Bonjour tout le monde, oui, bonjour le monde!!! De retour après une semaine mouvementée sans nouvelles, navrée, mais de retour, pour de bon, yes, for good!!! allez, le chap, pour les accros qui ont pleuré (je sais quiiiii!!!)

Bon, pour le SUPEEEER trailer pourri, je crois que je vais le mettre en lien sur mon profil, ça sera plus simple...Moui.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

-Non.

-Severus.

-Non.

-Mais enfin, c'est ridicule...

-Non.

-Mais bon sang, Severus, il a besoin de vous.

MacGonagall lui lançait un de ses regards terribles et suppliant à la fois.

Dumbledore réfléchissait.

-Non.

Le portrait de Dumbledore et la directrice soupirèrent à l'unisson. Ils avaient trouvé le professeur dans ses appartements, complètement ivre, deux semaines après son départ de la cabane de Potter. Il avait tellement bu qu'il avait complètement oublié de venir enseigner.

Les vacances de Noêl étaient terminées, et, biensûr, les cornichons étaient de retour.

Il avait pu s'exiler sans problème jusque là, personne ne s'était formalisé de sa retraite dans son antre, et Minerva et Albus présumaient niaisement qu'il continuait à veiller sur le jeune homme, alors que lui-même avait à présent besoin que quelqu'un l'empêche de sombrer lui aussi.

La vérité explosa le jour où les Préfets-en-Chef s'étaient rendus dans leur bureau et leur avaient avoués d'une voix timide que le directeur des Serpentard avait fermé la porte de sa classe à clé, avant de baisser encore plus la tête, en marmonnant qu'ils avaient pu sentir une forte odeur de Whisky.

Le Préfet-en-Chef avait alors hoché vigoureusement la tête en expliquant d'un air docte:

-Du Pur Feu, d'après l'odeur.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Minerva s'était aventurée jusque dans ses cachots, laissant le portrait du directeur seul dans l'inquiétude.

Il n'a jamais fait ça avant. Il a toujours tenu bon. Qu'est-ce qui a bien pu se passer? Pourquoi?

Et, comme tous ceux qui se retrouvent sans réponse dans leurs angoisses, il engouffra la moitié de sa caisse de bonbons au citron.

Et Harry?

Comment va-t-il si Rogue est dévasté?

Trop tard.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Rogue était encore ivre lorsqu'il fut amené dans le bureau, par un sortilège de Lévitation. Même après quelques sorts de dégrisement, il était encore dans un état abominable.

MacGonagall et Dumbledore, depuis deux jours, enfermés avec lui dans ce bureau, essayaient de comprendre. Mais il restait, comme un roc, comme à l'accoutumée, fermé, invariablement fermé.

Il éructait parfois, balançait des inepties qu'ils essayaient d'interpréter maladroitement, lorsqu'il réussissait à s'endormir au beau milieu de l'interrogatoire.

Et, lorsque le jour se leva pour la troisième fois depuis qu'ils étaient enfermés dans ce bureau, ils décidèrent d'appeller quelqu'un pour voir si Harry allait bien.

Rogue leur avait parlé de Ginny Weasley avant les vacances. Il leur avait vaguement dit qu'elle avait réussi à approcher Potter sans qu'il ne se rétracte.

Ils surent alors à qui faire appel.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle fut saisie d'horreur.

Par Merlin! Harry!

Il n'était plus là. Parti. Envolé.

Mais ce qu'il avait laissé n'était que désordre, désolation. La cabane était ravagée. Partout, au lieu de mots écrits avec rage dans un carnet poussièreux qui regorgeait de colère, de détresse et de torture, des objets brisés, des meubles renversés, des carreaux de fenêtre pulvérisés. Des rideaux déchirés, un chaos.

Plus de miroir.

Trop tard.

Ginny ne dit rien. Et referma doucement la porte. Elle ne savait pas quoi faire, et avait le sentiment que le mal qui le rongeait était trop fort pour qu'elle puisse l'aider, malgré toutes ces années passées avec lui, à le voir douter, à sentir ses maux, et à soulager ses peines, pas à pas. Harry faisait face à quelque chose qui la dépassait.

Elle repartit vers le château, bien décidée à faire ce qui était en son pouvoir pour l'aider à sa manière. Elle allait affronter son dégoût du Maître des Potions.

Elle n'était pas au courant de son état.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

-Severus... QUE S'EST-IL PASSE?

La voix d'Albus n'avait jamais pris un ton aussi orageux, lourd de menaces. Mais Rogue était réputé pour ne jamais sourciller.

-Non.

Ginny se sentit mal à l'aise à voir le professeur aussi éreinté et aussi détruit. Elle était retirée dans un coin et observer les zéphyrs se démener en vain contre la montagne imbibée d'alcool qui regardait ses pieds avec haine.

Elle comprit alors, au bout de quelques instants. Mais ses lèvres restèrent scellées, elle pressentait un désastre pour le professeur qui résistait à ses propres réflexions, si elle exposait ses déductions. Elle avait compris qu'ils luttaient tout les deux pour s'oublier.

Trop tard.

-Non.

MacGonagall renifla de dépit, puis sortit du bureau, en maugréant:

-Si l'alcool ne vous fait pas parler, Severus, votre version de Polynectar Maxima aura raison de vos talents d'Occlumens. Sureveillez-le, Albus, je reviens.

Dumbledore lui sourit alors qu'elle sortait du bureau, et brusquement, tout fut tendu. Rogue grogna, Albus prit un air autoritaire, ils allaient à la catastrophe. Rogue ne supporterait pas de leur avouer à quel point il était attaché au balafré, parce que lui-même s'escrimait à ne pas se l'avouer.

Tous les sens de Ginny furent alors en alerte, et, s'approchant du professeur, repoussant sa peur, elle lui toucha l'épaule avec gentillesse. Il leva sa tête vers elle, et elle lui fit signe discrètement, pendant qu'Albus grignotait un de ses bonbons, d'entrer dans son esprit.

Elle se concentra lorsqu'elle le sentit traverser ses pensées, pour lui faire passer le message.

Préparez vous à fuir.

Et il hocha silencieusement la tête, les yeux graves.

Albus sentit du mouvement et abandonna ses sucreries à contrecoeur pour voir Rogue soutenu par Ginny Weasley, qui titubait jusqu'à la porte.

Par Merlin!

-SEVERUS! RESTEZ ICI!

Trop tard.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Après avoir avancé rapidement dans les couloirs, il se retourna subitemment vers elle et lui murmura avec peine, car ses lèvres étaient sèches, au moins autant que sa bouche:

-Lévitez-moi. Il sera trop tard...

Elle sortit sa baguette et lança le sort le lévitation sur lui, puis courut, essoufflée et rouge, à travers les couloirs qui grouillaient d'élèves. Ces derniers furent surpris de voir le bâtard des cachots flotter à quelques centimètres derrière elle, mais s'écartaient du chemin, devant elle. Ses cheveux roux flottaient derrière elle comme les rayons du soleil, des flammes ardentes. Elle atteignit le hall, et vit la Grande Porte, puis, entendant la démarche familière de MacGonagall au loin, elle s'affola, et s'élança, plus vive encore, plus déterminée. Après avoir passé la porte elle entendit derrière elle la directrice qui criait.

Vite.

MacGonagall les avait vus et courait aussi à présent.

-GINEVRA WEASLEY!! REVENEZ IMMEDIATEMMENT!

Ginny accéléra encore, et encore, bien qu'elle sente ses poumons la brûler et son souffle se raréfier. Elle avait mal, mais Harry avait disparu.

Enfin, sentant la directrice qui la poursuivait toujours, elle sourit lorsqu'elle vit plus loin les grilles de Poudlard apparaître. Elle usa de toute sa force, Rogue toujours lévitant derrière elle, sans un mot, ses jambes la portaient et elle aspirait douloureusement à atteindre ces grilles qui se rapprochaient trop lentement à son goût.

Derrière elle, MacGonagall hurlait comme une furie, mais elle ne se retournait pas, tendue vers son objectif. Plus que quelques mètres. Et déjà, elle se sentait soulagée.

Quand les grilles ne furent plus qu'à deux mètres, elle s'arrêta, se retourna pour voir une MacGonagall inébranlable la courser, bien qu'étant encore loin.

Trop tard.

Elle sourit, lâcha un rire nerveux, et respirant enfin, elle saisit Rogue qui flottait toujours, et passa les grilles, avant de transplaner.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Sadique... Le sadisme est le propre de l'homme, les serpents ne sont pas touchés par cette notion. héhéhéhéhé...That's all Folks!!!