Bonjour à tous,
Bon, comme beaucoup d'entre vous espéraient une suite, et que certains ont même pensé que le chapitre 10 n'était pas le chapitre final (pourtant, oui oui, il l'était : le plan de Draco ne devait faire que 10 étapes, pas plus), j'ai écrit cet épilogue.
Je voulais au départ partir sur une nouvelle fic, carrément, mais je pense que c'est mieux que ça s'arrête ici. Je risquerais de tourner en rond, sinon, et surtout, ça me permet comme ça de démarrer éventuellement une nouvelle fic courte, un peu sur le même principe (petits chapitres quotidiens).
Même si je n'ai pas encore d'idée de départ, je pense que je me laisserais tenter, surtout que le principe a l'air de vous plaire (néanmoins, je reste quand même plus attachée aux longs chapitres permettant de mieux développer la psychologie des personnages).
Enfin, voilà, je vous laisse à la vraie conclusion de cette fic, en espérant qu'elle vous plaise (même si elle ne révèle pas tout, héhéhé). Et merci encore de m'avoir suivi tout au long de cette histoire, ça m'a vraiment fait très plaisir !!!
Disclaimer : la plupart des personnages et lieux cités sont à J.K. Rowling.
Rating : K
Bonne lecture !
Dans mes filets …
Epilogue : Laisser tomber les plans … et l'aimer, tout simplement.
Une semaine plus tard
Se calant aussi confortablement que possible sur sa chaise en vieux bois grinçant, Blaise attrapa son verre et sirota sa bièraubeurre comme si c'était du petit lait pendant une minute, avant de poser finalement la question qui lui brûlait les lèvres :
« Mais alors, au final, vous avez couché ensemble, ou pas ? »
S'étranglant avec sa boisson, et postillonnant des petits bouts de biscuit sur la table, Ron, assis en face du Serpentard, rougit brusquement, puis balbutia, jetant des coups d'œil gênés à Hermione, qui discutait à voix basse avec Pansy :
« Heu, mais, non … Enfin, Blaise, ça se fait pas de me demander ça, et … »
Arrêtant un instant d'embrasser Harry qui était blotti tout contre lui, Draco s'avança un peu sur la banquette (oui, en bon prince des Serpentards, il s'était automatiquement attribué la banquette quand ils étaient arrivés aux Trois Balais ce jour-là) et posa une main rassurante sur le bras du rouquin :
« Du calme, Weasley. Je pense que Blaise parlait de Harry et moi … »
Rassuré, le Gryffondor soupira de soulagement et se fendit alors d'un large sourire. Il y enfourna une poignée de crackers, et demanda à son tour :
« Ah, mais alors c'est vrai que c'est intéressant ! C'est vrai, au final : qu'est-ce qu'il en est de ton pari, Draco ? Tu l'as remporté ou pas ? »
Très sérieux, Blaise se tourna vers son meilleur ami, et ajouta :
« Oui, parce que j'attends toujours de savoir si Théo me doit 3 gallions ou pas ! »
Lançant un regard glacial à son camarade -ce qui arracha un sourire à Harry, qui enserra alors encore plus amoureusement de ses bras la taille de son petit ami-, Draco répliqua, acerbe :
« Alors, déjà franchement, je serais toi, Zabini, je ne me vanterais pas d'avoir parié sur mon dos une chose pareille, et ensuite, je ne vois pas en quoi ça te regarde, ce que je fais avec Harry ! »
Pansy, qui avait cessé depuis deux minutes de discuter avec Hermione, pour suivre la conversation, éclata alors de rire, et fit tout en se penchant en avant sur la table (et cachant de fait, à cause de sa poitrine volumineuse, le bol de biscuits à la vue d'un Ron tout attristé) :
« Alors là, Drake, t'es quand même gonflé ! Tant que ce n'était qu'un jeu, tu nous parlais en long en large et en travers de ce que tu faisais avec Harry, mais maintenant que c'est finalement sérieux entre vous, plus rien … Pfff … Faux frère, va ! »
« Parfaitement ! » ajoutèrent en chœur Blaise et Ron, très sérieux.
Se redressant un peu sur la banquette, Harry s'éloigna alors de Draco et demanda, surpris :
« Ah bon ? Tu leur racontais tout ? Même notre séance de câlins sous la cape d'invisibilité, et quand tu m'as embrassé divinement, en faisant ce petit truc avec ta langue, là, et que tu as glissé ta main dans mon pantalon ? »
Un silence gêné suivit, avant que Draco, les joues légèrement rosées, ne précise :
« Heu non, ça, Harry, je ne leur avais pas dit. »
« Oups … » fit alors le brun, avec un petit sourire contrit. Embarrassé, il n'osa pas regarder de nouveau leurs camarades, et il enfouit son nez dans la chemise de son compagnon (et là, humant le parfum de Draco, il en oublia sa gêne et repartit dans un de ces sourires béats et contemplatifs qu'on pouvait lui voir depuis une semaine, à présent).
« Oui, oups, comme tu dis. » gronda le blond, tout en démentant immédiatement son ton sévère par une caresse attendrie sur la tête ébouriffée de Harry (oui, ben déjà que le peigne n'était pas l'ami de Potter, tu ne l'aides pas en faisant ça, Draco ! Franchement, pfff …).
Et, alors que tous regardaient la scène d'un air également attendri (oui, ben nous aussi, au passage), Hermione intervint :
« Mais en fait, toutes ces histoires de pari et tout, ça n'a plus d'importance, au fond. L'essentiel est que, ce qui n'était à l'origine qu'un jeu un peu méchant, a permis à nos deux amis de se rendre compte qu'ils tenaient vraiment l'un à l'autre. Et c'est bien ça le plus important ! » conclut-elle dans un grand sourire.
Blaise jeta un œil à la jeune fille, puis sembla réfléchir. Il finit par hocher la tête :
« Moui, tu dois avoir raison, Mione. C'est sans doute ça qui compte, et puis en effet, faut croire que ça ne me regarde pas, leurs histoires de coucherie … » Attrapant sa bouteille de bièraubeurre, il en avala une gorgée tout en se murmurant à lui-même : « Je penserais juste à vérifier s'il me reste du Verisaterum dans mes réserves. » Puis il revint à la discussion, ajoutant d'un air goguenard : « Enfin, tout de même vous, quand vous vous y mettez, vous ne faites pas les choses à moitié ! Vous embrasser devant tout Poudlard, c'était fort quand même … »
« Au point où ils en étaient, tu me diras … » fit Pansy, tout en se recalant au fond de sa chaise, permettant enfin au rouquin de se précipiter pour récupérer le bol de friandises (malheureusement, en se penchant, la jeune fille avait carrément écrasé le contenu du bol avec sa poitrine, n'en laissant que des miettes).
« Et puis c'est pas un ragot de plus circulant sur notre dos à tous les deux qui changera quelque chose, de toutes façons … » fit remarquer, philosophe, Draco, tout en refermant discrètement ses boutons de chemise, que Harry s'évertuait à ouvrir depuis tout à l'heure (en ricanant un peu bêtement. Mais bon, quand on est amoureux on fait parfois des choses un peu bêtes).
« Et puis les élèves s'y sont faits, je crois, » fit Hermione. « Faut dire qu'à force de vous voir vous tenir par la main, vous embrasser et vous murmurer des choses à l'oreille d'un air tendre, ils ne pouvaient pas ignorer longtemps que c'était du sérieux cette fois … » Et sur ces mots, elle et Pansy partirent dans un soupir extatique.
Pendant que Ron regardait bizarrement les deux filles, se demandant ce qu'elles pouvaient trouver de si exaltant à l'évocation de leurs deux amis ensemble, Blaise ajouta :
« Enfin là, avec votre relation, vous avez bien dû choquer la moitié du monde sorcier, quand même … »
« La moitié seulement ? » ricana Draco, un sourcil sarcastique levé.
« L'autre moitié, c'est ceux qui ne sont pas encore au courant. » fit Blaise, blasé.
« … »
C'est sur cette dernière réplique très profonde que tous se replongèrent silencieusement dans leur boisson, seulement troublés par les bruits de la salle, et le craquement des biscuits que Ron mâchonnait avec application.
Enfin, Harry consentit à lâcher Draco un instant (qui le retint quand même par un bout de son T-shirt, pour ne pas le quitter totalement -on ne sait jamais, des fois que le brun aurait voulu subitement et sans aucune raison apparente se carapater à l'autre bout de Pré-au-lard), pour porter un regard bienveillant sur tous ses amis, et dire (oh, oh, ça sent le discours de fin de fic, ça !) :
« En tout cas, Draco et moi on tenait à vous remercier. Parce que dans toute cette histoire, chacun à votre façon, vous nous avez soutenus, et vous ne nous avez pas jugés quand on a commencé à sortir ensemble. Vous ne nous avez pas demandé d'explication ni de justification à quelque chose que nous n'aurions de toutes façons pas su vraiment expliquer. Enfin, bref, tout ça pour dire que ça nous a beaucoup touché, et qu'on n'oubliera jamais la valeur de votre amitié … »
Toussotant, Draco se redressa un peu à son tour, et ajouta, gêné :
« Moi je tiens à ajouter que c'est Harry qui a eu l'idée de ce discours, et que je n'étais pas du tout pour. Parce que même si je suis d'accord avec le contenu, moi je ne me serais jamais rabaissé à le dire, et surtout pas comme ça ! »
Le brun, qui avait commencé à lever son verre pour porter un toast (sûrement à l'amitié indestructible et la fraternité éternelle, ou une connerie gryffondorienne dans le genre), le reposa alors et se tourna, choqué, vers le blond :
« M'enfin Draco ! Tu étais d'accord pour que je dise ça, aujourd'hui ! Tu m'as même aidé à l'écr … »
Affolé, Draco attrapa brusquement la tête de Harry entre ses mains et l'embrassa fougueusement pour le faire taire. Après avoir protesté un instant, le Gryffondor finit par se détendre, et passant des bras possessifs autour de la taille de son petit ami, il lui rendit son baiser avec passion.
Pansy, le menton posé sur sa main, poussa un petit soupir et dit dans un sourire vague :
« Je sais pas s'ils ont couché ensemble, au final, mais tout ce que je peux dire, c'est que leur histoire est trèèèèèèès bien partie … »
Adoptant exactement la même attitude que sa camarade, Hermione ajouta dans un murmure :
« Oui … Et pourtant on n'aurait pas cru, au départ. Comme quoi, la vie est pleine de surprises. »
Blaise, finissant sa bièraubeurre et commandant une nouvelle tournée d'un geste, jeta un œil confiant au jeune couple, puis revint vers les autres, et les regarda longuement. Un sourire se dessina alors sur ses lèvres, lui conférant de nouveau une expression toute serpentesque.
Se frottant les mains, il se dit pour lui-même :
« Bon, avec ces deux-là, c'est une affaire de réglée. Prochaine étape : s'occuper du cas de Miss Je-kiffe-les-bouquins et Mr Glouton-au-grand-cœur ! »
Nous conclurons donc ici avec la remarque d'une profonde pertinence que lança alors Ron, le seul à avoir entendu Blaise. C'est les joues gonflées de biscuits que le roux lança effectivement, en regardant l'autre avec de grands yeux étonnés :
« Huh ? »
