Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (J. ).
Raited : M
Couple : James en seme et Sev en uke.
Genre : General/Romance.
ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !
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Chapitre 2
James rêvait. Il se sentait comblé et torturé à la fois.
Mais quelle douce torture...
Il rêvait d'une bouche chaude entourant son sexe brûlant.
Il rêvait de mains qui parcouraient tendrement son ventre, ses hanches, ses cuisses...
Il gémit, se sentant au bord de la jouissance. Le plaisir procuré par la caresse était absolument divin.
James sera les doigts sur ses draps, essayant de se retenir encore un peu pour prolonger le plaisir...
Ouvrit les yeux...
Et comprit qu'il ne rêvait pas...
- AHHHHHHH !
Il sauta jusqu'à l'autre bout de la chambre, repoussant violement le corps penché sur son entrejambe.
Inutile de dire que son ardeur passée retomba d'un coup.
Il se plaqua dos au mur, respirant par à-coups violents, le corps tremblant.
Snape se releva, le regard assassin et une goutte de liquide blanchâtre au coin de la bouche.
- Bordel... Putain, Snape ! Qu'est-ce que tu fous là !?
- Ce que je fais ? répondit sournoisement le Serpentard. Mais rien. Je fais juste ce pour quoi tu m'as acheté.
James écarquilla encore plus les yeux, si c'était possible, et dévisagea l'androgyne qui lui faisait face.
- Snape... T'es con, ou quoi !? Je t'ai pourtant dis que je ne t'avais pas acheté pour... ça...
Severus eut un sourire que James pouvait tout à fait qualifier de machiavélique, et s'approcha. James eut une vague pensée lui rappelant qu'il était nu et que Snape ne portait (apparemment) rien sous son peignoir. Il avait cependant d'autres chats à fouetter, actuellement, à commencer par regarder le Serpentard se rapprocher de lui avec des éclairs dans les yeux. Il s'arrêta à moins d'un mètre de lui et, avec une force qu'il était impossible à deviner dans un corps aussi fin et efféminé, il saisit son bras et, l'éloignant du mur, le projeta sur le lit. Le Serpentard se jeta immédiatement sur lui et le plaqua contre le matelas. James aurait sûrement pu le repousser, mais il était si tétanisé qu'il n'essaya même pas. Severus se pencha à son oreille avec un rictus mauvais.
- Pas de ça avec moi, Potter ! gronda-t-il. Je sais très bien pourquoi tu m'as acheté ! Tu l'a fais pour... ça, dit-il en saisissant le membre de James d'une main.
James ne put s'empêcher d'haleter en sentant son sexe emprisonné dans la main chaude de l'homme.
- Tu vois, susurra Severus à son oreille. Tu n'es qu'un pervers...
- Non ! Arrête, Snape !
- Arrêter ? Mais tu n'en as pas la moindre envie, n'est-ce pas ? Ca t'excite, non ? Me voir comme ça, à ta merci... Avoir ton pire ennemi pour pute personnelle... C'est pour ça que je suis là. Ne mens pas ! Tu voulais me soumettre, m'humilier une fois de plus ! De la manière la plus immonde que tu puisses imaginer ! Salaud ! Pervers !
- N'importe quoi ! Je... Lâche... moi !
- Arrêtes de jouer au bon Gryffondor avec moi ! susurra-t-il alors que James ne pouvait s'empêcher de durcir encore sous les caresses expertes du Serpentard. Tu es comme les autres ! Tous pareils, et toi aussi... Tu veux la même chose qu'eux... et je vais te la donner...
Stupéfait, James vit alors Severus se mettre à califourchon sur ses hanches et il eut confirmation sur le fait que l'androgyne ne portait rien sous son peignoir...
Il voulut se débattre mais Severus s'empala brutalement sur lui et il ne put retenir un cri quand il sentit l'étroit fourreau se refermer autour de son membre à nouveau dur.
- Ça te plait, n'est-ce pas ? grinça Severus en commençant à se soulever et à retomber violement sur James.
James ne put s'empêcher de gémir en sentant son érection glisser à l'intérieur de l'androgyne. C'était absolument merveilleux...
Les mains repoussantes qu'il avait tendues devinrent caressantes. Il saisit Severus par les hanches et voulut s'enfoncer plus profondément à l'intérieur de cet antre qui lui procurait tant de plaisir. C'est à ce moment que son cerveau enregistra les paroles du Serpentard. Il se rendit alors compte de ce qu'il était en train de faire.
Il était en train de prendre un homme ! Un homme pas réellement consentant, en plus !
Ces constatations lui donnèrent des forces insoupçonnées. Il repoussa Severus et parvint à sortir son sexe, lui laissant un impression de vide et de froid.
Il releva les draps pour couvrir son corps, s'attendant à ce que l'homme se jette à nouveau sur lui. Mais Snape resta immobile, au bout du lit.
- Pourquoi est-ce que tu...
- Je ne veux pas, Snape !
- Tu mens !
James fixa son regard dans les yeux à présent perdus de Severus.
- Je suis hétéro, Snape...
- Tu as bandé ! Et tu m'as prit !
- Non ! Tu... l'as fait tout seul... Je...
- Tu as aimé ça, Potter ! Tu gémissais...
- Je...
- Tu es comme les autres !
- Non !
Il se tut. Il ne se sentait plus la force de parler pour l'instant. Il se pinça l'arrête du nez avec deux doigts, baissant la tête pour pouvoir réfléchir sans voir Snape. Mais il sentait quand même le poids du regard ébène posé sur lui.
- Ecoutes...
Il respira profondément. La tête lui tournait. Il n'arrivait pas à assimiler ce qui venait de se passer.
- Snape... Severus... Pour ce qui est de ma... réaction... Avoue que n'importe quel homme, ou presque, banderait en sentant quelqu'un le caresser... même un mec... Et puis...
- Tu as aimé me prendre...
James serra les mâchoires.
- Oui. Mais, attends ! Je... je ne sais pas comment t'expliquer mais...
James releva la tête et soupira bruyamment, il ne savait absolument pas comment décrire ce qu'il voulait dire. Il lui semblait impossible d'expliquer à Snape ce qu'il ressentait. Il réfléchit encore un instant aux mots qu'il allait employer et finit pas se lancer, incertain :
- Tu es un mec super, Severus… Intelligent, cultivé… sensible, à ce que je me rappel de Poudlard… beau… et… je suis sûr que tu est divin, au lit…
- Tu as testé…
- Oui, et c'était vraiment… très bon… Mais, attend. Comme je le disais, tu es un homme merveilleux… mais je suis hétéro et je n'ai pas vraiment envie de devenir gay… même pour... une bombe... comme toi.
James avait voulut le qualifier de bombe pour montrer qu'il n'avait vraiment pas envie de le forcer à quoi que se soit, si beau soit-il. Et il espérait que cela allait rassurer Severus.
Le Serpentard fronça les sourcils et sembla réfléchir un moment, puis :
- Tu ne veux vraiment pas me baiser ?
- Severus ! s'exclama James, encore une fois choqué par la vulgarité de l'homme. Jamais je ne voudrais te baiser. Peut-être que, oui, je voudrais te faire l'amour. Mais jamais te baiser ! C'est dégradant !
- Pour qui ?
- Mais… pour toi ! Pour moi aussi, d'ailleurs, ça me ferait passer pour un pervers. Mais c'est surtout toi qui serais dégradé par…
- On s'en fous, non ? Je ne suis qu'un objet.
- Ne dis pas n'importe quoi !
Severus soupira, il aura tester James jusqu'au bout. Mais à présent, il était convaincu de la franchise et de l'honnêteté de son hôte.
- Tu es vraiment un mec bien, finit-il par dire avec un soupire. Un homme bizarre, mais un homme bien…
James sourit.
- Alors, maintenant, vas te recoucher. Tout seul, de préférence… et tu ne m'en veux pas si je ferme ma porte à clé ?
- Tu peux le faire, déclara Severus, déjà à la porte. Mais ne t'inquiètes pas : je ne reviendrais pas.
Il ferma doucement la porte et retourna dans la chambre que James lui prêtait. Il se coucha, souriant et, alors qu'il remontait ses couvertures sur lui et qu'il fermait les yeux, se laissant lentement aller au sommeil, il compléta sa phrase :
- Pour l'instant…
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Ce fut l'odeur délicieuse qui s'échappait de la cuisine qui réveilla Severus. Aussitôt, la faim lui tirailla l'estomac. Il se leva, ignorant l'heure qu'il était, et descendit les marches de bois qui le mèneraient à la cuisine.
James s'activait aux fourneaux, très concentré. Severus s'approcha.
- Salut.
James releva la tête de son occupation et lui fit un petit sourire gêné, de toute évidence, il avait du mal à avaler ce qui s'était passé la veille.
- Bonjour. Bien dormi ?
- Oui, très bien maintenant que je sais que je n'ai rien à craindre de toi, plaisanta Severus.
James sourit, toujours aussi crispé.
- Je suis allé acheter des croissants. C'est sur la table, vas manger, j'arrive dans une minute, je fini juste les crêpes...
Severus acquiesça et alla s'asseoir. Il commença son petit-déjeuner, bientôt rejoint par James qui resta pourtant à l'autre bout de la table, ce qui fit sourire Severus.
- Alors ? Quand est-ce que tu fais ton rapport à ton chef ?
- Oh ! Euh... Cet après-midi.
- Et qu'est-ce qu'il va faire de moi ?
James soupira.
- Tu as un endroit où aller ?
Severus secoua doucement la tête en signe de dénégation.
- Dans ce cas... tu peux peut-être rester ici jusqu'à ce que tu te trouves un appart...
- Et ton chef sera d'accord ? questionna le Serpentard avec un froncement de sourcil.
- Jusqu'à preuve du contraire, c'est ma maison, pas la sienne. Je pense qu'il va me déconseiller de te garder mais je m'en fous, je ne laisserais pas un être humain seul, dehors, sans toit, sans nourriture et sans sous.
- C'est... gentil...
- Ca n'a rien à voir avec toi, je le ferais pour n'importe qui, tenta de se rattraper l'Auror en détournant les yeux.
- Tu sais... je commence à sérieusement t'apprécier, dit Severus en se levant.
- Ah bon ?
Severus franchit souplement la distance qui le séparait de son hôte, sans tenir compte de la méfiance dans les yeux de ce dernier. Et il s'assit... sur les genoux de James.
- Severus, qu'est-ce que tu fais ? balbutia James.
- Je tente une piètre tentative de drague, répondit très sérieusement le concerné.
- Severus, tu es vraiment têtu. Je t'ai déjà dis que je ne voulais pas avoir ce genres de rapports avec un homme.
- Oui, je sais. Mais je vais essayer de te convaincre quand même de passer de l'autre côté. De toute façon, ça ne t'empêche pas d'aimer les femmes aussi. Et puis, pour une fois que je choisis celui avec qui je veux le faire…
Il enroula ses bras autour de la nuque de James et approcha son visage du sien, souriant sensuellement à l'homme qu'il tentait de séduire.
- Tu te donnes du mal pour rien...
- Qui sait ? Aller, James ! Qu'est-ce qui t'en empêche ?
- Mais... rien de spécial, c'est juste que je ne veux pas, c'est tout !
- Mauvaise réponse ! lâcha Severus avant de prendre possession des lèvres de James.
Dans l'esprit de Severus, les refus de James n'étaient pas assez sûrs et catégoriques, ce qui, pour lui, voulait dire que James lui-même n'était pas totalement convaincu. Pour le Serpentard, c'était un défi. Si James avait encore un petit point faible, Severus en profiterait pour essayer de le gagner. Sans compter qu'en plus le Gryffondor lui plaisait énormément, maintenant.
Et, comme il l'espérait, James ne tenta pas vraiment de le repousser. Il fit semblant de lutter quelques instants puis, rendant les armes, il enlaça Severus et le serra contre lui avec tendresse.
- Tu vois, quand tu veux, roucoula Severus à son oreille.
- Il n'empêche que faire ça avec un homme, c'est...
- Quoi ? Tu as aimé, cette nuit, non ?
- On n'a rien fait, cette nuit ! protesta James.
- Bien sûr que si. Et ça t'as plu, non ?
James garda le silence avant d'avouer :
- Oui.
- Alors ? On peut essayer ?
- De quoi ?
- De bai... faire l'amour !
- Je ne me sens pas du tout prêt pour ça...
Il força Severus à se redresser et se leva lui-même.
- Quand, alors ?
- Je ne sais pas, Severus... un jour...
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James s'étira douloureusement, son rapport n'avait pas plu à son chef. Ou plus précisément la partie où il avait dit que l'homme qu'il avait acheté allait vivre chez lui encore quelques temps. Son supérieur avait pesté, argumentant que sa présence allait le déconcentrer et bla-bla-bla...
Seul point positif : trois brigades d'Aurors partaient le lendemain matin pour capturer et démanteler le réseau de vente humaine. Les 'marchandises' seront libérées et placées sous protection ; les clients seraient retrouvés et envoyés à Azkaban en même temps que les vendeurs. Comme on dit : tout est bien qui finit bien !
A présent, une bonne nuit de sommeil et tout irait vraiment pour le mieux !
Sauf que quand James entra dans sa chambre, Severus leva les yeux vers lui.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je... je sais que tu ne te sens pas encore prêt et tout ça mais... ça te gêne si je dors avec toi, cette nuit ?
- Severus...
- Je te promets que je ne tenterais rien !
James réfléchit un instant et finit par acquiescer. Severus eu un sourire rayonnant, il se glissa de suite dans le lit de James tandis que celui-ci se déshabillait à moitié, restant en boxer (il préférait le garder vu ce qui était arrivé la dernière fois qu'il avait dormi nu) et vint finalement se coucher près de son ancien ennemi. Severus se pelotonna contre son torse en respirant doucement son odeur.
- Tu ne tentera rien ? demanda quand même James, troublé de le sentir contre lui ainsi.
- Rien du tout !
- Promis ?
- Promis, répondit Severus en cachant malicieusement ses doigts croisés.
(à suivre (ff))
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Voilà. A la base, c'était la fin mais on ma tellement... incedié... que j'ai rajouté une suite. Encore trois chapitres !
