Bonjour bonjour !

Ouf, ça fait du bien après une longue première journée de partiels, de pouvoir souffler cinq minutes pour vous écrire ce nouveau chapitre. En plus, que de folies ici : c'est l'avant-dernier, le rating change (bon, pas monumental, mais quand même), et le chapitre est plus long que les précédents ! Que du bonheur, non ?

Bon, je vais prudemment attendre que vous ayez fini de le lire pour me réjouir … parce que si ça se trouve, ça ne va pas vous plaire …

Mais je vous laisse plutôt le découvrir : )

Disclaimer : la plupart des personnages et lieux cités sont à J.K. Rowling.

Rating : T (Ca mérite peut-être un rating moins fort, mais bon …)

Bonne lecture à tous : )


Dans mes filets …

Etape 9 : Retourner la situation

Rabattant un peu plus sur lui sa cape d'invisibilité qui avait légèrement glissé, Harry s'installa encore plus à son aise sur Draco, allongé dans un coin tranquille du parc, et reprit possession des lèvres du blond. Ce dernier retint un gémissement, et glissa de nouveau ses mains sous la chemise déjà froissée du Gryffondor, caressant doucement sa peau nue.

Harry glissa sa tête un moment dans le cou du blond, profitant de la douceur de l'autre. Il resserra autour d'eux la cape, et soupira d'aise, alors que Draco râlait à ce moment-là (ben oui, faut toujours qu'il y en ait un qui casse l'ambiance !) :

« Hé, mais arrête avec ta cape ! Ca tient chaud, ton truc … »

Le brun gloussa (Merlin, le voilà transformé en poule caquetante, comme Lavande -sauf que chez elle, en revanche, c'est naturel, une vraie seconde nature), et dit en se relevant sur un coude :

« Oh, et bien dans ce cas, tu n'as qu'à enlever quelques épaisseurs, si tu as trop chaud … »

Draco ouvrit de grands yeux, étonné de voir son compagnon (de jeu ? Oui, c'est tout à fait ça !) si audacieux, puis sourit de son air tout serpentesque (vicieux, quoi …), et glissa, tout en laissant s'échouer sa main trèèèèèèèès bas dans le dos de Harry (pfiou, fait chaud d'un coup, vous trouvez pas ?) :

« Mais voyons Harry, tu m'as déjà enlevé ma robe de sorcier et mon pull … Que te faut-il de plus ? » Le tout dit sur un ton qui donnait justement envie de lui arracher dans la seconde tout le reste de ses vêtements (non, on ne pousse pas, là derrière ! On regarde la scène sans essayer de franchir le cordon de sécurité, merci les filles, on se calme …).

Le Gryffondor laissa un large sourire lui fendre le visage, avant de se passer une langue gourmande sur les lèvres. Il embrassa longuement Draco, puis se releva de nouveau légèrement, et murmura :

« Et bien, ta chemise, par exemple … Je suis très curieux de savoir quelles zones de ton torse sont les plus réactives … »

Le blond sourit, et guida de lui-même la main de Harry sous sa chemise, avant de laisser la sienne passer la barrière du sous-vêtement du brun pour aller caresser ses fesses. La suite ne fut plus que ponctuée de gémissements étouffés sous d'autres baisers, qui entraînèrent des caresses de plus en plus audacieuses … le tout mettant les deux jeunes hommes dans un état d'excitation qui aurait pu être une bonne chose, si la sonnerie annonçant la reprise des cours n'avait pas retentit à ce moment-là !

C'est avec regrets (ou en tout cas, ils en donnèrent l'impression) qu'ils en restèrent là, s'embrassant une dernière fois avant de se laisser pour rejoindre chacun leurs cours respectifs.

Dès que son camarade l'eut rejoint, Blaise se précipita pour s'asseoir à côté de lui en classe, et lui demander avec avidité (mais à voix basse, fort heureusement !) :

« Alors, tu en es où avec Potter ? »

Malefoy hésita une seconde quant à la possibilité de faire languir un moment son ami, mais il était lui-même trop pressé de tout raconter pour se retenir plus longtemps ; et c'est avec un grand sourire (Merlin, c'est rare de voir un Malefoy sourire autant ! Ca ferait presque peur, dites donc …) qu'il confia :

« Plus que quelques autres moments comme celui que je viens de passer avec lui, et c'est du tout cuit : je le mets dans mon lit, et je remporte mon défi ! » (oui, les rimes en « i », c'est joli !)

Bien qu'impressionné de la progression de son ami (Blaise se garda bien d'ailleurs de dire qu'il avait parié avec Pansy et Théodore que Draco n'arriverait pas à ses fins en 10 jours), Zabini se crut obligé de préciser, d'un ton narquois :

« Je te rappelle que tu dois également le rendre fou de toi. A-mou-reux. » fit-il en détachant chaque syllabe d'un ton triomphant. « Parce que, que tu arrives à lui donner envie de toi, c'est encore assez facile. Ce n'est qu'un ado guidé par ses hormones, comme tant d'autres après tout (ben oui, être le Survivant ne dispense malheureusement pas des aléas de la puberté), mais de là à ce qu'il soit amoureux de toi … »

Le blond haussa les épaules, et dit d'un ton suffisant :

« Fais moi confiance, mon bon Blaise. Dans l'état où je l'ai mis, c'est à genoux qu'il me suppliera de coucher avec lui, et c'est en rampant qu'il me retiendra le lendemain matin … »

Levant un sourcil moqueur, Zabini siffla : « Ah parce que tu envisages toute une nuit avec lui ! Rien que ça, ben dis donc … Il doit être un sacré enjeu pour que tu te donnes tant de mal. » Puis, après une seconde de réflexion, le jeune homme noir demanda en se penchant de nouveau vers Draco : « N'empêche, ça ne te dégoutte pas d'être obligé d'embrasser et de peloter Potter ? » (après les rimes en « i », voici les allitérations en « p » et en « t ». Et oui, qui a dit que les fics ne pouvaient pas faire réviser son français ? C'est Mione qui serait contente, tiens !).

Malefoy haussa les épaules, et fit à voix plus basse (ben oui, précisons que le cours avait quand même commencé depuis un bon bout de temps, et que le prof commençait à leur jeter des petits coups d'œil soupçonneux) :

« Pas plus que ça. Pourquoi ? Ca devrait ? »

« Ben, vu tout le venin que tu as toujours craché sur le dos du binoclard, je t'aurais cru plus réticent à l'idée de le baiser ! Mais bon, l'idée vient de toi, après tout personne ne t'y oblige … »

Draco eut l'air choqué à ces mots (et pour choquer un Malefoy, franchement, vous pouvez y aller !) : « Blaise, enfin ! Ne sois pas si vulgaire ! »

Ce fut au tour de Blaise d'avoir l'air choqué (et pour choquer un Zabini, c'est pareil, faut se lever tôt …) : « Ben, qu'est-ce que tu voulais que je dise ? Faire l'amour ? Enfin, Drake, tu vas pas jouer ta chochotte, quand même … Même toi tu emploies ces termes-là ! »

« Oui, mais chais pas … » bougonna le blond, s'intéressant à sa plume comme si c'était soudainement la chose la plus merveilleuse du monde (« Et merde ! » s'écria la petite plume, « pour une fois que je pouvais roupiller tranquille en classe … ») : « Là je trouve pas ça cool de dire ça … »

« C'est pourtant réaliste, Draco. Et c'est peut-être là où tu ne saisis pas toute la réalité qu'il y a derrière ton superbe plan » lui susurra le Serpentard à l'oreille. « Tu vas troncher le Survivant, le baiser, le sauter, lui faire sa fête … et le planter là ! Je reconnais que c'est du grand art, mon salaud, mais n'empêche … faut être sacrément couillu, si je puis dire, pour vouloir se faire le petit … » Personne, ni vous, ni moi, ni la petite plume, ne sut jamais comment Blaise comptait finir sa phrase, car Draco venait de l'empoigner par le col de sa chemise, le soulevant carrément du sol ( … ou presque -ben oui, notre blondinet n'est quand même pas si costaud, mais comme ça vous saisissez globalement l'image, quoi).

Et là, furibond, devant toute la classe et le prof stupéfaits, le Prince des Serpentards s'exclama :

« Zabini, ne redis jamais ce que tu viens de dire ! C'est vraiment dégueulasse ! Un manque de respect pareil, ça me met hors de moi. Alors ne t'avise plus de recommencer ce genre de connerie devant moi, sinon … »

Pas démonté pour deux noises, notre cher Blaise se permit même le luxe d'esquisser un petit sourire narquois, avant de glisser tout bas à son camarade (enfin, le terme de « camarade » est-il encore approprié quand ladite personne vous étrangle presque avec votre nœud de cravate ? Chez les Serpentards, sûrement, remarquez …) :

« Je te rappelle qu'on parle de Potter, là. Harry Potter. »

Ces mots furent comme un électrochoc pour Draco, qui relâcha alors son ami, et se plaqua une main sur la bouche, les yeux hagards :

« Par Salazar, tu as raison … J'en oubliais presque l'étape de mon plan, là. Je ne sais pas ce qui m'a pris … »

Se rasseyant en même temps que lui, Blaise lui tapota fraternellement l'épaule :

« Allons, allons, ça arrive même aux meilleurs de s'égarer un instant. Trop d'euphorie en vue de la réussite de ton défi t'aura sans doute aveuglé un instant. »

« Oui, sans doute. » admit Draco, se sentant tout de même un peu mieux.

Ce fut un toussotement du professeur qui attira alors leur attention. Rouvrant son livre, le pauvre homme demanda :

« Heu, est-ce que nous pourrions reprendre le cours, maintenant, si ça ne vous ennuie pas ? »

Peu de temps après, pendant l'intercours, Seamus échappa de peu à un accident qui aurait été des plus regrettables (et des plus pathétiques, en fait) : alors qu'il se penchait sur la gauche pour ramasser son rouleau de parchemin qui avait glissé de son sac, il évita Ron qui, entendant ce que venait de lui dire Harry, s'était purement et simplement évanoui … à quelques centimètres à peine de Seamus, manquant de l'écraser en lui tombant lourdement dessus !

Hermione et Harry jetèrent un petit coup d'œil au rouquin, puis revinrent à leur discussion :

« Harry, » dit la brune d'un ton aussi calme que possible (ce qui était chez elle étrangement très effrayant), « est-ce que j'ai bien compris ce que j'ai cru comprendre, là ? »

Le brun hocha la tête en assentiment, très sérieux. La jeune fille poussa alors un bref soupir, jeta de nouveau un regard blasé à Ron, toujours étendu face contre le sol, puis reporta de nouveau son attention sur son meilleur ami :

« Bon. Ok. »

« C'est tout ce que tu as à me dire sur ça ? » s'étonna le Survivant.

« Ben, oui. C'est ta vie, après tout. Qu'est-ce que tu voulais que je te dise d'autre ? »

Le brun haussa les épaules, mais avant qu'il ait pu ajouter quoique que ce soit (qui de toutes façons aurait sûrement été aussi éloquent qu'un « Heu … », donc bon …), il aperçut Draco à l'autre bout du couloir.

Il sourit, et dit : « Tiens, ben quand on parle du loup … »

Soupirant de nouveau, Hermione dit en regardant le blond s'approcher d'eux : « Je m'abstiendrais de finir ta phrase. N'empêche, Harry, je lui trouve un air bien étrange, à Malefoy. Il a pas l'air super heureux … »

Intrigué lui aussi, Harry fit signe à son amie qu'il revenait, et courut au devant du blond. L'entraînant à part, dans un autre couloir, il lui demanda si tout allait bien. Et là, Draco leva un regard sombre vers lui, et dit :

« Tu sais, Potter, je crois que je me suis trompé, en fait. »

« Trompé ? » fit Harry, tentant d'oublier qu'il venait d'entendre l'autre l'appeler de nouveau par son nom de famille.

« Sur toi et moi. Ensemble. Ca ne pouvait pas marcher. » Draco haussa les épaules, et ajouta dans un sourire qui se voulait désolé : « Considère qu'il ne s'est jamais rien passé, ok ? »

Et sur ces mots, il fit demi-tour, repartant d'un pas tranquille, comme si effectivement rien ne s'était jamais passé …


NooOOOOooon, pitié, on ne tue pas l'auteur ! Il reste encore une étape dans le plan de Draco, alors attendez au moins de la découvrir avant de m'achever à coups de pelle à tarte (au citron) …

- Rickiss part quand même prudemment trèèès loin se cacher -