Bonjour !
Je suis ultramégasuper désolé d'avoir mis AUTANT de temps pour pondre ce chapitre... Il est beaucoup plus long (5 pages, je vous disais que je m'améliore !), et comme je l'ai dit à ceux qui ont laissé des reviews, je suis assez lente, surtout en période de cours (même si j'essaie d'écrire à peu prés tous les jours dans le métro)
On me la fait remarquer et je pense que c'est vrai, mais l'histoire a des relents trop dramatique alors qu'elle ne l'est pas vraiment. Je suis habituée à écrire comme ça, mais si vous le pensez vraiment et que ça vous gêne, n'hésitez surtout pas à le dire. Et aussi, j'ai vraiment l'impression que la fin est expédiée ou quoi... Au pire je réessaierai de la réécrire si elle ne vous convient pas.
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Je vois pas trop ce que je pourrais dire de plus... A part de laisser des reviews encore, positive ou négative, constructive ou non, c'est ça qui me motive. Ca peut être une phrase, un mot, un gros paté, vous êtes libres les gens. Ca me fait super plaisir de parler avec vous, donc encore une fois, n'hésitez pas à laisser quoi que ce soit !
« Ça fera 12€ s'il vous plaît. »
Le jeune Youtuber tend la monnaie et remercie par politesse la caissière, avant de s'en aller du magasin. Le pack de bière qu'il vient d'acheter tire fortement son bras vers le sol, néanmoins, il trouve la force en lui pour pouvoir le soulever jusqu'à son appartement.
Arrivé à son immeuble, il compose le digicode pour pouvoir entrer, puis gravit les escaliers, non sans être essoufflé. Le schizophrène se promet encore une fois de se mettre au sport, promesse évidemment lancée dans le vent. Il ne comprend toujours pas comment on peut trouver du plaisir dans la transpiration et la douleur. Ça relevait presque du domaine du masochisme pour lui... Enfin si, c'est carrément du masochisme. Il se dirige donc vers son appartement, sort la clé de sa poche qu'il entre dans la serrure, pour se retrouver finalement chez lui.
Mathieu va dans la cuisine, puis se soulage du poids des bières dans le frigo, et prend son smartphone laissé pendant ce temps dans la pièce. Il consulte ses nombreux messages, sans prendre le temps d'y répondre, avant d'en envoyer un à Antoine.
De : Mathieu À : 13h47
Tu viens quand connard ?
Le présentateur de SLG dépose alors son téléphone il attend Antoine pour passer la soirée avec lui. Il ne sait pas trop ce qu'ils vont faire, mais le petit châtain ne s'en soucie pas le moins du monde : il est impossible de s'ennuyer avec lui. Puis si jamais ils s'ennuient, ils ont des bières.
Il attend. Le petit châtain s'occupe tant bien que mal : il règle des affaires, s'occupe de ses factures, déclare ses impôts... bref, des trucs d'adulte avant de faire le gosse. Lui et Antoine sont des gamins un peu trop grands, coincés dans un monde qui ne leur correspond pas vraiment, entre le paraître omniprésent et le jugement constant des autres. Dans la rue, par la fenêtre, sur ton écran, où que tu sois, tu seras observé, surveillé, scruté dans les moindres détails par l'œil impitoyable du monde. Les gens ont besoin de te mettre dans une case. Au cas où, pour se rassurer, pour savoir qui tu es. Et si tu rentres dans aucune d'entre elles, c'est foutu : tu leur fait peur. T'es un marginal, un fou, pas à ta place dans cette société hypocrite et sois-disant bien-pensante. Mais Mathieu s'en fout, parce que c'est là, sa place : dans aucune case. Et il en est heureux.
Son portable vibre sur la table, le sortant de ses profondes réflexions puis prend son téléphone pour regarder le message qu'il vient de recevoir :
De : Antoine. À : 14h23
Ce soir à 18h. P.S : pd.
Mathieu sourit face à la réaction plutôt violente de son ami, puis se concentre finalement sur ce qu'il lui reste à faire.
Il attend, encore. Il déteste attendre. Le Temps se moque toujours autant de lui, à défiler à toute vitesse quand les instants deviennent délicieux, à prendre plaisir les moments les plus douloureux. C'est pour cette raison que malgré les supplications de Mathieu, il s'écoule lentement, tout en le narguant silencieusement. Les secondes passent pour des minutes, les minutes pour des heures et les heures pour des jours.
Ne sachant plus quoi faire avec cette attente qui lui pèse, le présentateur de Salut les Geeks décide donc de faire une sieste, pour que le temps ne puisse justement plus exister, pour quelques petites heures du moins. Le sommeil ne tarde heureusement pas à arriver : un voile noir tombe petit à petit devant ses yeux, dissimulant le monde qui l'entoure. Mathieu s'endort.
Une agaçante sonnerie s'infiltre doucement dans son sommeil, l'arrachant désagréablement des bras si confortables de Morphée. Le Youtuber s'efforce de soulever sa tête alourdie par le réveil difficile, pressé par l'interphone qui crache sans relâche sa pauvre mélodie. Le pauvre homme réussit à trouver le courage de parcourir les quelques mètres qui le sépare de l'objet de son réveil, pour arriver à marmonner quelques mots de sa bouche pâteuse :
« C'est toi Antoine ?
-Non non, c'est ta mère, raille le touffu. Sérieusement, ça fait 10 minutes que j'attends là !
-Hééé, calme toi... Je viens juste de me réveiller...
-Mais il caille dehors, bordel ! »
Le Youtuber soupire. Il presse alors un bouton et raccroche sans répondre.
Le petit châtain s'abandonne une nouvelle fois sur son canapé, en attendant calmement que son cerveau puisse redémarrer convenablement. Les pas pressés de son ami résonnent dans tout l'immeuble, avant de devenir plus net au fur et à mesure qu'il s'approche, brisant ainsi le calme ambiant qui règne en ces lieux. Sa marche se stoppe alors, et le poing sec du psychopathe se fait enfin entendre à la porte.
-C'est ouvert ! crie le jeune homme.
La porte s'ouvre donc à la seconde même, dévoilant un Antoine Daniel plus ébouriffé que jamais.
-Mathieu Sommet, crache-t-il, je tiens à te répéter que tu es la personne que je hais et méprise le plus au monde.
-Pourtant, ce n'est pas ce que tu me dis chaque soir quand je te sodomise allègrement sous la douche, sourit ce dernier avec un brin de sensualité.
Le grand brun se débarrasse vite de sa veste pour le rejoindre dans le salon.
-Ta gueule.
-Moi aussi je t'aime mon loulou.
Tout en s'asseyant lentement sur le canapé, Antoine observe la pièce de ses yeux curieux qui analysent le moindre détail et recoin. L'aîné se souvient alors que c'est la première fois que le chevelu se rend chez lui.
-Bel appart', non ? dit-il, assez fier
-Plutôt pas mal, je l'avoue. Ça m'étonne que tu puisses le payer tout seul, d'ailleurs.
-Haha, c'est parce que je pèse dans le milieu, tu vois,se vante le châtain.
Le présentateur de What the Cut ?! roule les yeux au ciel, exaspéré mais amusé par le comportement de son ami. Il en a tellement l'habitude maintenant.
-Et toi, c'est quand que tu vas finalement partir de chez maman ?
Antoine tique, légèrement agacé par la remarque quelque peu moqueuse de son ami.
-Désolé si trouver un logement à Paris c'est galère ! C'est soit trop cher, soit... Trop cher. - Mathieu rit - Enfin, pour le moment j'suis peinard, ma mère est parti en vacances pendant quelques temps.
-Elle aurait pas dû te laisser tout seul, se moque son ami.
Le petit châtain ne peut s'empêcher de ricaner encore, ce à quoi le cadet lui demande poliment de fermer sa gueule. Amusé, le plus petit le tape amicalement de son coude, avant de finalement se lever.
-Tu veux quelque chose ? demande-t-il.
-Ouais : que t'arrête de m'faire chier ! crie Antoine à travers la pièce. Le plus petit, n'attendant de toute façon aucune réponse sérieuse, se ramène avec deux bières fraîchement sorties de son frigo, puis en tend une à son camarade.
-Je t'aime trop pour arrêter ça.
-Je le remarque bien. » Le touffu ouvre sa canette puis la porte à ses lèvres, suivit de son acolyte. La boisson alcoolisée qu'il déguste pétille sur sa langue, avant de laisser une certaine amertume dans sa gorge. Dieu, qu'il aime la bière.
C'est une soirée qui ressemble à bien d'autres, mais jamais Mathieu ne se lassera de ces moments suspendus dans le temps, qui prend d'ailleurs un malin plaisir à les accélérer. Il se sent bien, là, avec ce grand dadais aux gestes exagérés et aux paroles confuses. Pourtant, toute cette mascarade ne lui ressemble pas. Ceux qui connaissent un minimum Antoine savent très bien qu'en dessous de ce masque qui s'effrite facilement, se cache un timide jeune homme un peu trop gentil, ne demandant qu'à être un peu plus sûr de lui. On dirait deux personnes complètement différentes qui essaient tant bien que mal de cohabiter en une seule. Il trouve ça assez amusant, ces deux facettes de sa personnalité se confrontant sans arrêt et même... Charmant. Oui c'est con, mais il s'en fout. Dire qu'Antoine n'est pas charmant serait un mensonge, et ce n'est pas parce que Mathieu est un homme qu'il n'a pas le droit de penser ça. Il se demande même pourquoi personne ne tourne autour de lui. Un mec avec autant d'humour et de notoriété, ça doit forcément plaire, avoir un harem de filles en chaleur, si ce n'est déjà fait. Puis il se souvient.
Merde.
Ce grand touffu qui lui sert de meilleur ami n'a pas pris la peine d'effleurer le sujet, et le schizophrène est décidément bien trop curieux pour qu'il puisse tout simplement en rester là. Il ne sais pas comment est, ni comment s'appelle cette fille, réduite simplement à une ombre abstraite prenant de multiples formes. Grande, ronde, mince, petite, belle, moche, jolie... Aucun mot ne pourrait décidément la décrire.
Il se questionne si demander comment s'est passé son rendez-vous est une bonne idée. Il a faim d'informations, pourtant, sa raison lui gronde de rester discret. Et puis, c'est pas comme si il s'en occupe. Oui, il s'en fout de tout ça...
…
Non en fait, il s'en fout pas du tout.
Tellement de scénarios s'affolent dans sa tête. Le petit châtain s'imagine tous les détails, et dessine dans ses pensées le moindre signe et geste, essaie de visualiser cette scène comme si il y était, d'apercevoir un sourire enjôleur, un œil intéressé, un furtif mais plaisant contact entre les deux protagonistes. Peut-être qu'ils se sont enlacés ou embrassés, juste après. Peut-être même qu'ils ont couché ensemble. Le schizophrène essaie de chasser cette vision de la tête. Non, non, ce n'est pas du tout le genre d'Antoine ! Il prend toujours son temps, et espère toujours autant à trouver la bonne personne. Mais justement, n'a-t-il pas attendu trop longtemps ?
Mathieu se sent con, très con. De toute façon, ce psychopathe peut faire ce qu'il veut, c'est sa vie. Pourquoi tenter de pénétrer dans son intimité ? Ce n'est pas comme si sa pauvre existence dépend de la sienne.
Mais il a envie de savoir, c'est son ami après tout. Peut-être qu'il attend qu'il fasse le premier pas. Alors il lui demande.
« Sinon ça s'est passé bien avec la fille ?
Antoine lui adresse alors un inhabituel regard, que le petit châtain n'arrive pas à déchiffrer. Un mélange d'à peu près toutes les émotions devenu incompréhensible. Le grand brun dépose sa canette sur la table puis s'affale sur lui-même dans le canapé. Il reste ainsi, songeur, les yeux perdus dans le vide, réfléchissant à ce qu'il allait dire.
-Oui, c'était cool... Elle est cool, déclare-t-il finalement.
-T'as fini par la baiser sauvagement dans son appart' ? rit Mathieu.
Le touffu se tourne lentement vers lui, avec un sourire tout aussi étrange.
-Pour qui tu me prends, Sommet ?
Qu'est ce que ça veut dire, bordel ? Oui ? Non ? Il ne sait pas comment interpréter cette réponse.
Je préfère pas savoir, finalement.
Puis Antoine dérive sur un autre sujet. Est-ce que toute cette histoire le gêne ? En tout cas, il a l'air d'en vouloir dire le moins possible. Enfin, ce n'est pas comme si c'est important, non ?
La soirée défile, les bières s'enchaînent. Les deux garçons s'amusent comme des adolescents, lançant leurs blagues salaces et stupides et gloussant comme des jeunes filles. Le petit châtain adore ces moments où il se lâche complètement, où il n'a nullement besoin de se censurer, où il a le droit de dire de la merde. L'Univers disparaît, plus rien n'importe. Le monde peut bien souffrir, mourir, périr ou pourrir, Mathieu n'en a plus rien à foutre. Plus rien n'importe. Sauf lui.
Il n'y a plus qu'Antoine qui existe. Antoine et son sourire. Antoine et ses cheveux fous. Antoine et ses yeux pétillants. Antoine, Antoine, toujours Antoine... Une drogue folle qui s'incruste dans ses veines, qui accélère le rythme cardiaque, qui brûle le moindre parcelle de son être, dévastant son corps tout entier avec désir. Il ne pense plus à rien, il ne pense plus qu'à Antoine. Antoine et lui.
Soudain, la sonnerie du téléphone arrache douloureusement le Youtuber de son euphorie. Le psychopathe s'excuse du regard puis sort son portable de sa poche. Le grand brun paraît se tendre lorsqu'il aperçoit le nom de la personne qui l'appelle sur son écran. Dépité, il décroche, et ramène son smartphone vers son oreille.
« Allô ? »
L'aîné frissonne quand il entend une voix aiguë et incertaine sortir faiblement des haut-parleurs. Sa voix brouillée parvient à lui tel un son provenant d'un autre monde. Est-ce elle, est-ce... La Fille ? À cette pensée, un mal étrange prend possession du jeune homme. Il est en colère. Oui, c'est ça. En colère. Furax, même. Mathieu souhaite alors que ces paroles incompréhensibles s'étouffent et agonisent, crient face à une douleur démesurée, hurlent à en déchirer les tympans pour finalement mourir lamentablement. Les insultes les plus violentes et malsaines bourdonnent dans sa tête et ne demandent qu'à être craché avec haine pour blesser celle qui ose perturber ce moment qui lui appartient. Qui leur appartient. Putain. Il se trouve horrible.
Ses pensées morbides disparaissent au même moment où Antoine raccroche le téléphone. Soulagé, l'aîné tourne la tête vers lui, rencontrant celle de son ami légèrement... Gêné ? Au son métallique qu'il entend soudainement, Mathieu remarque que son camarade joue avec son bracelet.
-C'était qui ? demande-t-il d'un air faussement innocent.
Antoine dégluti, et dévie légèrement son regard brun du sien, comme honteux.
-C'était qui ? dit-il une nouvelle fois.
-La Fille.
Quelle conne.
-Et qu'est ce qu'elle voulait ?
En entendant cette question, le grand brun se mord légèrement sa lèvre inférieur, avant de se lancer simplement :
-Elle veut me voir maintenant.
-Maintenant ? À genre 23 heure ?
-Ouais.
-Et tu vas la voir ?
Le Youtuber baisse la tête un peu honteux, acquiesçant silencieusement.
-T'es pas sérieux ?
-Promis, je me rattrape une prochaine fois.
Le petit châtain soupire, ne voulant pas continuer à sermonner le jeune homme plus longtemps. Alors il se lève, et désigne dédaigneusement la porte de sa tête.
-Allez, vas-y, lâche-t-il finalement.
Antoine se presse donc, enfile le plus vite possible sa veste kaki, et se dirige vers la porte. Le présentateur de Salut les Geeks traîne machinalement des pieds, énervé que son ami le plante soudainement pour quelqu'un qu'il ne connaît même pas et qu'il ne voulait de toute façon jamais connaître. Franchement, de quel droit ose-t-elle demander de sortir à cette heure-là, alors que cette soirée leur est dédié ? Cette pute se croit toute permise ou quoi ? Que cette grognasse crève sur le champs. Tout de suite. Et tant pis si Antoine sera triste, il s'en remettra. Et puis, ce sera l'occasion de l'avoir un peu plus longtemps dans ses bras.
Mathieu est vraiment horrible, ce soir.
Ses violentes réflexions se volatilisent très vite quand le Youtuber atteint la porte de son appartement, se retrouvant ainsi nez à nez avec le grand dadais. À ce moment-là, Mathieu trouve les yeux du brun étrangement pétillants, comme des étoiles qui brillent dans un ciel chocolaté. Gêné de reluquer sans cesse les deux petits ciels de son ami, il dévie le regard, tombant alors sur ses lèvres appétissantes qui font frémir les siennes. Il n'entend pas ainsi l'énième excuse émise par Antoine, trop concentré dans sa contemplation. Bordel. Il en a pas marre d'être aussi charmant ?
Un silence plane entre les deux garçons, un silence si précieux qu'aucun d'entre eux n'ose le briser. Mathieu se délecte paisiblement de ce moment suspendu dans le temps, qu'il prie d'ailleurs de s'arrêter, juste pour cette fois. Il ne peux s'empêcher de regarder à nouveau ses yeux. Puis ses lèvres. Et ses yeux. Et encore ses lèvres. Le petit châtain remarque alors que le visage de son ami est proche, très proche, trop proche. Il ignore qui s'est approché de l'autre, mais Mathieu ne cherche pas à comprendre, se soumettant à une force délicieuse dont il ne connaît pas encore le nom.
Leurs lèvres se cousent et se recousent, hésitantes mais tendres, maladroites mais déterminées. Tous ses sens sont en émoi : le goût poivré de ses lèvres, le contact de sa peau, la mélodie de ses baisers, l'odeur virile qu'il émane, la vue floue de son beau visage entre ses yeux mis-clos. Mais Mathieu en veut plus. Beaucoup plus. Alors il agrippe timidement sa main dans ses cheveux fous et se met sur la pointe des pieds pour pouvoir mieux souder ses lèvres aux siennes. Le jeune homme est presque surpris quand il sent sur son dos une puissante paire de bras qui le colle soudainement à son « ami ». Il perçoit son cœur battre la chamade contre son torse, et le sien battre encore plus vite. Tout devient soudainement plus chaud, plus rapide, plus passionnant, plus...
« Je veux faire l'amour... À du fromage de chèvre... »
Nique sa mère la pute.
Antoine se sépare maladroitement de son ami et se presse pour chercher son portable dans sa poche, évitant ainsi le regard fixe de son camarade qui espère toujours retrouver le sien. Il soupire en voyant sur son téléphone qui l'appelle, ou plutôt le rappelle.
« Heeu... Je suis désolé, mais va falloir que j'y aille là, réussit à articuler péniblement le présentateur de What the Cut ?!
Le schizophrène ne parvient quant à lui de bafouiller que ce n'est pas grave, qu'il n'y a aucun soucis, qu'il le comprend alors qu'il a juste envie de lui hurler tout le contraire. Tout se confond dans sa tête, plus rien n'a de logique, plus rien n'a de sens.
Antoine ouvre lentement la porte et s'enfuit, en même temps que ce moment inattendu qu'il vient juste de vivre. Il reste là, immobile, tout en entendant les pas de son collègue s'éloigner aussi vite qu'il sont venus.
À cet instant, Mathieu croit que le monde entier se moque de lui.
... Review ?
