Avant-Lecture :

Pour vous situez dans l'âge des enfants, Fíli a sept ans et Kíli et Ori en ont cinq (Kíli étant plus âgé de deux/trois jours).
Pour ce qui est de l'univers, nous restons en Terre du Milieu. En revanche, oubliais les races, il n'y a plus que des hommes. Et des petites araignées. Ainsi que des koalas. Et le reste de la faune et de la flore que nous connaissons tous !

Sinon ... Je n'ai pas grand-chose à dire ... Juste que ... je n'aime pas ce qu'il se passe un peu avant la fin de ce chapitre ! Mais je ne savais pas comment tourner ça autrement, alors vous avez ce truc-machin-chose qui me file de l'urticaire ! Et le pire, vous savez quoi, c'est qu'il se moque de moi !

Je remercie les personnes qui me suivent et me mettent dans leur favoris. Je remercie de tout cœur celles qui me laissent des reviews : vous m'aider à progresser !

Attention, dans ce début de chapitre, il y a une courte « maltraitance » voulue sur enfant.
Et pour ceux qui n'aiment pas quand il y a trop « d'eau de rose » dans l'air : j'en ai mis. Plus que de raison ! Qui puis-je ? Les coups de foudre, c'est trop magique ! –pan-


Baby-sitting

« Grand est celui qui n'a pas perdu son cœur d'enfant » Meng Tsen

L'homme n'attendit pas que le moteur soit éteint pour descendre de la voiture. Il s'en extirpa en claquant sa porte d'une telle violence que la voiture balança un peu.

Les portes arrière s'ouvrirent aussi. Les hommes cagoulés en sortirent à leur tour, tirant les deux enfants restants, qui eux, pleurnichaient et geignaient leur mal-être autant que leur douleur. Le plus jeune de la fratrie, se prit une gifle sifflante sur sa joue droite, pour s'être débattu et avoir donné un coup inoffensif dans le genou de son agresseur. L'effet fut immédiat : alors que la baffe aurait dû le calmer, le petit garçon se mit à pleurer bien plus fort que précédemment.

- Tu vas te taire, oui ? Sale gosse !

Agacé par ces cris de détresses assourdissants (et surtout totalement inutiles), le chef de la bande ressorti l'arme qu'il venait tout juste de ranger dans son étui. Il prit au canon, près à assommer le gamin le cross de l'arme. Les cris de l'enfant se muèrent en hurlement dès qu'il vit l'homme armé s'approcher dangereusement vers lui. Le frère se mit aussi à gigoter.

- Non mais vous êtes tarés ! Vous allez le tuer !

Bilbo se jeta sur son agresseur, le retenant par le bras. Son corps tremblait par un acte que l'homme en face de lui pouvait juger impardonnable un soi-disant comportement de révolte à son encontre.

Le regard qu'il reçut ne le fit pas lâcher prise, surtout que le silence était enfin retombé dans les sous-sols (au grand soulagement des hommes cagoulés qui crurent bien perdre de façon définitive l'audition).

- Ce n'est pas en usant de la force que vous allez vous faire respectez d'un enfant terrorisé !

- Ah oui ? Alors que ce fait-il, que ça ait marché avec mon fils, Monsieur Baggins ?

- Vous venez de donner la réponse vous-même : il est votre fils. Pour lui, c'est l'éducation qu'il reçoit de son père, c'est donc normale que vous agissiez ainsi envers lui. Mais pas pour Kíli ou même Fíli ! Il en valait de même pour Ori ! Vous les enlevez, les brutalisez, les …

- SILENCE ! hurla l'homme

D'un mouvement brusque d'épaule, il se dégagea de l'emprise de Bilbo, pour à son tour exercer une pression douloureuse sur le bras de sa victime. Il le força à se rapprocher de lui (en étant aussi dans l'obligation de baisser un peu son visage pour pouvoir le regarder droit dans les yeux. Différence de taille, que voulez-vous ?).

- Je n'ai que faire de vos belles paroles sur la psychologie infantile. Maintenant, vous allez calmer ses salles gosses. À la moindre nouvelle larme, au moindre geignement plaintif, je n'aurais aucune gêne à changer les closes du contrat avec leur oncle sur leur sécurité et je les donnerais à mon fils … qui sait quelles expériences morbides il pourra faire sur eux … et vous, mon cher Monsieur Baggins, dit l'homme avec un ton perfide et en faisant courir une main désagréable sur la peau laiteuse du jeune homme, vous les regarderait gigoter et hurler pour une bonne raison. Me suis-je bien fait comprendre ?

- O-oui … glapit Bilbo d'une voix faible

- Étais-je suffisamment clair ? hurla le ravisseur le visage devenant rouge de colère

- Oui, parfaitement clair !

L'assurance manquait dans la voix du jeune adulte. Sa réponse un peu plus audible sue satisfaire le maître des lieux. Il prit un air suffisant.

- Bien. C'est parfait.

Il traina son prisonnier vers une petite pièce où les deux enfants y avaient été déjà enfermés durant leur conversation privée. Sous les rires de ses hommes de main, il le jeta sans ménagement dans la petite sale faiblement éclairée par une simple petite lampe.

La porte se referma brusquement durant quelques secondes, la lumière s'éteignit. Cela n'empêcha pas les deux garnements de sauter dans les bras de leur baby-sitter. Bilbo n'eut aucun de mal à les soulever après la réception quelque peu brutale. L'adulte se leva pour aller s'asseoir plus confortablement contre un mur. Là, il engloba les deux garçons, dans une étreinte protectrice et chaude. Ses mains créaient des petits cercles apaisant dans leur dos. Il les cajola du mieux qu'il put, sachant qu'il ne pouvait pas leur offrir ce qu'il voulait ses derniers jours : rentrer chez leur oncle Thorïn.

- Bilbo ?

- Oui Kíli ?

- Est-ce qu'on porte malheur ?

Fíli hocha la tête, ayant le même regard que celui de son cadet.

L'adulte eut un pauvre sourire sur son visage tuméfié. Il ébouriffa leurs cheveux emmêlés et gras. D'une voix douce, il leur répondit sans hésitation :

- Non. Vous ne portez pas malheur.

- Mais … s'enquit le blond, Avec maman et papa … !

- Vous n'y étiez pour rien. Votre père et cet homme profitent de votre jeune âge pour vous faire du mal, et pour faire du mal à votre famille, à vos amis. Vous êtes juste deux petits garçons innocents, attendrissants ! C'est grâce à vous qu'Ori à pu être libéré. Alors non Fíli, non Kíli. Vous n'apportez pas le malheur, vous faites perdurez l'espoir dans le cœur de vos proches.

Les mouflets se serrèrent un peu plus contre lui, leur tête au plus proche de son cœur. Ils se sentaient un peu plus rassurés. Pas assez pour faire perdre la terreur qu'exerçait le ravisseur sur eux, mais suffisamment, pour se laisser emporter par la berceuse que leur souffla Bilbo. L'histoire d'une Compagnie de nains partant à l'aventure pour récupérer le château d'un méchant dragon.

Pour la première fois depuis longtemps, même sans leur peluche respective, les deux enfants, s'endormirent paisiblement.

(/\)

Thorïn ne comprenait pas une chose : comment avait-il pu douter de Bilbo lorsque, trois jours auparavant, les garçons le suppliaient de l'engageait avant même de les connaître. Si l'homme voulait bien le payer tel une célébrité du Gondor pour qu'il travaille pour lui ou passe régulièrement le voir, ce n'était pas à cause de son physique, ni son sourire, ou à sa voix douce et ô combien envoutante ! (Il y avait de ça, mais pas que !)

À peine le jeune venait de faire la rencontre de Fíli et Kíli, qu'il agissait comme s'il les avait toujours connus ! C'est avec un calme olympien que Bilbo avait stoppé une dispute naissante pour savoir qui aller s'asseoir sur ses genoux ! Il a pris les deux garçons et les a placés chacun sur l'une de ses jambes, comme ça, avec un sourire éblouissant et une petite séance de décoiffage pour les plus jeunes. Pour le coup, Thorïn s'était senti jaloux de ses neveux … Sur le moment, il aurait adoré être rajeuni pour prendre leur place ! À noter que la poignée de main qu'ils avaient eue plus tôt dans l'entrée, n'avait duré que trop peu de temps pour savoir si la peau du plus jeune était aussi douce qu'il laissait voir … Sauf que, si Thorïn se mettait à la toucher, il n'arrêterait pas de le caresser ! Que ce soit en surface où en profondeur.

Le PDG se fit violence pour arrêter de penser à certaines choses peu saines à raconter devants deux petits garçons. Sa dernière compagnie datait de … de … l'arrivée de ses neveux sous sa tutelle. Soit quand Fíli rentrait en première année du primaire, soit il y a deux ans. Si pour un célibataire endurcit cela faisait peu, pour un coureur de jupon tel que lui … cette expérience pouvait être dure … Il aurait pu continuer ! Mais, avec ce qu'avaient vécu les deux petiots, voir une femme différente ou un homme différent être dans son lit toutes les semaines –si ce n'est tous les deux jours- ce pouvait être dur à gérer.

Le brun les observa de tout et de rien, laissant la petite voix répéter que oui, ce garçon-là en baby-sitter serait parfait. Après une bonne demi-heure de planification de jeu en tout genre de la part des deux filous, une partie de la conversation le sortie de ses pensées.

- Et tu viendras jouer avec nous ?

- Si votre papa est d'accord, je viendrai jouer avec vous ! sourit-il

- Papa ? répéta Fíli, Mais, Bilbo, Thorïn, c'est notre tonton !

- Oh … je … suis désolé. Je ne savais pas !

- Vous ne pouviez pas savoir. Ce n'est pas un problème.

- Moi, ça ne me gênerait pas que tonton soit papa ! avoua Kili en croisant ses bras et en affichant une moue adorable sur son visage

Son frère ainé avoua rapidement, sous les rougeurs sur les joues de Thorïn. C'est que ce genre d'annonce fait toujours chaud au cœur … Souriant aux deux enfants, Thorïn nota une petite compréhension dans les pupilles de son (peut-être) futur employé.

- Les garçons, dit-il, Vous voulez bien nous laisser ? Je dois parler avec Monsieur Baggins.

- Non ! On reste avec Bilbo !

- Il est trop cool ! marmonna Fíli tout en serrant le bras du jeune homme contre-lui

Définitivement, il allait vraiment engager le jeune homme. Surtout que Bilbo prenait très bien ces petites marques d'affection … Ses neveux étaient des petits veinards, vraiment !

- Cela ne vous dérange pas, monsieur Baggins ?

- Non, ne vous inquiétez pas.

Il y eut un court silence, auquel Thorïn brisa en se raclant la gorge et commença à poser les questions importantes –ainsi que la raison de la présence de Bilbo Baggins dans ses murs.

- Puis-je savoir vos disponibilités ?

- Pour le moment, je ne m'occupe que d'un petit garçon. Le mercredi après-midi et le vendredi matin. Je suis pris le dimanche, sinon, je suis disponible les autres jours de la semaine, de huit heure à vingt-et-une heure.

- N'avez-vous pas cours ?

- Si, je reçois tout par correspondance. Je reçois le tout par paquet, que j'étudie le soir et le dimanche.

- Dans quelle voix êtes-vous ?

Thorïn connaissait la réponse, naturellement. Il ne voulait pas que le jeune-homme sache qu'il avait déjà fait des recherches sur lui.

- Psychologie infantile psycho-traumatique. En dernière année du doctorat.

Le Durin en resta les bras ballants, gardant au mieux sa bouche fermée.

Ses neveux se regardaient entre eux : c'étaient quoi ces histoires de « psychaumatique » ?

- Vous approchez de la trentaine. Dit le brun en plaisantant

- Au contraire, de la vingtaine quand quelques mois ! rit doucement Bilbo, les joues un peu rouges et le regard fuyant

- Mais comment … ?

- Mémoire eidétique. J'ai fini le lycée à treize ans. L'université n'est pas … si facile que ça, même pour quelqu'un comme moi, et un ami de deux ans de plus que moi, me prêtait ses cours jusqu'au master, puisque lui prenait une autre filière. Comme j'ai dû déménager dans la région et que ma famille n'avait pas les moyens de me payer un appartement et tout ce qui va avec, j'ai choisit de prendre les cours pas correspondance. Ce qui est plus facile que des cours pas amphithéâtre. Je lis la théorie la semaine, j'applique la pratique sur papier le dimanche.

Ah oui, carrément ? Il commençait à comprendre pourquoi Dori avait si vite-fait confiance à l'adolescent. D'une certaine manière, il comprenait le reste aussi.

- Tonton ? C'est quoi « éditique » ?

- Eidétique Fíli.

- C'est quoi ? insista le blondinet

- C'est lorsqu'une personne mémorise tout en quelques minutes et s'en rappelle toute sa vie.

- WOUAW ! hurlèrent les deux enfants

Ils s'accrochèrent à leur (peut-être) future nounou et ils le regardèrent avec des yeux arrondis, gros comme des soucoupes volantes, et pétillants d'admiration. Oui, cet homme-là était le meilleur super-héros qu'ils n'aient jamais pu rencontrer ! (Le seul aussi). Ils allaient pouvoir frimer avec Ori à la rentrée !

- Je pense que vous aurez votre doctorat.

- Merci bien … rosit (adorablement, du point de vue de Thorïn) Bilbo

Ils continuèrent de parler durant de longues minutes, qui finirent par se transformer en heure. Thorïn expliquait son travail, que parfois il pourrait finit plus tard que dix-neuf heures. Bilbo, lui, expliqua sa manière de faire, précisa qu'il serait intransigeant sur la sécurité des enfants et que ce seraient sur ce seul point qu'il pourrait les disputer en cas d'un grave incident, il informa que ce n'était pas un problème s'il finissait plus tard (il fallait juste que Thorïn le prévienne), le jeune homme avertit qu'il ne ferait jamais cuir des surgelés (à moins qu'il n'ait pas le choix, par un manque quelconque de temps ou que ce soit des plats faits maison). Il demanda même les plats favoris des enfants, ainsi que leur désert. Il questionna si ça ne poser pas de problème s'il cuisinait avec eux ou s'il pouvait faire des activités de créations… Ils discutèrent du prix : Nori avait bien eu raison, le salaire que Bilbo demandait était vraiment faible, et Thorïn dû se battre en arguments pour que le jeune homme finissent par plier pour que sa note soit triplée.

Bilbo montra de sa personne un jeune homme qui aimait son petit-boulot, qu'il faisait ça pour aider, mais aussi par plaisir. Pas comme ses adolescentes irresponsables. Cela se comprenait aussi avec son choix de filière qu'il avait choisi.

- Cela vous gênerait si, quelque fois, le jeudi après-midi, leur meilleur ami vient après l'école ?

- Si cela ne pose pas de problème à ses parents.

- Je ne pense pas que cela pose problème à Dori et Nori.

- V-Vous les connaissez ? souffla Bilbo devenant un peu rouge et se tortillant contre le dossier du canapé

- Oui ! Ce sont même eux qui m'ont passé vos coordonnées. Ori vous adule !

- Vrai-vraiment ?

- Oui. C'est lui qui a recopié votre numéro.

Bilbo se tortilla encore un peu. Merry et Pippin avaient agi de la même manière avec lui lorsqu'il les gardait encore. Que ce soit de la part d'un petit garçon qu'il connaissait que depuis quelque temps … c'était a-bso-lu-ment a-do-ra-ble ! (Les fameux Fee et Kee étaient donc Fíli et Kíli ? Oui, c'était adorable !)

- Bien ! déclara Thorïn pour briser la glace, Je n'ai trouvé personne d'autre et je pense que les deux chenapans sur vos genoux refuseront quelqu'un d'autre. Tout me semble parfait, et je peux vous dire que, si vous agissez comme vous me l'assurez, je ne suis que rassuré. Je devais reprendre le travail quand dans deux semaines, pour une certaine raison, je suis absent mardi prochain à partir de dix heure. Vous êtes libre pour que je vous prenne à l'essai ? Je comprendrai si ce n'est pas le cas. Vous êtes encore en vacances et nous venons à peine de nous rencontrer.

- Non, je suis disponible. répondit Bilbo ne croyant pas du tout à ce que l'homme en face de lui proposé, Je viendrais mardi. Vous pouvez compter sur moi !

Les enfants, qui, jusque-là, c'étaient tenus incroyablement calmes et avaient suivi la discutions sans interruption, sautèrent des genoux de leur nounou (officielle) pour ceux de leur oncle. Ils couvrirent les joues barbues de bisous un peu mouillés. Les deux frères dansèrent ensuite partout dans le salon, crièrent de joie à tel point qu'ils n'entendirent pas leur oncle leur demander de se calmer (au risque d'être privée d'une seconde part de gâteau au dessert !)

Mais le gâteau au chocolat ne valait pas Bilbo et sa super mémoire éditique ! C'est Fíli qui le hurlait. Kíli lui, préférait énumérait tous les jeux qu'ils pourraient faire faire avec sa nounou masculine. De quoi bien embarrasser le concerné.

- Allez jouer dans votre chambre.

- Pourquoi ?

- J'ai encore certaine chose à dire à Monsieur Baggins.

- Pourquoi tu ne l'appelles pas Bilbo ? s'interrogea Fíli

- Nous aussi, on va devoir l'appeler Monsieur Baggins ? s'horrifia Kíli

- Et bien … euh …

- C'est un code secret ! murmura Bilbo à leur attention avec le petit clin d'œil qui allait avec

Les deux enfants prirent une grande inspiration. La bouche grande ouverte, ils observèrent alternativement leur oncle et leur (nouvelle) nounou. Ils se consultèrent un petit moment, sans reprendre leur souffle. Un débat mental et visuel se déroula durant une courte période. D'une même voix, ils déclarèrent tout bas :

- Ils protègent le président de méchants orques !

Ils détalèrent sans plus attendre se cacher sous leur lit avec pour uniques munitions, une multitude de fléchettes en mousse et des peluches. Fíli dû surement sortir de la cachette improvisée pour fermer la porte de la chambre. Les adultes entendirent clairement la dernière phrase de la part du cadet :

- Vite ! Vite ! Il va te trouver !

À laquelle, Bilbo ne put s'empêcher de rire avec gentillesse. Maltraitant ses mains, il mit un certain temps avant de se tourner vers son employeur (officiel). Toujours d'une façon adorable (Thorïn se dit qu'il fallait au plus vite calmer ses pulsions avant qu'un malheur ne survienne), le jeune homme se mordit les lèvres. Il ouvrit pour refermer sa bouche dans l'immédiat.

C'est n'est qu'après un certain temps, qu'il se lança :

- Ils ont subi quelque chose, n'est-ce pas ?

Thorïn eut un petit sourire nerveux. En plein dans le mile !

- Vous avez bien choisi votre filière. Voulez-vous sa- … ?

- Non ! coupa Bilbo immédiatement, Je me doute un peu de ce qui a bien pu leur arrivée ... Je suis peut-être de nature curieux mais ...
- Mais... ?
- Mais je ne suis pas leur psychiatre, je suis leur baby-sitter. Je ne vais pas prendre le risque de mêler profession et étude. Sans oublier que je n'ai pas encore mon diplôme et je n'ai toujours pas prêté serment ...

Un autre silence gênait prit place. Il n'y a que lorsqu'ils entendirent des rires d'enfants, que le plus jeune se lança une nouvelle fois :

- C'est bien le sujet de leurs parents, en particulier le père, qui est tabou ?
- Si vous n'êtes pas reconnu dans votre métier, je me poserai des questions.
- Autant faut-il que les parents fassent confiance à un jeune homme à peine sorti de l'adolescence !

La moquerie était tournée vers lui avec une aisance souple. L'habitude de recevoir ce genre de remarque ; après tout, voir un enfant surdoué n'était pas donné à tout le monde. Dans un sens, Bilbo comprenait, de l'autre, il ne le supportait pas tous les jours. D'où son autre choix pour les cours par correspondance : il n'avait pas à faire face à des étudiants jaloux où à ceux qui voulaient en profiter en l'utilisant comme la cinquième roue du carrosse.

- Merci pour votre confiance, Monsieur Durin.

L'instant serrait accompagné d'une douce musique au violon, il suffirait d'une poignée de pétales de roses rouge et blanche ballottées par le vent pour que Thorïn se croie dans un roman niais que les femmes lisent à tour de bras. (Ou la majorité des femmes ! Sa sœur préférée les livres de science-fiction !) Pensée cela n'était pas entièrement de sa faute. Ses neurones en étaient en partie criminels ! Mais ce, à cause du sourire sincère et éblouissant de Bilbo.

Le PDG en eue la gorge asséchée ! Il y prit un peu son pied, le temps s'arrêtait autour de lui, rien que pour enregistrer ce si beau rictus, sur ce si joli minois d'une personne bien adorable ...

Par les Dieux ! Le voilà finis : Thorïn Durin était l'un de ses personnages niais dans les romans à l'eau de rose ! Misère. La Terre du Milieu va s'arrêter de tourner.

- Tonton, Kee, il a faim.
- Bilbo, il reste manger avec nous ?

Le brun sursauta assez violemment. Retomber dans la réalité était toujours affreusement douloureux.

La phrase que la nounou sortie en rajouta une petite couche :

- Il est déjà cette heure-là ? Je suis désolé, je vais devoir vous laissez ...

Les neveux geignirent leur mécontentement, s'agrippant violemment aux jambes de leur baby-sitter. Bilbo en rit un peu et leur ébouriffa les cheveux.

- Je suis désolé, vraiment.
- Mais tu ne vas pas pouvoir protéger le président !
- C'est bien pour cela que je dois partir, pour m'assurer qu'il en toute sécurité !

Silence. Même les mouches ne volaient pas.

- Sinon, tu vas te faire repérer et tonton aussi ?
- Tout à fait !

Le brunet se pince les lèvres. Le blondinet gonfle ses joues.

- Monsieur Baggins revient mardi. rassura l'oncle amusé
- Et je vous dirais l'arme secrète pour vaincre les orques !
- Pour de vrai ? s'extasièrent les deux jeunes garçons
- Oui !
- Dans ce cas, on vous protège jusqu'à la porte !

Pas le temps que Thorïn s'interpose à cette décision, Fíli parti en rasant les murs avec pour arme son doudou dragon super puissant ! Kíli, lui, un peu plus calme (à cause de sa faim), se contenta de rester devant un Bilbo joyeux, contenant au mieux ses rires. C'était si mignon à voir !

Au pas de la porte, ses joues furent couvertes de bisous baveux. Son cou encombré de deux paires de bras.

Un aimant à enfant. Un vrai tombeur.

- Si vous pouvez venir pour neuf heure-et-demi mardi ...
- Je serais là. Merci beaucoup Monsieur Durin. À mardi les garçons !

Il y eut une dernière poignée de main à laquelle Thorïn eut beaucoup de mal à lâcher celui du jeune homme. Sa peau était du velours. Plus aucun doute sur ce sujet !

Le PDG souleva ses neveux dans les airs : il préférait largement les savoirs à s'agiter dans ses bras que de devoir leur courir après. Il offrit, du mieux qu'il put, un signe de main à Bilbo.

Quand les maisons le cachèrent, Thorïn ne retint pas un soupir de déception.

- Dit tonton ! s'exclama le petit brun les yeux froncés, Tu peux commander des pizzas ? J'ai faim !

C'est sur un gargouillement mécontent, que cette journée de juillet se termina pour nous.


- To Be Continued -


jujuouat : Smaug pédophile, c'est venue naturellement ! xD


Je voulais encore attendre un petit peu avant de dévoiler ce qui c'est passé avec Fíli et Kíli avant qu'ils ne soient sous la tutelle de leur oncle. Ce n'est pas trop-trop joyeux (faut un peu s'en douter).

Je voulais dire autre chose, mais j'ai oublié …

Le prochain chapitre sera entre-autre, comment se déroule la journée de Bilbo avec un petit plus.

Je n'aime pas ma fin aussi, au final *boude*

À plus !