Bonjour à tous !
Je suis vraiment désolée de n'avoir pas pu publier la suite hier, mais j'ai vraiment eu trop de boulot. Je ne suis pas en avance non plus aujourd'hui (c'est mon dernier weekend de révisions, et y'a encore tant à faire !), mais je tenais à vous publier ce nouveau chapitre quand même.
J'espère qu'il vous plaira autant que les précédents, voire plus ! On approche de la fin, voyons comment toute cette histoire va se conclure : )
Disclaimer : la plupart des personnages et lieux cités sont à J.K. Rowling.
Rating : K
Bonne lecture à tous : )
Dans mes filets …
Etape 7 : Le rendre possessif
Hermione Granger est une fille intelligente. Vous ne trouverez pas un sorcier à la ronde pour dire le contraire. Et Harry Potter, même s'il trouvait ça prodigieusement agaçant la plupart du temps, devait bien admettre que c'était parfois bien utile d'avoir une fille intelligente pour amie.
Parce qu'elle saisissait les choses sans que vous ayez besoin de les expliquer.
Et parce qu'elle avait assez de tact et de sensibilité pour vous conseiller en retour sans vous embarrasser.
Après avoir envoyé Ron s'occuper plus loin, sous un quelconque prétexte (« Ron, j'ai terriblement besoin qu'on me rende un service, et je ne vois pas à qui m'adresser en dehors de toi … J'ai tellement confiance en toi ! » Après ces mots, de toutes façons, le rouquin aurait pu aller jusqu'à lui décrocher la lune si elle le voulait), Hermione avait pris Harry à part pour lui parler :
« Bon, écoute, je vois bien que tu es tracassé. Je ne sais pas précisément de quoi il s'agit, et sans doute que ça ne me regarde pas, mais … si tu allais parler avec Malefoy, maintenant, mmh ? »
Harry commença par hocher la tête, avant de s'écrier : « Mais ! Je croyais que tu ne savais pas de quoi il s'agit … »
La jeune fille sourit avec indulgence, et tapota l'épaule du brun, comme si elle s'adressait à un petit enfant (ou à un simple d'esprit -Harry pouvant souvent combiner les deux, d'ailleurs) :
« Et bien, tu ne m'as pas tout dit sur ce qui se passe entre vous. Mais il faut être aveugle -ou s'appeler Ron- pour croire qu'il ne se passe rien. Et, quoique ça puisse être, c'est quelque chose qui semble te préoccuper. Et la seule solution pour démêler un problème étant de parler avec la personne concernée, tu sais ce qu'il te reste à faire … »
Même si cette solution lui semblait terriblement radicale, Harry savait qu'il n'avait pas le choix. Il suivit donc les conseils de son amie, et partit à la recherche de celui qui le tourmentait depuis une semaine, à présent.
Il le trouva rapidement, entouré d'un groupe de Serpentards, dans un coin de la cour. Contrairement à ce qu'en avait laissé entendre Blaise la veille, Malefoy n'avait pas l'air plongé en pleine déprime. Loin de là. Il riait des blagues de ses camarades, avec bonne humeur, s'appuyant même sur l'un d'eux tant son fou rire était important.
Harry restait perplexe face à cette vision : soit Zabini lui avait raconté de gros bobards (ce qui était, somme toute, très probable : même s'il leur était apparu plus sympa qu'il ne l'aurait cru, Blaise restait un Serpentard, et pas des moindres, l'un des meilleurs même ! -ce qui veut tout dire), soit Malefoy feignait d'être heureux pour cacher sa déprime.
Bizarrement, même si l'hypothèse d'un Blaise menteur le tentait assez, le Gryffondor ne pouvait nier que celle d'un Draco feignant d'être joyeux était également assez crédible : il connaissait bien le blond, mine de rien (ben oui, des années d'inimitié, ça vous rapproche les gens, quand même), et jamais ô grand jamais il ne l'avait vu rire comme ça. Pas à gorge déployée, en tout cas. Rire, oui, mais avec classe, avec dédain, avec supériorité. On est un Malefoy ou on ne l'est pas, après tout !
Et puis, Draco ne s'appuyait jamais sur les autres … même pour rire … D'ailleurs, Draco ne murmurait pas à l'oreille des gens non plus en souriant d'un air … doux … En fait, non, Draco n'avait pas le droit d'avoir l'air si intime avec quelqu'un qui n'est ni Blaise, ni Pansy, ni même Crabbe, Goyle ou Nott. Et surtout pas avec quelqu'un qui n'est pas Harry Potter ! (non, non, rassurez-vous, ce n'est pas l'auteur qui pète un câble, ce sont juste les pensées de Harry. Oui, je sais, du coup c'est super, hein ?)
En se rendant compte de sa réaction, Harry se recula, confus. Comment avait-il pu se sentir énervé de voir son ennemi si proche d'un autre Serpentard (illustre inconnu, en plus), et être prêt à leur bondir dessus pour les séparer ? Il ne tournait vraiment pas rond.
Surtout qu'en plus, franchement, il s'en fichait de ce que pouvait bien faire Draco Malefoy !
Non ?
Alors si la réponse était vraiment non, pourquoi se retrouvait-il une heure plus tard, à plaquer contre un mur ledit Draco Malefoy et lui crier des choses comme :
« Mais putain, à quoi tu joues ? Tu me fais le coup de la larme à l'œil, puis je te retrouve mort de rire le lendemain ! T'as pas vraiment l'air de déprimer sur notre sort ! »
Hein, dites, pourquoi ?
Bon, en tout cas, et comme si c'était le moment d'avoir ce genre de pensée, Harry était très fier en cet instant : Hermione n'aurait certes pas approuvé sa façon d'entamer la discussion avec Draco, mais au moins, ils allaient pouvoir discuter maintenant. Oh oui, Harry était fier de son initiative ! Les choses allaient être mises au clair !
Enfin, le brun se sentit un peu moins sûr de son coup quand Draco, sa première surprise passée (faut dire, vous faire littéralement enlevé, alors que vous discutez tranquillement avec vos amis en vous dirigeant vers la Grande Salle, par un Harry furibond, qui vous embarque en courant à l'autre bout du château, sans vous laisser en placer une, sous l'œil stupéfait de vos camarades, ça a de quoi légèrement surprendre), donc (ouf ouf, l'auteur et les lecteurs reprennent leur souffle après cette longue parenthèse), donc sa première surprise passée, le blond se reprit. Et afficha un petit visage triste.
Et dit ce que Harry n'était pas sûr de vouloir entendre (vous savez, le genre de phrase qui va encore lui compliquer la vie en le mettant dans tous ses états) :
« C'est juste que … Après ce qui s'est passé au bord du lac … » Et vas-y que je te regarde en coin, que je détourne la tête en rougissant, et patati patata, « … je ne pouvais plus me montrer face à toi. »
« Mais pourquoi ? » Oh, Harry, t'es vraiment crétin, des fois, quand même !
Se redressant, et ôtant les mains du brun qui lui agrippait toujours le col (et l'étranglait un peu quand même), le Serpentard lança cette fois un regard furieux à l'autre :
« Et comment tu aurais voulu que j'agisse, face à toi, après l'autre jour ? Hein ? Je … je te fais part de sentiments qui n'auraient pas lieu d'être entre nous … »
« Mais tu n'as fait part de rien du tout. On n'a pas eu le temps de parler … »
Poursuivant sans prêter attention à l'intervention de Harry, Draco fit : « … et tu ne me retiens pas, me laissant seul face à mon désarroi … »
« Mais tu t'es enfui sans que j'ai le temps de dire quoique ce soit ! »
« Alors, oui, Harry, » reprit Draco d'un ton brisé, en regardant le brun, avec cette fois une larme à l'œil : « que pouvais-je faire, sinon trouver ailleurs un réconfort que je n'aurais pas eu auprès de toi ? »
« Mais qu'est-ce que tu baragouines, Malefoy ? » fit le Gryffondor, une expression d'une franche incrédulité sur le visage.
Malefoy détourna de nouveau la tête, et fit quelques pas, comme s'il s'apprêtait à partir.
« Mes amis m'ont beaucoup soutenu dans cette épreuve. Ils m'ont ouvert les yeux. Surtout Peter … Il m'a dit qu'il n'y avait aucun avenir entre toi et moi, qu'il fallait que je renonce à tout ça … avant de trop souffrir. » Il esquissa un petit sourire, comme si un souvenir l'enchantait particulièrement, et poursuivit, feignant d'ignorer que Harry avait les poings serrés de rage et semblait fulminer à ses côtés : « Oui, c'est vraiment quelqu'un de bien, Peter. Je ris beaucoup avec luiIIIiiii … »
La fin de sa phrase partit légèrement dans les aigus quand il vit Harry taper un grand coup du poing dans le mur de pierre, puis s'exclamer, toute contenance oubliée :
« Mais putain, c'est qui ce Peter ? Je n'en ai jamais entendu parler (oui, nous non plus, mais on s'en fiche, on ne le reverra sûrement jamais, Ryry). Je sais pas ce qu'il te veut, mais sûrement pas du bien, Draco. Et puis de toutes façons, Peter c'est nase comme nom … c'est un nom de traître ! »
Levant un sourcil sceptique, Draco lui dit :
« Heu … tu crois vraiment que c'est avec ce genre d'argument que je vais me tenir loin de lui ? »
Il sursauta de nouveau en voyant le brun faire volte-face brusquement vers lui, et combler l'espace qui les séparait en quelques secondes. Poussant d'un geste violent Draco contre le mur, Harry plaqua ses deux mains de chaque côté du visage stupéfait du blond, et s'approcha à quelques centimètres à peine.
Et là, avec une fureur toute contenue, le Survivant souffla, les yeux brillants de colère :
« Je m'en fiche que mes arguments te parlent. Je m'en fiche que lui te fasse rire et moi pas … Mais ne t'approche plus de lui, est-ce que c'est bien compris ? Tu es venu me chercher, Draco Malefoy, alors ne fais pas demi-tour maintenant … Je t'interdis d'aller en voir d'autres ! » Il s'arrêta, et perdit un instant de sa colère. Les deux jeunes hommes se regardèrent en silence, retenant leur souffle. Enfin, Harry se recula, libérant Draco, et dit avant de partir :
« C'est bien compris ? »
Et puis, sans attendre la réponse de l'autre, il fila en courant.
Draco regarda Harry partir, le cœur encore battant. Il avait bien cru que le brun allait l'embrasser quand il s'était approché si près de lui … Mais la réaction qu'avait eu le Gryffondor était finalement encore meilleure. Son plan se déroulait à merveille, Harry était presque cuit.
Mais alors, pourquoi est-ce que c'était lui qui avait le cœur qui battait avec autant de force, en cet instant ?
