Bonjour tout le monde!!!!!Bon, je sais, j'aurais dû le publier demain, ce ti chap, mais bon, je suis pas sûre de pouvoir être en état de le faire (Mes paupières sont lourdes, mes yeux sont pareils à ceux des shootés, mes cernes feraient pâlir d'envie tous les tunnels que je connais... Pas beaucoup, mais on s'en fout, ils ressemblent à des tunnels.)

Et j'ai un programme chargé, démesuré, titanesque, qui m'attend ce week-end, mais je serai là pour vous, si vous pensez a reviewer (pour ceux qui argumenteraient qu'ils ne savent pas où aller pour reviewer, vous lisez l'histoire, et à la fin du récit, en bas à gauche de votre écran, y a un zoli pti cadre bleu dans lequel y a marqué "submit review" et faut cliquer sur "go", placé juste à côté.)

En gros, pour ceux qui ne comprendrait pas mon langage, Vos reviews peuvent m'aider à survivre à cette épreuve incommensurable qui s'annonce à partir de demain... Voila.

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Ainsi, pour quelques jours, tout devint plus supportable à Harry Potter. Il attendait avec impatience le dimanche, s'occupant de son mieux, lisant la journée, des livres qu'il avait fait apporter de la bibliothèque, et ne s'autorisant à toucher le miroir et ses amis qu'une fois la nuit tombée.

Une semaine presque parfaite. Parce que l'attente du dimanche était totalement insupportable, et il regretta amèrement de n'avoir aucune horloge, son impatience lui pesait et tous ses muscles étaient tendus.

Il n'avait jamais été aussi nerveux, d'attendre juste que Rogue, le pire ennemi de son père, l'homme qui avait tué Dumbledore, le laisse écrire dans son cahier, et que lui, par un élan indescriptible, avait accepté de recommencer petit à petit à vivre avec le monde, duquel il s'était retiré trop longtemps selon le professeur, qui essayait de se donner des raisons pour avoir si lâchement accepté ce marché.

Enfin, le weekend arriva, et Harry devint de plus en plus nerveux, anxieux, ne pouvant pas dormir, quand bien même il l'aurait voulu. Il avait tout rangé une dernière fois le dimanche matin, avant de voir la figure noire dont il connaissait la démarche rapide et discrète, émerger d'entre les arbres, dans les premières lueurs du soleil levant.

Arriver à cette heure-ci était anormal. Rogue arrivait toujours lorsque le soleil était plus haut dans le ciel, voire même lorsqu'il commençait à décliner.

Harry quoique soulagé de n'avoir pas à attendre plus longtemps, fut gravement étonné.

Rogue? Passer plus de temps avec moi? Il doit avoir quelque chose à faire après, et a préféré prendre de l'avance sur son emploi du temps.

Et c'est avec ces pensées amères que le jeune homme ouvrit la porte d'un coup de batguette avant qu'elle ne se fasse exploser une énième fois. Cependant, il eut un faible sourire lorsque la sombre silhouette rentra dans la cabane, auréolée de ses rais de lumière douce qui philtraient à travers la porte.

Lorsqu'il aperçut le garçon qui était acculé dans un coin, nerveux et souriant, malgré tout, Rogue sentit son coeur se pincer, mais garda son air indéchiffrable. Il enleva machinalement sa cape, pour la mettre sur le nouveau porte-manteau près de la fenêtre. Et il sentit le regard du jeune homme sur lui pendant qu'il procédait. Son coeur battit un peu plus vite en lui et il fronça les sourcils.

Ce n'est pas normal.

Mais la voix de Harry le fit émerger de ses pensées:

-J'ai préparé du hachis parmentier, au cas où vous voudriez rester manger ce midi.

-A vrai dire, Potter, je pensais qu'il serait préférable qu'on sorte un peu d'ici...

-Vous voulez déjà mettre le pacte en application? Demanda Harry avec une légère pointe d'angoisse dans la voix.

Que Rogue remarqua. Et il s'approcha un peu plus du jeune homme, avec un regard qui se voulait un peu plus humain que d'habitude:

-Ce n'était pas mon idée, je voulais juste vous montrer à quel point il fait beau dehors.

-Je...Je... Vous...

-Venez, Potter.

Et Harry sentit la main du Maîgre des Potions glisser sur sa main, sa peau travaillée et ses plis secs et creusés rencontrer sa propre peau, lisse et blanche encore, chaude et moite. Mais il se laissa faire et Rogue le tira en dehors de la cabane.

Harry respira avec avidité sa première bouffée d'air frais et comme s'il avait deviné à quel point le garçon en avait besoin, le vent se fit plus doux et plus frais encore.

Ils traversèrent la forêt sombre et silencieuse sans rien dire, la main de Rogue tenant toujours fermement celle du jeune homme, ils se frayèrent un chemin jusqu'au lac de Poudlard.

Là, le Maître des Potions le lâcha et le laissa un instant renouer avec l'extérieur. Le vent soulevait ses cheveux noirs de jais qui dansaient autour de son front blanc avec grâce, ses yeux couraient déjà dans les herbes folles qui se pliaient sous le vent comme des ondes, son corps recroquevillé et malingre frissonnait sous les caresses du soleil.

Rogue fut touché. Son travail, ses efforts, ses sacrifices, prenaient sens soudainement. Cette résurection était sa récompense. Et il se sentait heureux.

Deux hommes seuls, devant un lac paisible, se transformaient, renaissaient de leurs cendres comme des phoenix, et personne ne s'en doutait.

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Harry Potter était nerveux. Après cette flânerie autour du lac le week-end dernier, Rogue lui avait demandé de venir avec lui acheter des produits chez l'apothicaire à Pré-Au-Lard.

Et le jeune homme avançait d'un pas peu sûr, les yeux fixés sur le chemin, la respiration courte et rapide. Il avançait dans les couloirs de Poudlard sans prêter attention aux murmures des élèves qui se pressaient autour de lui, curieux et avides. Des professeurs, surpris, lui avaient, en vain, adressé quelques mots. Il les avaient ignoré.

Il arriva à l'office de Rogue l'estomac noué. Mais ses doigts serraient fermement son carnet, sa peau était si fortement pressée contre le vieux cuir qu'elle était moite.

Rogue avait spécialement laissé la porte ouverte, bien qu'il soit horripilé par le vacarme incessant des troupeaux d'élèves qui se déplaçaient sans hâte dans les couloirs.

Mais le jeune homme se raidit lorsqu'il fut devant la porte, observant, muet, le professeur las, et voûté sur ses copies, les corrigeant avec précision.

Ses cheveux gras tombaient devant son visage comme un fin rideau de velours noir, à la fois effrayant, et terriblement attirant. Ses gestes, vifs, concis, efficaces étaient marqués par une élégance ténèbreuse assez troublante...

-Potter? Je vous attendais.

Harry sortit de ses réflexions, atteré par ce qu'il venait de penser. Pour faire face à une esquisse de sourire. Rogue le regardait avec insistance, le scrutait de manière taciturne et, comme toujours, son visage était insondable et inaccessible.

-Je... Quelle est la moyenne de classe?

Rogue haussa un sourcil, puis abaissa son regard sombre jusqu'aux copies, avant de répondre sobrement:

-Quatre. Je dois dire que j'attendais votre arrivée avec impatience...

-Avec impatience? Demanda le jeune homme, incrédule et souriant faiblement.

-Bien que vous sembliez toujours vous complaire à vous trouver dans les pires situations possibles, votre compagnie, Potter, est préférable à celle de ce paquet d'éxcréments.

Le petit sourire qui était resté sur le visage creusé du jeune homme s'étira ostensiblement, alors qu'il détournait le regard au loin, et que Rogue prenait ses affaires pour sortir de son office.

Ils demeurèrent silencieux, chacun plongé dans ses pensées, alors qu'ils descendaient sur la route vers Pré-Au-Lard.

Mais, alors qu'ils commençaient à apercevoir la fumée des cheminées s'élever lentement au dessus du village, Harry se décida à parler:

-Ma ... Ma mère...

Ces simples mots firent rougir le Maître des Potions dont la mâchoire se crispa brusquement. Le garçon, par pudeur plus que par gêne, ne laissa pas ses yeux contempler la réaction de Rogue. Il regarda par terre, alors qu'un murmure, doux et sincère s'échappait de ses lèvres:

-Désolé.

-Potter, votre mère a toujours été fidèle à votre... père.

-Je... Désolé.

Il se mordait les lèvres d'un manière si adorable, que Rogue manqua un battement de coeur, et s'arrêta au milieu du chemin malgré lui.

Sombre crétin, même plus capable de te maîtriser...

Mais cette réfléxion s'éloigna bien vite lorsqu'il croisa les yeux verts étonnés du jeune homme. Il s'était arrêté lui aussi, à présent, et ses yeux sondaient l'homme, le transperçant comme des rayons X. Rogue expliqua alors sèchement, mais cette virulence terrible condensée dans ses phrases lapidaires avait glissé loin de lui:

-J'ai aimé Lily. Mais je l'ai trahie. Je n'ai enduré que ce que je méritais.

Il savait que son fils avait lu tout ses cris d'amour gravés, surlignés, barrés dans son carnet, il devait probabalement le connaître par coeur. Et, inévitablement, s'il savait tout de Lily, il devait être au courant pour le secret de Dumbledore.

-Vous savez aussi, je présume, pour...

-Pour Dumbledore? Coupa Harry, en observant le regard énigmatique et sombre du professeur. Puis il reprit, lui aussi, baissant le regard par terre:

-Oui.

Ce n'était qu'un mot, énoncé pour confirmer une spéculation. Mais les deux hommes savaient ce qui ce cachait derrière, comme s'ils se connaissaient depuis trop longtemps pour ne pas l'ignorer.

Harry regrettait les mots qu'il avait eu contre lui, lorsqu'il l'avait traité de lâche en sixième année.

Rogue avait été tout le contraire. Il avait fait l'impensable. Tuer pour sauver, tuer et fuir, sans rien dire, sans même regarder en arrière, ni montrer la moindre émotion. Et se faire traiter de lâche.

Dumbledore lui avait demandé de le tuer, pour me sauver. J'étais stupide.

Rogue, qui soupçonnait ce qui se produisait en ce corps famélique, soupira, et, posant sa main sur l'épaule du jeune homme, le pressa vers le village. Ils repartirent, comme deux ombres inssaisissables et magnétiques, qu'on ne pouvait que discerner vaguement, sans pouvoir vraiment comprendre.

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Quand Harry fit le bilan de sa journée dans son journal, ce soir-là, il écrivit de manière fluide, et sereine, malgré l'effervescence qui regnait en lui.

Je n'aurais jamais crû qu'un jour, je pourrais capturer une parcelle de ce qu'il est. Mais, visiblement, le comprendre nécessite juste de bien vouloir se pencher vers lui, et d'observer ses traits, car ceux-ci, bien plus que ses mots, révèlent la personne qu'il est.

Une douleur sur pattes.

Et l'homme le plus courageux que j'ai jamais connu.

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Fini... Bon, je sais, c'est pas réaliste, je sais, c'est vraiment trop court... Mais faut savoir, amis lecteurs, que je ne souhaite pas faire un truc trop long. C'est mon premier coup d'essai avec Harry et Sevy, alors j'y vais mollo... Merci de reviewer, j'adore vos reviews, je le dirai probablement jamais assez, je crois... RDV lundi soir pour la suite. I LOVE VOS REVIEWS!!!