Konnichiha !
J'allais m'excuser du retard, m'enfin, ça change pas vraiment de d'habitude. Vous êtes habitué maintenant (je crois).
Il y a même le nouveau WTC?! qui est sorti entre temps ! (on y croyait plus).
Pour ne rien vous cacher, le chapitre était prêt depuis longtemps... Je devais l'envoyer à ma bêta-readeuse, et j'avais la flemme. Et surtout, j'avais l'impression que je faisais n'importe quoi dessus, alors ça m'a frustrée...
Je viens de me rendre compte qu'on est déjà à la moitié de la fic' ! Jamais je ne suis allée aussi loin dans un projet, alors sortez le cacolac. *plop*
Il y aura sûrement une série de drabbles qui va sortir prochainement, mais ne me demandez pas la date, je suis encore dessus, en parallèle à ma fiction (ce sera encore du Matoine. Jamais je ne me lasserais de ce couple).
Et aussi, j'ai changé de tweetname, donc si vous voulez me suivre sur Twitter, c'est à leiizylazy (DES FOLLOWERS IL ME FAUT DES FOLLOWERS, PLUS DE FOLLOWERS NGHHHHHH)
Voilà, passons aux reviews maintenant !
Melticolor: Haha ! Je crois que la suite va bien te réjouir alors ! ;)
Fuyuko san: Comme toutes les auteurs de fanfictions, je me nourris exclusivement des feels de mes lecteurs~ Merci de ta review !
Deponia : La réaction de Mathieu et Antoine "extra" ? T'es du genre sadique jusqu'au bout, non ? *lit la fin du message et remarque la signature* hawiii effectivement (je crois qu'on va bien s'entendre)
Arigatou pour ta review c:
Misstraly: Merci ! On est bien d'accord pour dire que la kawaiiness de Mathieu avec des cheveux plutôt long dépasse l'entendement (mais notre petit Youtuber est beau même les cheveux courts, je trouve que ça lui va très bien aussi avec ses lunettes !)
Et euh le Patron... il est juste, euh, à côté... Je vais le chercher *s'exile au Kosovo*
MissNoxxy: T-t'as failli pleurer ? C'est assez sadique à dire, mais voir quelqu'un aussi immergée dans l'histoire, ça me fait vraiment plaisir ! (j'ai des idées de fics beaucoup plus hard/déprimante alors qu'est ce que ça va donner...)
Ewi un mec c'est con, malheureusement :(
Merci pour ta review ! :D (fait gaffe au Paton quand même)
Shenandoah 02: Techniquement, il ne peut rien vous arriver si vous vous protégez. Après je suis pas responsable, hein.
Merci ! Et pourquoi est-il si con...? PARCE QUE C'EST UN MEC VOILA POURQUOI.
Lee Jee: Merci, mais t'as rendu tout triste le Patron, il n'attendait que toi ! Maintenant il boude :(
Dauphine18x27: Je n'y manquerai pas ;)
Cute-Kimi: La voilà, maîtresse~
Bokutsu: Alors déjà de un, c'est pas ça ma sonnerie, c'est la chanson des patates. Et parlons pas de mes rêves ici stp.
LostIn222: Sankyu !Oui Antoine est un connard. Et j'aime ça.
Après la notion de "bientôt" est très relative haha.
ZoeL304: Merci ! Toi aussi tu kiffes quand ton petit préféré souffre comme un gros bâtard avant de tout niquer comme un badass ? Je me sens moins seule )o)
Bringmethatfic: Merci de la review et de ton pardon XD
Trêve de blabla, voilà le chapitre 5 ! Enjoy !
Mathieu se lève du rebord de la fontaine où il était assis et se remet à marcher au hasard des rues. Tout son être se consume lentement mais ardemment, dans un mélange de sentiments tous plus paradoxales les uns que les autres. Jamais il ne s'est senti aussi minable de toute sa vie. Pourquoi a-t-il ouvert cette porte, cette après-midi là ? Quel con !
Il a l'impression d'exécrer Antoine, de le haïr à en mourir. Et ça, ça fait putain de mal. Il croyait que ce n'était pas son genre, d'agir comme le dernier des connards. Non, non, non, ce n'est pas lui, pas du tout. Alors pourquoi se comporte-t-il comme tel ?
… Peut-être qu'il est effectivement le dernier des connards.
Mathieu devient fou. Fou, complètement fou. Fou de cette histoire. Fou d'Antoine.
Putain, non. Ne pas penser à lui. Plus jamais. C'est fini. Sérieusement, comment tout ce merdier a-t-il fini par arriver ? Pourquoi a-t-il demandé à la Fille juste après l'avoir embrassé ? Elle vaut plus que leur amitié ? Elle vaut plus que lui ? Qu'est ce qu'Elle a de plus ? Des courbes ? Des seins ? Elle a la priorité parce que la Fille est une fille, c'est ça ?
Le jeune homme ne sait pas trop ce qu'il ressent en ce moment, et surtout quoi ressentir. Devrait-il le pardonner, un jour ? Vraiment, perdre ce con de chevelu, c'est la dernière chose qu'il souhaiterai. Le schizophrène espère secrètement apercevoir sa silhouette parmi les milliers d'autres qui errent dans Paris, ne serait-ce qu'une millième de seconde.
Alors Mathieu marche et marche encore. Marche pour pouvoir le voir, marche pour pouvoir l'oublier. Antoine lui manque. Profondément. Violemment. Il lui manque autant qu'il le répugne. Le jeune homme soupire. Ce sentiment devrait être interdit tellement il est meurtrier.
Et ce brouhaha de questions incessantes dans sa tête, ces images qui défilent encore et encore.
Antoine qui l'embrasse. Antoine qui fuit. Antoine qui revient. Antoine qui le blesse. Antoine qui fuit, encore.
Antoine qui l'embrasse. Lui. Mathieu. Avec douceur. Avec tendresse. Putain.
Quel est le sens ? Le jeune homme ne trouve pas de réponse. Et c'est juste frustrant. Très frustrant.
Merde. Toutes ces questions lui donnent la migraine. Ces voix qui résonnent... Qu'elles se taisent. Il n'en peut plus. Vraiment. Elles peuvent pas fermer leur gueule ?!
Calme. Reste calme, Mathieu. N'explose pas. Pas tout de suite. Inspire. Expire. Voilà. Calme-toi. Tout ira bien. Tu sais quoi ? Prend ton portable. Prend tes écouteurs. Branche-les. Met-les dans tes oreilles. Oui, c'est bien, comme ça. Met une musique, au hasard.
Ferme les yeux.
Écoute.
Et laisse-toi aller.
"We're not, no we're not friends"
Il soupire en entendant le début de la chanson. Parmi les 257 titres qui se trouvent sur son téléphone, il a fallu qu'il tombe sur celui-là.
« Friends », de Ed Sheeran.
"Nor have we ever been
We just try to keep those secrets in a lie
And if they find out, will it all go wrong ?
And Heavens knows, no one wants it to"
La musique transporte ses pas, envole ses pensées. Mathieu se sent mieux.
Il laisse la chanson parler pour lui.
"So I could take the back road
But your eyes will lead me straight back home.
And if you know me, like I know you
You should love me, you should know"
La vision d'Antoine revient à nouveau, trop agréable pour que le jeune homme puisse la chasser.
Il le revoit sourire, rire, courir comme un fou. Réveillant le quartier à six heure du matin avec des chansons paillardes, emmerdant le monde tout entier. Tout ça avec lui. Rien qu'à deux.
"Friends just sleep in another bed
And friends don't treat me like you do"
Tout était fou avant. La vie était folle. Explosive.
"I know there's a limit to everything
But my friends won't love me like you"
Tout était fou, quand ils étaient ensemble.
"No my friends won't love me like you"
Antoine lui manque. Il veut aller le voir
Le jeune homme ne prend pas le temps de réfléchir à sa décision : ses jambes se décident d'elle-même de se presser. Il n'a plus rien sous son contrôle. Rien du tout. Mais pour le moment, tout ça importe peu.
Parce qu'Antoine lui manque.
Et qu'il doit aller le voir.
Il court comme il n'a jamais couru. Tout son corps semble animé d'une énergie nouvelle, une énergie qui lui manquait tellement dans sa vie. Le monde défile si rapidement sous ses yeux captivés par l'horizon qu'il ne semble plus exister. Oui, plus rien n'existe, sauf deux mots qui ne finissent pas de résonner dans sa tête : retrouver Antoine.
Le petit châtain va aller s'expliquer et s'excuser. Lui supplier de tout oublier. Et l'engueuler, aussi. L'insulter, le traiter de sale con. Parce que oui, le chevelu a été un sale con. Il n'est pas son jouet, un mec avec qui il se permet de faire ce qu'il lui plaît. Mais étrangement il lui pardonne. Plus aucune animosité ne l'habite, à présent. Il lui dira que tout ça, ce n'est pas grave. Non, ce n'est pas grave. Pas grave du tout.
Car ils sont amis, après tout.
Mathieu prend enfin conscience du point de côté qui était près à exploser sa côté. Il ralentit sa cadence, essayant tant bien que mal de reprendre son souffle. Heureusement pour lui, la maison du psychopathe ne se trouve pas bien loin. « Plus jamais un truc pareil » se promet-il.
Au fur et à mesure que le jeune homme s'approche, une boule commence à se former dans son ventre. Une boule qui amasse sur son chemin une couche d'anxiété et de stress, devenant de moins en moins supportable. Le Youtuber fait un effort démesuré pour pouvoir aligner correctement un pied devant l'autre, et se surprend même à trembler. De toute façon, il est un peu trop tard pour reculer.
La maison d'Antoine se trouve juste en face de lui.
Lentement, le petit châtain s'approche du portail et l'ouvre sans faire aucun bruit. Ses pas sont lourds de ses doutes, et son coeur bat d'une percussion désordonnée.
Ce serait mentir de dire que Mathieu n'a pas du tout peur. Parce que tout ce qu'il a envie de faire, là, c'est de détaler. De fuir. D'être lâche et faible, encore une fois. Le jeune garçon ne sait plus quoi faire, ni pourquoi il a décidé de courir jusqu'ici.
"Mais j'ai pas couru comme un con pour me défiler juste après."
Alors il continue d'avancer. Dès qu'il arrive en face de la porte, il inspire, espérant trouver dans l'air le courage nécessaire pour pouvoir lui parler.
Le Youtuber pose finalement son doigt lourd sur la sonnette. Une sonnerie criarde résonne à l'intérieur de la maison. Tout devient frustrant. Le présentateur de SLG espère que le touffu ne se trouve pas chez lui.
Les secondes deviennent insupportables et interminables. Il ne sait plus quoi faire. Rester ? Fuir ? Il a tellement envie de le voir, et pourtant, jamais il n'a voulu être aussi loin du grand brun. C'est la dernière chose qu'il souhaitait, être lâche.
Il maudit mentalement Antoine de lui faire subir cette tempête de sentiments contraires.
Quel con. Il va lui faire payer. Il se le promet.
- Mathieu ?
Le petit châtain sursaute. Il relève lentement sa tête, croisant les deux orbes chocolats qui lui font face. Le visage qui lui fait face. Antoine qui lui fait face.
C'est un feu d'artifice qui dévaste Mathieu à ce moment-là. Des fleurs brûlantes qui éclosent dans son corps, écrasant toute logique, éradiant tous les discours qu'il s'était construit dans sa tête. Et tout ce qu'il veut faire, là, tout de suite, c'est de lui faire profiter de ce spectacle enflammé.
Le jeune homme passe la porte, lentement. Antoine recule, par méfiance, avant que l'aîné s'immobilise face à lui.
Le petit châtain le reluque de la tête au pied, avant de fixer à nouveau ses deux yeux bruns. Il les trouve tellement magnifique. Ces deux mers chocolats, pétillants de vie et d'absurdité. Et merde.
- Dit quelque chose, s'il te plaît…
Il n'a rien à lui dire. Vraiment rien. Pourquoi faut-il qu'il perde ses mots à chaque fois qu'il se trouve devant lui ? Pourquoi ses sens sont-ils en émoi à chaque fois qu'il le voit ? Et pourquoi sa tête tourne comme pas possible.
Mathieu n'en peut plus.
Alors il l'embrasse.
Est-ce que le jeune homme réalise ce qu'il fait ? Non, pas du tout. Il se laisse aller, tout simplement. Parce que maintenant, il n'a plus peur. Plus de haine, plus de culpabilité, plus rien. Seulement un flot de sentiments agréables qu'il n'ose pas encore nommer.
Le jeune ne réfléchit plus. Il ne se demande même pas pourquoi il sent une main se poser lentement sur sa nuque. Tout ça lui semble normal. C'est vrai que c'est tellement normal d'embrasser son meilleur ami.
Les yeux fermés et la bouche toujours collée à la sienne, Mathieu se sent emmené dans une autre pièce par le bras du grand brun. Le petit châtain s'accroche désespérément à ses cheveux, à ses lèvres, à lui tout entier. Antoine est devenu son monde, le centre de son univers. Et il n'a plus envie de le perdre. Plus jamais.
Quand Mathieu ouvre finalement les yeux, c'est un psychopathe aux joues coquelicots qu'il voit en premier. Sa respiration est saccadée et ses yeux… Putain ses yeux. Il croit apercevoir une myriade d'étoiles dessus. Jamais ils n'ont été aussi beaux qu'à cet instant précis.
Il aperçoit enfin derrière le grand brun un lit.
"I know there's a limit to everything…"
Ils se regardent.
"But my friends won't love me like you"
Et s'y laissent tomber.
Tout va très vite, tout devient plus passionnant, plus brûlant, plus excitant. Les caresses et les baisers s'enchaînent, et l'aîné ne comprend plus rien à ce qu'il s'y passe. La situation lui échappe encore plus, mais putain, qu'est ce que c'est bon.
Le corps du petit châtain en réclame davantage de la part du grand brun, et heureusement pour lui, Antoine revient à l'offensive. Le plus petit prend la tête du plus grand entre ses mains et l'embrasse de plus belle, valsant sa langue avec la sienne. Putain, qu'est ce que c'est bon. Et ce qui est encore meilleur, c'est de sentir ses doigts glacés filer sous son T-Shirt.
Mathieu s'accroche un peu plus à son amant, voulant profiter au maximum de lui. Il enlève également le haut du brun et se met à l'embrasser partout où il peut : la joue, les lèvres, le cou, l'épaule, le torse. Le moindre de ses baisers est passionnément rendu par Antoine. L'aîné enlace le jeune homme comme jamais il n'a enlacé personne. Soudainement, le brun plaque son camarade sur le lit, essayant tant bien que mal de l'emprisonner par ses bras tendus. A quoi bon ? De toute façon, il est déjà à lui.
Mathieu sourit. Antoine est là, en face de lui, haletant, presque… Hésitant ? Ses cheveux sont plus ébouriffés que jamais, son souffle lent se baladant sur son torse et ses yeux… Non, il ne peut pas les décrire. Un peu comme ce moment qu'ils sont en train de vivre-là.
Le petit châtin lui lance alors, le regard crépitant de défi :
« Bah alors ? Qu'est-ce que tu attends ? »
1 review=un tour de trottinette avec Mamie Sommet
