Je vous remercie beaucoup pour vos reviews ! En particulier, ceux qui n'ont pas de compte sur ce site car s'ils ne me laissent pas leur adresse, je ne peux leur répondre…

En attendant de nouveaux petits commentaires (J'accepte aussi les gros ! XD),

BONNE LECTURE !

Chapitre 8 : Alliances ?

Harry remontait l'allée qui le séparait encore du château. Dressé sur le bord de la falaise, masse sombre et effrayante. Les tours effilées pointaient vers le ciel, flèches sombre et menaçante. Il était parti du village, à pied, en début de soirée. Le soleil, qui commençait à décliner à son départ était maintenant couché. Avançant dans une forêt toujours plus sombre, le brun se surprit à la trouver semblable à la Forêt interdite de Poudlard. Il y avait ici la même atmosphère étouffante. Cette forêt là, comme l'autre devait grouiller de créatures toutes plus bizarres ou maléfiques les unes que les autres.

Des créatures…

A cette pensée, Harry se remémora sa dernière incursion dans la Forêt interdite.

.oO Flash Back Oo.

Sa mission l'envoyait là. Il avait deux visites à faire… Deux visites indispensables et dangereuses… Bien qu'il n'en voyait pas l'utilité, il devait essayer.

Après avoir dépassé sans dommage le premier niveau de la Forêt, il avança encore… Ils n'allaient pas tarder à arriver, il allait entrer sur leur territoire.

« - Ca y est, les voila… Souffla Harry, en essayant de calmer son cœur qui battait la chamade.

Les bruits de sabots se rapprochèrent de lui. A sa grande surprise, Harry vit Firenze émergé d'un fourré.

« - Firenze !

« - Bonjour Mr Potter.

« - Euh… Euh, salut…

« - J'ai réussi me justifier… Magorian m'a pardonné… Enfin…

Le centaure fit une grimace éloquente.

« - Je suis là pour te conduire à lui, nous avions prévu ton arrivée.

« - Je, euh…

Harry s'approcha de son ami mais au moment où il voulut monter sur son dos, Firenze fit un écart.

« - Désolé… Je n'ai pas le droit de… Voila quoi…

« - Je comprends. Désolé, c'est moi qui…

Firenze siffla et un superbe cheval noir émergea du couvert des arbres.

« - Je ne sais pas monter…

« - Ne t'inquiète pas… Approche Yami.

Harry sourit au nom du cheval.

Ténèbres…

Espérons qu'il tienne son nom de la couleur de sa robe et non, de son caractère…

Il enfourcha l'animal sans mal. Après quelques explications de Firenze (il n'y avait évidement ni selle, ni rênes !), ils partirent. Doucement d'abord, puis de plus en plus vite…

.oO Fin du Flash Back Oo.

Enfin, il sortait de cette forêt réellement oppressante. Il avait eu l'impression qu'on l'observait tout le long du chemin. La nuit était noire, la lune cachée derrière d'épais nuages avait du mal à éclairer la mer agitée que Harry découvrait devant lui. Ses yeux s'accrochèrent à la bâtisse où il se rendait. Toujours aussi sombre mais deux fois plus imposante que quand il la regardait du village.

La demeure moyenâgeuse était posée sur un bloc de granit indépendant de la côte. Le seul lien avec la terre était un vieux pont étroit qui reliait les deux falaises et qui semblait près à précipiter dans le vide, les impudents qui oseraient s'y aventurer.

« - Harry Potter.

Harry sortit de ses pensées. Une jeune femme superbe s'avançait vers lui. Elle ne devait pas être beaucoup plus âgé que lui… Enfin, d'apparence du moins.

Elle était vêtue d'une somptueuse robe de velours noir qui lui découvrait les épaules et dont les manches, mi longues, laissaient la place à de larges manches violettes. Faites de soie brillante, ces manches recouvraient ses mains et flottaient en plis harmonieux jusqu'au sol.

Ses cheveux bouclés étaient tirés en arrière, dégageant ainsi le front mat de la jeune fille. De petites mèches folles se rebellaient contre cette coiffure sévère et bouclaient sur son front et ses joues ; la masse soyeuse de sa chevelure retombant sur les épaules nues.

D'un mouvement élégant, la jeune fille l'invita à la rejoindre. Harry découvrit alors, sur sa poitrine, un treskell brodé de fils d'or. A chacun de ses mouvements, il s'épanouissait dans un joyeux scintillement.

« - Je me nomme Lydia et je serais, avec mon frère, votre guide…

Un jeune homme se détacha de l'ombre de la forêt, derrière Harry. Celui-ci sursauta et se retourna d'un bond prêt à se défendre.

« - Pas d'inquiétude… Je suis là pour votre sécurité.

La voix de l'homme était grave et suave. Il rejoignit sa sœur et leur invité en deux enjambées. Ses pieds et ses mollets musculeux enchâssés de bottes de cuir brun. Sous les chausses claires, Harry pouvait voir les muscles de ses cuisses rouler. Détaillant l'arrivant sans pouvoir s'en empêcher, il remonta pour voir un torse puissant recouvert d'une tunique de cuir sombre à lacet d'où ressortaient les manches amples d'une chemise blanche.

Le visage enfin, viril indéniablement, la mâchoire carrée, le nez droit, le front volontaire sur celui-ci, comme pour sa sœur, bouclait les cheveux qu'ils portaient retenus par un lien de cuir sur la nuque.

« - Allons-y.

La jeune fille, sans les attendre, s'engagea sur le pont. Harry la suivit, passant devant le jeune homme qui arborait maintenant un sourire goguenard. Ce sourire moqueur (sûrement amené par le regard que Harry avait fixé sur lui pendant un long moment) découvrait ses dents blanches et ses canines légèrement trop longues pour être normales.

Harry vida son esprit de tous signes de peur, et traversa avec sang froid le pont croulant. En dessous d'eux les vagues se brisaient furieusement contre les écueils acérés.

Un seul mot venait à l'esprit de Harry… Charmant !

Ils traversèrent tous trois sans que le pont ne cède, Harry s'attendait presque à rejoindre les vagues sur les écueils…

D'un grincement sinistre, la lourde porte de bois tourna sur ses gonds révélant un hall poussiéreux faiblement éclairé.

Lydia, la jeune femme, prit une bougie sur un meuble en coin et continua sa route. Elle le fit passer dans de nombreuses pièces et ils grimpèrent des escaliers escarpés et usés.

Enfin, elle ouvrit une porte et s'effaça sur le côté pour permettre à Harry d'entrer.

« - Harry Potter, Père.

« - Merci, Lydia.

La voix froide s'était élevée d'un fauteuil de velours rouge sang. L'homme se leva, dévoilant sa taille svelte et imposante. Grand, musculeux, les cheveux courts mais bouclés, noirs, le visage dur mais loyal, il inspira une confiance sans bornes à Harry bien que ce dernier soit un peu effrayé par sa prestance et son charisme.

« - Tout s'est bien passé, Renaud ?

« - A merveille. Cyril et Ronan se sont agités mais je les ai promptement remis en place.

« - Parfait.

L'homme se retourna vers Harry qui tressaillit sous le regard bleu clair glacial qui le fixa.

« - Voyons, Max ! Tu lui fais peur !

Un autre homme surgit. Il portait un plateau supportant deux bouteilles et des verres. Il avait des cheveux châtains noués en catogan et des yeux bruns, brillants et chaleureux. Harry sentit une boule se formée dans sa gorge, cet homme ressemblait à Remus.

« - Désolé. Asseyez-vous, jeune homme.

Harry obéit et l'homme au plateau lui tendit un verre.

« - Je… Enfin, euh, merci.

« - De rien. Répliqua l'homme châtain. Je suis Astellus… Le grand méchant là, c'est mon mari, Maximus Dahan Grey…

« - Enchanté.

« - Astellus.

« - Tatata ! Tu manques du plus strict sens de l'hospitalité ! Tu aurais pu envoyer une calèche chercher Mr Potter au village !

Harry s'autorisa un sourire. Il était ici en mission spéciale. Il devait voir si une alliance était possible avec les vampires pour faire face à Voldemort. Suite à une enquête poussée, il s'était décidé à s'adresser à Maximus que l'on disait avoir de l'ascendance sur ses semblables et il le trouvait, non sans mal… soumis à son mari !

« - Cela vous choque n'est-ce pas ?

Harry sursauta, il n'avait pas remarqué Renaud qui s'était assis près de lui.

« - Quoi donc ?

« - Que le grand Maximus Dahan Grey, chef incontesté des vampires du Nord, se ratatine devant les exigences de son compagnon ?

« - Euh… C'est vrai… Mais je suis habitué… Mon petit ami et moi, c'est un peu pareil…

« - Ah, je comprends ! Mes parents se connaissent depuis l'antiquité. Maximus était un grand général de Rome… Avant de devenir un être de la nuit, tout au moins. Il a fait Astellus qui était son compagnon quand ils étaient mortels.

Harry soupira. Ils avaient de la chance de n'avoir pas été séparés par la mort.

« - Et vous ? Moyen Age, non ? Questionna le brun voyant que les deux plus vieux se chamaillaient.

« - Exact ! Ma sœur, Lydia, et moi. Nous sommes jumeaux, elle allait mourir, j'ai tout fait pour qu'elle vive… Et je l'ai suivi !

Harry jeta un œil à la jeune fille avant de revenir à celui qui lui parlait. Il était indéniable qu'ils se ressemblaient ! Même cheveux, même teint, même yeux verts enchanteurs…

« - Ils nous ont fait ensemble, nous sommes leurs enfants… Et enfants chéris du chef des vampires de la région, c'est une position plus affriolante que chevalier méconnu combattant pour un roi faible et grossier.

Harry n'eut pas le temps de se poser des questions, Maximus, libéré de son mari partit cherché il ne savait quoi, l'interpellait.

« - Je suis désolé Mr Potter… Mais il me semble que vous ayez fait le voyage pour rien…

« - Je m'en doutais. Si le ministre ne me l'avait pas ordonné, je ne serais pas venu.

« - Cet imbécile est vraiment le pire idiot que la terre est portée ! Comment pouvait-il croire que j'accepterais de l'aider alors que le Ministère poursuit les miens !

« - Je vous comprends… Ce n'est pas grave ! Comme je vous le disais, je m'en doutais donc… Mais je suis tout de même très heureux de vous connaître ! C'est un honneur pour moi !

« - Vous devez avoir une bien piètre opinion de moi après le sermon que je viens de recevoir !

« - Au contraire ! Cela vous grandit encore à mes yeux… En venant ici, en voyant votre forteresse si peu avenante surtout, je m'attendais à trouver un chef tyrannique et, disons le franchement, cruel mais il n'en est rien ! Votre maison est… Oui, je crois que je peux dire chaleureuse… A sa manière mais elle l'est tout de même !

Harry était sincère, le vampire le vit bien. Il n'avait pas besoin de lire l'esprit du jeune homme pour vérifier ces dires. Et ces mots le touchèrent. Harry, en effet, au début oppressé par la présence de Maximus, commençait à s'y habituer et ne la trouvait pas effrayante, juste imposante… Voila qui le changeait de ce qu'il avait trouvé chez les centaures !

Là-bas, il avait été reçu par Magorian devant un bon nombre de guerriers… Le silence qui l'avait accueilli avait été glacial et la réponse catégorique et indifférente.

Dans cette demeure de vampires (pourtant poursuivis par une réputation pas toujours infondée), Harry se retrouvait au milieu d'une famille unie et chaleureuse. Les parents se taquinant sans cesse, les enfants se moquant doucement de leurs aînés…

« - Si ce n'était que pour vous, je viendrais vous aider. Intervint soudainement Maximus, faisant sursauter Harry. Mais je ne peux pardonner au Ministère et même si j'aimerais vous aider mon peuple ne comprendrait pas.

« - Je vous comprends et je ne vous en veux pas… J'arriverais bien à me débrouiller… Merci quand même !

Harry se leva.

« - Je vais vous raccompagner ! Déclara Renaud d'une voix forte.

D'un coup d'œil à son père, il reçut la permission et les deux jeunes hommes sortirent après avoir salué Lydia et Maximus. Dans le hall, ils rencontrèrent Astellus.

« - Je raccompagne Harry, Papa.

« - Vous partez déjà ?

« - Oui, je suis parti depuis une semaine, ma famille me manque…

« - Evidement ! Revenez quand vous voulez, vous serez toujours le bienvenu chez nous !

« - Merci…

Harry se demandait s'il aurait le courage de revenir ici… Pas que la famille 'souveraine' soit effrayante mais qui sait ce que ceux de leur peuple diraient… Ou feraient !

Au bout du pont, deux chevaux attendaient en piaffant d'impatience. Harry secoua la tête, d'un air résigné. Pff, deux fois en moins d'une semaine !

Renaud enfourcha d'un bond l'étalon noir qui attendait tendit que Harry, moins vite, se hissait sur le cheval baie qui restait.

« - Je ne sais pas trop bien monté… Prévint-il.

« - Je crois que j'avais remarqué…

Ils se mirent en route. Harry ne sentait plus la présence qui l'avait observée à l'allée.

« - C'était toi qui m'observait, tout à l'heure !

« - Oui, je surveillais que personne ne te saute dessus et ne te vide de ton sang avant que tu ne vois Père !

« - Charmant ! Mais tu aurais pu te montrer !

« - Oh non ! C'était bien plus marrant d'essayer de te faire peur ! Mais je n'ai pas réussi…

« - Je n'étais pas très rassuré, tu peux me croire !

« - Ca ne s'est pas vu une seconde ! Bien que ton cœur battait la chamade !

« - C'est que je me contrôle assez bien ! Il vaut mieux sinon ce qui m'entoure en fait les frais… Je perds le contrôle de ma magie. Ajouta le brun pour s'expliquer clairement.

« - Evidement, vu comme ça ! Ca y est on arrive !

« - Déjà !

« - Eh oui…

Ils étaient devant l'auberge où Harry avait déposé son bagage.

« - il ne me reste plus qu'à te souhaiter une bonne nuit…

Le brun serra la main du vampire et commença à s'éloigner mais Renaud le retint.

« - Attends !

Il siffla.

« - Pour ton problème… Moi, je viendrais. J'en ai marre de l'inactivité… J'essaierais de convaincre certains de mes amis…

« - Mais… Ton père !

« - Mon père n'a rien à me dire, je fais ce que je veux ! Alors je viendrais… A le voila !

Renaud tendit le poing, un superbe faucon se posa sur celui-ci.

« - Je te présente Kassam.

« - Euh… Enchanté ! Euh…

Harry se demandait bien ou il voulait en venir avec l'oiseau.

« - Prends-le… Laisse-le sortir la journée… Il chassera seul tu n'auras pas besoin de le nourrir… Quand tu auras besoin de moi, tu n'auras qu'à lui dire de me rejoindre…

« - Euh… Merci.

Renaud prit un épais gant de cuir à sa taille et le tendit à Harry qui l'enfila. Puis d'un petit geste le vampire dérangea le faucon qui alla se poser sur le bras de Harry.

Le vampire resauta ensuite en selle.

« - le jour arrive ! Cria-t-il pour seul au revoir.

Harry resta un moment sur le seuil puis il se décida à entrer, Kassam au poing.

Dans la petite chambre qu'on lui avait attribué, il se décida à ranger quelques affaires pour partir… mais avec un oiseau au bras c'était chose difficile. Il s'assit sur le lit et leva le bras pour avoir l'oiseau au niveau des yeux.

« - Bon, je ne sais pas comment m'y prendre mais enfin, ça ne doit pas être si difficile…

Il ferma les yeux d'un air désabusé, il parlait à un oiseau !

« - Ecoute Kassam, je dois faire ma valise et je…

L'oiseau, sans que Harry n'ait rien à faire, décolla lestement et se posa sur le bois du lit.

« - Excellent !

En hâte, le brun termina ses maigres bagages. Ensuite, épuisé, il s'autorisa un somme. Il ne se réveilla qu'à 14 heures. Là, vérifiant une dernière fois qu'il n'avait rien oublié, il se leva et enfila son manteau. Sa valise rétrécie dans la poche, Kassam au poing, il transplana en laissant l'argent pour l'aubergiste.

Il alla au ministère. Reçu immédiatement par le ministre, il lui fit part du résultat de sa mission.

« - Les centaures, tout comme les vampires refusent l'alliance Mr le Ministre.

« - Comment ! Mais ce n'est pas possible ! Vociféra Fudge, enfoncé dans son fauteuil.

« - C'était prévisible au contraire, Monsieur. Ils ne sont pas prêts à traiter avec quelqu'un qui met leur tête à prix !

« - Mais enfin ! En temps de guerre !

« - Ce n'est pas en temps de guerre qu'il faut renforcer les alliances entre les peuples ! Vous auriez du y penser avant, Fudge… Il ne suffit pas d'être gentils avec les gens quand vous avez besoin d'eux !

« - Il fallait insister !

« - A quoi bon ? Vous n'avez qu'à y aller vous… Il vous écouterait sûrement. Railla Harry.

Le gros bonhomme s'enfonça un peu plus dans son fauteuil.

« - Maintenant, je vais rentrer chez moi… J'ai besoin de retrouver ma famille et ma maison.

Harry sortit, laissant le ministre rouge de colère impuissante.

En sortant de chez Fudge, Harry laissa un sourire heureux flotter sur ses lèvres. Fudge n'avait que ce qu'il méritait… Il pouvait toujours courir pour que Harry lui dise que Renaud viendrait ainsi que Firenze… Car le Survivant avait bien vu dans les yeux de son ami qu'il serrait à ses cotés le jour du grand combat.

L'esprit libre, Harry transplana chez lui. Sur le seuil, il laissa Kassam s'envoler ou bon lui semblait et il entra.

« - Je suis rentré !

Malgré sa fatigue, Harry était heureux d'être là. Chez lui. Une mini tornade brune arriva des escaliers. Posant sa valise qui avait retrouvé sa taille normale, Harry s'agenouilla et réceptionna Kasuza dans ses bras.

« - Bonjour Tenshi… chuchota-t-il en se relevant, la fillette dans les bras.

« - Tosa ! T'es revenu !

« - Et oui…

« - Harry…

« - Salut Ron… Un problème ?

« - Non, je suis là pour garder Kasu.

« - Ah…

Harry était soulagé, cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu Ron et à chaque fois c'était pour l'Ordre.

« -… Où est Drago ? Questionna-t-il, tout de même surpris que son amant ne soit pas avec leur fille comme il lui avait promis.

« - Une urgence au ministère… Il rentrera tard.

« - Ok.

« - T'as besoin de rien ? J'ai une visite à faire alors…

« - Vas-y, je vais m'occuper de Kasu.

« - Merci… A plus, 'Ry.

« - Merci, Ron.

Le roux s'éloigna vers la porte d'entrée mais le brun l'interrompit alors qu'il mettait son manteau.

« - Hé Ron !

« - Hum ?

« - Faudra qu'on se fasse une virée tous les deux… Ca fait un bail qu'on a pas parlé !

Le roux sourit.

« - Pas de problème !

Harry regarda son meilleur ami sortir et puis, il se retourna vers sa fille qui quémandait son attention.

« - Dis Tosa, Papa, il va rentrer tard encore ce soir ?

« - Oui, Tenshi, pourquoi ?

« - Ben hier, ze dormais dézà quand il est rentré … Alors ben… va ête fatigué mon papa…

« - Oui, Tenshi… Il va être fatigué…

Harry monta les escaliers mais au lieu d'aller dans le salon, il fit une pause devant la cuisine.

« - Tenshi…

La petite fille releva les yeux vers lui.

« -… Ca te dirait de faire des cookies ? Papa adore ça, il sera content quand il rentrera…

« - Tous les deux ? Tout seuls ?

Harry hocha la tête, un grand sourire sur le visage.

« - Youpi !

La petite fille sauta des bras de son père et s'élança vers la cuisine. Décrochant le petit tablier rouge qui se trouvait là, elle le mit. Puis, elle s'approcha de Harry pour qu'il le noue dans son dos.

Harry sourit devant tant d'enthousiasme et revêtit lui aussi un tablier. Ramenant ses cheveux en couette haute, il s'avança vers les placards pour en sortir les ingrédients. A ce moment, Dobby apparut dans la cuisine.

« - Harry Potter Monsieur ?

« - Ah, Dobby… Avons-nous de quoi faire des cookies ?

« - Bien sur, Monsieur.

« - Parfait. Alors je vais en faire !

« - Vous n'y pensez pas Monsieur ! Harry Potter ne peut pas faire la cuisine Monsieur ! C'est le travail de Dobby de faire le goûter Monsieur !

« - Dobby, j'ai envie de faire des cookies pour Drago alors va donc… Je ne sais pas moi… Va continuer ce que tu étais en train de faire…

« - Dobby faisait la lessive, Monsieur ! dit fièrement Dobby.

« - Alors retournes-y. d'ailleurs prends ma valise, elle regorge de travail pour toi !

« - Mais Harry Potter Monsieur ne peut pas…

« - Dobby ! Gronda gentiment Harry.

L'elfe releva son gros nez et, devant la détermination de Harry, il ne put que s'incliner.

« - Comme Monsieur voudra, Monsieur.

La petite créature partit en maugréant. Harry sourit et se retourna vers sa fille et la recette.

Le père et la fille s'amusèrent beaucoup à faire les gâteaux. Bien que Kasuza ne fasse pas grand-chose, elle avait toujours le nez plus près que Harry. Conclusion, elle avait de la farine un peu partout.

Une fois la pâte prête, Harry se décida à investir sa fille d'une mission de la plus haute importance !

« - Kasu… peux-tu aller me chercher les pépites de chocolat dans le placard… ?

La petite fille, toute heureuse de pouvoir aider son père, sauta de la chaise où elle était perchée et revint bientôt avec les sachets demandés.

« - C'est bien…

Harry, les mains dans la pâte, les ouvrit d'un sort.

« - Maintenant, verse les dans le saladier…

« - Haï Tosa !

La petite se mit debout sur sa chaise et versa consciencieusement le sachet dans le plat que lui tendait Harry.

« - Et maintenant, les noix…

La petite attrapa l'assiette de noix toutes prêtes. Harry avait jeté un sort pour qu'elles se décortiquent seules pendant qu'il faisait la pâte. Comme pour le chocolat, Kasu les mit dans le saladier. Harry mélangea le tout.

« - Et voila, c'est parfait ! Maintenant, la plaque du four…

Il sortit la plaque à pâtisserie et mit de la farine dessus. Alors qu'il l'étendait, il vit deux petites mains l'aider. Kasu mit de la farine partout mais Harry était trop attendri pour lui dire de faire attention.

La mettant debout sur une chaise devant le plan de travail, il lui expliqua comment faire les petites boules de pâte. Puis, il la regarda un long moment s'escrimer à faire une jolie petite boule comme il lui avait montré… A chaque fois qu'elle avait fini, elle lui montrait son travail, fière d'elle.

C'est sur un de ses charmants tableaux que Drago tomba en rentrant. Il resta scotché sur le seuil. Il se recula dans l'ombre pour ne pas troubler le moment de complicité qui unissait son petit ami et leur fille.

« - Regarde Tosa ! Un 'ros ! Sera pour Papa et comme ça, sera plus fatigué !

« - Oui Tenshi…

Drago se recula encore et se laissa glisser contre le mur. Une larme s'échappa et courut sur sa joue. Harry était de retour et il allait bien, le blond s'était tellement inquiété.

Il ne réagit que quand il entendit la porte du four se refermer. Se relevant, il ressortit de la maison à pas de loup. Puis, il se retourna et rentra de nouveau.

« - Je suis de retour ! Hum ! Serait-ce la bonne odeur de cookies bien chauds que je sens là ?

« - Papa ! s'écria Kasu. Tosa est rentré Papa et on a fait des cookies !

Drago réceptionna une petite fille pleine de farine dans ses bras. Il rentra dans la cuisine où Harry venait de retourner la plaque dans le four pour que les cookies du fond ne soient pas grillés.

Le blond posa Kasu sur le rebord du plan de travail et commença à ôter la farine qui maculait les petites joues roses. Le gris de ses yeux étincelait.

« - Ils sont bientôt prêts, intervint Harry qui surveillait la cuisson.

« - C'est vrai ?

« - Oui, Kasu…

« - Veux voir !

« - Attends que je termine d'ôter la farine de cette petite frimousse ! Rie Drago en la maintenant assise devant lui.

Le temps qu'il termine, Harry dit :

« - Ils sont cuits !

Il se pencha vers le four. Kasuza échappa à Drago et s'approcha vite pour voir le fruit de leur travail.

« - Fait attention, mon ange, c'est chaud… prévint Drago.

Elle regardait les cookies, fière d'avoir aidé à les faire. Harry releva la tête vers son amant.

« - Tu es revenu, chuchota ce dernier.

Le brun hocha la tête, puis, attrapant la plaque dans le four, il la posa sur la table. A l'aide d'une spatule et sous l'œil gourmand de Drago et Kasuza, il décolla les gâteaux de la plaque. Il vit alors une main pale s'approcher de l'assiette. D'un coup sec avec la spatule, il dissuada la gourmande.

« - Ils sont encore trop chaud ! Gronda-t-il devant un Drago penaud qui se frottait la main.

Mais le temps qu'il range les ustensiles qu'ils avaient utilisé et qu'il mette la vaisselle à laver, Drago attrapa un cookie.

Quand Harry se retourna vers lui, le blond était en train de croquer dedans à pleines dents sous le regard avide de sa fille.

« - Ouailleuhhh ! Gémit le blond. 'Est 'aud !

Faisant une drôle de tête, les larmes aux yeux, il ne réussit pas à attendrir son amant qui le consola d'un sourire moqueur.

« - Je t'avais prévenu… Bon, maintenant que vous avez bien saliver devant…

Il murmura un truc incompréhensible en agitant sa baguette par-dessus le plat de cookies. Puis en attrapant un, il le tendit à sa fille.

« - Tiens Kasu.

« - Il est plus s'aud ?

« - Non.

« - T'aurais pu faire ça avant non ? Grogna le blond en mordant avec rage dans un gâteau.

« - Oh non, c'était trop drôle de vous voir tous les deux devant le plat… La même expression sur le visage !

Le brun rie doucement avant de se prendre une tape sur la tête.

« - On ne se moque pas ! Et c'est quoi ce sort ?

« - Molly… Fred et Georges donnaient toujours des gâteaux trop chauds à Ron quand ils étaient petits… Alors elle avait pris l'habitude de lancer ce sort dés qu'elle sortait ses pâtisseries du four…

« - Hum, je vois… Tu me l'apprendras ?

Drago le regardait, un sourire innocent sur le visage. Trop innocent pour être serpentard ! pensa immédiatement Harry.

« - Oh non, sinon, tu vas encore te goinfrer !

« - Je ne me goinfre jamais !

« - Mais bien sur ! Tu vas te goinfrer et tu te plaindras que tu grossis !

« - Harry, tu vas mour…mmmhumm !

Comment parler avec des lèvres sur les siennes ? On a pas encore trouvé la solution… Et d'ailleurs, pourquoi vouloir briser un bâillon pareil ? C'est donc avec joie et oubliant totalement « l'affront » que Drago se laissa embrasser.

Après avoir en partie vider l'assiette de cookie, la petite famille se dirigea vers le salon. Harry avait promis à Kasu de lui raconter son voyage même s'il inventa la plus grosse partie de l'histoire qu'il lui avoua.

Assise entre ses parents, écoutant avec ravissement l'histoire peuplée de créatures fantastiques, la petite fille ne tarda pas à s'endormir… Surtout qu'elle n'avait pas fait la sieste.

Harry et Drago allèrent la coucher dans son lit. Pour une fois, ils n'avaient pas besoin de batailler pour qu'elle dorme.

Une fois dans le couloir, sorts d'alerte et de silence lancés, ils s'arrêtèrent, face à face.

« - Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

« - Hum… On va se coucher. Proposa Drago.

« - Déjà ? J'ai pas sommeil… s'exclama Harry.

« - Moi non plus mais… Tu m'as manqué tu sais ?

Harry se retourna vers son petit ami qui souriait. Il sourit aussi et se dirigea vers leur chambre.

« - Finalement, si on allait se coucher… Même si j'ai pas sommeil, je trouverais bien quelque chose à faire… non ?

Drago sourit de plus belle.

« - Je vais t'aider !

Cette nuit-là, les deux amants oublièrent cette semaine où ils avaient été séparés… Après tout, le meilleur dans une séparation forcée, ce sont les retrouvailles, non ?

A suivre……………………………

Alors vous en avez pensé quoi ? Je sais, j'ai été longue à mettre la suite mais bon… Y avait mon cousin chez moi et comme il ne sait pas s'occuper tout seul, il me suivait partout ! Ouin, c'était pas drôle !

Une tite review ou pas ?

Bisous quand même,

Selann.

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