint pas. Il n'avait pas du tout apprécié la manière dont Potter l'avait fixé. Il finit tout de même par se détendre un peu et finit de se laver. Puis, après un instant d'hésitation, il se leva et sortit de la baignoire. Il s'emmitoufla dans une grande serviette chaude avec plaisir, appréciant la chaleur du tissu. Enfin, il posa les yeux sur ce que le Gryffondor lui avait apporté.
Il détailla le pantalon et la chemise comme s'il s'agissait de créatures attendant qu'il s'approche d'elles pour lui sauter à la gorge. Mais les pièces de tissu étaient totalement ordinaires et il finit par s'habiller. Heureusement, le boxer semblait n'avoir jamais servi. Il n'aurait pas aimé se dire que Potter s'en était déjà vêtu.
Un fois habillé du pantalon (moulant) et de la chemise (serrée), Severus sortit de la salle de bain. Il ne vit pas Potter qui l'attendait comme il le pensait. Doucement, il descendit les marches et entra au rez-de-chaussée. Là, il perçu des bruits qui lui indiquèrent que son hôte n'était pas loin. Il entra dans la cuisine et tomba nez à nez avec Potter, qui allait en sortir.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Severus ne répondit pas et recula lentement afin de se mettre à distance respectable de l'homme qu'il venait apparemment de contrarier.
James soupira.
- Bien sûr, je suis bête... Tu dois avoir faim, non ?
Severus garda encore le silence, observant consciencieusement tout ce qu'il y avait autour de lui.
- Allez, viens t'asseoir, fit James.
Severus reporta son regard sur lui et finit par le suivre. James l'emmena sur la grande terrasse où il le fit s'asseoir à la table de chêne. Il revint peu de temps après et posa devant lui une assiette remplie de plus de nourriture que Severus ne pourrait jamais manger en une seule fois. Il fixa le plat avec suspicion, refusant d'y toucher tout de suite malgré sa faim.
- Tu peux manger, je ne lui ai rien fait, soupira James, agacé de voir que le Serpentard se méfiait de tout.
Severus cligna des yeux et commença à manger avec lenteur, le regard presque constamment tourné vers James.
Au bout de dix minutes, Severus ne put plus rien avaler. Il se sentait soudain épuisé et ne désirait que dormir, dormir et dormir encore.
- Je pense qu'il est temps d'aller se coucher, maintenant.
Severus releva la tête, à moitié somnolant.
- Allez, suis-moi.
Le Serpentard se leva doucement et suivit James tout en restant à un ou deux mètres derrière lui. James lui fit remonter les marches et le ramena à la chambre qu'il lui avait précédemment désignée. Restant éloigné au maximum de son hôte, Severus entra dans la pièce. James alluma la lumière et regarda comment Severus se comportait. Celui-ci regardait tout, comme pour mémoriser les dangers potentiels en cas de fuite, à la manière des espions.
- Ma chambre est à l'autre bout du couloir si tu as besoin... de quoique ce soit..., finit-il par dire.
Severus se retourna vers lui et acquiesça silencieusement.
- Bon alors, bonne nuit.
James referma la porte. Severus entendit ses pas s'éloigner dans le couloir. Il attendit quelques secondes puis se permit un soupir désespéré tandis que la pression dans ses muscles se relâchait légèrement.
(à suivre (ff))
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Plus que quatre posts pour cette fic. Rewiews siouplaît !
