Jour 1951 :

On a gagné, à ce jeu français. C'était presque trop facile, d'ailleurs… Mais c'était une belle attention de mes parents. Et puis maintenant, le Docteur nous emmène tous les deux comme promis sur la Constellation de la Chimène. C'est drôle de penser que l'on va sur une constellation. Mais en fait, c'est sur l'étoile principale de cette constellation, Chimène trois, que le Docteur nous conduit dans son TARDIS. Tous les systèmes stellaires qui composent cette constellation sont organisés en la seule organisation politique et culturelle qui se délimite en une constellation d'étoiles. De tout l'univers, de tous les âges du Temps.

(…)

C'était censé être un voyage de plaisance, un voyage calme... Finalement, on n'y a pas vraiment eu le droit. Et tant mieux!

On a commencé par se poser tranquillement sur un astéroïde gravitant autour de Chimène trois. Tout allait très bien pour une fois. J'avais retrouvé le manuel du TARDIS et je m'étais décidée à en enseigner les rudiments du pilotage à mon mari. Et nous nous étions donc posés sans problèmes sur ce petit astéroïde. Un astéroïde qui, par contre, nous en réservait : Nous venions d'atterrir et de sortir du TARDIS quand ce vaisseau spatial noir et blanc, qui était orné d'une tête de mort sur le coque, vola au-dessus de nos têtes. Très proche de nos têtes...

Nous sommes allés voir le vaisseau de plus près qui venait de se poser peu loin de notre cabine bleue. Et sur un astéroïde, cela revenait à "vraiment très très près"...

Le vaisseau était posé mais il nous sembla à tous les deux qu'il s'était écrasé. La coque du vaisseau était dans un triste état. Nous avons donc pris le risque de nous approcher plus encore de ce qui ressemblait à la carcasse d'un vaisseau spatial. Risque calculé selon le Docteur. J'étais moins enthousiaste à cette idée et je l'ai donc laissé avancer seul dans le cratère. Il a posé son tournevis sonique sur la coque animée du vaisseau et je l'ai ensuite vu se faire enlever par des humains et cyborgs sortis de la fausse coque qui était la parfaite couverture pour leur activité de piratage.

Je les vis prendre le tournevis sonique de mon mari. Il allait falloir que je le récupère ou j'en aurais entendu parler jusqu'à la fin de mes jours! Je suis descendue à mon tour dans le cratère mais je ne les ai pas laissés me kidnapper. Mon blaster laser tira quelques salves d'énergie sur la coque en frôlant mes agresseurs et je me retrouvais escortée à l'intérieur, consciente et dangereuse pour ces pirates.

L'intérieur du vaisseau était aussi sombre que sa coque mais mieux en état. Et plus dangereux avec tous ces pirates armés jusqu'aux dents. Ce n'était pas avec mon seul pistolet laser que j'allais les arrêter et sauver le Docteur. Heureusement, j'avais aussi mon baume à lèvres dans ma poche et si ce n'était pas une belle femme habillée d'une robe de satin vert qui leur faisait peur, ce ne serait pas non plus de la voir se maquiller avec son rouge à lèvres. Ils m'ont donc laissée faire alors que j'étais "accueillie" par le capitaine de ces pirates. Il tenait dans sa main le tournevis sonique du Docteur et le faisait tourner en cherchant comment il pouvait fonctionner.

Après un petit discours aguicheur, je me suis approché de lui et je l'ai embrassé sur la joue. C'était bien suffisant...

Une fois qu'il fut à ma merci, il me rendit le tournevis de mon mari et je me precipitai avec lui et le tournevis jusqu'aux cellules où avait déjà été enfermé le Docteur par ses ravisseurs.

" Salut, je ne t'ai pas trop manqué, mon petit coeur, lui demandais-je alors que j'employais le tournevis à libérer le Docteur.

- Quoi? Non, pas du tout... Ellesf sont pas si mal ces cellules, et je n'avais encore jamais été capturé par des pirates! Enfin, si, des pirates terriens des Caraïbes, mais c'est pas pareil. Et puis, j'étais plus un passager clandestin et même un héros qu'un prisonnier a l'époque. Enfin, ta mère nous avait quand même sauvés avec un sabre...

- Tu parleras plus tard, il ne sera pas hypnotisé éternellement, dis-je exaspérée à mon mari."

D'accord avec moi, le Docteur m'a demandé mon tournevis sonique.

" On a décollé, au cas où tu ne l'avais pas remarqué. Je vais faire se matérialiser le TARDIS ici."

Je tendis son tournevis à mon époux et la cabine bleue de police se matérialisa non pas devant nous mais autour de nous à notre grande surprise.

" Eh bien, elle doit avoir apprécié que je n'ai pas laissé le frein à main! S'exclama le Docteur.

- C'était trop facile ! Grommelai-je."

Le Seigneur du Temps me regarda et me sourit puis il lança son TARDIS dans le vortex du Temps. La familière musique de la dématérialisation accompagna son acte et nous fûmes tous deux secoués.

(...)

Le Docteur vient de faire se matérialiser le TARDIS au coeur de l'espace. Il n'y a rien autour de nous... Pourquoi nous a-t-il emmenés là? Oh le revoilà, il a le manuel de pilotage du TARDIS a la main. Et il le jette dans l'espace. Je ne peux pas dire que je n'en avais pas aussi envie. De toute façon, elle m'a formé et tout est enregistré dans ma tête.