Jour 612 :
Des choses incroyables, j'en avais déjà vu. Et il m'en avait déjà montrés. Mais, là, c'était tout simplement improbable. Et il ne l'avait pas vraiment choisie cette destination… Quand il est sorti du TARDIS, mon mari a tout de suite comparé à une autre planète impossible celle où nous nous trouvions. Seulement ce n'était pas un trou noir que nous avions au-dessus de nos têtes, mais un soleil. Un immense amas de gaz mortel, à quelques centaines de mètres au-dessus de nous. La planète était aride, morte, comme si elle avait dérivé jusqu'à son emplacement actuel, bien trop proche de son soleil. Le TARDIS devait nous protéger… Le reste de la planète sera peut-être englouti un jour dans le soleil grandissant. Parce que cet astre approchait de sa mort. Il avait gonflé et rattrapé ses planètes limitrophes. Voir de si près ces gaz mortels était impossible et pourtant, nous étions là. Et quand le Docteur eut compris que nous ne risquerions rien grâce au TARDIS, il sortit de sous la console un panier d'osier comme la dernière nuit que nous avions passé à Asgard. A l'intérieur, il y avait des fruits et du champagne. L'ensemble n'allait pas forcément mieux ensemble que les bâtonnets de poisson et la crème anglaise. Mais les fruits étaient quand même meilleurs. Bien meilleurs que la nourriture de la prison…
Nous regardions les planètes qui allaient être bientôt englouties à leur tour par les gaz du soleil mourant. Tout un système mourant, des planètes aux tailles et couleurs diverses,… Un système déjà désordonné, déjà chaotique dont je n'étais pas plus capable que le Docteur de dire de quel système il s'agissait. Le soleil nous chauffait le dos, autour de nous les volutes de gaz solaires se déversaient dans l'air autour de nous. Y-avait-il vraiment de l'air ou n'était-ce que l'espace obscur et froid, dont nous protégeait le TARDIS ?
C'était une nuit des plus extraordinaires que je passerai sûrement de ma vie. Une nuit unique, comme m'en offrait maintenant à chaque fois qu'il venait me trouver, et me délivrer pour une nuit, le Docteur dans son TARDIS.
