Bonjour tout le monde!!!! (Oui, encore un élan de joie dans ce monde de tarés...)

D'abord, à tous les reviewers qui commentent, je vous aime ( love love love... Ralalala). Vos reviews m'ont aidé à surmonter le weekend (Oui, comme Rogue le dimanche, sisisi!!!), surtout au milieu des poèmes de Jean de Sponde et des élucubrations de mon amour de Shakespeare, mon homme si torturé..., ça m'a vraiment fait du bien... Quoi? Vous en avez absolument rien à foutre et vous voulez savoir ce qui se passe entre notre misanthrope et sa Célimène??? Oki... Mais je laisse aussi un message à mes pas reviewers qui lisent quand même...

Pour mes pas reviewers qui lisent quand même... J'aime votre dévotion silencieuse (oulaaaa, c'est risqué ce que j'avance là... Oui, bande de pantouflard taciturnes, vous me rappellez avec douleur mon frangin, qui m'aime sans me le dire (sauf que vous aimez (du moins, j'éspère) cette fic, pas moi...--° )... mon frangin est un ours...

A tout le monde, je voulais dire... Quoi? Vous en avez déjà marre de ma blabla attitude? Vous voulez le chap? Pfffff... Ok...je vous le donne. Bande de vilains adorables, va!

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Harry écrivait tout les jours, à présent, mais, il attendait de se trouver sous un saule, dans le parc désert, dans les frimas de l'hiver, ses yeux fixés sur les pages blanches qui restaient silencieuses. Un désir, une pulsion, le poussait à vouloir y allonger ses réflexions, ses sentiments.

Ses sentiments, souvent contradictoires, sa culpabilité, et ses nouveaux petits à coup qui détruisaient chaque jour un peu plus ses préjugés sur son étoile étrange, qui brillait imperceptiblement, avec ses cheveux gras, et son gros nez, ses manières tantôt rustres et cassantes, tantôt polies voire même, en certains moments, amicales.

Cela le perturbait.

Rogue était si inssaisissable, selon son humeur, il pouvait être odieux avec lui, ou plus ou moins compatissant et emphatique à son égard. Pourtant, le jeune homme se prenait à avoir légèremment mal lorsque le Maître des Potions était acerbe et sec avec lui.

Cela était complètement illogique.

Il n'aurait pas dû avoir ce genre de ressenti, avec toute l'amertume et l'indifférence qui avait régulé son existence depuis des mois maintenant.

Il prit l'habitude étrange, elle aussi, de se promener autour du lac, goûtant avec délice la sensation de l'air glacé qui brûlait ses poumons, et lui picotait vivement le nez.

De temps à autres, il rencontrait un elfe de maison, qui avait été envoyé par Rogue pour lui donner un sandwich. Biensûr, l'elfe de maison ne restait pas longtemps, frissonant dans le froid, mais ses grands yeux globuleux priaient le jeune homme d'accepter son repas.

Le sandwich finissait toujours dans le lac, sûrement dévoré par le calmar géant.

&&&&&&&&&&&&

Rogue avait du mal à enseigner à cette bande de cauchemars ambulants, enrhumés et ralentis. De plus en plus de mal, chaque réveil le déprimait. Il savait que derrière les arbres, dans les ombres muettes de la Forêt, quelqu'un avait beaucoup plus besoin de lui que ces têtes de navet.

Il avait pris l'habitude de se terrer plus souvent dans ses cachots, et d'écrire, malgré lui. Ses collègues ne semblaient pas surpris de cette attitude, habitués aux lubies et aux sautes d'humeur de l'éxécrable directeur des Serpentards.

Mais Albus, qui le revoyait revenir chaque dimanche soir pour faire son rapport, avait remarqué qu'il était plus évasif, plus fermé, comme si Potter était son affaire. Que personne d'autre ne devait empiéter sur son territoire.

Et il savait que Rogue était plus qu'agacé de le voir sourire malicieusement en demandant moult détails qu'il ne paraissait pas vouloir étaler outre mesure devant lui et Minerva.

Minerva qui restait sur sa faim, car elle aussi avait sentit qu'il ne s'exprimait plus aussi librement qu'avant. Mais elle ne faisait qu'observer calmement, même si son regard d'aitgle ne pouvait percer le Maître Occlumens à jour.

Les réunions entre eux trois devenaient de plus en plus tendues et s'écourtaient progressivement.

A vrai dire, il n'avait pas de sautes d'humeur particulières, mais attendait avec ferveur le week-end, et le samedi, il tournait en rond dans ses appartements, regardant l'heure passer avec appréhension, s'occupant l'esprit ailleurs, toujours se dirigeant à sa fenêtre pour regarder la forêt en soupirant de frustration.

Le dimanche passait toujours trop vite à son goût. Il s'était même étonné à vouloir dormir chez Potter le samedi soir. Quelle idée.

&&&&&&&&&&&&&&&&&

Le dimanche, ils se promenaient tous deux dans la brume le matin, qui se dissipait chaque fois aux alentours de midi.

Un elfe de maison apparaissait, leur donnait en souriant faiblement deux sandwichs, et à chaque fois que Potter balançait le sien dans le lac, il ne pouvait que soupirer en essayant de réprimer avec peine un sourire franc. Cependant, cet effort devenait vain lorsqu'il apercevait un bout de tentacule émerger, saisir le sandwich et repartir dans les profondeurs. Potter qui ne souriait pas, l'observait, et bien entendu, lorsque les lèvres de Rogue s'étiraient en un sourire sarcastique, lui-même souriait doucement.

Parfois, ils pouvaient voir Hagrid dans le lointain, qui traînait un animal mort, ou un sapin, pour Noêl, qui approchait. Et le Maître des Potions ne pouvait s'empêcher de rouler les yeux au ciel, en marmonnant:

-Il ne s'arrêtera donc jamais...

Et les journées passaient, remplies de silence réconfortant, entre les deux vieux ennemis.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Un mois après la première « sortie » de Harry, le samedi soir, était, comme chaque soir, en train de toucher son miroir. Ron et Hermione semblaient heureux, et ils faisaient de grands sourires, que le jeune homme regardait tristement, répondant lui-même avec un sourire tendre.

Il ne vit pas la sombre silhouette de Rogue se profiler derrière sa porte. Et la faire exploser.

Harry saisit vivement sa baguette et quand il se retourna pour faire face à l'inconnu, ses yeux étaient déments.

Il se calma instantanément en reconnaissant le sourire narquois et impertinent affiché sur le visage, lui aussi goguenard du plus terrible des professeurs de Poudlard:

-Peur, Potter?

-D'habitude, les gens civilisés frappent avant d'entrer. Répondit-il acerbement.

Rogue entra et lâcha d'un ton badin:

-Oui, précisément, le problème est que vous ne recevez plus la visite de gens civilisés depuis un peu plus de Quatre mois... Etonnant que vous vous rapelliez de ce détail...

-Tout à fait. Etant donné que le seul homme qui m'ait rendu visite ces derniers mois soit complètement dénué de savoir-vivre...

Leur conversation, hargneuse et virulente, aurait pu, pour n'importe quel quidam, être une querelle qui aboutirait indubitablement à une bagarre. Mais cette joute leur plaisait.

Rogue s'assit en silence, ses traits devenant plus tirés, plus las.

Harry sut que quelque chose n'allait pas. Il s'assit en face de lui, et d'un sourire, lui demanda:

-MacGo vous a encore refusé la prime?

Rogue lui lança un regard glacial, et assèna:

-Potter, demain vous devez abolir votre deuxième voeu, vous êtes au courant?

-Oui, biensûr... dit-il gêné. Je dois rencontrer des gens... Et ne plus vivre seul... Et...

-... Et vous avez pensé à qui vous voudriez voir?

-Vous, c'est déjà pas mal...

-Potter! Soyez sérieux!

Harry se retourna vers le miroir, et réfléchit. Son hôte patientait, l'observant avec minutie. Il avait repris un peu de poids, quoiqu'il soit encore rachitique. Ses yeux verts avaient repris cette petite étincelle de vie, qui, bien que faiblarde et vacillante encore, lui réchauffait le coeur. Son teint blancheâtre avait doucement mué en un teint d'albâtre, et son corps dans cette optique, donnait l'impression qu'il était trop fragile pour être humain, ou trop délicat pour être vivant. Cette image était d'autant plus flagrante que ses cheveux noirs comme la nuit, dispersés autour de sa tête blanche, comme une couronne ténébreuse, tranchait avec le blanc de lait de sa peau fine.

Rogue en eut soudain le souffle coupé. Saisi d'horreur par cette interruption brève et douloureuse, il grogna, faisant se retourner le jeune homme, qui lui avoua gravement:

-En fait, j'avais très envie de revoir Ginny...

Bien que son visage, comme à l'accoutumée soit impassible et neutre, il ressentit quelque chose comme une douleur au coeur, comme si le monde allait reprendre son Potter. Son Potter? Potter.

Le garçon, après avoir lentement émergé de son deuil, allait revenir à la lumière, parce qu'après tout, lui aussi était un être de lumière. Et Rogue allait reprendre son existence sans sens...

-Rogue? Est-ce que ça va?

Il écarquilla les yeux, et cracha:

-Aussi bien que quelqu'un qui se rappelle qu'un bigorneau doit effectuer une retenue avec lui dans 10 minutes. Il faut que j'y aille. Je convoquerai Miss Weasley pour demain après-midi. Bonne soirée Potter.

Il se leva sèchement de sa chaise, mais le jeune homme l'attrapa par le bras, et murmura:

-Severus... Tu sais aussi bien que moi que tu es trop bien organisé pour ne pas te rappeller si tu as collé un élève ce soir ou pas...

Il demeura interdit. Pendant un instant, il songea à rester, à rester malgré tout. Mais il se dégagea d'un coup sec, et articula, en s'enfonçant dans la nuit:

-Bonne Nuit, Potter.

Harry ne put que soupirer en le regardant disparaître parmi les ombres des arbres.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Ce soir-là, quand Rogue attrapa son carnet, tout juste après être rentré, il écrivit à la hâte:

SEVERUS! Il ne sera jamais à toi! JAMAIS! Comment oses-tu oublier Lily? Comment oses-tu ?

Potter restera le fils de ton pire ennemi, Potter restera Potter, il ne t'appartient en aucune manière.

"Supplice de Tantale" qu'il disait l'autre barbu? Le supplice, ce ne sont plus ses yeux, mais lui-même. Et Tantale n'a jamais eu ce qu'il désirait si ardemment.

JAMAIS JAMAIS JAMAIS JAMAIS JAMAIS...

Oublie-le comme le monde t'a oublié...

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Auteur sadique? Certainement. Mais encore plus lorsqu'il s'agit de torturer un peu le Sevy... (oulaaa je sens venir les pierres... )... Et Harry... Sa réaction me fait penser à quelqu'un que je connais bien, qui a le don pour faire mal sans s'en rendre compte (m'en fous, il lira jamais!!! Nananananèreuuuu) A donc, mes ti lecteurs, pour une fois, deux chap d'un coup, parce que je veux finir cette histoire, peut importe le nombre de reviews, l'important est que vous aimiez cette histoire malgré tout.

Ps: Ceux qui me contacteront pourront avoir l'adresse youtube de l'éspèce de trailer cinglé que je me suis amusée à faire, pour cette fic... Oui, pas forcément des reviews, mais bon... je vous dis ca parce que j'ai essayé plusieurs fois de chercher a partir de "search" et c'est vraiment pas évident à trouver... Donc voila... Gros bisoux a tous, en éspèrant que la rentrée de certains s'est bien passée!!!