Bonjour tout le monde,

Et voilà la suite de cette petite fic : ) Draco continue à mettre en place son plan machiavélique, et le pauvre Harry à tomber dedans … Enfin, ce n'est pas dit qu'il va se faire avoir sans réagir !

J'espère que cette suite vous plaira tout autant !

Merci en tout cas de vos premières remarques, ça m'a fait très plaisir : )

Disclaimer : la plupart des personnages et lieux cités sont à J.K. Rowling.

Rating : K

Dédicace : ma petite Younette rien qu'à moi, je t'adore vraiment ! Je suis tellement heureuse de t'avoir « retrouvée » sur cette petite fic, que je te dédicace ce nouveau chapitre : ) Je t'embrasse vraiment très fort, tu me manques !

Bonne lecture à tous : )


Dans mes filets …

Etape 2 : Attiser sa curiosité

L'avantage d'être un garçon simple, c'est qu'on peut passer rapidement à autre chose quand on ne trouve pas de réponse à une question. Après avoir cogité pendant un moment au curieux échange qu'il avait surpris la veille entre Malefoy et Zabini, Harry, n'y trouvant pas d'explication, avait tout simplement relégué l'affaire dans un coin de sa tête, et s'était penché sur d'autres problèmes plus urgents, comme …

« Harry, tu as fini ton devoir de potions ? »

Ah, ben ça, par exemple.

Relevant le nez vers Hermione, le brun bredouilla un éloquent :

« Heu … chaisputrop. C'était pour quand, déjà ? »

Cette fois, étonnamment, ce fut Ron qui prit un air choqué pour répondre :

« Mais enfin Harry ! C'est pour tout à l'heure ! On a cours avec Rogue juste après le repas … »

Hermione, loin de s'énerver pour une fois -sans doute trop choquée par le fait que le rouquin l'ait fait à sa place-, regarda sa montre, et se mordit la lèvre. Elle annonça à Harry :

« Aïe. Ben, vu l'heure, il ne te reste plus qu'à passer l'heure du déjeuner à plancher dessus, quoi … »

Cinq minutes plus tard, la mort dans l'âme, le Survivant était attablé, non pas devant une délicieuse assiette emplie de victuailles alléchantes, mais devant une pile de livres à la bibliothèque.

Malgré ses malédictions jetées sur Rogue en murmurant, et ses autres râlements à peine audibles, il s'était mis à la tâche avec ardeur. Il avait beau être plutôt téméraire dans son genre, le brun avait eu assez d'heures de colles avec le professeur de Potions ces temps-ci pour avoir envie de se récolter encore une corvée de récurage de chaudrons.

D'abord, ils étaient nickels, les chaudrons. Il les avait lavés trois jours auparavant, et Neville avait bien dû s'y coller aussi il y a peu de temps …

Mais avouez que travailler le ventre vide n'aide guère, surtout quand on est un jeune homme vigoureux, en pleine croissance. Quoique, vigoureux … Enfin, toujours est-il que c'est difficile.

C'est pourquoi, quand une assiette contenant un énorme sandwich fut déposée devant son nez, sur ses parchemins étalés, Harry l'attrapa vivement, avant même de songer à lever le nez et les binocles qui le surmontaient pour savoir qui venait de lui apporter ce fabuleux présent.

Mais quand il le fit, il fut à deux doigts de jeter par terre le sandwich, de crainte que son mystérieux donateur ne l'ait empoisonné.

« Malefoy ! » s'exclama le brun, encore sous le coup de la surprise. « Qu'est-ce que tu fous là ? » Il recula un peu sa chaise, méfiant.

Mais le blond ne fit pas un geste, se contentant d'afficher une petite moue vexée :

« Charmant accueil. Je passais juste par là, et comme je t'ai vu bosser sur un devoir, je me suis que tu n'aurais pas le temps de manger … »

Fronçant un sourcil sceptique, le brun demanda, sans toutefois lâcher le sandwich -d'où une feuille de salade venait pourtant de s'échapper, rejoignant les parchemins à peine griffonnés :

« Et tu m'as apporté un encas ? »

« Il semblerait. » répondit Draco, une lueur amusée dans le regard.

Harry regarda le sandwich, puis le blond, puis le sandwich, puis … Puis finit par pousser un petit soupir, et demander d'un ton découragé :

« Bon, où est le piège, Malefoy ? Parce que vraiment, je n'ai pas le temps de m'amuser. J'ai ce devoir de Potions à finir, là, alors … »

Ce coup-ci, Draco perdit son sourire, et afficha une moue fâchée. Il s'exclama –assez fort pour s'attirer une remontrance de Mme Pince, pourtant à l'autre bout de la bibliothèque :

« Franchement, Harry, pour une fois que je faisais quelque chose de sympa, il faut que tu trouves à y redire ! Et bien tant pis pour toi, dans ce cas … » Et il arracha le sandwich des mains de l'autre, le remit d'un geste brusque dans l'assiette, et repartit à grands pas vers la sortie, visiblement vexé et furieux.

Désemparé, le Survivant n'eut que le temps de murmurer un inutile : « Mais attends … », que déjà l'autre avait disparu.

Le brun se passa une main dans les cheveux, et reporta son attention sur son travail. Mais il avait l'esprit trop embrouillé pour pouvoir s'y remettre.

C'est vrai, quoi : voir un Draco Malefoy se comporter civilement envers lui, ça avait de quoi être déstabilisant, tout de même. Sans doute lui-même n'aurait pas dû se montrer si méfiant, mais était-ce de sa faute s'il était sceptique face à l'attitude surprenante de l'autre ?

Et puis, ses oreilles lui jouaient-elles des tours, ou avait-il bien entendu Malefoy l'appeler de nouveau par son prénom ?

Harry poussa un autre soupir, perdu, et tenta d'ignorer les gargouillis de son ventre.

Dommage que le Serpentard ait repris le sandwich avant de partir …

Espionnant l'état de trouble de sa cible depuis l'embrasure de la porte de la bibliothèque, Draco afficha un large sourire, satisfait. A ses côtés, Blaise, qui avait à présent bien entamé l'encas à l'origine destiné au Gryffondor, nota d'un air de doute :

« Ecoute, Drake, y'a vraiment pas de quoi afficher un air de victoire pareil. Je te rappelle qu'il ne reste que 9 jours avant de mettre binoclard dans ton lit, et c'est pas avec un sandwich au poulet -même délicieux- que tu vas réussir ton opération séduction … »

Le blond donna une petite tape sur le bras de son camarade, et précisa :

« Crétin, ce n'est pas qu'une histoire de simple sandwich au poulet. Je suis passé à ma phase n°2 : attiser sa curiosité. Et crois-moi, ça marche ! »

Cela marcha d'autant mieux que toute la journée, Draco multiplia auprès de sa victime -encore innocente- ce genre de petites attentions aussi charmantes que profondément suspectes (surtout pour un Survivant habitué à voir le mal partout … particulièrement chez les Serpentards, et encore plus chez Malefoy junior !).

Toutefois, Harry ne dit pas grand-chose face à ça. Il faut avouer qu'il avait en effet été plutôt soulagé quand, alors qu'il était sur le point d'avouer à Rogue qu'il n'avait pas pu finir à temps son devoir, il avait senti Draco lui glisser dans la main une copie entièrement rédigée, avec une écriture assez proche de la sienne pour que le professeur n'y voit que du feu.

Bien entendu, le Gryffondor était plus que surpris que l'autre lui ait carrément fait son devoir, mais dans une mauvaise foi totale, il se rassura en se disant qu'après tout, c'était bien normal : s'il n'avait pas pu finir son travail à midi, c'était bien parce que le Serpentard était venu l'embêter avec son fichu casse-dalle au poulet !

Evidemment, Harry eut plus de mal à expliquer pourquoi Draco ordonna à deux Serpentards costauds qui l'avait coincé dans un couloir de le laisser tranquille -sauf si le blond voulait se garder le privilège d'embêter Potty …

De même, le brun put dire ce qu'il voulait, les explications parurent toujours un peu brumeuses à Ron et Hermione pour justifier la présence d'un gros sac de ses friandises préférées déposé devant le portrait de la grosse dame, avec l'indication : « Des douceurs pour Harry. » Harry avait bien reconnu l'écriture du blond, mais hors de question de le dire à ses camarades !

Enfin, il voulait bien qu'on le traite de parano, mais tout de même, ils n'étaient pas sortis de son esprit, les sourires (gentils, et non narquois ou supérieurs) que lui avait adressé son ennemi toute la journée !

Harry Potter aurait cette fois bien voulu qu'on le traite de fou, ou mieux, qu'on lui annonce que Draco Malefoy avait pété une durite … Malheureusement, tout paraissait normal, il ne s'agissait pas là d'une quelconque élucubration de son esprit.

Le Serpentard devenait gentil avec lui, c'est tout.

Et bien, croyez-le ou pas, mais le Gryffondor était bien loin de se sentir rassuré à cette constatation !