Coucou tout le monde!!!! Dire que j'ai failli vous oublier avec ce tout plein de choses d'en ce moment... Mais bon, ça va, vous êtes pas traumatisés, si?

En tout cas, à tous, bonne année (blabla, une année ne peut jamais être complètement idyllique, tout le monde sait ça, mais vous avez quand même mes voeux, qui que vous soyez, pour que ça se passe le mieux possible pour vous. Excepté, s'il lit encore ce truc, MATTHIEU... Toi, tu peux aller rôtir en Enfer !!! Loool).

Bref, Tous bonne année. Et pour les reviewers... MERCIIIII (en fait, a chaque fois que je fais MERCIIII, j'ai l'impression qu'ils vont comprendre que c'est un terrible effort, avec ce clavier à la mors-moi-le-noeud, mais, finalement, je crois qu'il faut clarifier les choses, je vous remercie tous du soutien que vous m'apportez, de vos petits commentaires que j'adore, et voilà... MERCI!)

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Harry eut un immense besoin d'écrire. Il voulait écrire. Vite. Il chercha son cahier, vite, son cahier. Attrapant quelque chose qui ressemblait à un carnet en cuir, il commença à écrire dedans, avec sa petite écriture emmêlée, quand il se rendit compte avec stupeur que l'écriture sur les pages précédentes n'était pas la sienne.

Merde. Rogue a encore le carnet.

Tant pis.

Et il se mit à écrire avec furie sur les pages, remplissant de vie le cahier poussièreux, le remplissant de vie, et de rage.

Il ne releva pas la tête tant qu'il n'eut pas satisfait son besoin, et lorsqu'il finit par la lever, il se rendit compte qu'il était tard. Très tard sûrement. Il faisait nuit et les nuages défilaient lestement dans le ciel, le pourfendant comme des navires lugubres qui s'en allaient en guerre.

Il referma le cahier, son écriture se mêlant à celle de Rogue, ses douleurs se mêlant à celles de Rogue, sa vie se mêlant à celle de Rogue.

Puis, comme une récompense, il se dirigea vers le miroir, approcha sa main qui tremblait encore, et toucha la surface froide. Ce rideau qui ne se relèverait jamais sur ses amis. Et il les vit, qui se chamaillaient. Et il sourit, depuis bien longtemps, avant de s'endormir encore. Et encore, de dormir d'un sommeil sans rêve.

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-POTTER!

-JE NE SAVAIS PAS QUE VOUS POUVIEZ AVOIR DES SCRUPULES!

-JE VOUS INTER... QUOI? QU'EST-CE QUE VOUS INSINUEZ?

-VOUS AVEZ TUE DUMBLEDORE! LE SEUL HOMME QUI COMPTAIT POUR VOUS ET POUR QUI VOUS COMPTIEZ!

Les deux hommes se faisaient face, dans cette cabane, comme deux lions en cage. D'abord, tout s'était passé de façon assez banale. Pas de boisson, mais Rogue avait voulu reprendre son carnet et y avait vu l'écriture de Harry, rentrant dans une colère noire. Or, le garçon avait répondu aux insultes et aux sarcasmes et rapidement la situation avait dégénéré, et ils criaient tous deux de toute leur force, si emplis de rage qu'ils devaient se concentrer pour pouvoir se contrôler.

-CE NE SONT PAS VOS AFFAIRES!

-ET MA VIE NE FAIT PAS PARTIE DES VOTRES!

-SI, MALHEUREUSEMENT! MERCI CE BRAVE DUMBLEDORE, D'AILLEURS, PUISQUE C'EST LUI QUI A EXIGE DE MOI QUE JE VOUS SURVEILLE!

-VOUS AVEZ... Quoi?

Tout à coup, la réalité explosa. Si Rogue était venu à lui, ce n'était pas par volonté, mais par devoir.Il baissa la tête, énervé à l'idée du triomphe du Maître des Potions. Mais ce triomphe qu'il attendait ne vint pas. A la place, son adversaire se calma aussi et devint un interlocuteur à la voix incertaine:

-Potter, ecoutez, Dumbledore...

-Allez-vous en.

-Il m'avait...

-Je suis vivant. Sortez d'ici maintenant. Et prenez votre précieux cahier avec vous, vous n'aimeriez pas que j'applique votre foutue idée d'écrire dedans, n'est-ce pas?

La voix de Harry était aussi sèche qu'une personne qui vient d'essuyer une humiliation brûlante, elle était sans appel.

Rogue se redressa, toisa le jeune homme, attrapa son cahier et sa démarche fut raide alors qu'il repartait vers le château, sans se retourner.

TERMINE.

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Deux semaines, deux dimanches. Rogue continuait à mener sa vie routinière, Harry pouvait vivre pleinement son malheur. Ils eurent une semaine normale, banale, et quelques fois, ils se prenaient à attendre le weekend. Pourtant, quand le weekend arriva, ils se sentirent vidées et fragiles. Quand le weekend fut consummé, ils eurent l'impression que quelque chose manquait, mais cette pensée les stupéfiait tellement qu'ils furent en colère l'un contre l'autre, pour s'être insinué dans leur vie, mais aussi contre eux-même, pour être si faibles.

La deuxième semaine, plus longue, fut plus violente. Rogue enleva une soixantaine de points en l'espace de deux jours. Harry restait constamment rivé sur son Miroir, ne se laissant même plus guider jusqu'à la cuisine quand la faim grondait en lui. Rogue passa trois nuits à remuer une Potion de Veritasérum, les yeux exhorbités, fous et fixes. Harry passa des heures et des heures à marcher, faire les cent pas dans la cabane, de long en large, bien que fatigué, incapable qu'il était de tenir en place.

Quand le weekend suivant arriva, Rogue était vidé. Complètement, si bien que Madame Pomfresh dut le stupéfixer par surprise pour qu'il avale une de ses Pimentines. Il fut installé à l'infirmerie, soigneusement sanglé autour de son lit par des liens magiques, sa baguette ayant été confisquée par la directrice, qui resta à ses côtés le temps qu'il dorme, après avoir ingéré sa pimentine en fulminant, marmonnant des mots comme « complot »... « Payer »... « vieilles peaux »...

Les deux femmes restèrent à son chevet par la suite, le laissant dormir douze heures de suite. Puis, quand ses paupières se soulevèrent en un haussement de sourcil invonlontaire, MacGonagall le sermona et lui rabattit les oreilles avec ses discours sur l'apologie du sommeil bien réglé. Avant de lui ordonner de retourner voir Harry. Ses yeux qui étaient jusque là indifférents voire dédaigneux, s'ouvrirent de choc. Il eut un hoquet en grimaçant:

-Pardon?

-Oui, Severus, parfaitement! Vous vous assurez juste qu'il va bien... Ou êtes-vous incapable de remplir une telle mission?

-Vous vous foutez de moi, Minerva!

Les deux rivalisaient en matière de tons secs et impératifs.

-C'est lui qui m'a congédié!

-Vous n'avez plus six ans, Severus! Si c'est trop pour vous de veiller sur un adolescent...

-Vous m'insultez Minerva, je suis envahi d'adolescents tous les jours, dont la moitié qui jacasse plus qu'elle ne devrait et dont les arguments pauvres et assomants, vient de chez vous!

-Severus! Vous continuerez d'aller voir Potter!

-Ou sinon quoi!? Trouvez-vous un autre super-pigeon! Moi, j'en ai ma claque!

-C'est Potter ou la porte!

MacGonagall était plus que sérieuse, ses yeux d'aigle, furieux et si calmes dans leur combat, n'étaient obstrués en aucune manière par son jugement personnel. Elle était sérieuse. Rogue eut un haut-le-coeur.

La vieille harpie!

Il eut un regard noir et brûlant de rage contenue lorsqu'il répondit:

-D'accord.

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-POTTER? VOUS ÊTES VIVANT? FAITES-MOI UN SIGNE SI C'EST LE CAS!

La cabane était en désordre, des morceaux de verre brisés répandus comme un lac sur le sol brillaient faiblement dans la lumière du cépuscule. Tout était si vide et désolé que le Maître des Potions ne put s'empêcher de ressentir une pointe de remord. Avant de s'avancer à grandes enjambées dans la maison et de voir, en arrière, contre la cheminée, le corps dans les cendres du foyer, roulé en boule contre le mur, sanguinolent et endormi, le jeune homme.

En s'approchant, le coeur battant, Rogue ne put s'empêcher de remarquer qu'il avait ramassé un bout de charbon et avait essayé d'écrire leurs noms sur les briques. Les doigts noircis, le morceau de charbon brisé en deux à ses pieds. Sa peau étgaitg griffée ici et là, de petits morceaux de verre s'y étaient enfoncés, et le sant suintait en petites goutelettes et en fins sillons, accentuant la pâleur maladive déjà peu commune qu'il avait acquis à force de sous-nutrition et de manque de sommeil.

Rogue approcha sa main, doucement, comme il savait que Potter serait du genre à attaquer sans réfléchir s'il se réveillait en présence d'un intrus. Surtout si cet intrus l'avait blessé deux semaines avant.

Ses doigts atteignirent la peau froide de Harry en douceur, et il frissonna en sentant à quel point sa peau était veloutée. A quel point elle était froide.

Merlin! Potter!

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FINI pour aujourd'hui!!!! Pour ceux qui auraient eut l'extrême bad idea d'aller voir le stupide fruit de mes délires alcooliques, je leur dis... Pitié ne me jugez pas sur ça... Voilà. Et n'hésitez pas à reviewer, je vous assure que pour n'importe quel auteur, bon ou mauvais de fanfic, c'est toujours un bonheur de lire vos reviews. Et franchement, entre nous, ça prend pas perpet' de marquer sur un carré blanc « Oulaa, va décuver... » ou « Mais qu'est-ce que dichotomie veut dire? » ou encore, « Mais qui t'as demandé d'écrire autant de conneries? » (Oui, j'accepte les mots grossiers, si ça peut vous décoincer un peu... bref. REVIEWEZ, CA FAIT PLAISIR!!!!)