Bonjour à tous,

Voilà, je viens de faire ma petite pause dans les révisions (sniff, déjà finie, faut que je retourne bosser), et je vous publie donc ce nouveau chapitre.

J'espère qu'il vous plaira aussi, et vous enthousiasmera toujours autant : )

Encore merci à tous ceux qui me suivent sur cette fic et m'encouragent, ça me fait vraiment plaisir ! Vous êtes adorables !

Par ailleurs, j'espère que les replys sont toutes bien arrivées : le site merdouille en ce moment, et met un temps fou pour envoyer les alerts, reviews et autres, mais rassurez-vous, je réponds à tout le monde !

Disclaimer : la plupart des personnages et lieux cités sont à J.K. Rowling.

Rating : K

Bonne lecture à tous : )


Dans mes filets …

Etape 3 : Flatter son ego

Le point d'orgue du plan de Draco arriva avec sa 3ème étape. Ce jour-là avait lieu la rencontre de Quidditch des Gryffondors contre les Serdaigles. En général, les Serpentards étaient bien les seuls à ne pas assister au match, ne daignant même pas observer les techniques de leurs futurs adversaires en vue des prochains matchs -pensant de toutes façons gagner sans ça (Hem … sans commentaire).

Aussi Hermione et Ron furent-ils assez surpris de voir Draco, Blaise et Pansy débarquer dans les gradins peu après le début de la partie. Ils pensèrent tout d'abord que ces derniers étaient venus avec l'idée de déconcentrer Harry par des remarques viles et méchantes, pas du tout fondées une fois de plus (même s'il était plutôt dur de ne pas admettre que si, Harry était bien un « binoclard maigrichon mal coiffé et balafré ». Malgré toute l'affection que nous portons au Survivant, on ne peut nier que ce portrait lui ressemble … même si nous, nous aurions employé des termes plus hypoc … plus sympathiques).

Mais, presque avec déception, les deux amis du Survivant durent constater qu'étonnamment, les Vert et argent n'étaient pas venus pour ça. Ils restèrent en effet calmement à regarder le match, commentant de temps en temps à voix basse les figures exécutées, mais visiblement sans moquerie ni critique déplacée.

Tout de même soucieuse, Hermione se pencha vers son camarade et lui demanda d'un ton conspirateur :

« Ron, tu penses qu'ils ont décidé d'adopter une stratégie plus subtile ? Plus vicieuse encore ? »

Le rouquin, concentré à mort sur le match (qui le passionnait bien plus en fin de compte que les trois zigotos Serpentards), répliqua :

« Bof, chais pas … Ils sont comme d'habitude je trouve. »

« Mais pas du tout ! Regarde-les, si calmes, si … attentifs. Comme s'ils préparaient un gros coup, comme si c'était le calme avant la tempête … » ajouta-t-elle en plissant les yeux, détaillant avec attention Draco et ses acolytes, comme si elle espérait lire sur leurs visages la marque de leur futur forfait.

Ron, quant à lui, regarda avec plus d'attention encore les joueurs de Serdaigle, mais ne voyait pas à quoi pouvait bien faire allusion son amie :

« Franchement, je sais pas ce qui te fait dire ça … Ils jouent bien, d'accord, mais en dehors de ça … »

S'ensuivit une petite dispute entre les deux, quand Hermione comprit que Ron ne parlait pas de la même chose qu'elle : elle lui reprocha de ne pas l'écouter, de ne pas être assez attentif, prévenant et galant (qu'est-ce que ça, ça venait faire là, aucune idée !), et le jeune homme répliqua qu'elle n'avait qu'à pas être si compliquée, que de toutes façons le Quidditch ne l'intéressait pas, que d'abord rien ne l'intéressait en dehors de ses bouquins (mais quel rapport avec aujourd'hui ?), etc etc. Bref, rien de bien nouveau, quoi.

Ce qui fut en revanche très nouveau, c'est ce qui se passa quand Harry, très concentré sur son jeu, repéra le Vif d'or et se pencha alors sur son balai, talonné par l'attrapeur des Serdaigles. Tous deux foncèrent à vive allure dans les airs, portés par les encouragements de tous leurs camarades, tout le stade participant comme un seul homme à cette action (exceptés Ron et Hermione, bien sûr, qui se tiraient maintenant les cheveux en se lançant des insultes aussi atroces que « Tête de piaf » et « Poil de carotte » …). Jusque-là, normal.

Mais là, réussissant le miracle de faire taire par cette seule phrase tout le stade, on entendit Draco se lever de son siège et crier :

« Vas-y Harry, tu vas l'avoir ! »

Bon, bien sûr, ce cri déconcentra tellement le brun qu'il en perdit le Vif d'or de vue une fraction de seconde, et chuta de son balai.

Mais bon, l'effet prévu par le Serpentard était atteint : il avait soutenu le Gryffondor.

Devant la moitié de Poudlard, en plus. Excusez du peu.

Malefoy fut également le premier à se précipiter au devant de Harry sur le terrain pour voir s'il n'avait rien. Heureusement, le brun n'était pas tombé de bien haut, le Vif d'or fonçant vers la pelouse juste avant qu'il ne soit déconcentré par le cri du blond (Vif d'or d'ailleurs en ce moment même coincé entre deux mottes de terre, lui aussi visiblement choqué par l'intervention de Draco -l'attrapeur Serdaigle n'eut qu'à le ramasser tranquillement pour gagner le match, mais ça, tout le monde s'en fichait à présent).

« Harry, tout va bien ? »

Remettant de l'ordre dans sa tenue sommairement, le Gryffondor recula d'un pas en voyant arriver son ennemi, et afficha une moue sceptique :

« Heu … Malefoy. » Eloquent, je sais. Mais quand on est en état de choc, dur d'en dire plus.

Draco s'approcha du brun, et lui posa une main amicale (ou plus ? Non, évitons de trop affoler Harry pour le moment. Disons amicale) sur l'épaule, et se pencha vers lui pour lui dire dans un sourire radieux :

« Franchement, tu étais le meilleur. Dommage que tu aies été déconcentré, tu aurais gagné haut la main ce match ! »

« Heu, Malefoy … C'est à cause de toi si j'ai été déconcentré, tu sais … » fit Harry, perplexe.

Le blond eut un petit sourire gêné (oui, oui, Draco Malefoy !), et dit d'un ton d'excuse :

« Oui, pardon. Mais je n'ai pas pu résisté. Tu étais tellement bon que je tenais à t'encourager ! »

« Tu es sûr que tout va bien ? » demanda alors Harry, posant même une main sur le front de l'autre pour s'assurer qu'il n'avait pas de fièvre.

Rougissant un peu (oui, oui, on parle toujours de Draco Malefoy …), le Serpentard répliqua :

« Quand on est en ta présence, on est toujours bien, tu sais. Je sais pas comment expliquer ça, mais … tu as un don pour apaiser les gens, pour les rendre heureux. Tu es vraiment quelqu'un d'exceptionnel, Harry. »

« Ouais, peut-être, mais tu m'inquiètes quand même vachement, là … » grimaça le Gryffondor, tout en reculant d'un pas une nouvelle fois, prudent. S'agirait pas que l'autre se mette tellement à délirer qu'il lui saute dessus devant tout le stade réuni …

Ah, tiens, en parlant de ça, Harry sembla soudainement se rappeler d'où il se trouvait, et avisant tous les regards braqués sur eux … il s'enfuit en courant dans les vestiaires ! Draco, quant à lui, se contenta de le regarder partir, un petit sourire narquois aux lèvres. Puis il adressa un clin d'œil satisfait à Blaise et Pansy, qui étaient toujours dans les gradins, hésitant entre rires et regards gênés. C'est qu'il avait l'air de marcher, son plan, à Malefoy, pour le moment.

La scène du Quidditch se conclut pour tout le monde quand un cri de Ron les ramena tous à la réalité :

« Aïeuh ! Mais elle m'a mordu, cette sauvage ! C'est de la triche, Mione, tu sais ça ? »

Il fallut bien deux heures ensuite pour que Harry ose pointer le bout de son nez en dehors des vestiaires. Il commençait réellement à s'inquiéter à présent de la santé mentale de Malefoy, et craignait que sa simple vue ne donne des idées bizarres à l'autre. Malheureusement, il avait un cours de botanique qu'il ne pouvait pas rater, et il ne pouvait de toutes façons pas passer sa vie cloîtré dans la cabine de douche du vestiaire garçon des Gryffondors, aussi alléchante que soit cette idée.

Il finit donc par se rendre aux serres, arrivant bon dernier, et se glissant rapidement entre Ron et Hermione pour ne pas trop se faire remarquer de Draco, installé un peu plus loin avec ses camarades.

Au grand soulagement du Survivant, le cours se déroula à peu près normalement, le Serpentard ne semblant pas lui porter particulièrement attention. Mais quand Harry donna la bonne réponse à une question que leur posa Chourave (à savoir : « Avec quoi arrose-t-on les plantes pour qu'elles poussent ? » … Oui, ils révisaient les cours de 1ère année), Draco se tourna vers sa cible favorite, et murmura :

« Bravo. T'es vraiment doué ! » Le tout avec une sincérité et une admiration dans la voix désarmantes.

Harry se sentit rougir jusqu'à la racine de sa cicatrice, et tandis que Ron ouvrait des yeux ronds comme des soucoupes et qu'au contraire, Hermione plissaient les siens en deux fentes suspicieuses, Crabbe se pencha vers le blond et dit, boudeur :

« Hé, mais moi aussi j'avais la bonne réponse ! Pourquoi moi tu me dis jamais que je suis doué ? »

Loin de s'énerver de l'intervention lourdingue de son camarade, Draco rebondit dessus. Il prit un ton hautain et dédaigneux (ah, oui, en effet, on parle bien de Draco Malefoy ! On le retrouve, nous voila tous rassurés !), et dit :

« Oui, mais c'est parce que toi tu n'arrives pas à la cheville de Harry, mon pauvre Vincent … »

Ca avait beau être aussi évident que de dire que Hermione était intelligente ou Flitwick petit, il n'empêche : cette phrase fit un sacré effet à Harry … qui s'enfuit en courant du cours de botanique !

Trop, c'était trop, même pour lui.