hey tout le monde!!! Je tenais d'abord à remercier chaleureusement les reviewers qui m'ont fait un super petit cadeau de Noël (les autres... ba je vous tire la langue!!! NA!) Et puis, tout de suite, mettons les choses au clair... Le dénouement de cette fic se jouera sur la quantité de Speculoos ingurgités... En fait, le speculoos booste le côté fleur bleue. Oui, c'est vraiment très con... Oui, c'est vraiment bancal, aléatoire, surréaliste, et non, je n'ai pas fumé ma pipe avant d'écrire tout ce ramassis de rubbish... Apologizes pour ce long monologue avec vous.
« Disclaimer » (j'aime pas ce mot): Je ne possède pas le droit de copyrighter JKR... Mais j'ai encore le droit d'écrire ce que je veux!
Ps: mes révisions avancent, je crois.(Oui, vous vous en foutez)
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Harry avait continué à vivre, à son rythme habituel, mécanique, lent et routinier. Il avait laissé ce carnet que le Maître des Potions lui avait apporté, et ne daignait même pas cacher qu'il ne l'intéressait pas lorsque celui-ci lui rendait visite le dimanche. Il était toujours au même endroit et commençait à faire partie du mobilier, recouvert d'un petit monticule de poussière, à l'instar de tous les autres meubles qui, bien que peu nombreux, n'étaient jamais entretenus. Rogue se contentait d'observer. Il ne disait rien, et savait que lui-même avait été sceptique avant de se jeter à corps perdu dans la catharsis. Aussi n'était-il pas inquiet. Pour le moment. Mais Potter semblait renier ce bout de cuir, comme si c'était quelque chose qui était superflu. Et cette attitude dura plusieurs semaines. Rogue finit par lui expliquer, avec une pointe d'ironie dans la voix:
-Potter, vous savez que vous ne pourrez pas éviter les besoins de votre conscience longtemps...
-Qu'est-ce que vous racontez, encore? Demanda Harry qui ne se retourna même pas pour faire face à son interlocuteur alors qu'il lâchait ces mots avec dédain. Rogue ne releva pas la provocation. Il ne le faisait plus désormais:
-Vous aurez besoin un jour de lâcher vos démons, Potter, et rien ici, à part ce carnet que vous prenez plaisir à ignorer ne saurait vous y aider.
Et il se leva brusquement de sa chaise, ce qui surprit Harry, il aurait dû rester encore un peu, il faisait encore jour. Mais le professeur s'approcha de lui et tout en un instant se raidit, et tout fut tendu. Chacun sur ses gardes, peu sûr de la réaction de l'autre. Et Rogue passa à quelques centimètres de la nuque de Harry en lui murmurant de sa voix doucereuse:
-Et à présent, Potter... Qui est une espèce de lâche?
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Bonjour. Ou plutôt Bonsoir. Ca fait plusieurs semaines que je te vois posé misérablement dans un coin de ce capharnaüm, attendant ton heure, et j'ai pensé plusieurs fois que je pourrais te brûler sans un mot. Mais finalement, ce borné de bâtard avait raison, j'imagine.
Je ne te dirai rien ce soir, je suis trop plein, et mon essence en toi te ferait mal. Mais peut-être demain, plus tard, un autre jour, qui sait.
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-Rogue, j'ai une question... Le professeur se retourna vers le jeune homme et en chassant toutes les pensées, le regarda intensément. Signe d'écoute attentive. Le garçon avait réuni tout son courage pour dire cela, et maintenant, il s'éclaircissait la gorge avant de parler:
-Vous... Vous l'avez encore, votre carnet?
Rogue contracta sa mâchoire. Etait-il assez déterminé pour laisser ce garçon sonder ses pensées et ses doutes, son intimité qui était allongée sur son vieux carnet?
-Oui.
Et il vit Harry Potter, maigre, blanc, tremblant, avoir une moue de gêne, ses joues se teintèrent d'un léger rose, avant que Rogue n'ajoute abruptement:
-Je vous apporterai le mien, mais à condition que vous me laissiez le vôtre.
Il savait que suivant la réaction du jeune homme, il saurait s'il avait écrit dedans. Ou pas.
Et il eut un sourire qui s'effaça aussitôt quand il vit le garçon baisser les yeux, prit dans une profonde méditation.
Harry Potter vivait seul, en reclus et en sauvage. Terré au fond de la forêt, il ne laissait personne l'approcher, si ce n'était le sordide maître des Potions, qu'il tolérait, parce que celui-ci avait assez de verve et de vécu pour pouvoir et vouloir le maîtriser dans son univers de douleur.
Harry au fond de lui-même commençait à apprécier ces réunions taciturnes le dimanche, son seul contact avec le monde. Cependant, il se refusait à l'admettre, Rogue, le pire ennemi de son père, le professeur le plus haï de Poudlard, un mangemort qui avait tué Dumbledore et qui, lors de la dernière bataille, s'était retourné contre son Maître, et avait protégé le jeune homme.
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Ils étaient dans une pièce faiblement éclairée, les volets étaient fermés sur la nuit sans étoiles. Harry avait réussi avec L'Ordre, à retrouver la trace du Quartier Général de Voldemort, qu'ils croyaient désert, avant de tomber dans une énorme embuscade. Harry sut quelle pièce il fallait chercher, la plus éloignée des combats, la plus calme. Il avait laissé Ron et Hermione avec les membres de l'ordre et s'était glissé entre les sorts qui fusaient de partout. Les mangemorts étaient cachés dans les pièces et ne montraient aucune pitié pour leurs ennemis, pris entre deux feux dans les couloirs.
Quand il eut atteint la pièce, il dut faire face à Lucius Malefoy, qui arborait un sourire narquois, Rogue, le traître, derrière lui, le visage impénétrable, comme toujours, et dans l'ombre de la pièce, deux yeux rouges flamboyants, savourant l'heure qui était venue.
Harry leva sa baguette, mais Lucius fut plus rapide. Cependant, Rogue le fut encore plus et à la surprise du jeune homme, il visa Lucius sans sourciller, sans l'ombre d'une hésitation. Lucius concentré sur sa proie.
Voldemort avait immédiatement saisi la traîtrise de Rogue et savourant déjà la victoire, se contenta d'un Doloris Maxima qui fit se tordre de douleur l'homme de Dumbledore. Il reviendrait sur sa trahison plus tard. Rogue croula par terre en un choc sourd, et Harry se retrouva face à son ennemi.
Il fut rapidement désarmé, malgré tous ses efforts, toute son agilité et sa concentration. A terre, seul devant Voldemort qui ne disait rien, mais dont les yeux flamboyaient plus que jamais. Il vit sa baguette se lever et déglutit, comprenant que sa dernière heure était achevée. Voldemort allait prononcer l'incantation, quand il reçut un sortilège dans le dos. Rogue avait frappé fort. Il n'en fallut pas plus au jeune garçon pour se lever, et se remettre au duel.
Biensûr, il avait appris à tuer. Biensûr, il ne se contentait plus des Expelliarmus depuis longtemps. Et biensûr, il fit mouche, au bout de quelques minutes d'échanges qui s'enchainaient à un rythme hors du commun. Il lui avait fallu toute sa souplesse et toute sa dextérité avant de pouvoir viser juste. Et il osa respirer, quand il vit les yeux rouges devenir pâles, comme déjà pris par les ombres. Cependant, alors qu'il se tournait vers un Rogue qui semblait agoniser, ne sachant que penser de cette double traîtrise, il entendit deux hurlements. Deux hurlements qu'il connaissait, et deux hurlements qui le firent bondir dans le couloir, le coeur battant comme jamais encore il n'avait battu, la respiration courte et presque ardue. Il arriva trop tard.
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. Il écrivait dans son carnet depuis plusieurs semaines déjà. Au début, il s'était contenté de quelques mots, laissant entrevoir ce qui le possédait, puis, au fur et à mesure des jours, et des visites du professeur, il s'était mis à se vider, lâchant ses tortures, méditant des heures parfois, dans la nuit, pour essayer de trouver le mot adéquat pour ses sentiments ou ses peurs.
Aussi, quand il avait demandé si Rogue était toujours en possession de ce carnet, il s'était rendu compte que l'approcher, en retour, avait un prix. Mais quelque chose le poussait à se dévoiler, à creuser dans le coeur de l'autre ce que l'autre découvrirait dans son propre coeur.
Et cette nuit, si tendu et si réticent, il avait laissé le mot passer ses lèvres sèches:
-D'accord.
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Rogue était nerveux. Ce carnet était morbide, il était dur. Et le maître des Potions s'était demandé depuis pourquoi il avait fait cela. Etait-il vraiment prêt à se dévoiler pour sauver le balafré?
Il avait surpris à plusieurs reprises avec dégoût un sentiment se lever imperceptiblement en lui, de la compassion. Peut-être parce qu'il était le fils de la seule femme qu'il ait jamais aimée, peut-être parce qu'au bout du compte, Potter choisissait le chemin qui n'était pas le plus facile, ou peut-être, et cette idée lui donnait une boule dans le ventre, peut-être que Potter et lui, au mépris de toutes ces années de haine, et de pronfonde aversion l'un pour l'autre, avait réussi par ses choix, à ressembler à ce qu'il détestait chez son professeur. Cependant, Rogue avait dit oui, parce qu'il avait eu un instant pour réfléchir, et qu'à l'occasion de décisions importantes à prendre dans des courts laps de temps, il marchait à l'instinct. Et son instinct lui avait soufflé « oui ».
Mais il était acculé, à présent.
Il ressassait toutes ces pensées alors qu'il marchait dans la forêt, et fut interloqué quand il vit que la porte de la cabane était entrouverte. Il n'aurait pas à la défoncer. Cela augmenta sensiblement sa détermination.
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Potter n'était pas là. Mais son carnet, écorné, se trouvait au milieu de la pièce, sur la table. Rogue se sentit observé mais ne dit rien, etg se contenta de le prendre, avant de déposer avec attention le sien en grognant:
-Soyez soigneux avec celui-là, Potter!
Et, faisant virevolter sa cape alors qu'il s'en retournait dehors, il disparut dans la nuit, emportant les blessures de Harry Potter, et lui léguant les siennes.
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Suite vendredi, si vous êtes encore motivés...( J'AIME LES REVIEWS!!! surtout pendant les révisions, je vous assure que ça fait vraiment VRAIMENT plaisir...)
