Bonjour tout le monde!!!! Et MERCI aux reviewers qui ont été encore une fois très très gentils, et les autres qui me disent rien, ba merci aussi de suivre cette fic!

Bon, ok, je suis d'une humeur assez joyeuse. Mes révisions vont quand même bon train, le nouvel an promet d'être joyeux, et... Grande nouvelle (pour moi, c'est certain, pour vous, c'est plus improbable...) Je me suis associée à Angel of rainbow pour écrire une histoire... Sur Hermy et Rogue... (Ou, je vois la tête sceptique des fans du pairing SS HP... Eh ba si!) On vient de créer un compte « Snakky and Angel », classé dans mes favoris (même si c'est pas un favori) pour que si jamais les incroyables lecteurs avides de fics que vous êtes sont intéressés, ils trouvent... facilement!

Disclaimer (j'aime VRAIMENT pas ce mot): voir chapitres précedents, j'en ai trop marre, c'est les vacs, non?

Ps:Voila le chap!

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Ce n'est que lorsqu'il atteignit ses cachots, à l'abri des regards, qu'il s'autorisa à l'ouvrir.

Bonjour. Ou plutôt Bonsoir. Ca fait plusieurs semaines que je te vois posé misérablement dans un coin de ce capharnaüm, attendant ton heure, et j'ai pensé plusieurs fois que je pourrais te brûler sans un mot. Mais finalement, ce borné de bâtard avait raison, j'imagine.

Je ne te dirai rien ce soir, je suis trop plein, et mon essence en toi te ferait mal. Mais peut-être demain, plus tard, un autre jour, qui sait.

Je ne sais pas pourquoi j'écris. J'ai beau chercher, je n'en vois pas l'utilité. Tout ça pour quoi, au juste? Ca n'a aucun intérêt. Mais je me sens bizarre, comme si je me vidais et que quelque part, en acceptant les mots que j'inscrivais en toi, tu acceptais de porter ce fardeau aussi.

Rogue me demande souvent pourquoi le contact avec les autres me pèse autant. Je ne suis pas sûr qu'il puisse me comprendre, alors généralement, je reste silencieux. Que dire de plus? Les autres, le contact, le monde, tout ça me répugne à présent, vain, sans avenir et sans but. Et, en un sens, qui est assez-comment disait-il déjà? Pathétique-pathétique donc, le seul confort qu'il me reste est la douleur. C'est glauque. Je sais. Mais c'est aussi pour cela que je me cache, je suis tout à fait incapable de tenir une conversation civilisée avec des gens qui me connaîssaient, avant que je ne devienne ce bout de chair invivable.

Les jours se raccourcissent je crois. Je n'ai plus vraiment la sensation du temps. Je sais que le soleil se lève chaque jour et que les étoiles sont toujours au dessus de moi la nuit. Le vent ne m'affecte plus, ni le froid, ni la pluie, et je reste avec mes amis, enfin, ce qu'il en reste. Je sais que c'est tout à fait impensable de vivre comme je vis, mais il était également impensable pour moi que ce soit moi qui reste et eux qui partent. Il était impensable que Sirius s'en aille, ainsi que Dumbledore, qui m'a menti sur son état, me faisant croire jusqu'au bout qu'il était tout-puissant.Il était impensable que ce soit Rogue qui se charge de la lourde tâche de veiller sur moi. Il était impensable que le monde, après la chute du plus noir des mages noirs, ne soit pas plus beau, ni plus fleuri, mais bien au contraire, aussi sec et froid qu'une pierre. Ce qu'il y a de plus hideux dans la vie, c'est que l'impensable finit toujours par survenir.

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Harry était rentré juste après s'être assuré que le professeur était bel et bien parti. Il s'assit sur sa chaise et contempla silencieusement le carnet devant lui, avant de l'ouvrir, attisé par la curisosité.

Je veux me rappeller quand je suis perdu ou démotivé, pourquoi je fais tout cela. Pourquoi je joue ce double jeu qui ne me mènera pas loin.

Je fais cela parce que j'ai un profond respect pour Albus Dumbledore, qui a cru en moi alors que tout le monde me rejetait et qui as su tirer le meilleur de moi, et me montrer beaucoup de soutien et d'affection lorsque j'en avais besoin. Naturellement, il n'a jamais su comment s'y prendre, mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions.

Je fais aussi cela pour Lily. Lily que j'ai misérablement trahie, et à laquelle je suis éternellement redevable. Lily qui est morte à cause de moi, me laissant comme cadeau d'adieu un immense sentiment de culpabilité qui ne s'effacera probablement jamais, et son foutu rejeton diabolique. Qui n'arrêtera probablement jamais de se pavaner.

Ce sont les deux personnes qui m'ont soigné, les deux qui se soient, maladroitement ou pas, penchées sur moi et m'ont tendu la main au lieu d'essayer de me faire mal, comme la majorité du monde. Oui, le monde entier, les autres, tout ceux qui voient en moi un mangemort et un abominable traître, ceux qui n'acceptent pas l'idée que je sois bon, ils ont raison, et c'est bien pour ça que je les hais tous. TOUS!

Et je ne me plierai pas à leur volonté de rentrer dans les normes et d'être stupidement droit et gentil. Je fais le sale boulot, je récolte les informations cruciales et des Crucio informels. Je ne suis pas gentil. Je ne suis pas normal. Je ne compterai jamais pour personne d'autre et personne d'autre, en retour, ne comptera jamais pour moi, que ces deux êtres de lumière.

Aujourd'hui réunion effarante. Dû tuer deux moldues de treize ans. Dû me contenir et oublier leurs yeux suppliants tournés vers leur bourreau. Je hais cette vie.

Aujourd'hui, ils ont capturé Weasley et Granger. Je ne sais pas ce qu'ils vont faire d'eux. Ai un mauvais pressentiment. Ai besoin de whisky.

Sans le savoir, les deux hommes passèrent leur soirée à lire avidemment l'essence de l'autre, qu'ils déchiffraient ou découvraient à travers l'écriture de Rogue, fine et soignée, légèrement penchée et toujours égale, malgré la peur, la colère ou la précipitation. A travers l'écriture, torturée, raturée, mal-assurée de Harry. Tous deux ne dormirent pas cette nuit-là, ils scrutaient d'un regard incessant les plaies béantes de l'autre.

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-Potter.

Le maître des Potions entra, légèremment mal-à-l'aise. Il avait redouté cet entretien toute la matinée, n'avait pas mangé le midi, préférant se retourner dans les profondeurs glauques des souffrances du jeune homme. En fait, le pire était venu à la toute fin...

... Je ne sais pas pourquoi, c'est insensé, mais cette vie me semble gâchée. Et vide de sens. Si, biensûr, je vis pour assurer la mémoire de mes amis, pour leur prouver qu'ils sont morts aimés, et que je n'oublierai jamais qu'ils sont morts par ma seule faute...

Il avait lu ce passage alors que quelques minutes plus tard, Harry Potter arrivait à un autre.

La question est cruciale. Peut-on tuer par amour? C'est pourtant avec tout l'amour dont je suis capable que j'ai tué Albus...C'est malgré moi que j'ai tenté de protéger Potter, et ce depuis qu'il est arrivé ici. Etonnant? Chaque trait de sa physionomie de prépubère arrogant me rappelle son abominable paternel, et lorsque j'ai accumulé assez de colère pour lui faire récurer toutes les toilettes de Poudlard pour un mois, je tombe fatalement sur ses yeux verts. Ses yeux verts à elle. Quelle torture, c'est à cause de ses yeux que j'ai fait tout ce que j'ai fait. C'est à cause de ces yeux que je suis devenu ce que je suis devenu. Et pourtant, je crois que j'arrive quand même à aimer. Le paradoxe doit être à son paroxysme, moi, le monstre, le traître, l'infâme, je suis encore amoureux.

Le jeune homme se tenait debout dans un coin de la pièce:

-Je l'ai fini.

Quelque chose qui ressemblait à un ton accusateur perçait dans sa voix et Rogue se raidit. Harry fit quelques pas. Il avait les yeux rougis et il venait de pleurer, semblait-il. Tous deux s'assirent à la table sans mot dire, comme s'il n'y en avait pas besoin pour expliquer qu'ils s'étaient tous les deux retrouvés dans la peau de l'autre sans s'en rendre compte, alors qu'ils avaient lu leurs carnets. Puis, lentement, Rogue, les yeux secs, sortit de la poche de sa cape une bouteille de whisky, fit apparaître deux verres et les remplit machinalement. Avant de lever le sien et de murmurer en regardant le garçon droit dans les yeux:

-A ce point commun qui nous a uni, Potter, à notre culpabilité.

-... De n'avoir pu sauver les personnes qu'on aimait.

Rogue sut instantanément que le garçon parlait de Dumbledore et de sa propre mère. Il jeta un regard attentif sur le jeune homme, avant de lui répondre:

Et à notre besoin inconditionnel de wyhisky.

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Rogue ouvrit les yeux brusquement. Il était toujours dans la cabane. Il sentit une douleur fulgurante lui traverser le front, parcourir toute sa tête, comme un courant électrique, et il se crispa légèremment, avant de regarder où était Potter. Encore sur sa chaise, à moitié écroulé sur la table, tenant encore une bouteille de whisky complètement vide.

Il se leva, avec quelque difficulté, en s'accrochant à la table pour se tenir droit. La gueule de bois. Il vit le garçon de plus près. Il dormait, sa respiration était tranquille, ses cheveux noir de jais éparpillés autour de sa tête formaient comme une auréole de ténèbres. Ses lunettes étaient tombées par terre. Ses bras étaient enroulés autour de lui, comme s'il voulait se cacher. Rogue se frotta la tempe, ne savant que faire, s'il devait le laisser dans ce monde étrange, sans ses fardeaux, ou s'il devait le réveiller pour savoir s'il était vivant. Il se souvint qu'hier était dimanche, et que, dans un glorieux système de causes à effets, aujourd'hui était lundi. Lundi. Journée de cours, avec en première heure, les sixièmes années, après lesquels il devait il devait faire la garderie pour les secondes années.

Saleté de whisky.

Il chercha des yeux sa baguette, et la trouva coincée dans une de ses poches, et formula avec beaucoup de mal une formule qui rendait sobre.

Saleté de whisky.

Il avait encore incroyablement mal au crâne.

Puis, décidant d'accorder un sursis à Potter, il repartit dans la forêt pour regagner le château.

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Quand Harry se réveilla, tout était flou autour de lui. Il émergeait d'un rêve. Tout avait été sauvé. Absolument tout. Ron et Hermione étaient venu le voir à Poudlard, avec leur deux charmants enfants...

Mais la réalité était toute autre.

Il ressentit une douleur vive et puissante qui lui martelait la tête. Et ses lunettes? Il chercha ses lunettes à tâtons, avant de se souvenir qu'il n'était pas sorcier pour rien. Ainsi, il retrouva sa baguette dans une de ses poches et marmonna « accio lunettes » vaguement. Elle vinrent à lui et quand il eut retrouvé un peu la vision, la première chose qu'il vit fut que Rogue n'était plus là. Et puis, que finalement, Ron et Hermione n'avait pas eu d'enfants du tout.

Il prit sa tête entre ses mains et retomba lourdement sur sa chaise, encore étourdi par la boisson. Il avait envie de hurler, de tout balancer par terre, de jeter cette bouteille vide contre le mur le plus proche, de taper du pied, de frapper quelque chose ou quelqu'un.

Saleté de vie.

Il sentit la bouteille qui n'était pas loin et s'autorisa à la jeter avec une immense violence contre le mur. Elle explosa en mille morceaux, milles petites pièces qui se brisèrent et volèrent dans la pièce dans un grand fracas.

Saleté de vie.

Puis, sentant la fatigue revenir en lui, la lassitude et le sommeil courir dans ses veines, il s'endormit sur la table.

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Rogue avait eu droit à un regard dévastateur de MacGonagall quand celle-ci l'avait vu entrer dans un état pas très frais dans le hall. Mais elle n'avait rien dit et il remercia Merlin de lui épargner son éternel discours sur l'apologie de la sobriété constante. Il avait manqué ses deux cours de la journée et arriva alors que les élèves étaient en train de manger dans la Grande Salle.

Sans faire attention, il parcourut très rapidement la distance qui le séparait de ses cachots, puis de ses appartements. Et, alors qu'il venait de refermer la porte dèrrière lui, il souffla et se massant les tempes en pestant une énième fois contre le whisky, il se laissa choir dans son fauteuil et reprit ses copies, faisant également léviter un café très fort jusqu'à lui.

Cet après-midi, troisième années et première années. J'ai hérité d'un grand destin de pouponneuse.

Ses pensées rèstèrent amères toute la journée. Mais il ne pensait plus qu'à aller se coucher, avec tous ses membres si tendus et ses traits si tirés, ses yeux qui se fermaient tous seuls et ces élèves qui le torturaient avec leurs chuchotements incessants et triviaux, si cela n'était pas déjà trop.

Mais, alors qu'il venait de fermer en claquant la porte sur son dernier cours, restant seul dans l'ombre de la salle de classe, assis à son bureau et soupirant de bonheur, MacGonagall entra.

Merlin, je promets que je ne recommencerai plus. Ca fait trop en une seule journée.

-Severus! Nous étions si inquiets. Sa voix était sèche, pas inquiète.

-Ma chère Minerva, le jeune Potter s'est trouvé dans une position qui nécéssitait mon entier soutien. J'ai dû rester là-bas...

-Que s'est-il passé, Severus? S'écria-t-elle, soudain angoissée.

-Rien, il est hors de danger, à présent.

Sa propre voix ne le surprenait plus. Combien de fois avait-il menti...

-Severus...

-Je rattraperai les cours avec les sixièmes et les deuxièmes années, Minerva, ne vous en faites pas... Sa voix était monocorde, quoiqu'un peu rauque et râpeuse.

-Mais Severus...

-J'ai du travail. Il n'en pouvait plus, encore une question de la part de cette vieille grincheuse et il allait exploser. Il voulait son lit. Il voulait dormir.

-Je... Très bien... Bonne soirée, Severus.

-Bonsoir Minerva.

Dès qu'il entendit la porte se fermer sur elle, il laissa aller sa tête sur le bureau. Avant de reprendre et de retourner vers sa chambre.

Saleté de whisky.

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Ok... C'est tout pour aujourd'hui... Essayez, je vous en prie (et me voilà à genoux, bravo, clap clap clap, très forts, les lecteurs...) essayez de me laisser une tite review pour me dire ce que vous en pensez, ça peut être sympa des fois pour l'auteur d'arriver sur fanfic alors qu'il s'est coltiné du Huxley toute la journée et de constater avec des étoiles dans les yeux que des gens ont pris la peine de lui gratter quelque chose pour lui exprimer leur avis. Oui, je vous assure, parfois ca fait bien! (Et voila non seulement t'es à genoux, mais en plus tu t'énerves... bravo, on va aller loin comme ça...) SOUPIR...