Oui, je sais, j'exagère !!! Mais ce chapitre m'a vraiment donné du mal ! Je n'arrivais pas à aligner deux mots pour former une phrase qui me plaise… Je vous prie donc de m'excuser de ce retard intolérable et n'ai plus qu'à vous souhaiter une BONNE LECTURE !

PS : Je m'excuse d'avance s'il y a des fautes d'orthographe mais je n'ai pas relu… Il est 1h48 et j'ai sommeil :p

29.04.2007

Chapitre 13 : Chacun son combat.

« - Harry ! Tu ne peux pas faire ça ! Il n'attend que ça !

Azalaïs, qui venait d'arriver avec Léo callé sur la hanche, avait entendu le message sur le pas de la porte.

« - Justement, si je ne fais pas ce qu'il attend de moi, Merlin seul sait ce qui arrivera à Dray et Kasu !

« - Mais, c'est un piège ! Protesta encore la jeune femme.

« - Je sais et nous allons nous jeter dedans… Réunis l'Ordre ainsi que les Aurors, on va effectuer le dernier plan de Dumbledore ! Commence par Poudlard, dépose Angel à Pompom pour les soins et laisse-lui Léo aussi… Déclanche l'état d'alerte ! Je veux l'armée prête le plus vite possible.

Azalaïs et Angel hochèrent la tête, ne pouvant faire fléchir Harry dans sa décision. Ils sortirent pour transplaner bien que les barrières aient été détruites. Seul, Harry monta dans sa chambre.

Ses vêtements étaient tachés de sang, à cause des blessures d'Angel…

Il se déshabilla et prit une douche rapide. Pensant à ce que lui avait dit le médicomage, il jeta un sort de protection sur son bébé ainsi qu'un sort de camouflage. Il regarda avec douleur le renflement de son ventre s'évaporer et lui rendre sa ligne.

Prenant au hasard dans son armoire, il attrapa un jean et un T-shirt noir sans manches. Il enfila ses bottines noires et ceignit sa taille d'une ceinture où il glissa sa baguette dans l'étui prévu pour elle et, pour finir, il fixa son sabre de l'autre côté.

Il releva ses cheveux en couette haute et s'apprêta à sortir. Avisant la baguette de Drago qu'il avait du perdre là quand on l'avait enlevé, il la prit avec lui, la glissant tout près de la sienne. Plus petite, elle disparaissait toute entière dans l'étui.

Au salon, il enfila son long manteau blanc. Par la porte restée ouverte par la force de choses, Kassam s'engouffra. Le bel oiseau décrivit un large cercle au dessus de la tête de Harry puis il se posa sur le dossier du canapé. Le jeune homme s'approcha du rapace et passa un doigt câlin sur sa tête.

« - Il est temps de revoir ton maître, mon beau Kassam…

Le brun accrocha une chaîne où pendait une petite boussole d'or à la patte de l'oiseau.

« - …S'il veut toujours m'apporter son aide, cet objet le conduira à moi… Va, j'ai besoin de lui…

Harry regarda un instant le faucon s'éloigner et transplana.

oOo

Réunis dans le parc de Poudlard, l'Ordre au grand complet, renforcé par la présence des Aurors du ministère, formait une grosse masse sombre et doucement bruissante.

Debout devant cette foule, Mac Gonagall paraissait bien menue. Se lançant un sonorus, elle parla pourtant d'une voix n'attendant aucune remarque.

« - Mesdames, Messieurs… L'heure est venue de la dernière bataille… Aujourd'hui cette guerre qui nous mine depuis si longtemps va prendre fin… Nul ne peut dire qui en sera le vainqueur mais il faut tout faire pour que ce soit nous… Nous ne pouvons tolérer que Lord V… que le Lord Noir sévisse plus longtemps… Mais sachez bien que nous ne devons bouger sans ordre… Et cet ordre c'est Harry POTTER qui nous le donnera… Vous-savez-qui a enlevé aujourd'hui son petit ami et sa fille à son domicile et c'est pour cela que nous nous sommes réunis…

« - Professeur… Allons-y, il n'y a pas de temps à perdre !

« - Harry ! Je…

« - Allons-y Minerva… pressa Narya.

La vieille directrice de Poudlard hocha la tête.

« - Où allons-nous ? demanda Severus.

« - Godric Hollow et surtout ne bougez pas sans mon ordre.

Harry avait parlé fort, la voix amplifiée par un sonorus mais ce qui incita la troupe à lui obéir fut davantage le regard douloureux et déterminé qui accompagnait les paroles.

Plus ou moins ensemble, ils transplanèrent tous, laissant le parc de Poudlard vide en quelques instants.

.oOo.

Voldemort était sur les ruines de la maison des Potter, un sourire sadique aux lèvres.

« - Te voila donc… Et avec toutes tes forces comme je te l'avais demandé…

Harry sortit de la masse pour faire face à son ennemi.

« - Je suis là en effet

« - N'approche plus…

« - Pourquoi ? Te ferais-je peur ?

Harry s'approchait toujours.

« - Pas le moins du monde mais si tu approches ILS en pâtiront !

Voldemort ricana en jetant un œil sur la cage qui se trouvait derrière lui. A l'intérieur, il y avait Drago et Kasuza.

« - Drago ! Kasuza !

Harry voulait les rejoindre mais, à chacun de ses pas, il voyait que Drago se retenait de hurler, le visage tordu par la douleur. Il s'arrêta et recula, le blond se détendit un peu.

« - Vous allez bien ? Dray, t'es blessé ?

« - Ca pourrait aller mieux… Non, pas de… blessures.

Drago s'évanouit.

« - Tosa ! Paniqua la fillette en voyant son père blond inconscient.

« - T'inquiètes Tenshi, ça va aller, je vais vous sortir de là !

Il remarqua que Kasuza ne semblait pas toucher par la magie de la cage.

« - Tosa… Chouinait la fillette.

« - Kasu, Tenshi, sois forte… Un tout petit peu, le temps que je vienne vous délivrer… Papa a mal, il a besoin de toi !

Kasuza ravala courageusement ses sanglots et releva les yeux vers son père.

« - Haï, Tosa.

La petite alla alors s'asseoir près de son père qui se réveillait péniblement.

« - Papa…

« - Oui, mon ange… Ca va…

Les deux regardèrent vers Harry qui les fixait toujours. Les lèvres du brun bougèrent, Drago et Kasuza n'avaient pas besoin de son pour comprendre qu'elles formaient un 'Je vous aime' avant que le Survivant se retourne vers son destin.

« - Que veux-tu de moi ? demanda Harry avec calme.

Un brouhaha s'éleva : sarcastique dans un camp, mécontent dans l'autre.

« - Ploie devant moi (Oui, je sais ça ressemble à Mulan mais bon… désolée !) qu je te tue et qu'on en termine !

Le silence revint dans les deux camps.

« - Jamais ! Riposta Harry, les yeux flamboyants de fierté.

Drago qui s'était relevé tomba à genoux de nouveau en se tenant la poitrine.

« - Arrête ça !

Cette fois, la voix d'Harry n'est plus calme, elle respirait à la fois la colère et la terreur.

« - Cela dépend de toi, dépose les armes et agenouille-toi à mes pieds sinon…

Harry regarda Drago qui se recroquevillait sous la douleur, leur petite fille sanglotante de terreur à ses cotés. Harry se décida, il sortit sa baguette de son étui et la déposa à terre, puis il décrocha son sabre et fit de même. Ses gestes lents étaient suivis de tous les regards.

« - Potter ! Crient d'une même voix, Lucius et Severus.

Harry se retourna vers eux, le regard froid. Les deux hommes ne bougèrent pas d'un pouce. Sans un mot, il se retourna vers son bourreau. Deux mangemort le ligotèrent d'un sort sans que Harry ne réagisse, ses yeux verts étaient plantés dans ceux de Voldemort.

« - Agenouille-toi. Ordonna ce dernier.

Malgré le fait que les mangemorts tirent sur la corde qui le retenait prisonnier, Harry resta debout. Voldemort fulminait.

« - Amusez-vous mes fidèles…

« - Doloris.

Plusieurs mangemorts décochèrent le sort. Harry ploya de douleur sans un cri, sans même que les muscles de son visage ne tressaillent.

« - Ry…

Faible murmure empli de douleur, le courage de Harry revint. Il releva les yeux et les ancra de nouveau dans ceux du Lord, audacieusement.

« - Mais baisse les yeux bon sang ! Doloris !

Le Survivant reçut doloris sur doloris sans broncher, les yeux ancrés dans leurs vis-à-vis rouges.

Les mangemorts s'amusaient, Voldemort jubilait de le voir ainsi à sa merci.

« - Tu es faible, Potter… Tout comme ton père ou ta mère, tu mourrais pour les sauver eux… Te rends-tu compte de la puissance que tu gâches ?

« - Au moins, je ne gâche pas ma vie ! Lâcha Harry, d'un souffle rauque.

« - Tes paroles me rappellent celle de cette japonaise… Elle prônait que la puissance était bien insignifiante face à l'amour et au bonheur… Pfff, sornettes !

« - Nat'…

Harry ferma les yeux au souvenir de son amie. Une bouffée de cet air frais qui semblait lui échapper, s'insuffla en lui à la pensée de son maître. Il la voyait, là, devant lui, dans son kimono écarlate, les poings sur les hanches lui dire :

« Mais qu'est-ce que tu fais là, à genoux ?! Relève-toi, soit fort ! Tu as des gens à protéger ! »

Pendant ce temps, Voldemort vantait son absence de faiblesse à lui et parlait de celles d'Harry tel que l'amour, la famille, etc…

Harry se coupa de ce monde. Les yeux fermés, il se concentra. Il fallait qu'il recouvre son calme, il fallait qu'il vide son esprit.

Rouvrant les yeux, il planta de nouveau son regard concentré et calme dans celui de Voldemort.

« - Que signifie ce regard ? Vociféra le serpent, énervé que le gamin lui tienne tête ainsi.

« - Je protégerai ma famille et tu vas voir que c'est là ma plus grande force.

Harry se releva calmement. Se concentrant un instant, il brisa ses liens d'une onde magique et propulsa ses geôliers un peu plus loin. Il prit ensuite le temps d'épousseter ses vêtements avant de récupérer baguette et sabre d'un 'accio'.

Les armes ayant retrouvé leur place d'origine, il avança vers son ennemi en marmonnant une formule bizarre.

« - Tu ne devrais pas faire ça… Veux-tu que la douleur transperce le bouclier faible de ta fille ?

« - Je ne comprends absolument pas ce que tu veux dire…

Harry était très calme, il s'était forgé un bouclier de concentration. Rien ne pouvait plus l'atteindre. Sa magie était à son apogée, prête à l'usage.

« N'oublie pas tes alliés, Harry ! Tu n'es pas seul ! »

« - Nat'…

Harry se souvint alors. Korrigwhen ! C'était le seul moyen pour protéger Kasuza. La petite ne devait pas rester ici, elle ne devait pas voir ça ! Avant de tenter quoique ce soit et d'envoyer l'ordre à son armée d'attaquer, il devait mettre la fillette à l'abri.

Mais pour invoquer la déesse, il avait besoin de temps… Temps qu'il n'avait pas !

Relâchant ses muscles, il ferma de nouveau les yeux sous les regards étonnés de deux camps. Mais Voldemort, profitant qu'il était presque sans défense, donna l'ordre de l'attaquer. Harry ne fut sauf que grâce à Narya qui s'était jetée sur lui, lui faisant éviter les sorts.

« - Qu'est-ce que tu fais imbécile ! Tu veux te faire tuer ?!

« - Je dois… J'ai besoin de temps… Pour Kasuza ! Bafouilla Harry.

« - Attention ! Cria Snape, en voyant des sorts fusés.

« - Ne faites encore rien ! Ordonna Harry.

Il se releva et se concentra de nouveau, les yeux fermés.

Il entendit, lointain, les sorts être lancés mais rien ne l'atteignait. Il était dans un état second proche de la transe. Autour de lui, Narya, Snape et Lucius maintenaient un bouclier. Et Voldemort était lui-même aux prises avec un superbe faucon…

« - Korrigwhen… Korrigwhen la Lumineuse, au nom de cette promesse que tu m'as faite, viens payer ta dette… Je t'en conjure, apparais devant moi et accepte ma requête…

Sous le regard ébahis des autres, une jeune fille apparut, stoppant les mouvements de chacun par le poids écrasant de sa magie divine. Comme Harry l'avait 'vu' la première fois, elle se tenait devant lui, flottant à quelques centimètres du sol.

« Je ne peux pas t'aider dans cette guerre, mortel ! »

Déclara la jeune fille.

Sa voix profonde en fit tressaillir plus d'un. Cette voix grave qui résonnait haut et fort sur les troupes immobilisées par la puissance divine.

« - Je le sais, je n'ai pas oublié ce que tu m'as dit ! Se défendit Harry avec calme.

« Alors pourquoi m'invoquer à cet instant ? »

« - Je ne veux en rien t'impliquer dans cette guerre qui n'est pas la tienne mais il n'y a pas si longtemps, tu m'avais promis ton aide et c'est elle que je te demande… Ta protection pour ma fille et mon amant. Accepte de les conduire à Poudlard, c'est là la seule chose que je te demande. Répondit Harry en s'inclinant.

« Seulement cela ? Tu es bien étrange Mortel… Pour payer ma dette, je prends ta fille sous ma protection car il me semble que ton amant n'en veuille pas »

« - Mais…

D'un geste empli de puissance et de grâce, la déesse balaya la cage qui emprisonnait Drago et Kasuza. Puis, claquant des doigts, les deux prisonniers se retrouvèrent auprès de Harry. Celui-ci les serra dans ses bras avec soulagement. Puis, regardant Drago, il lui dit :

« - Vas avec elle, tu n'es pas en état de te battre !

« - Je ne te laisserais pas seul ! C'est hors de question !

« - Mais !

« - Inutile Potter, mon fils est bien plus têtu que vous ne le pensez, il serait capable de vous rejoindre sans que vous le sachiez ! Intervint Lucius, s'attirant un sourire de Drago.

« Mortel, je conduirais ta fille à Poudlard comme tu le désires… Et comme tu n'as pas abusé de ton pouvoir sur moi, je vais faire quelque chose pour ton amant… »

Elle tendit la main vers Drago qui se trouva entourer d'une douce lumière dorée. Ses blessures se refermèrent et quand la lumière s'estompa, il était frais comme un gardon.

« - Drago ! Tu vas bien ?

« - On ne peut mieux, merci Lumineuse Déesse… Remercia Drago en s'inclinant devant Korrighwen.

La jeune femme hocha la tête. Puis, après que Harry et Drago l'aient embrassé, Kasuza lui fut confiée. La petite savait qu'elle ne pouvait pas rester avec ses parents, ils avaient des affaires de grandes personnes à régler… Mais elle savait aussi que son Tosa avait été fatigué avec le bébé. Attirant l'attention de la déesse, elle lui chuchota quelque chose. La jeune femme sourit.

« Il semblerait que ta fille ait une exigence, Mortel… »

Elle étendit de nouveau la main mais vers Harry cette fois.

« Voila qui est fait, enfant… »

« - Merci Madame déesse ! Bafouilla Kasu, un peu intimidée par le regard sans age de la femme qui la tenait.

La déesse sourit, Harry et Drago ne comprenant pas. Harry ne se sentait pas différent, qu'avait demandé Kasuza ?

« J'y vais, Mortel… Je suis heureuse de te connaître… Mon fidèle compagnon t'avertira quand ta fille sera hors de danger dans le château de Poudlard… »

Harry la remercia encore.

« Une dernière chose, Mortel… Sois sans crainte, ton enfant est sous ma protection… comme sa sœur. »

La déesse disparut, Kasuza endormie entre ses bras. Harry posa une main sur son ventre. Il n'avait plus rien à craindre pour le bébé, une magie bien plus puissante que tous les sorts de protection connus le protégeait.

Une fois, la surprise passée, les deux camps libérés se mirent en position de combat. Sans ses otages pour le couvrir, Voldemort enrageait. Il savait que la puissance de Harry avait considérablement augmenté mais jamais il n'avouerait qu'une partie de lui avait peur de la défaite. De plus, avoir été immobilisé comme le plus bête de ses mangemorts le faisait fulminer.

« - Tu es bien bête de n'avoir pas demandé plus de pouvoir à ta déesse de pacotille ! Car sans cela, jamais tu ne me battras !

« - C'est ce qu'on va voir ! répliqua Harry sans crier.

Il avait rendu sa baguette à Drago et celui-ci était prêt à combattre.

Et le combat s'engagea. Puissant, dévastateur… chacun y mettait du sien, combattant jusqu'à la mort pour ses idées.

Un cri de pure terreur figea un instant les combattants. Avançant lascivement vers le cœur de la bataille, Renaud et Lydia en tête, des vampires se mêlaient au combat.

« - Désolé pour le retard, Harry !!!! Lança joyeusement Renaud. La nuit ne voulait pas tomber et puis… Papa n'en finissait pas de nous faire ses recommandations !

Harry sourit. Ils étaient venus, comme promis. Ne s'attardant pas sur l'arrivée de ses amis, il se retourna vers Voldemort qui semblait stupéfait de voir les créatures de la nuit du côté de Potter.

« - L'amitié, mon petit Tommy… Se moqua Harry. Encore une chose que tu ne peux comprendre !

Le Lord Noir sortit de sa surprise, il fulminait. Il attaqua avec force, reprenant à un rythme effréné le combat un instant stoppé.

Tout le monde se battait avec brio. Tout était utilisé… Sorts, armes blanches et même des armes à feu moldu, trafiquées pour l'occasion…

Les vampires, avec leur style aérien et fluide, étaient les plus rapides à donner la mort mais, mis à part Renaud et Lydia, les autres prenaient le temps de savourer le sang frais qu'ils faisaient couler…

Harry, lui, résistait bien à Voldemort même si pour l'instant il restait plutôt sur la défensive au lieu d'attaquer. Les conseils de Natsuki tournaient dans sa tête. Observer la technique de l'autre avant d'agir, parer les coups, appréhender ses forces et répliquer avec l'attaque qu'il faut. Pourtant un sort ébrécha le bouclier du Survivant, lui coupant la respiration alors qu'il aurait du le tuer.

« - Harry ! Hurla Drago en se défaisant de son adversaire pour se précipiter à son petit ami.

« - Ca va, Dray… Je… Couvre-moi quelques instants…

« - Mais…

Harry le regarda dans les yeux. Il n'eut pas besoin d'en dire plus que le blond se plaça devant lui pour parer toute attaque qui pourrait venir. Harry tira son sabre qui ne lui avait pas servi jusqu'à maintenant. Lame vers l'avant, perpendiculaire au sol, l'arme semblait rayonner. Le brun plaça sa baguette dans l'alignement de sa lame et se concentra. De grosses gouttes de sueur perlaient à ses tempes et il n'entendait plus rien. Sa magie se concentrait entre ses paumes, circulant du bout de sa baguette à la pointe du katana. Soudain, tout s'arrêta. Le phénomène qui lui avait valu plusieurs minutes de concentration avait implosé en quelques secondes. Rouvrant les yeux, Harry posa la main sur l'épaule de Drago.

« - Ca va aller maintenant… Je vais me débrouiller.

« - Mais… Mais… Ta baguette !

Le brun lui fit un clin d'œil et se retourna vers son ennemi de toujours. Dos au blond, il lui montra son sabre avant de remettre celui-ci au fourreau.

Le blond avait compris, mais s'il ne savait pas comment c'était possible… Le sabre et la baguette avaient fusionné…???

Il n'eut pas le temps de se poser plus de question qu'un sort lui frôla les oreilles. Se retournant, il se trouva nez à nez avec un mangemort.

« - Oncle Rodolphus… Quel déplaisir de vous voir !

« - Déplaisir partagé, mon cher ! Crucio !

« - Protego !

« - Doloris !

Drago esquiva, son regard se posa un instant sur son amant. Harry avait l'air tellement déterminé. Un frisson d'effroi glissa insidieusement dans le dos du blond. Son cher oncle en profita, Drago se prit le doloris de plein fouet. Quand il se releva enfin, la colère et l'angoisse se mêlant, il se jeta à corps perdu dans son combat. Harry avait son adversaire, lui le sien… Harry le battrait et reviendrait… Drago le savait, tout ce qu'il pouvait faire, lui, s'était être là à son retour.

Un bruit de cavalcade, des cris… Des flèches acérées se fichaient dans les corps, atteignant les points vitaux sans faute. Firenze était venu, Harry le savait, il avait confiance. Quelques centaures étaient avec lui. Pas beaucoup mais tous sont de solides combattants… Arc et flèches sont leurs armes de prédilection… Et ce sont de formidables tireurs. Ils visent juste et tuent à chaque fois. Mais de longs et larges sabres, n'attendant qu'à être utilisés, pendent sur leurs flancs chevalins protégés d'une fine cuirasse métallique.

Sale, poussiéreux, couvert de sang, les corps se mêlaient. Les sorts sifflaient. La rage de tuer augmentait d'instant en instant, poussée par l'odeur de la mort aussi bien que par les cris de bêtes féroces qui se mêlaient au combat. C'était un soir de pleine lune, les loups garous s'en donnaient à cœur joie.

C'était une belle nuit pourtant, le ciel dégagé laissait voir une multitude d'étoile et une lune dans son plein éclairait d'une lumière blafarde le champ de bataille.

Hermione leva un instant les yeux vers cette lune blanche et pure. Les hommes et les femmes qui s'élancent au combat ne sont pas mieux que ces bêtes féroces, ne pensant qu'à tuer… Elle non plus n'était plus la même. Un flash, elle revit Ron sur son lit d'hôpital, dans le coma. Comme les autres, elle se battait… Elle ne voulait pas penser aux risques, aux conséquences. Elle a foi en la victoire ! Elle pense à ses enfants… Les revoir, les voir grandir, c'est tout ce qu'elle désire. La rage de vivre la prit, elle déployait toutes ses connaissances dans ce combat. Blaise était à ses côtés, mais bientôt, dans cette course folle, elle ne le vit plus. Les camarades tombaient. Les mangemorts aussi. Presque tous blessés. Ce ne fut alors que cris de douleur. D'un côté, on entendait « ma femme », « mes enfants »… De l'autre, « ma mère », « achevez-moi », « ne me faites plus souffrir ». Tout ceci lui déchirait le cœur… Le sang coulait à flots, mais elle avance, elle avance toujours, baguette à la main, essayant d'ignorer les morts.

Cela faisait un moment déjà que Blaise avait perdu Hermione des yeux. Il n'y pouvait rien… Dans une guerre, c'était souvent le chacun pour soi qui l'emportait. Il avait confiance en elle, elle est forte !

Il se battait lui aussi. Il tua sans compter. Il ne fallait pas compter, ça rendait fou. Un sort fusa vers lui mais ne l'atteint pas… Une forme noire s'était interposée. Un mangemort l'avait sauvé. A présent le corps désarticulé heurtait lourdement le sol. La capuche laissa s'échapper de beaux cheveux châtains. Le masque tomba.

« - Mor…Gane ? Momo ! Momo, non !

Blaise tomba à genoux près de sa cousine. Il essuya tendrement le sang qui s'échappait de sa bouche. Elle l'arrêta d'un geste.

« - C'est bien… Tu n'as rien. Articula-t-elle difficilement. Je regrette seulement de… Pas connaître, tes enfants…

« - Mais tu vas les voir ! Je te le promets !

« - Non… Vais mourir…

Il voulut protester mais une main poisseuse de sang l'en empêcha.

« - …C'est mieux ainsi… Souffla-t-elle. Je ne veux pas que….L'enfant de ce… Monstre naisse…

Elle regarda tendrement Blaise dont les yeux brillaient de larmes contenues. Les yeux de la blessée se révulsèrent, un spasme la tordit… Sa vie s'en alla avec son sang qui s'écoulait dans l'herbe, se mêlant à celui qui s'y trouvait déjà.

Blaise la déposa doucement sur le sol. D'une main tremblante, il ferma les yeux restés ouverts et se redressa.

« - Quelle idio…

Nott ne finit pas sa phrase, il tomba, mort. Le rayon vert sorti de la baguette de Blaise l'avait atteint en pleine poitrine.

« - Fréquenter les Gryffondors ne te réussit vraiment pas, fils !

Blaise se retourna d'un bloc. Face à lui, le masque à la main, se tenait son père. Rigide et aristocratique, comme toujours, aucun sentiment ne se lisait sur son visage. Sa robe noire de sorcier était lourde du sang des victimes de Zanbini père.

« - Père…

« - Il est tant de te punir pour ta trahison.

« - Avant tout, je dois vous remercier, Père.

L'homme sembla surpris.

« - Et pourquoi donc ?

« - Pour tout ce que vous m'avez appris, Père. Pour ces innombrables séances d'entraînements au combat depuis ma plus tendre enfance… Pour toute cette éducation qui me permet aujourd'hui d'être utile à Harry…

Blaise vit avec plaisir les mâchoires de son père se crisper de colère.

« - …Au fait, Père, savez-vous que vous avez deux petits fils ?

« - Je ne veux pas le savoir, il ne me sont rien avec leur Sang-de-bourbe de mère !

« - Vous vous trompez Père, ils partagent votre sang… Votre précieux sang pur !

« - Cesse !

Zanbini senior envoya un sort à Blaise qui se tut. Immédiatement sur ses gardes, il était prêt au combat. Mieux, il en connaissait le dénouement. Il ne permettrait jamais à son père de gagner contre lui ! Parsam et Kalann comptaient sur lui et il serait un bon père… Meilleur que celui qui lui faisait face à cette heure. Et il n'aurait pas de mal !

Le combat s'engagea. Violent. Les sorts s'échangeaient à une vitesse folle. Les deux combattants se connaissaient, s'évaluaient pour mesurer les progrès de chacun. D'un sort combiné, invention d'Hermione, Blaise prit le dessus sur son père. Celui-ci se retrouva projeté quelques mètres plus loin. Blaise s'approcha pour le voir de près. Pour lui montrer qu'il avait perdu contre lui, son 'traître de fils'.

Que faisait-il ? Zanbini senior regardait son fils cadet puis il saisit sa baguette et d'un sursaut de vanité stupide, voulut le mettre en joug. Le malheureux... Blaise sourit sous l'ironie de la situation. Plus leste que lui, il flanqua sa baguette dans la poitrine de son géniteur et envoya le sort. Le sort secret de la famille Zanbini. Le sang gicla de la plaie béante et vint maculer le visage impassible du jeune homme. L'homme, mourant, ne prononça pas un mot, son regard seul parlait pour lui. Il était furieux mais ça ne lui servit à rien, il mourut. Blaise sourit d'autodérision. Ses mains tremblaient, il venait de tuer son propre père. Il venait d'achever son géniteur avec un sort que lui-même lui avait appris, un sort de magie noire qui faisait la fierté de la famille !

Un rire sarcastique s'échappa des lèvres de l'ex-Serpentard, un rire effrayant. Les personnes autour de lui se figèrent de frayeur. Mais il n'avait pas le temps de s'appesantir. Il avait été élevé pour cette guerre alors il allait continuer. Continuer de tuer, continuer d'œuvrer pour la paix, continuer…

Les mangemorts même blessés envoyaient sorts sur sorts, ils ne s'arrêtaient que lorsqu'ils étaient morts. Azalaïs eut alors l'impression que le 'bon camp' gagnait du terrain. Tout à coup, à trente mètres devant elle, elle vit un mangemort qui s'évadait à grandes enjambées. Il devait en être arrivé à la même conclusion qu'elle. Se mettant à plat ventre pour éviter les sorts perdus qui fusaient ça et là, elle visa et envoya un stupéfix. Le voila qui tombait à plat ventre, raide. Elle s'approcha de lui. Mort ! Ironie du destin, elle avait voulu le capturer et il était mort. Mauvaise chute, il avait la tête fracassée contre une pierre. Elle regarda autour d'elle, horrifiée…

Champ de bataille, non, champ de carnage ! Car les cadavres n'étaient pas tout. Un instant, elle oublia leurs centaines de figures grimaçantes et leurs attitudes contorsionnées face au reste. Comme tous ceux qui survivront, elle n'oubliera jamais la ruine des choses… L'apocalypse ne pouvait pas être pire que ça ! Partout, on entendait des râles. Le spectacle était hideux… Les blessés s'en allaient, quand ils le pouvaient, suffoquant sous le coup de l'émotion nerveuse. Agonisant, certains appelaient une mère trop lointaine.

Au centre de ce carnage, deux hommes se faisaient face. Harry et Voldemort se battaient. Ils semblaient de forces égales. Chacun cherchait la faiblesse de l'autre. Blessés, ils insistaient, certains de leur victoire.

Leur duel dégageait une énergie phénoménale. Elle balayait tout sur son passage. Alors qu'autour d'eux les sorciers se battaient à touche-touche, un large cercle leur laissait la place d'évoluer… De déchaîner la terrible puissance qu'ils possédaient.

C'était impossible à décrire. Les deux hommes mettaient toute leur rage dans le combat, toute leur science, toute leur magie. L'éclat de leurs sorts éblouissait de par leur puissance.

Soudain, ils s'immobilisèrent, essoufflés.

« - C'est une belle nuit pour mourir, Tom… Fit remarquer Harry, sarcastique.

Il avait trouvé ! Il avait trouvé le point faible de Voldemort. La victoire lui était assurée maintenant. En cet instant, il ne sentait plus ses blessures, il allait délivrer son monde de la menace.

Le brun se redressa, sourit et s'élança de nouveau.

Nous étions le 23 avril et Voldemort allait mourir… Et pour de bon, cette fois !

.oOo.

Dean arriva à l'infirmerie. Son dernier combat contre un loup-garou, il l'avait remporté mais à quel prix ? Son visage était horriblement défiguré, son bras gauche n'était plus que de la charpie, sans compter les innombrables coups de griffes qui avait lacéré son corps en de multiples endroits… Quand Seamus vit le brancard baigné de sang où reposait son mari, il faillit s'évanouir. Dean avait refusé que Seamus participe à la bataille. Le médecin leur avait bien dit que les premiers mois étaient les plus difficiles et Dean ne voulait pas que son mari ne perde leur enfant. C'est ainsi que ne voulant pas être évincé, Seamus s'était tout de suite rendu à l'infirmerie provisoire où s'activaient Pompom, Elsaïd et d'autres pour leur prêter main forte.

L'irlandais ne dit rien pendant que Pompom essayait d'enrailler la perte de sang. Il fixait l'homme étendu, les larmes se frayant facilement le chemin sur ses joues. Il ne lâchait pas sa main intacte, ne quittait pas son visage mutilé du regard.

Le temps des prières était dépassé, il était trop tard… Il n'y avait rien à faire à part atténuer la douleur et ne pas le laisser seul.

Angel, ses blessures bandées, passa près de l'irlandais le regard douloureux. Il s'en voulait de ne pas pouvoir faire plus !

Soudain, les portes s'ouvrent. Quelqu'un rentre, tambour battant.

« - ON A GAGNE !!!! HARRY POTTER A VAINCU CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM !!!!!! VOUS-SAVEZ-QUI N'EST PLUS !!!!!

Un brouhaha de joie s'éleva au milieu des gémissements des blessés. Des hourrahs, des rires et des pleurs fusaient de tous côtés…

Seamus qui, comme tout le monde, s'était tourné à l'entrée de l'homme, redonna toute son attention à Dean. Un sourire mouillé aux lèvres et serrant un peu plus la main molle de son époux, il lui parla. Parler, montrer qu'il était là, il ne pouvait faire que ça…

« - Dean, ça y est… Ca y est, not'Ryry a gagné !… Dean… On va vivre en paix maintenant ! Notre enfant dans un monde sans guerre !...

Le silence lui répondit. Attendait-il une quelconque réponse de l'homme inconscient à qui il parlait de toute façon ?

« -…Dean ?

Son sourire s'effaça, ses mâchoires se crispèrent.

« - Dean !

Le fragile équilibre de Seamus se fissura. La panique l'envahit. S'agitant, il appela Pompom.

« - Je crois que c'est pire ! Couina-t-il, refoulant les larmes comme il pouvait.

L'infirmière accourut près de lui, elle ne pouvait pas grand-chose, ce n'était qu'une question de minute... Il n'y a plus rien à faire.

« - Mais Pompom ! Je vous en prie ! Faites quelque chose ! Faites quelque chose, n'importe quoi, je vous en supplie ! Pompom…

Seamus tomba à genoux, la main de Dean toujours entre les siennes, il pleurait. L'infirmière restait là, rageant de ne rien pouvoir faire pour l'ancien griffondor. Puis elle repartit, essuyant d'un geste las ses yeux humides… Elle ne pouvait plus rien pour Dean mais d'autres avaient besoin de ses soins.

Seamus la supplia mais elle s'éloignait d'un pas raide, résolue. Angel le prit alors par les épaules pour ne pas qu'il s'agite de trop. Doucement, le torse de Dean s'abaissa pour ne plus jamais se soulever… Seamus resta un moment les yeux grands ouverts à fixer l'homme qui venait de mourir puis il laissa tomber sa tête sur l'épaule de l'allemand derrière lui, les yeux fermés, croyant à un cauchemar… Espérant que ça en soit un ! Une longue plainte s'échappa de ses lèvres alors qu'un torrent de larme dévalait ses joues.

Ce n'était pas un cauchemar, c'était la réalité…

Nous étions le 23 avril, le soleil se levait.

A suivre……………………………

Voila ! Une bonne chose de faite ! Qu'en pensez-vous ??? Oserais-je vous demander quelques petites reviews ? Sivouplééééé !!!!

Bisous

Selann.

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