Bonjour tout le monde!!!! Bon, je dois avouer, même si les reviews ne sont pas légion ( ça me paraît difficile de concevoir que les 4 gentil(le)s reviewers sont si dingues de cette page qu'ils y sont venus plus d'une centaine de fois... Mais si vous avez une autre explication rationnelle, je suis à l'écoute (grand sourire jusqu'aux oreilles)), I'M HAPPY qu'elles montrent que cet embryon d'histoire est apprécié. Et je vais m'empresser de répondre à Mifibou: Le drame, c'est que notre jeune héros se soit enterré dans le souvenir de ses amis. Il ne s'est interdit de vivre après la mort de Ron et Hermy. Il est donc en plein drame, nage dedans, voire même coule (yes, Titanic, tout à fait!!!). Après, je peux pas te révéler si cette fic se terminera bien ou pas, ça n'a pas de sens dés le départ... Enfin, je crois... (GRATGRAT) (Eh, vous trouvez pas que je blablate plus que de coutume?!? (profonde méditation) LE SYNDROME DES PERIPHRASES!!! loool)

Pour le « disclaimer »: Je ne possède pas le chat de la mère Rowling, ni ses droits d'auteur d'ailleurs

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Harry sentit ses doigts, ses propres doigts, courir sur la surface lisse et froide, en tremblant, en tremblant si violemment. Ses yeux étaient comme fous, heureux, et infiniment tristes. Le miroir du Rised ne reflétait pas ses parents, ces figures pâles qui étaient ressurgies du passé lors de sa découverte en première année, mais deux adolescents.

A travers la surface fragile de verre que touchait si avidemment le jeune homme, Ron Weasley et Hermione Granger, tous deux souriants et bienveillants, regardaient cette épave que le monde avait fait de leur ami. Cette image de deux amis, si vrais et si réels il y avait peu, et présentement deux êtres à la chair froide et dure, enfermés sous terre, cette image devenait parfois insoutenable, et Harry baissait les yeux, essayant de souffler un peu.

Il ne pleurait jamais. Il n'avait jamais pleuré. Il était juste trop triste pour pouvoir pleurer.

Alors, comme chaque soir, il touchait fébrilement le miroir, et comme chaque soir, il s'enivrait de leur vue.

Et comme chaque soir, il s'endormit devant eux, roulé en boule, dormant d'un sommeil sans rêve.

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Rogue corrigeait des copies de troisième année sur la potion de polynectar. Sa bougie tremblait fébrilement devant lui, mais ses yeux caverneux fixaient avec dégoût les idioties sans nom que les élèves arrivaient à produire, et parfois, il s'émerveillait, oui, s'émerveillait, de tant d'imagination, avant de se reprendre et de gribouiller quelque chose qui ressemblait vaguementg à un zéro. Mais le coeur n'y était plus depuis longtemps.

Il était obsédé par ce corps maigrelet qui subsistait au coeur des ténèbres de la Forêt Interdite. Il se surprenait à penser qu'il éprouvait de la pitié. Et, indubitablement, il repensait aux maraudeurs, à James Potter, et sa rancoeur remontait, mais, il se rendit compte que le coeur n'y était plus. Depuis longtemps.

Ce soir -là, il laissa ses copies en plan, et s'installa dans son fauteuil, sortit sa bouteille de whisky, et la leva bien haut en s'écriant d'une voix rauque:

-A Potter numéro deux qui entre silencieusement dans les chemins tortueux de la douleur indélébile.

Et il but.

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-Albus, je me sens...

-Gênée de vous rendre compte que vous avez cautionné l'entreprise suicidaire de Harry... La voix du directeur était basse, et son ton était celui de la confidence, enlevant de sa collègue un poids des épaules, et se blâmant intérieurement pour sa participation cruciale à l'ouvrage qui était en train de détruire le légendaire Harry Potter. Il avait éxaucé ses trois voeux.

Vivre seul et indépendant dans les profondeurs de la Forêt Interdite. Interdire à quiconque, homme, animal, ou créature hybride de pénétrer dans la zone qui lui avait été cédée. Et, en guise de présent pour son « effort de guerre », pouvoir posséder le Miroir du Rised.

Biensûr, Dumbledore savait à quel point Harry était en danger lorsqu'il était en présence du Miroir. Il l'avait déjà prévenu, alors même qu'il n'était qu'un enfant encore, des menaces qu'il pouvait représenter. Laisser s'enfuir la vie loin de son corps pour ne se focaliser que dans l'espace intime et abstrait de ses propres rêves.

Biensûr Dumbledore avait intgerdit à Hagrid, Minerva, ou même Neville de lui rendre visite. Formellement, car il avait même rempli ses yeux d'un avertissement farouche, qu'il avait rarement utilisé jusqu'alors. Mais rongé par le remord sur les conséquences de sa décision, de respecter, d'autoriser, et d'accomplir les trois derniers voeux de Harry Potter, il avait fait appel à Rogue, le suppliant de protéger encore une fois le fils de Lily.

Et Rogue, lors de son premier compte-rendu, s'était montré distant pour ses rapports avec le gamin, objectif à propos de ses constatations et quelque peu évasif sur l'accueil qui lui avait été offert. Il avait rapidement quitté la pièce avec son habituel air las et cynique.

-Oui, Minerva. Nous avons peut-être fait une ânerie irréparable.

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Quelques semaines plus tard, Rogue, qui s'était donné pour principe de ne jamais donner de l'importance à qui que se soit dans sa vie, se trouva obligé de se rendre à l'évidence. Ce gamin, avec toute sa douleur, et son entêtement à se rouler dans cette douleur et à s'y empêtrer, était arrivé à lui faire ressentir de la pitié, et parfois même, de la colère.

Pourquoi est-ce qu'il fait ça? Personne ne lui a demandé d'être aussi scrupuleux dans son deuil, et personne ne lui a dit qu'il finirait par les rejoindre s'il persistait à se complaindre dans cette attitude!

Il devint obsédé, cette pensée ne le quittait presque plus, et au fur et à mesure qu'il le voyait chaque dimanche pour sa visite machinale, il s'était pris à observer le jeune homme, constatant de fait qu'il devenait maigre et pâle, bien plus qu'il ne l'était déjà, si c'était possible. Et loin de rester objectif et de s'assurer simplement que Potter n'était pas mort, il gardait en mémoire la promesse qu'il avait faite à Albus il y avaitg un an et qu'il avait renouvellée cette année, de veiller sur lui, pour qu'il ne lui arrive rien de mal.

Au départ, il avait été réticent, ne voyant pas l'utilité de rendre visite à un morveux qui venait de perdre ses amis et désirait un peu de solitude. Mais ce gamin, il avait tenu, il s'était renfermé sur lui-même au point de n'autoriser personne à le voir, alors qu'il était une légende sous le soleil. Et c'est ainsi qu'il prit une décision. Il allait l'aider, ce morveux. Il allait lui montrer comment dompter les relents du passé.

Mais ce qui avait pu le garder en vie, lui, était-ce certain qu'il pourrait aider Potter?

D'ailleurs, je suis toujours debout, mais je suis un homme détruit. Peut-être que ça n'aide pas plus que cela, en fin de compte.

Non. Ca m'a vraiment aidé.

Mais c'est peut-être contre-indiqué pour Potter.

Non, ce type de remède est universel.

On verra.

Il prit un carnet en cuir. Et laissa le whisky.

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-Vous voulez me faire écrire?

Le gamin esquissa l'ombre d'un sourire nerveux, et eut un rire amer:

-A quoi bon?

-Potter, bien que je vous trouve particulièrement stupide et égoïste, je vais vous laisser une chance.

-C'est comme ça que vous avez fait, vous?

Rogue, qui s'apprêtait à partir, encore las et agacé que ce balafré l'ait rejeté, se retourna, et d'un air sombre, il expliqua sèchement:

-J'ai mis du temps, mais je suis debout. Parfois, ça fait du bien, vous devriez vous en souvenir, à l'avenir.

Et sans autre forme de procès, il s'en alla.

Il revint au château, la tête baissée. Il ne savait pas pourquoi il faisait cela, mais après tout, il fallait que quelqu'un le fasse, n'est-ce pas? Il prit la direction du bureau d'Albus et Minerva, comme à chaque dimanche, et sans même toquer, il entra.

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-Je ne savais pas.

-C'est le principe d'un carnet intime, c'est un moyen de se canaliser tout en laissant les autres dans l'ignorance. Répliqua sèchement Rogue en dardant son regard glacial sur la directrice.

-Et vous croyez que cela peut améliorer l'état de Harry?

La voix de Dumbledore était trop calme pour être sereine. Il cachait son anxiété. Alors le professeur des Potions, comme chaque dimanche, adopta un air méditatif et secoua négativement la tête, avant de répondre:

-Tout dépend entièrtement de sa bonne volonté.

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Ok, on s'arrête ici pour aujourd'hui, RDV mercredi soir pour la suite...Oui, j'en ai pleinement conscience, ce que j'écris est très déprimant, oui, ça donne envie de regarder Love actually ou Pretty woman, mais non, Harry et Rogue se haïssent cordialement, on ne vas pas y mettre direct un coup de baguette magique... Bref, la perfect mood pour réviser ses exams, comme si on allait à l'abattoir (et ceux qui m'ont déjà entendue rabâcher à quel point ma fac était un chaos dans "Longue est la route" ne peuvent qu'approuver, je pense.. Non?...)

MERCI AUX REVIEWERS QUI ME FONT TRESTRESTRES PLAISIR!!!!

MERCI A CEUX QUI LISENT ET QUI S'EN FOUTENT!!!!

MERCI PAPA NOEL DE M'APPORTER LES DROITS DE JKR!!! (on nage en plein délire là...)